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Ce pays, dont les côtes d'étendent sur plus de
3'400 km, est bordé à l'Ouest par l'océan
Atlantique et au Nord par la Méditerranée qui le
sépare de quelques kilomètres seulement de l'Espagne.
Vers le sud, le Sahara constitue sa frontière naturelle.
Le Maroc est un fascinent mélange d'Orient et d'Occident,
la mentalité y est différente de la nôtre.
Ponctualité et rapidité sont des notions qui ont
une autre valeur. Même dans les meilleurs hôtels
il se peut que le service ne soit parfait ! Il faut se dire qu'on
est en vacances.
Le Maroc se compose de deux sociétés : les Marocains
modernes et lettrés sont souvent bilingues français-arabe,
ils sont au courant des coutumes et des murs européennes.
Les Marocains traditionnels, habitant dans la campagne ou la
montagne, ne parlent que l'arabe ou le berbère, ils obéissent
aux règles ancestrales de l'islam. L'arabe est la langue
officielle du Maroc, mais le français est très
répandu dans les grandes villes. Dans le Nord, vers Tanger
et Tétouan, l'espagnol est plus parlé que le français.
L'unité monétaire est le dirham marocain. Au
Maroc, l'usage du marchandage est courant. Quelques magasins
de luxe vendent à prix fixes. Dans les médinas,
le prix de certains articles est indiqué, mais le vendeur
sera souvent prêt à discuter. Avant de commencer
à marchander sérieusement, il me faut une bonne
dose d'énergie pour obtenir peut-être un rabais.
L'unité monétaire est le dirham marocain.
Les repas typiques marocains sont le couscous, qui est le
traditionnel repas familial du vendredi. Ce plat culinaire varie
se déguste de mille et une façon. Un autre plat
et le tajine, qui désigne à la fois le plat de
terre cuite que le ragoût de viande, de poisson, de volaille
et de légumes cuit à l'étouffée.
A la marocaine, les gens n'utilisent pas leurs couverts pour
manger mais plutôt leurs doigts.
Rituel du thé à la menthe : j'ai eu de la chance
de participer au cérémonial sympathique du thé
à la menthe dans un restaurant. Voici sa procédure
: le serveur ébouillante d'abord une grosse théière
d'argent, puis il la vide. Il tasse ensuite du thé et
de la menthe dans le pot, et il verse dans celui-ci, en le giclant
au dehors et au dedans, un peu d'eau bouillante, cette eau est
aussitôt jetée. Après avoir ajouté
du sucre, il remplit la théière d'eau, là
encore, bouillante. Le serveur laisse alors infuser quelques
minutes, puis, en tenant le pot à bonne hauteur, il emplit
un verre de cette infusion pour en apprécier la force
à la couleur, avant de la reverser dans la théière.
Le serveur tire à nouveau un verre de ce breuvage pour
juger cette fois de sa douceur, et il rajoute du sucre en conséquence,
selon les goûts. Dès lors le thé est prêt
à être verser, de plus en plus haut, le breuvage
en longs jets fumants.
Les grandes fêtes religieuses sont fixées selon
le calendrier islamique (lunaire), ce qui veut dire que le même
jour de fête arrive onze jours plus tôt chaque année,
si l'on prend notre calendrier comme point de référence.
Quelques unes des croyances et des pratiques de l'islam pour
les musulmans pratiquants :
Prière : la journée est rythmée
par cinq prières. Chacune d'elles est précédée
par des ablutions à la fontaine de la mosquée.
Les fidèles qui se rendent à la mosquée
pour prier, doivent enlever leurs chaussures et se laver les
pieds, les mains et le visage avant de pénétrer
dans la salle de prière. Les hommes et les femmes prient
séparément. Ils prient tournés vers La Mecque
(ville
située en Arabie Saoudite). La direction en est indiquée
par le mihrab, une niche sculptée dans le mur de la salle
de prière.
Interdictions : la loi islamique interdit la consommation
de boissons alcoolisées ainsi que la viande de porc. L'islam
proscrit toute représentation figurée et cette
interdiction a encouragé l'utilisation de la calligraphie.
L'écriture est devenue une forme d'art qui se prête
à la décoration des manuscrits mais aussi des bâtiments.
Croyances : les musulmans croient en un Dieu unique
Allah et leur livre sacré est le Coran. Toutefois, alors
que pour les chrétiens, Jésus est le fils de Dieu,
pour les musulmans il n'est qu'un des nombreux prophètes,
le dernier étant Mahomet (Mohammed). Pour les musulmans,
Allah a transmis les textes sacrés du Coran à Mahomet
par l'intermédiaire de l'archange Gabriel.
Ramadan : pendant cette période de jeûne
tout le monde est censé jeûner du lever du soleil
au crépuscule. Dès le coucher du soleil, on peut
manger tout ce que l'on veut. Les horaires des bureaux et des
magasins sont modifiés durant le mois du Ramadan. Quelques
cafés seront ouverts pour servir les non-musulmans. Pour
célébrer la fin du Ramadan, l'Aïd el Fitr
est une période de deux jours de réjouissances
et de festins.
La Mecque : le rêve de tout musulman
est de faire une fois dans sa vie un pèlerinage (hadj)
à La Mecque et à la Kaaba de la Grande Mosquée.
Cet édifice rectangulaire abrite la mystérieuse
Pierre noire sacrée qu'il n'est autorisé à
toucher qu'après avoir effectué sept fois le tour
de la Kaaba, haute de 15 m. Les musulmans considèrent
cette pierre comme le symbole du pacte liant le Créateur
à sa création. La Mecque est interdite aux non-musulmans.
Mon agréable circuit de 8 jours fut la visite des villes
impériales. Je l'ai réalisé en septembre
1998, en la compagnie de Françoise. Au moment de l'inscription,
Le Maroc ne m'attirait pas spécialement mais une fois
l'avoir visité, j'ai totalement changé d'avis.
Je fus surprise par sa beauté, son dépaysement,
sa culture et par son architecture. Les quatre villes impériales
révèlent la magnificence des empires marocains
du passé et le raffinement saisissant de l'artisanat mauresque.
Les hommes sont habillés parfois de la djellaba à
capuchon.
Casablanca : ville moderne universitaire,
la plus européanisée du Maroc. Sur les terrasses,
j'ai pu voir des femmes savourant tranquillement leur thé,
chose rare dans les autres villes.
- place Mohammed V : au début de 1900, cet endroit
était pratiquement désertique. Aujourd'hui, elle
est composée de nombreuses artères qui s'y croisent.
- place des nations-Unies : elle regroupe des nombreux édifices
publics construit dans un style grandiose
- Mosquée Hasan II : située sur une vaste plate-forme,
face à l'Atlantique, la Mosquée de Hassan II, aux
couleurs éclatantes, est étonnante. Construite
pour le 60ème anniversaire du roi (1986-1993), elle fut
essentiellement financée par les dons du peuple marocain.
Cette mosquée est ciselée de dentelles d'une délicatesse
insurpassable. Cette Mosquée n'est vraiment pas ordinaire
et ne ressemble en rien à celles que j'ai visitées
jusqu'à présent. Un véritable chef-d'uvre
plein d'originalités. Son minaret est une réalisation
exceptionnelle de plus de 180 m de haut et de ses dimensions
25 x 25 m, et de son décor. Le Minaret est animé
par un rayon laser, d'une portée de 30 km, axé
sur La Mecque. Ce gigantesque lieu de prière peut abriter
25'000 fidèles, la mosquée Hassan II est le monument
religieux le plus vaste du monde après celui de La Mecque.
L'ensemble du site couvre 9 ha, dont les deux tiers ont été
gagnés sur la mer. La salle de prière, pavée
de marbre, serait assez grande pour abriter Saint-Pierre de Rome.
Conçue pour abriter 25'000 fidèles, elle mesure
200 x 100 m.. Les fontaines extérieures sont décorées
de zelliges et encadrées d'arcs et de colonnes de marbre.
Rabat : il s'agit de la capitale administrative
du royaume, première ville du Maroc moderne, nommée
la ville impériale fleurie. Les remparts protègent
une ville moderne et paisible. Rabat prit de l'importance sous
les Almohades qui dressèrent l'enceinte protectrice de
la Kasba des Oudaïa et la tour Hassan, minaret d'une future
mosquée.
- Mausolée de Mohammed V : il fut érigé
par la nation à la mémoire de son grand homme.
Le mausolée, la mosquée à sa droite et les
autres constructions sont décorées de marbre blond,
de pierres ornementales, de carreaux polychromes et de bronze
ciselée, le sarcophage d'onyx est posé même
le sol et les visiteurs le dominent depuis une galeries circulaire.
D'une coupole aux riches dorures, descend un énorme lustre
de bronze qui oscille doucement. Le Mausolée de Mohammed
V est l'un des plus beau aux monde après celui du Taj
mahal.
- Tour Hasan : avec la tour, il devait y avoir une mosquée
qui n'a jamais était achevée. Seul des colonnes
de différentes hauteurs ont résistés au
fil des années. Le minaret, appelé tour Hassan
constitue un témoin de cet art almohade. Les bâtisseurs
de la tour Hassan ont conçu ces dentelles de pierre d'une
délicatesse insurpassable.
- Souk es Sebat : j'ai constaté que les marchés
marocains n'ont rien à envier à nos grands magasins.
On y trouve aussi bien d'exquises bagues en or que des têtes
de moutons, un kilo de pois chiches ou des babouches de cuir
jaune si agréables à porter.
- Porte de la kasba : une réussite orgueilleuse de
l'architecture almohade. Les arcs en fer à cheval de la
façade encadrent de longues inscriptions en caractères
coufiques. Plusieurs motifs décoratifs s'inspirent de
thèmes nautiques.
Meknès : si Meknès avait
été, dès le XIIe siècle un centre
d'une certaine importance, c'est Moulay Ismaïl qui le fit
vraiment sortir de l'anonymat. J'ai commencé la visite
de ce qui reste des greniers et des écuries du Sultan
Moulay Ismail, contemporain du Roi Soleil. Un peu plus loin j'ai
admiré la porte Bâb Mansour avec ses murs travaillés
et colorés qui l'entourent.
- Les greniers et les écuries du Sultan Moulay Ismaïl:
vastes et en parties ruinés, ils datent du XVIIe siècle.
Le haras pouvait abritait 12'000 étalons.
- Porte Bâb Mansour : cette porte (bâb) se compose
de plusieurs paysages qui dressent leurs colonnes de marbre,
leurs arches en fer à cheval, et déploient la richesse
de leurs décorations en relief. Elle témoigne de
la magnificence de vieux Meknès et des fastes de sa cour
impériale.
Volubilis : un des sites romains les
mieux conservés du pays. L'ampleur et la beauté
des ruines en font un site unique au Maroc. A l'époque
du Christ, Volubilis était une cité florissante.
De splendides vestiges évoquent encore les fastes de ses
belles années. Parmi les ruines les plus remarquables
j'ai contemplé le Forum, le Capitole, la Basilique, l'Arc
de triomphe puis les maisons et les palais. Avec un grand plaisir
j'ai regardé les magnifiques mosaïques qui ornent
encore le sol de ces nombreux bâtiments ; telle que la
mosaïque de la maison du Cortège de Vénus,
les nymphes admirent Diane qui reçoit l'eau de Pégase,
cheval ailé. Une scène semblable est représentée
sur une mosaïque de la maison du Bain des nymphes.
Fès : la médina possède
sa propre enceinte. A l'intérieur, splendeur et vie quotidienne
coexistent harmonieusement. C'est aussi un labyrinthe d'étroites
ruelles piétonnes vivant au rythme de jadis avec ses fontaines
où les ânes sont les rois du transport. Dur de ne
pas m'égarer ou de manquer de curiosités telles
que ses échoppes artisanales dans laquelle un homme est
en train de coudre des chemises, ses souks, ses écoles
coraniques et medersas dont la célèbre Attarine
etc.. Comme je désirais voir une méthode archaïque
de travail, le quartier " puant " des tanneurs vaut
le détour. Là, les hommes à moitié
nus plongent les peaux dans des cuves ménagées
dans le sol ou les empilent sur le dos des ânes qui transporteront
leur fardeau jusqu'aux aires de séchage ou de teinture.
Marrakech : il s'agit du centre commerçant
du Sud mais aussi d'une ville moderne coupée par de très
larges artères où la circulation est dense, les
gaz d'échappement ne détruisent pas l'odeur entêtante
des orangers en fleur. A part ses monuments, j'ai beaucoup apprécié
l'ambiance vivante et animée de la place Jemaà
el Fna où j'ai côtoyé herboristes, dentistes
aux mille dents au choix, presseurs d'oranges etc. Il se trouve
aussi le très célèbre souk qui regroupe
divers corporations de métiers et qui semble sortir tout
droit des milles et une nuits.
- Minaret de la Koutoubia : symbole de la ville, aussi le
minaret le plus haut, il constitue un point de repère
à des kilomètres à la ronde. Les détails
du minaret est le décor est différent sur chaque
face mais toujours aussi richement et finement décorés.
Cette imposante tour mauresque constitue le plus beau monument
du XVIIe almohade. Il se situe à l'extrémité
de l'avenue Mohammed V
- Place Jemaa el Fna : endroit magique et surprenant. L'activité
est si intense et variée : un homme graisse les moyeux
de sa calèche, deux amis se sont accroupis à l'ombre
pour jouer aux dames sur un damier improvisé, un vendeur
d'eau au costume traditionnel ne passe pas inaperçu, un
charmeur de serpent, un dentiste propose son choix de dents.
Jemaa el Fna est vraiment le cur du Marakech traditionnel.
Marocains et touristes viennent goûter en même temps
les distractions étonnantes qu'offrent cette place un
peu magique.
- Palais de la Bahia : situé au cur de la médina,
c'est le beau harem où vivait jadis les quatre femmes
légitimes d'un grand vizir. Dans ce palais au luxueux
ameublement, les draperies de velours et les riches peintures
des plafonds ont gardé leur fraîcheur
- Tombeaux saadiens : petite balade dans les jardins, entre
les haies odorantes de romarin, pour admirer les mausolées
d'un raffinement inouï où reposent les familles impériales
saadiennes. A l'opulences du marbre de Carrare s'ajoute une débuche
d'ornements : tuiles vernissées, dorures, stucs, boiseries
de cèdre.
- Palmeraie : au nord de la ville, à l'abris du bruit,
je me suis promenée paisiblement.
Quelques mots d'arabe :
Bonjour : S'báh ' I khéyr S'il vous plait :
Min fádlak, 'afak
Bonsoir : Msá 'I khéyr Merci : Shókran
Au revoir : Beslémeh Je vous en prie : Mrába
Bonne nuit : Tas ' bá alláh
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