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Afrique

Deuxième plus grand continent, après l'Asie, L'Afrique abrite le plus grand désert du monde, le Sahara, et le plus long fleuve de la planète, le Nil. Les Africains du Nord sont majoritairement musulmans, ceux du Sud sont chrétiens ou animistes. Avec une population totale de 793 millions d'habitants, en augmentation rapide, ce continent compte quelques-uns des pays les plus pauvres. Beaucoup dépendant de l'exportation d'un seul produit, et s'appauvrissent davantage lorsque son prix baisse. Les Africains, pour la plupart, vivent du travail de la terre, sous la menace de la sécheresse, des inondations, de la famine et de la concurrence déloyale des agricultures industrialisées et subventionnées de l'Europe et des Etats-Unis. De plus en plus de paysans en faillite vont s'entasser dans les bidonvilles, sans travail.

Afrique du Sud

Après plus de 11 heures de vol, me voilà arrivée dans ce pays au mois d'octobre 1997 pour un circuit. Ce pays ressemble assez à la Suisse par ses paysages. J'ai trouvé de splendides bords de mer, vignobles et vergers, gratte-ciel, banlieues aux longues et basses maisons blanches et petites villes provinciales tranquilles. Le niveau de vie est moyennement cher. Le taux de criminalité reste assez élevé.

A la fin des années 1940, la politique de l'apartheid fut instituée et le pays se mit à poursuivre le développement séparé de différentes races. Le gouvernement l'a maintenant abolie. Les Blancs et les Noirs peuvent à nouveau se marier ensemble, aller dans les mêmes écoles, s'asseoir sur le même banc public, prendre le même bus ou train. Sur les 40 millions d'habitants que compte le pays, moins d'un sur cinq est blanc. Les deux tiers sont des Noirs.

Grâce à ses saisons opportunément inversées, c'est l'endroit idéal pour échapper aux hivers de l'hémisphère Nord. L'afrikaans est la langue maternelle de la majorité des Blancs et des métis. Près de 40% des Blancs sont de langue maternelle anglaise et presque tout le monde comprend l'anglais. Le voyage a débuté par Johannesburg pour longer la côte jusqu'à la ville du Cap.

Pretoria : au printemps (en automne chez nous), j'ai eu la chance de voir la capitale administrative resplendir de 55'000 jacarandas, arbres aux fleurs mauves éclatantes, plantés tout au long des routes. Cette ville est agréable toute l'année avec ses parcs et son architecture novatrice. Contrairement aux autres grandes villes du pays, les Blancs y sont plus nombreux que les Noirs.

Transvaal : j'ai visité un traditionnel village Ndébélé où j'ai pu admirer l'enclos et les cases peints aux motifs géométriques de couleurs vives. Cet art se transmet de mère en fille. Elles exécutent à main levée des motifs géométriques colorés qui recouvrent les murs. Les Ndébélés vivent tout simplement dans de petites maisonnettes.

Canyon de la Rivière Blyde : les paysages de cette région du monde sont d'une beauté impressionnante. Un ravin gigantesque, long de 26 kilomètres prend place dans ce lieu. Le site ressemble beaucoup au Grand Canyon en Amérique.

Parc Krüger : ce parc est le plus grand et le plus ancien de l'Afrique du Sud. Il fut créé en 1898 par Paul Krüger. Il est considéré comme l'une des plus importantes réserves naturelles. Cent trente-sept espèces de mammifères, cinq cents d'oiseaux et cent de reptiles ont été recensées sur son territoires. Ce parc est le seul a abriter les " cinq grands " : lions, léopards, éléphants, buffles et rhinocéros. J'ai eu l'occasion d'apercevoir des lions, des éléphants, des léopards, des rhinocéros, des girafes et de nombreuses gazelles.

Zoulouland : une petite halte dans ce lieu touristique où j'ai pu m'imprégner de cette culture par des danses traditionnelles africaines. Les gens y vivent pratiquement nus et les cases rondes, sont faites d'herbes finement stressées.

Durban : troisième ville du pays. Avec son climat subtropical et ses 300 jours de soleil par année, cette station balnéaire est réputée pour ses plages, la nage et le surf. Sur 1 million d'habitants, environ la moitié est de souche indienne. Ils vinrent au siècle 19e siècle pour travailler dans des plantations de canne à sucre du temps des colonies anglaises.

Route des jardins : elle m'a menée dans les forêts de Tsitsikamma. La plupart des grands arbres poussant ici mesurent plus de 50 m de haut. J'ai vu l'impressionnant " grand arbre " dont l'âge est estimé à 800 ans. Avec sa cime d'une circonférence de 33 m de diamètre, il est considéré comme le plus vieux et le plus grand des arbres de l'Afrique du Sud.

Oudtshoorn : grand centre d'élevage d'autruches. J'ai visité la ferme aux autruches et j'ai eu même la possibilité de grimper sur le dos de l'une d'elles. Ce que j'ai bien trouvé amusant, c'est que l'on peut tordre de tous les côtés le cou de cet étrange oiseau. Ce dernier possède aussi d'immenses splendides yeux et pond des œufs d'une grandeur de 20 cm environ.

Le Cap : je fus émerveillée lorsque j'ai découvert cet endroit. Cette ville fut bâtie par les Hollandais en 1652. Je suis restée stupéfaite par ce lieu construit entre deux collines, par son paysage de plaines semées de gratte-ciel, de montagnes couronnées de nuages et de l'océan. L'hôtel de ville, un palais de style Renaissance s'élève devant la masse imposante de la montagne de la Table. Le décor le plus spectaculaire est celui de la superbe montagne de la Table qui ne m'a pas laissée indifférente par son relief très spécial et étonnant. Je me suis rendue aussi au Victoria & Albert Waterfront, qui comprend de nombreux magasins, pubs et restaurants.

Cap de Bonne-Espérance : le trajet emprunte Chapman's Peak Drive et longe une côte magnifique avec ses villages de pêcheurs. Situé à l'extrémité sud de la presqu'île du Cap, c'est le point le plus au sud du globe. Du Cap Point, la vue est splendide.

Quelques mots en afrikaans :

Bonjour : Goeie môre
Bonne nuit : Goeie nag
Au revoir : Tot siens
S'il vous plaît : Asseblief
Merci : Dankie

Swaziland

Un des plus petits Etats du continent situé à l’intérieur de l’Afrique du Sud avec 880'000 habitants. On y parle le swazi et l’anglais. Ce pays enclavé est presque exclusivement agricole et dépend économiquement de l’Afrique du Sud. Cette région vallonnée que je n’ai fait que traverser est très verdoyante. Ses habitants sont pauvres et vivent simplement. Bien que petit en superficie : 17 363 km2, il possède un relief très varié, avec quatre régions topographiques, pour la plupart montagneuses et vallonnées, avec des altitudes néanmoins inférieures à 1 000 mètres. Les ressources en eau du pays et son système hydrographique fluvial sont bien répartis, puisque de grandes rivières traversent chacune de ces régions. À cela s'ajoute un climat tropical, qui permet le développement de nombreuses espèces végétales au Swaziland.

La plupart des habitants vivent dans des villages divisés en fermes familiales ou umuti. L’umuti se compose traditionnellement d’un bâtiment principal, un kraal pour le bétail (l’enclos sur la droite de la photo), et des logements pour les célibataires. L’essentiel de la population travaille dans l’agriculture de céréales.

Cérémonie d'Umhlanga : célébration annuelle qui a lieu au mois d'août dans ce pays à Lobamba. Umhlanga est l'une des principales cérémonies nationales; elle rend hommage aux jeunes filles en âge de se marier. Celles-ci se parent de robes traditionnelles et, selon la tradition, passent plusieurs jours à recueillir des roseaux pour embellir et réparer, si nécessaire, la résidence de la reine mère. La fête d'Umhlanga symbolise ainsi l'unité du Swaziland – l'une des dernières monarchies d'Afrique – et l'importance accordée aux femmes de ce pays.

Maroc

Ce pays, dont les côtes d'étendent sur plus de 3'400 km, est bordé à l'Ouest par l'océan Atlantique et au Nord par la Méditerranée qui le sépare de quelques kilomètres seulement de l'Espagne. Vers le sud, le Sahara constitue sa frontière naturelle. Le Maroc est un fascinent mélange d'Orient et d'Occident, la mentalité y est différente de la nôtre. Ponctualité et rapidité sont des notions qui ont une autre valeur. Même dans les meilleurs hôtels il se peut que le service ne soit parfait ! Il faut se dire qu'on est en vacances.

Le Maroc se compose de deux sociétés : les Marocains modernes et lettrés sont souvent bilingues français-arabe, ils sont au courant des coutumes et des mœurs européennes. Les Marocains traditionnels, habitant dans la campagne ou la montagne, ne parlent que l'arabe ou le berbère, ils obéissent aux règles ancestrales de l'islam. L'arabe est la langue officielle du Maroc, mais le français est très répandu dans les grandes villes. Dans le Nord, vers Tanger et Tétouan, l'espagnol est plus parlé que le français.

L'unité monétaire est le dirham marocain. Au Maroc, l'usage du marchandage est courant. Quelques magasins de luxe vendent à prix fixes. Dans les médinas, le prix de certains articles est indiqué, mais le vendeur sera souvent prêt à discuter. Avant de commencer à marchander sérieusement, il me faut une bonne dose d'énergie pour obtenir peut-être un rabais. L'unité monétaire est le dirham marocain.

Les repas typiques marocains sont le couscous, qui est le traditionnel repas familial du vendredi. Ce plat culinaire varie se déguste de mille et une façon. Un autre plat et le tajine, qui désigne à la fois le plat de terre cuite que le ragoût de viande, de poisson, de volaille et de légumes cuit à l'étouffée. A la marocaine, les gens n'utilisent pas leurs couverts pour manger mais plutôt leurs doigts.

Rituel du thé à la menthe : j'ai eu de la chance de participer au cérémonial sympathique du thé à la menthe dans un restaurant. Voici sa procédure : le serveur ébouillante d'abord une grosse théière d'argent, puis il la vide. Il tasse ensuite du thé et de la menthe dans le pot, et il verse dans celui-ci, en le giclant au dehors et au dedans, un peu d'eau bouillante, cette eau est aussitôt jetée. Après avoir ajouté du sucre, il remplit la théière d'eau, là encore, bouillante. Le serveur laisse alors infuser quelques minutes, puis, en tenant le pot à bonne hauteur, il emplit un verre de cette infusion pour en apprécier la force à la couleur, avant de la reverser dans la théière. Le serveur tire à nouveau un verre de ce breuvage pour juger cette fois de sa douceur, et il rajoute du sucre en conséquence, selon les goûts. Dès lors le thé est prêt à être verser, de plus en plus haut, le breuvage en longs jets fumants.

Les grandes fêtes religieuses sont fixées selon le calendrier islamique (lunaire), ce qui veut dire que le même jour de fête arrive onze jours plus tôt chaque année, si l'on prend notre calendrier comme point de référence.

Quelques unes des croyances et des pratiques de l'islam pour les musulmans pratiquants :

Prière : la journée est rythmée par cinq prières. Chacune d'elles est précédée par des ablutions à la fontaine de la mosquée. Les fidèles qui se rendent à la mosquée pour prier, doivent enlever leurs chaussures et se laver les pieds, les mains et le visage avant de pénétrer dans la salle de prière. Les hommes et les femmes prient séparément. Ils prient tournés vers La Mecque (ville

située en Arabie Saoudite). La direction en est indiquée par le mihrab, une niche sculptée dans le mur de la salle de prière.

Interdictions : la loi islamique interdit la consommation de boissons alcoolisées ainsi que la viande de porc. L'islam proscrit toute représentation figurée et cette interdiction a encouragé l'utilisation de la calligraphie. L'écriture est devenue une forme d'art qui se prête à la décoration des manuscrits mais aussi des bâtiments.

Croyances : les musulmans croient en un Dieu unique Allah et leur livre sacré est le Coran. Toutefois, alors que pour les chrétiens, Jésus est le fils de Dieu, pour les musulmans il n'est qu'un des nombreux prophètes, le dernier étant Mahomet (Mohammed). Pour les musulmans, Allah a transmis les textes sacrés du Coran à Mahomet par l'intermédiaire de l'archange Gabriel.

Ramadan : pendant cette période de jeûne tout le monde est censé jeûner du lever du soleil au crépuscule. Dès le coucher du soleil, on peut manger tout ce que l'on veut. Les horaires des bureaux et des magasins sont modifiés durant le mois du Ramadan. Quelques cafés seront ouverts pour servir les non-musulmans. Pour célébrer la fin du Ramadan, l'Aïd el Fitr est une période de deux jours de réjouissances et de festins.

La Mecque : le rêve de tout musulman est de faire une fois dans sa vie un pèlerinage (hadj) à La Mecque et à la Kaaba de la Grande Mosquée. Cet édifice rectangulaire abrite la mystérieuse Pierre noire sacrée qu'il n'est autorisé à toucher qu'après avoir effectué sept fois le tour de la Kaaba, haute de 15 m. Les musulmans considèrent cette pierre comme le symbole du pacte liant le Créateur à sa création. La Mecque est interdite aux non-musulmans.

Mon agréable circuit de 8 jours fut la visite des villes impériales. Je l'ai réalisé en septembre 1998, en la compagnie de Françoise. Au moment de l'inscription, Le Maroc ne m'attirait pas spécialement mais une fois l'avoir visité, j'ai totalement changé d'avis. Je fus surprise par sa beauté, son dépaysement, sa culture et par son architecture. Les quatre villes impériales révèlent la magnificence des empires marocains du passé et le raffinement saisissant de l'artisanat mauresque. Les hommes sont habillés parfois de la djellaba à capuchon.

Casablanca : ville moderne universitaire, la plus européanisée du Maroc. Sur les terrasses, j'ai pu voir des femmes savourant tranquillement leur thé, chose rare dans les autres villes.

- place Mohammed V : au début de 1900, cet endroit était pratiquement désertique. Aujourd'hui, elle est composée de nombreuses artères qui s'y croisent.

- place des nations-Unies : elle regroupe des nombreux édifices publics construit dans un style grandiose

- Mosquée Hasan II : située sur une vaste plate-forme, face à l'Atlantique, la Mosquée de Hassan II, aux couleurs éclatantes, est étonnante. Construite pour le 60ème anniversaire du roi (1986-1993), elle fut essentiellement financée par les dons du peuple marocain. Cette mosquée est ciselée de dentelles d'une délicatesse insurpassable. Cette Mosquée n'est vraiment pas ordinaire et ne ressemble en rien à celles que j'ai visitées jusqu'à présent. Un véritable chef-d'œuvre plein d'originalités. Son minaret est une réalisation exceptionnelle de plus de 180 m de haut et de ses dimensions 25 x 25 m, et de son décor. Le Minaret est animé par un rayon laser, d'une portée de 30 km, axé sur La Mecque. Ce gigantesque lieu de prière peut abriter 25'000 fidèles, la mosquée Hassan II est le monument religieux le plus vaste du monde après celui de La Mecque. L'ensemble du site couvre 9 ha, dont les deux tiers ont été gagnés sur la mer. La salle de prière, pavée de marbre, serait assez grande pour abriter Saint-Pierre de Rome. Conçue pour abriter 25'000 fidèles, elle mesure 200 x 100 m.. Les fontaines extérieures sont décorées de zelliges et encadrées d'arcs et de colonnes de marbre.

Rabat : il s'agit de la capitale administrative du royaume, première ville du Maroc moderne, nommée la ville impériale fleurie. Les remparts protègent une ville moderne et paisible. Rabat prit de l'importance sous les Almohades qui dressèrent l'enceinte protectrice de la Kasba des Oudaïa et la tour Hassan, minaret d'une future mosquée.

- Mausolée de Mohammed V : il fut érigé par la nation à la mémoire de son grand homme. Le mausolée, la mosquée à sa droite et les autres constructions sont décorées de marbre blond, de pierres ornementales, de carreaux polychromes et de bronze ciselée, le sarcophage d'onyx est posé même le sol et les visiteurs le dominent depuis une galeries circulaire. D'une coupole aux riches dorures, descend un énorme lustre de bronze qui oscille doucement. Le Mausolée de Mohammed V est l'un des plus beau aux monde après celui du Taj mahal.

- Tour Hasan : avec la tour, il devait y avoir une mosquée qui n'a jamais était achevée. Seul des colonnes de différentes hauteurs ont résistés au fil des années. Le minaret, appelé tour Hassan constitue un témoin de cet art almohade. Les bâtisseurs de la tour Hassan ont conçu ces dentelles de pierre d'une délicatesse insurpassable.

- Souk es Sebat : j'ai constaté que les marchés marocains n'ont rien à envier à nos grands magasins. On y trouve aussi bien d'exquises bagues en or que des têtes de moutons, un kilo de pois chiches ou des babouches de cuir jaune si agréables à porter.

- Porte de la kasba : une réussite orgueilleuse de l'architecture almohade. Les arcs en fer à cheval de la façade encadrent de longues inscriptions en caractères coufiques. Plusieurs motifs décoratifs s'inspirent de thèmes nautiques.

Meknès : si Meknès avait été, dès le XIIe siècle un centre d'une certaine importance, c'est Moulay Ismaïl qui le fit vraiment sortir de l'anonymat. J'ai commencé la visite de ce qui reste des greniers et des écuries du Sultan Moulay Ismail, contemporain du Roi Soleil. Un peu plus loin j'ai admiré la porte Bâb Mansour avec ses murs travaillés et colorés qui l'entourent.

- Les greniers et les écuries du Sultan Moulay Ismaïl: vastes et en parties ruinés, ils datent du XVIIe siècle. Le haras pouvait abritait 12'000 étalons.

- Porte Bâb Mansour : cette porte (bâb) se compose de plusieurs paysages qui dressent leurs colonnes de marbre, leurs arches en fer à cheval, et déploient la richesse de leurs décorations en relief. Elle témoigne de la magnificence de vieux Meknès et des fastes de sa cour impériale.

Volubilis : un des sites romains les mieux conservés du pays. L'ampleur et la beauté des ruines en font un site unique au Maroc. A l'époque du Christ, Volubilis était une cité florissante. De splendides vestiges évoquent encore les fastes de ses belles années. Parmi les ruines les plus remarquables j'ai contemplé le Forum, le Capitole, la Basilique, l'Arc de triomphe puis les maisons et les palais. Avec un grand plaisir j'ai regardé les magnifiques mosaïques qui ornent encore le sol de ces nombreux bâtiments ; telle que la mosaïque de la maison du Cortège de Vénus, les nymphes admirent Diane qui reçoit l'eau de Pégase, cheval ailé. Une scène semblable est représentée sur une mosaïque de la maison du Bain des nymphes.


Fès : la médina possède sa propre enceinte. A l'intérieur, splendeur et vie quotidienne coexistent harmonieusement. C'est aussi un labyrinthe d'étroites ruelles piétonnes vivant au rythme de jadis avec ses fontaines où les ânes sont les rois du transport. Dur de ne pas m'égarer ou de manquer de curiosités telles que ses échoppes artisanales dans laquelle un homme est en train de coudre des chemises, ses souks, ses écoles coraniques et medersas dont la célèbre Attarine etc.. Comme je désirais voir une méthode archaïque de travail, le quartier " puant " des tanneurs vaut le détour. Là, les hommes à moitié nus plongent les peaux dans des cuves ménagées dans le sol ou les empilent sur le dos des ânes qui transporteront leur fardeau jusqu'aux aires de séchage ou de teinture.

Marrakech : il s'agit du centre commerçant du Sud mais aussi d'une ville moderne coupée par de très larges artères où la circulation est dense, les gaz d'échappement ne détruisent pas l'odeur entêtante des orangers en fleur. A part ses monuments, j'ai beaucoup apprécié l'ambiance vivante et animée de la place Jemaà el Fna où j'ai côtoyé herboristes, dentistes aux mille dents au choix, presseurs d'oranges etc. Il se trouve aussi le très célèbre souk qui regroupe divers corporations de métiers et qui semble sortir tout droit des milles et une nuits.

- Minaret de la Koutoubia : symbole de la ville, aussi le minaret le plus haut, il constitue un point de repère à des kilomètres à la ronde. Les détails du minaret est le décor est différent sur chaque face mais toujours aussi richement et finement décorés. Cette imposante tour mauresque constitue le plus beau monument du XVIIe almohade. Il se situe à l'extrémité de l'avenue Mohammed V

- Place Jemaa el Fna : endroit magique et surprenant. L'activité est si intense et variée : un homme graisse les moyeux de sa calèche, deux amis se sont accroupis à l'ombre pour jouer aux dames sur un damier improvisé, un vendeur d'eau au costume traditionnel ne passe pas inaperçu, un charmeur de serpent, un dentiste propose son choix de dents. Jemaa el Fna est vraiment le cœur du Marakech traditionnel. Marocains et touristes viennent goûter en même temps les distractions étonnantes qu'offrent cette place un peu magique.

- Palais de la Bahia : situé au cœur de la médina, c'est le beau harem où vivait jadis les quatre femmes légitimes d'un grand vizir. Dans ce palais au luxueux ameublement, les draperies de velours et les riches peintures des plafonds ont gardé leur fraîcheur

- Tombeaux saadiens : petite balade dans les jardins, entre les haies odorantes de romarin, pour admirer les mausolées d'un raffinement inouï où reposent les familles impériales saadiennes. A l'opulences du marbre de Carrare s'ajoute une débuche d'ornements : tuiles vernissées, dorures, stucs, boiseries de cèdre.

- Palmeraie : au nord de la ville, à l'abris du bruit, je me suis promenée paisiblement.

Quelques mots d'arabe :

Bonjour : S'báh ' I khéyr S'il vous plait : Min fádlak, 'afak
Bonsoir : Msá 'I khéyr Merci : Shókran
Au revoir : Beslémeh Je vous en prie : Mrába
Bonne nuit : Tas ' bá alláh

Tunisie

La Tunisie est un point de jonction entre l’Europe et l’Afrique, un pays ou traditions et progrès coexistent plus ou moins en harmonie. La population vous assurera un chaleureux accueil. Outre une importante infrastructure hôtelière, la Tunisie offre 1'200 km de plages, des hivers cléments, les trésors artistiques et les vestiges d’un passé glorieux. La variété des paysages est étonnante : forêts de chênes-liège au Nord du pays, dunes de sable dans le désert du Sud.

Magnifique circuit en Tunisie du Sud du 12 au 19 mars 2000 avec maman. J’ai traversé le désert du Sahara, les plantations de palmiers et de dattiers, visité des oasis et côtoyé les dromadaires. La variété d’une nature encore souvent intact, des villages au milieu des dunes de sable dont ce dernier ressemble à de la farine par son incroyable finesse ne m’ont pas laissée indifférente. La température fut très agréable (C° 20-34 degrés) grâce à ce petit vent froid. Les Tunisiens sont très chaleureux, très ouverts, voire trop dragueurs pour ce qui concerne les hommes. Dans le Sud, la culture et la mentalité restent encore très présentes. Dans les souks et même ailleurs, le tutoiement reste omniprésent. Taoufik, mon guide de 29 ans fut super sympa ainsi que Mongi, 30ans, le chauffeur. Voici en gros l’itinéraire de mon voyage :

Ile de Djerba : le circuit a débuté de ce lieu, 3ème station balnéaire du pays. J’ai visité Houmt Souk où se trouve un grand souk, des restaurants et des banques. Guella, au sud de l’île, est célèbre pour ses ateliers modestes de poterie.

Matmata : poursuite vers cette région assez bizarre et montagneuse constituée de cavernes de berbères troglodytes. J’ai visité une de ses maisons creusées 15 mètres sous terre. Je me suis aussi baladée en calèche à travers les dunes du Sahara et des jardins de palmiers.

El Faouar et Sabria : le 14 mars, jour de mon anniversaire, départ pour ces minuscules oasis. C’est là que fini la route et que commence le grand silence du désert. Une balade d’une heure ¼ en plein soleil et en plein milieu des dunes m’attendait. Pas besoin de dire que j’ai beaucoup souffert de la chaleur et de la difficulté de la marche dans le sable, mais se fut tout de même une bonne expérience. Mon après-midi s’est passé calmement à la piscine et au jacuzzi de l’hôtel situé lui aussi en plein désert. Lors du souper, les lumières du restaurant se sont éteintes et quelle fut m’a surprise lorsque j’ai vu mon gâteau d’anniversaire arriver accompagné d’un bon anniversaire chanté en arabe !

Chott el Djérid : traversée du plus grand lac salé d’Afrique. Comme la température du sol fut assez élevée, j’ai eu la chance d’apercevoir des mirages. J’ai été surprise de constater que je « voyais » réellement des palmiers et de l’eau et que cela ne se passait pas dans mon imagination.

Tozeur : le cœur de la cité dont les maisons, mêmes récentes, présentent une façade à décor géométrique assez particulier, fait de briques de couleur ocre en saillie ou en retrait. Le centre de la ville moderne n’offre en dehors de ses boutiques et de son animation guère d’intérêt.

Tamerza : visite de cette véritable oasis de cartes postales aux décors somptueux, lovée juste à la frontière algérienne, entourée par de roches pointues dont le cours est jalonné par de petites cascades et de ruisseaux d’eau thermale. Pas très loin, se situe le très beau et spectaculaire Canyon.

Comme l’hiver a débuté et que j’avais envie de chaleur, j’ai décidé de me rendre à nouveau en Tunisie avec Françoise le 8 novembre 2003 pour 8 jours dans la région de Monastir. La température était agréable C° 21 et très peu de touristes. C’était aussi la période du Ramadan. A partir de ce lieu privilégié, j’ai profité de visiter le maximum d’endroits :

Sousse : troisième ville du pays après Tunis et Sfax, fondée il y près de 3’000 ans. Elle compte 32000 âmes. La médina (vieille ville) est parfaitement conservée, elle renferme à l’intérieur de ses remparts d’intéressants monuments comme le Ribat( forteresse) ainsi que la Grande Mosquée datant du IXe siècle. Sa façade avec ses remparts, tours rondes et créneaux, la font ressembler à une forteresse. Pour le repas de midi, je vous recommande le restaurant du Peuple. Les repas sont très bons. Le dimanche j’ai été au plus grand marché de Tunisie.

Tunis : capitale de la Tunisie. Malgré ses larges accès routier il est très difficile de rouler normalement à Tunis à cause de toutes les automobiles. Je me suis promenée dans la médina avec son dédale de rues étroites et de ses souks (étoffes, parfums, tapis, bijoux) ombragés. J’ai pu admirer l’architecture islamique des monuments tels que la Grande Mosquée appelée Ez-Zitouna bâtie en 698, la mosquée Hammouda Pacha et Dar El Bey. La place du Gouvernement ainsi que l’imposante place de la Kasbah valent aussi le détour.

Sidi Bou Saïd : ce charmant village pittoresque perché au-dessus de la mer doit son nom au mythique Sidi Bou Saïd Khalef El-Beji. Les rues pavées serpentent la colline, les maisons serrées les unes contre les autres reflètent dans la lumière l’éclatante blancheur de leurs murs avec leurs fenêtres et volets bleus. Les lourdes portent cloutées (de couleur bleue en général) s’ouvrent sur des jardins ceints de bougainvilliers. Aujourd’hui, les magasins touristiques d’artisanats bordent l’artère principale. C’est ici que se trouve le fameux café des Nattes.

Port El Kantaoui : port de plaisance et complexe touristique avec ses constructions blanches aux toits en coupole. L’entrée principale est une tour et un arc construit en pierre beige.

Kairouan : ville sainte située dans la steppe. Elle est restée la capitale du monde religieux musulman après la Mecque et Médine. La Grande Mosquée fut construite avec de nombreuses colonnes et des plaques de marbre. J’ai juste pu jeter un coup d’œil sur son intérieur par ses belles portes en bois sculptées. Dans la mosquée du Barbier se trouve le mausolée d’un des disciples du Prophète. Les plafonds en bois, le stuc, les ciselures, les motifs et les couleurs des faïences sont remarquables. Pour moi, ce fut la plus belle mosquée que j’ai vue du pays. Un peu plus loin d’importants réservoirs d’eau furent construits au IXe siècle. Le plus grand mesure 128 m de diamètre.

El Djem : l’amphithéâtre, troisième par la taille, est sans doute le monument le plus impressionnant qu’a laissé Rome sur terre africaine. 149 m de longueur, 124 m de large et 36 m de haut, il comporte trois étages. Trente mille spectateurs pouvaient y tenir.

Monastir : cité qui a gardé son aspect de ville médiévale arabe, entourée de murailles crénelées, de tours carrées et de portes fortifiées. Sur une esplanade immense, très bien entretenue se dresse le Mausolée de la famille Bourguiba où sont enterrés ses parents et l’ancien président. Deux minarets élancés, un dôme doré et deux coupoles vertes ont transformé l’aspect de la ville. Balade dans la médina et un petit regard dans la mosquée Bourguiba érigée en 1963 en l’honneur du président.

Plats typiques : la brik fait de pâte feuilletée dans laquelle on enveloppe un œuf, ajouté selon le goût du thon, de la viande hachée ou de la purée, on fait frire le tout. Le couscous est un plat à base d’une sorte de semoule, garnie aux choix de poulet, d’agneau ou de poisson. Le tajine est un soufflé aux œufs, avec viande et légumes coupés menus, gratiné au four.

Ramadan : Au 9e mois du calendrier islamique, Allah a transmis au prophète Mohamed les fondements de l’Islam. En souvenir, les musulmans doivent jeûner durant le mois saint. Les croyants s’abstiennent alors de boire, de manger et de fumer, du lever au coucher du soleil. Cela provoque un ralentissement du rythme de vie, générant une baisse de qualité du service. Aussitôt le soleil couché, la vie reprend ses droits et tout le monde se réunit pour de somptueux repas. Les dates du Ramadan variant selon le calendrier. Durant mon séjour en période de ramadan, il m’était difficile de trouver un restaurant ouvert à midi et lorsque j’entreprenais une excursion en taxi ou avec un guide il fallait que je sois rentrée à l’hôtel au plus tard à 16h30 pour que le chauffeur puisse allé manger à 17h, heure du couché du soleil ! Pour cette année 2003, la période du ramadan allait du 27 octobre jusqu’au 25 novembre.

Egypte

Après un vol de 4 heures avec Egyptair me voilà en Egypte durant le 23 janvier au 1er février 2004. Sa terre abonde en trésors qui dévoilent, jour après jour, un volet de la civilisation et un secret du génie de l’homme dans divers domaines comme la momification et l’astronomie. Ce pays se compose de 96 % de désert et comprend une population de 70 millions d’habitants qui s’accroît d’un million par an env. regroupée le long du Nil. Durant 2 jours je suis restée dans la capitale et ensuite je me suis envolée pour Louxor et rejoindre mon bateau « Ra » pour une croisière qui va me mener jusqu’à Assouan. Ce déplacement sur l’eau fut le moyen le plus agréable pour découvrir la Haute-Egypte. Il n’y a rien de plus dépaysant que ce magnifique voyage et cette irrépressible impression de faire un bond dans les siècles passés, ici le temps semble s’être arrêté. Sa valeur n’est pas la même que dans notre monde moderne et stressé. Les indigènes sont d’une gentillesse extrême et m’ont accueillie avec de nombreux « welcome ». Je fus vraiment surprise de voir que les temples, les peintures, les statues et les reliefs soient toujours si bien préservés. C’est presque comme si cela venait d’être fait !

Le Caire : la capitale de l’Egypte est une mégapole d’env. 20 millions habitants mais aussi la plus grande ville d’Afrique. Toutes les quinze secondes, un nouveau-né apparaît sous le ciel du Caire et va grossir le nombre déjà affolant des habitants de la capitale. La surpopulation du Caire et les encombrements spectaculaires et chaotiques rendent la circulation quasiment impossible. L’air était irrespirable tant qu’il était pollué, je n’ose pas imaginé ce que cela doit être lors des grandes chaleurs ! J’ai appris également que c’est la 2e ville la plus polluée après Mexico. A côté du progrès matériel de la ville moderne, Le Caire continue de cultiver ses traditions islamiques. La capitale vaut le détour pour y admirer :

- Musée égyptien : c’est avec plus de 25'000 pièces ( sarcophages, statues géantes, obélisques …) exposées que j’ai pu avoir une 1ère introduction à la mystérieuse civilisation égyptienne. Le clou du musée fut le trésor de Toutankhamon. Il se compose des fabuleux bijoux du pharaon, de son somptueux sarcophage en or et de son masque en or pur.

- Pyramides de Gizeh : elles se situent à une dizaine de km à l’Ouest du Caire. Se sont des tombeaux royaux de pharaons représentant trois générations de la IVe dynastie. La grande pyramide de Kheops mesure 137 m de haut (autrefois 147 m) et fut construite avec 2,3 millions de blocs de pierre pesant chacun env. 2,2 t. La 2e pyramide de Khephren est haute de 136,5 m. Pour finir la 3e pyramide de Mykérinos, la plus modeste et la dernière à être construite sur le site, mesure 62 m. Au pied de la pyramide de Khephren est exposée une magnifique barque solaire en cèdre du Liban dégagée des sables.

- Sphinx de Gizeh : il se trouve à côté des trois pyramides. Avec son corps de lion et sa tête d’homme, c’est le gardien des pyramides. Sa tête gigantesque mesure 5 m de hauteur.

- Citadelle : elle abrite la mosquée d’albâtre de Mohammed Ali, qui est une réplique à l’échelle réduite de la mosquée de St. Sophie à Istanbul. Sa terrasse offre une belle vue panoramique du Caire.

- Tour du Caire : d’une hauteur de 187 m, elle est entièrement ciselé et vide à son centre. Au sommet se trouve une cafétéria et un restaurant.

- Memphis : à 25 km au Sud du Caire se trouvent les ruines de la 1ère capitale de l’Egypte. J’ai pu admirer l’imposant colosse en calcaire de Ramsès II en position couchée, long de 10,30 m (13 m à l’origine) ainsi que le Sphinx en albâtre de 4,25 m de haut et de 8 m de long.

- Saqqarah : Village se situant à 40 km au Sud du Caire. J’ai visité l’intérieur d’un joli tombeau où les hiéroglyphes, peintures et reliefs ont bien été préservés. Ils illustrent la façon très vivante, la vie de tous les jours il y a 5'000 ans. Pas très loin de là, j’ai contemplé la pyramide construite par le roi Kjoser. C’est la plus ancienne (2730 av. J.-C.). Elle est formée de 6 degrés et haute de presque de 60 m.

Louxor : c’est là que j’ai rejoint mon bateau « Ra » pour ma croisière de 4 jours jusqu’à Assouan. Louxor est le nom arabe de la fabuleuse ville de Thèbes. Elle est bien plus calme et verdoyante que le Caire. Des calèches mènent les touristes vers l’une ou l’autre curiosité en côtoyant des ânes tirant leur charrue remplie de marchandises. Nulle part dans le monde il n’y a de musée de plein air plus vaste que celui de Louxor. Il se dégage des monuments antiques, un sentiment qui mêle l’émerveillement au mystère. Dans la cité des vivants (rive est, côté du soleil levant) se trouvent les temples de Karnak et de Louxor tandis que sur l’autre rive, (à l’ouest), il y a la cité des morts, la Vallée des Rois et le temple funéraire de la reine Hatshepsout.

- Temple de Karnak : il constitue l’exemple le plus imposant et le plus complexe de l’architecture religieuse de l’ancienne Egypte. Le complexe sacré, fut élaboré et complété sur une période de treize siècles. A l’entrée du temple se trouve la somptueuse allée des Sphinx à tête de bélier, animal sacré du dieu Amon qui symbolise ici la force, la fertilité et la prospérité. Entre les pattes antérieures des sphinx se dressent des sculptures représentant le roi Ramsès II. J’ai aussi trouvé magnifique la salle hypostyle avec ses 134 colonnes hautes de 23 m.

- Temple de Louxor : il était relié au temple de Karnak par une allée bordée de Sphinx. Ce temple est tout aussi grandiose. J’ai particulièrement aimé son entrée monumentale, large de 65 m, construite sous Ramsès II, est encore gardée par deux des six colosses d’origine, en granit gris, représentant le pharaon assis. Hautes de 15,60 m, ils étaient autrefois précédés de deux obélisques, dont un fut donné à la France et installé sur la place de la Concorde de Paris.

- Vallée des Rois : après avoir été embaumés et momifiés, les pharaons du nouvel empire étaient transportés jusque dans cette vallée. Il existe plus de 70 tombes connues mais je n’en ai visitées que trois. Si elles sont restées si bien préservées c’est grâce à la sécheresse du climat désertique. Les scènes sur les murs représentent des rites religieux et du monde familier, sculptées et peintes avec des couleurs naturelles éclatantes.

- Temple de la reine Hatshepsout : cette reine fut l’une des rares à assurer pleinement la royauté pharaonique. Son temple ( 1479-1458 av. J.-C.) diffère des autres. Il a un aspect moderne et construit en partie dans la montagne. Il s’élève sur trois terrasses à colonnades taillées dans la pente jusqu’au sanctuaire. Certaines colonnes sont ornées du visage de la déesse Hathor aux oreilles de vache.

- Ccolosses de Memnon : hauts de 16,60 m et taillés dans deux blocs de quartzite, les colosses représentent le pharaon Aménophis III assis sur son trône. Leurs pieds mesurent 2 m de long et 1 m d’épaisseur. Ils étaient tournés vers l’est et placés aux côtés de l’entrée de son temple funéraire, aujourd’hui détruit.

Temple de Dendérah : il est dédié à Hathor, la mère des dieux. Il possède un mur d’enceinte. Resté inachevé, il dispose d’une salle hypostyle, de cryptes et de chapelles. Les chapiteaux hathoriques du temple sont ornés du visage de la déesse Hathor avec ses oreilles de vache.

Temple de Philae : construit initialement sur l’île de Biga, sacrée parce que Osiris y dormait d’un sommeil éternel, le temple de Philae était dédié à son épouse Isis. Philae fut longtemps menacée de disparition après la construction du 2e barrage, car il est resté partiellement enfui dans les eaux du lac artificiel pendant plusieurs mois. Entre 1972 et 1980, on démonta les temples pour les remonter sur l’île d’Agilkia, 500 m plus loin, où a été fidèlement reproduite la topographie de Philae. Il se trouve dans un site d’une beauté inégalable qui rappelle le site originel. Ses divers sanctuaires célèbrent toutes les divinités du mythe d’Isis et Osiris.

Assouan : Nulle part ailleurs le Nil n’est aussi grandiose. Bordé d’un désert d’ambre, il coule entre les roches de granit noir et autour d’îles. C’est une ville ensoleillée qui se distingue pour sa tranquillité. Depuis ma chambre d’hôtel du New Cataracte, j’ai joui d’une vue paradisiaque : la couleur du Nil était d’un bleu magnifique, les palmiers, de petites îles, la ville, de la verdure et le désert. L’après midi j’ai fait une promenade en felouque durant 2 heures sur les eaux calmes du Nil. C’était tout simplement une expérience inoubliable. J’ai aussi profité de visiter le village nubien sur la jolie île Eléphantine, le charmant souk de la ville et le 2e barrage. Ce dernier a été construit en 1960, il alimente le territoire en eau et en énergie électrique. Avec l’ancien barrage situé à 6 km plus au nord, il offre des panoramas admirables. Du haut de son enceinte j’ai pu admirer le lac artificiel, dénommé lac Nasser, immense réservoir d’eau de 500 km de long sur le quel vogue un bateau de tourisme.

Temple d’Abou Simbel : c’est en avion que je suis arrivée. Au cœur de la Nubie, presque à la frontière du Soudan, ce site grandiose au bord du lac Nasser, est l’édifice du plus grand pharaon d’Egypte. Je fus effectivement saisie par la grandiose façade du temple principal, avec ses quatre immenses statues de Ramsès II de 20 m de haut. Pour sa sauvegarde, ce temple fut aussi déplacé de 210 m en arrière du fleuve et de 65 m en hauteur. A côté du grand temple se trouve le superbe temple d’Hathor que le pharaon a dédié à Néfertari son épouse, la plus aimée. L’intérieur de ces 2 temples est époustouflant par leur beauté. Ces deux superbes temples sont classés comme les plus beaux d’Egypte.

Il y a quelques années, le papyrus ne se vendait pas en Egypte. C’est le professeur Raghab qui a redécouvert le procédé antique de sa fabrication. Il était fait à partir d’une plante foisonnante poussant dans les marécages du delta qui disparurent à l’époque romaine. Depuis, la plante a été réimportée du Soudan et cultivée pour les besoins de l’industrie touristique. Pour fabriquer cette première forme de papier de couleur chamois, la fibre de la tige était découpée en bandes. Celles-ci étaient disposées côte à côte pour être superposées en deux couches entrecroisées et battues ensemble, la sève les collant en une seule feuille lisse. Depuis, il n’est pas une boutique qui ne vende des feuilles de papyrus peintes à la main.

Le Nil est le plus long fleuve du monde avec ses 6'500 km. Il prend sa source dans le lac Victoria et coule à travers le désert sur environ 3'000 km sans jamais s’assécher. Orienté sud-nord, son cours traverse plusieurs lacs et franchit des chutes. Suivant son parcours il prend les divers noms comme fleuve du Désert, fleuve des Gazelles, Nil Blanc et Nil Bleu. Ce fleuve est un oasis de fraîcheur, de verdure, source de vie et de nourriture.

L'Egytpe est le pays du paradoxe. Du Caire vers le Nord, seulement les visages changent mais pas la réalité. Côté face, la beauté archéologique et les grands hôtels. Côté pile, la pauvreté et les poubelles qui jalonnent les paysages et se déversent dans les cours d'eau.

L'Egypte en chiffres c'est :

75 millions d'habitants, soit la moitié de la population du Proche-Orient.
1.9 million de naissances par an.
50 % d'habitants de moins de 18 ans, 36 % de moins de 15 ans.
1250 euros de RNB par habitants.
25 millions d'analphabètes.
90 % de musulmans pour 10 % de chrétiens (coptes pour la plupart).
18 % d'enfants de moins de 5 ans soufrant de retard de croissance modéré ou grave.
69 %o de mortalité infantile (contre 6 %o en Suisse).
218 médecins pour 100'000 habitants (contre 350 en Suisse).
96 % de mutilation génitale féminine (chez les 15-49 ans).
75 fr. c'est le salaire mensuel moyen.
15 fr. c'est le salaire mensuel moyen pour un enfant travailleur de 6 à 8 ans à Damiette.
2.7 millions d'enfants âgés de 6 à 14 ans travaillent en Egypte.
30 ct. pour une bouteille d'eau en magasin (1.5 litre).

 

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