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| Thaïlande |
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Située au cur de l'Asie du Sud-Est, la Thaïlande
est un pays d'une grande beauté naturelle et d'un charme
culturel inégalable. C'est aussi une terre de contrastes
qui présente des régions sauvages avec des montagnes
escarpées, d'immenses plaines cultivées, des forêts
denses et humides, pour son littoral magnifique, ses mers chaudes
et transparentes et, au large, ses îles bordées
de récifs coralliens, dotés d'une vie marine très
riche. La Thaïlande est le troisième pays d'Asie
du Sud-Est, après l'Indonésie et le Myanmar. A
vol d'oiseau, elle mesure près de 1650 km du nord au sud
et 800 km d'est en ouest. Ses voisins sont le Myanmar, le Laos,
le Cambodge et la Malaisie. Sur la mappemonde, la Thaïlande
ressemble à une tête d'éléphant.
Je me suis inscrite à ce superbe circuit culturel de
9 jours en novembre 1996. Ce magnifique pays est condensé
de tout l'exotisme et du charme de l'Extrême-Orient. Il
rassemble une gamme unique d'attractions : marchés pittoresques,
villages sur pilotis où chaque cabane possède son
électricité et sa télévision, parcs
nationaux et réserves d'éléphants.
Au niveau économique, la Thaïlande est sur le
point de rejoindre les " tigres " de la région.
Ces géants industriels qui sont Taiwan, Hong Kong, Singapour
et la Corée. Bien que le travail de la terre occupe encore
60 % de la population avec une production de lus de 22 millions
de tonnes de riz, la Thaïlande est aussi le premier exportateur
mondial d'ananas en conserve.
Des bouddhas plus ou moins gigantesques ont été
érigés dans tous le pays. Bien que le bouddhisme
soit davantage une philosophie qu'une religion, de nombreux Thaïlandais
prient chaque jour devant une représentation du Bouddha.
Jusqu'à maintenant, les enseignements de ce dernier sur
l'écologie ont peu d'influence. En effet, si certains
temples encouragent la protection de la nature, d'autres agissent
en sens inverse en autorisant la vente d'oiseaux en cage, que
l'on relâche ensuite pour faire une action méritoire.
Partout en Thaïlande, les représentations du Bouddha
obéissent à des règles strictes édictées
au IIIe siècle. Les quatre postures de base, trois sont
associées aux activités quotidiennes du Bouddha,
la dernière à ses ultimes instants sur terre. A
partir de ses postures, les positions des mains et des pieds
évoquent au travers d'attitudes des thèmes majeurs
du bouddhisme. Le pouce et l'index forment un cercle qui symbolise
la pérennité de la vie et la loi du karma. La médiation
montre le Bouddha assis en lotus, main droite posée sur
la gauche, paumes tournées vers le ciel. La médiation,
main droite levée, symbolise l'offre du Bouddha de protéger
ses disciples de la peur. Les étangs ornementales sont
souvent couvert de feuilles de lotus.
Les rituels de base du Bouddhisme : Le bouddhisme est profondément
enraciné dans la culture thaïlandaise puisque 90
% de la population pratique cette religion. Il est courant de
rencontrer dès le petit matin des moines bouddhistes revêtus
de leur robe jaune safran, marchant les uns derrière les
autres, un bol à la main et mendiant un peu de nourriture
ou d'argent. Pour les Thaïlandais, ces moines permettent
aux gens qui leur font l'aumône de se montrer méritants.
Les croyants cherchent à acquérir des mérites
car leur vie, présente ou future, est déterminée
par les retombées de leurs actes. Devenir moine ou parrainer
d'un moine est ainsi une bonne action. Parmi le rituel des moines
figurent la prière mais aussi la quête de nourriture
qui s'effectue peu après l'aube. Donner aux moines permet
d'acquérir des mérite et de pratiquer la générosité.
Au temple, les rituels consistent à offrir de boutons
de lotus au Bouddha, dorer les images du Bouddha, allumer des
bâtonnets d'encens et écouter les psalmodies des
moines.
Les fines fumerolles d'encens, qui s'échappent ça
et là des maisons des esprits alignés sur le bord
de la route, vont se perdre en volutes parfumées dans
les relents de gazoil.
Loy Krathong : fête très ancienne donnée
en l'honneur des esprits de l'eau à laquelle j'ai eu la
chance d'y assister. Ce jour-là, les Thaïlandais
fabriquent et décorent de petites embarcations en feuilles
de bananier ou à l'aide de matériaux variés.
Ils les ornent ensuite d'une bougie, d'un bâton d'encens
et d'une pièce de monnaie. Cette fête se déroule
à la pleine lune de novembre et marque la fin de la saison
des pluies et la principale récolte de riz.
Pour un pays dont l'histoire est associée aux éléphants,
comme combattants, comme participants aux cérémonies
ou comme transporteurs de troncs d'arbres, la Thaïlande
a mis du temps à faire appel à leur services pour
le tourisme. Pourtant ces animaux ne polluent pas et ne font
pas de bruit, ils n'ont pas besoin de routes goudronnées
et les gens ne perturbent pas l'environnement lorsqu'ils se promènent
sur leur dos.
Je n'ai jamais commandé mes plats par portions séparées.
Les Thaïlandais mangent en groupe et se servent à
leur guise dans les plats communs qui encombrent la table. On
vous accueille souvent avec des serviettes fraîches, voire
glacée, au sortir de l'étuve de la rue. Ne cherchez
pas votre couteau : la nourriture est tendre et prédécoupée,
et se mange à la fourchette ou à la cuillère..
Ni la salière ou le poivrier :les plats sont déjà
abondamment épicés.
Dès mon arrivée en Thaïlande, je fus surpris
par l'abondance et la variété des articles dans
les échoppes : objets en soie, bols de bois, bijoux, textiles.
Il me fut indispensable de marchander en dehors des hôtels
et des supermarchés. Comme souvenirs, j'ai ramené
un éléphant, le plus prisé des symboles
nationaux. Ils en existent dans toutes les tailles et dans tous
les matériaux allant du jade, en laque ou aux modèles
clinquants sertis d'éclats de verre. Autour de Chiang
Mai des artisans fabriquent de ravissantes ombrelles peintes
à la main.
Mon circuit a débuté à Bangkok, à
7 heures du matin, après un copieux petit déjeuner.
J'ai quitté la capitale pour traverser la plaine fertile
de Chao Phraya, jusqu'à Phra Buddha Bath, où se
trouve le magnifique temple abritant l'empreinte du pied de Bouddha.
Ensuite, je suis arrivée à Lopburi, l'une des capitales
de la Thaïlande au XVIIe siècle. Je visite le temple
Khmer Prang Sam Yod doté de trois tours. Ensuite, poursuite
vers Nakhon Sawan, centre commercial important, où les
rivières Snan et Ping joignent leurs eaux pour former
le fleuve Chao Praya. A Kamphaneng Phet, je visite les vestiges
du temple Wat Phra Keo, datant du XIVe siècle de style
Sukothai.
Mon tour organisé continue vers le nord. Il comprend
une halte au village de Li où vit une tribu de Karen Blancs,
l'une des nombreuses tribus qui peuplent cette partie de la Thaïlande.
Ensuite je pars pour Lamphin, à travers des paysages agrémentés
de rizières et de champs de soja. Je visite les curiosités
principales : le Wat Phra That Haripooochai, un monastère
du XIIe siècle faisant partie des lieux culturels les
plus anciens de Thaïlande. Je visite aussi une fabrique
de céramique, où j'achète une jolie boîte
verte dorée à la main. Je passe deux nuits dans
le superbe hôtel 5* " Empress " de Chiang Mai.
Près de Chiang Mai, je visite aussi une école d'éléphants.
Je fais une promenade de 20 min sur le dos de ce pachyderme dans
la jingle. Quelle idée a eu mon éléphant
se mettre à galoper durant quelques secondes alors que
j'étais assise sur lui ! Heureusement que la lubie ne
lui a pas pris de faire un plongeon dans la rivière lorsque
je l'ai traversée ! Depuis ce jour je porte un intérêt
tout particulier pour cet animal qui sait marcher avec une grâce
et une douceur sans pareil malgré son poids. Ensuite j'admire
une plantation d'orchidées. La circuit se poursuit vers
Lampang, située à une centaine de kilomètres
au sud de Chiang Mai. A 20 km de là, le temple de Wat
Phra Dhat Lampang Luang où j'admire le deuxième
Bouddha d'émeraude du pays.
Mon chauffeur me conduit vers l'est, à Sukhothai, capitale
du premier royaume thaï. Je visite les ruines dont les nombreux
vestiges sont révélateurs de l'ancienne splendeur
de la cité. Ensuite, je me rends à Phitsanulok,
le Wat Phra Si Ratana Mahathaat, l'un des temples les plus vénérés
de la Thaïlande. J'admire surtout la statue en bronze de
Phra Bouddha Chinaraj, chef-d'uvre de la sculpture de Sukhotai
datant de 1300. Le trajet se poursuit à Ayuthaya, capitale
du Siam entre 1350-1767 et ensuite départ en vedette rapide
pour Bang Pa-In, palais pittoresquement situé sur une
île du Chao phraya, jadis résidence d'été
des monarques thaïs.
En Thaïlande, je suis allée de surprise en surprise
et je pense avoir su percer les secrets de ce superbe pays. Durant
ce circuit j'ai vu des centaines de bouddhas de toutes les formes,
de toutes les grandeurs et aux matériaux divers. Ce fut
pareil en ce qui concerne les temples. J'en ai visité
des simples ou des plus somptueux couverts de feuilles d'or et
étincelants de pierres précieuses. Les plus beaux
se trouvent à Bangkok au palais Impérial et ses
alentours ainsi qu'à Chiang Mai.
Marché flottant de Damnoen Saduak : à 100 km
de Bangkok, où les indigènes, assis sur une barque,
essaient de vendre aux touristes et aux indigènes, des
légumes, des objets colorés et des souvenirs tentants.
Bangkok : capitale moderne thaïlandaise grouillante
d'activité et de voitures. Presque toute la vielle ville
a été engloutie par l'expansion frénétique
de la métropole mais ils reste néanmoins les trésors
religieux. J'ai passé la nuit dans le splendide hôtel
5* de la capitale, " The Imperial Queen's Park ". Cette
capitale fondée il y a à peine plus de 200 ans,
s'étend des deux côtés du Chao Phraya et
compte déjà quelques 11 millions d'habitants, dont
beaucoup sont originaires des régions rurales les plus
pauvres du pays. Bangkok constitue le centre commercial, politique
et social. Ses rues sont supplanté les lacis de canaux,
les tours ont fait disparaître nombre de jolies maisons
et englouti tout le reste. Cette " ville des Anges ",
traduction de son nom thaï " Krungthep ", est
connue aujourd'hui pour ses étranges cabarets, sa pollution
et ses embouteillages. La croissance rapide de l'économie
a modifié la vie des gens. Les jeunes de la capitale sont
habillés à la mode. Les piétons et les cyclistes
utilisent aujourd'hui des véhicules à moteur. La
moto est très populaire parce qu'elle est bon marché
et qu'elle se faufile aisément dans les embouteillages.
Danses traditionnelles, théâtre et boxe thaïe
et les danses traditionnelles méritent le déplacement,
tant par la beauté des attitudes des danseuses et danseurs
que par celle des costumes brochés d'or qu'ils portent.
- Grand Palais : le plus beaux temple de la capitale. Les
monuments sont sertis de pierres précieuses et d'or. Pour
qu'ils conservent leur brillant, on les redore tous les ans.
Ce vaste complexe est entouré d'une enceinte de près
de deux kilomètres. C'était autrefois une véritable
ville à l'intérieur de la ville. Avec ses enfilades
de cours, ses pavillons, ses galeries, et ses chedis, reliquaires
monumentaux. Il s'agit du temple royal le plus prestigieux de
Thaïlande. Il abrite le célèbre Bouddha d'Emeraude.
La chapelle royale, où se trouve la célèbre
statuette de jade vert profond pour qui fut érigé
le temple (Wat Phra Kaeo). La décoration des édifices
est magnifiquement décorées par des mosaïques
polychromes à motifs géométriques et floraux,
carreaux étincelants et des reliefs en céramique.
- Wat Phra Keo : temple du Bouddha d'Emeraude, le grand chedi
d'or est soutenu par une frise de géants qui le gardent
des mauvais esprits, lieu le plus sacré du pays, d'une
réalisation architecturale exceptionnelle. Le Bouddha
d'Emeraude est conservé dans ce lieu, il est sculpté
dans du jade vert. Les fidèles font leur offrandes à
la statue sacrée à l'entrée du plus important
bâtiment du temple. Devant le mur d'enceinte du Wat Phra
Keo se dressent les impressionnant et gigantesques gardiens du
temple, des statues au visage démoniaque et à l'attitude
de guerriers qui protègent le lieu sacré. Ces yaksha
s'ornent de motifs sculptés en relief et de surfaces peintes.
- What pho : ce temple abrite une extraordinaire statue dorée
de Bouddha couché, de 15 m de haut et 46 m de long, qui
sommeille dans l'immense sérénité de son
épiderme d'or fin.
Village de Li : charmante tribu de Karen blancs, les
gens vivent dans des maisons en bois en pleine forêt. Les
gens essayent de vendre leurs objets qu'ils ont fabriqués.
Chiang Mai : ville principale du Nord de la Thaïlande,
sise dans une vallée entourée de collines boisées,
située sur les rives du Ping. Chaing Mai est aussi un
centre culturel et touristique. Les cultures de la région
comprennent le riz, le tabac, le piment, le soja et toutes sortes
de fruits. Chiang Mai est aussi connu pour ses articles manufacturés
(ombrelles, sculptures sur bois, la laque
). Mais les alentours
sont surtout importants pour leurs intéressants vestiges
historiques et artistiques.
- What Prathat ou Doi Suthep : somptueux et célèbre
temple construit à 25 minutes en bus. Perché sur
une colline à 1080 m d'altitude, ce somptueux lieu est
accessible par un funiculaire ou par 300 marches. De ce lieu
le panorama est admirable. Des parasols et des stupas dorés
à la feuille d'or ornent ce monastère. Le décor
est à couper le souffle.
- Night Market : dans la soirée je vais faire un tour
avec Carlos et Véronique sur Changklan Road. Ce marché
présente un immense choix d'artisanat local. A nul part
dans ce pays on ne pe trouver une telle quantité d'articles.
C'est également le marché des imitations de grandes
marques internationales.
- Camp des éléphants : à 63 km de au
nord de Chiang Mai, je vais voir les pachydermes qui apprennent
toujours à transporter des tronc et à faire leur
toilette.
- Plantation d'orchidées : aux alentours de Chiang
Mai je visite une ferme d'orchidées. Dans les zones les
plus reculées de Thaïlande, on en cultive avec amour
plus de mille espèces.
Sukhotai : ce site couvre plus de 70 m2. Il offre un
témoignage vibrant du royaume de Sukhotai du 13e siècle.
Au centre, l'enceinte de la cité royale abrite les vestiges
les plus importants. J'ai admiré un superbe bas-reliefs
en pierre ornant la base du groupe central de chedis. Il représente
des moines en procession., il y a aussi de superbes et imposants
bouddha de part et du parc historique ainsi qu'un étang
ornemental couvert de feuilles de lotus.
Expressions thaïes utiles :
Bonjour - au revoir Khun krap - dit par un homme
bonne nuit Sawaddi ka - dit par une femme
Au revoir Sawaddi krap, dit par un homme
Au revoir Sawaddi ka , dit par une femme
Oui / non Chai - Mai chai
Pardon Kho tot
Merci Kob khun
Svp Ka ru na
Je vous en prie Mai pen rai
Grand petit Yai- lek
Bon marché Mai paeng
Cher Paeng
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| Chine |
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Le 5 avril 1997 me voilà en Chine pour un circuit de
2 semaines. J'ai eu l'occasion de visiter ce superbe pays du
Nord au Sud en me déplaçant d'une région
à l'autre en avion. Au Nord, la température était
de C° 15 degrés pour atteindre vers le Sud les C°
30 degrés. Avec son milliard d'habitants (115 hab./km2),
la Chine est le pays le plus peuplé du monde.
A mon arrivée, ni l'élégance fascinante
des caractères de l'écriture chinoise, ni le fait
que cette écriture est aussi la plus lue au monde, ne
me consoleront de ne rien comprendre à toutes ces chinoiseries
! Le mandarin n'a rien d'aisé. La langue compte environ
20'000 caractères. Pour lire un journal, il faut en apprendre
environ 5'000 par cur. Autre difficulté de la langue
est l'intonation. Il existe quatre tons, plus un neutre, pour
chaque syllabe. Selon, la prononciation, le sens peut complètement
différer.
La légende de l'affolant déferlement des vélos
n'est pas un mythe. Il y en a partout et à la file indienne
! Un spectacle vraiment hallucinant. J'ai même aperçu
des chinois poussant des carrioles en bois ! Sur les trottoirs,
j'ai croisé des coiffeurs et des restaurateurs avec leur
gros chaudron de nourriture. Le trottoir des rues chinoises est
traditionnellement une annexe des maisons. On y dispute de passionnantes
parties de Xiang Qi, une version chinoise du jeu d'échecs
qui date du VIIIe siècle, où les pions ne se déplacent
pas sur les cases mais sur les lignes du damier. On y joue le
plus souvent par terre sur un damier de papier. Dans les parcs,
jeunes et vieux se rencontrent pour pratiquer leurs exercices
matinaux mais aussi pour prendre l'air à leur petit oiseau
en cage. Le marché est un des hauts lieux de la vie chinoise.
Bien peu de foyers disposent d'un réfrigérateur,
il faut y faire les courses chaque jour si l'on veut des produits
frais.
Cracher n'importe où et à n'importe quel moment
est à ce qu'il paraît, inscrit dans leur culture.
L'air est malheureusement horriblement pollué et plein
de suie à cause des usines et des gaz d'échappements.
Je fut déjà effrayée le premier soir lorsque
j'ai aperçu mon peigne tout noir ! Comme les couches pour
bébés ne sont pas encore d'actualités à
cause du prix élevé, les pantalons des petits enfants
ont une large ouverture pour laisser tomber au sol pipi et caca
Les plaisirs de la table : durant mon séjour j'ai bien
mangé. La nourriture a bien passé car je me suis
pas demandée ce que j'étais en train de manger.
Dans ce pays on mange tout ce qui a 4 pieds à l'exception
de la chaise et de la table ! Le cuisinier met l'animal tout
entier à cuire dans la marmite pour ensuite le couper
en petits morceaux qui vont se retrouver dans votre assiette.
J'ai trouvé par exemple une patte de poule dans mon potage
! J'ai eu l'appétit coupé.
Comme artisanat local j'ai trouvé et acheté
les fameuses baguettes chinoises même si je me suis plus
ou moins familiarisées avec elles ! Le cloisonné,
le découpage, le jade, la laque, la soie et le sceau (il
remplace la traditionnelle signature) sont des articles de typiques
que j'ai eu plaisir à ramener chez moi.
Souvent, les Chinois, d'un certain âge promènent
leur oiseau préféré, dans sa cage, bien
entendu. Dans les maisons de thé, il y a des crochets
où l'on peut suspendre sa cage à oiseau pendant
que l'on boit une tasse.
Voici en gros les quelques villes que j'ai visitées
:
Beijing : c'est le nouveau nom donné pour Pékin.
Cette ville, la capitale du pays, compte à elle seule
plus de 10 millions d'habitants. A Beijing le vieillot côtoie
l'ultra modern. La ville est plate, ce qui réjouit les
millions de cyclistes.
- Cité Interdite : elle se cache derrière ses
fortifications crénelées de 72 hectares. Elle est
composée de grandes cours désertes, de jardins
et de superbes pavillons en bois. Les piliers de bois et les
poutres sont souvent sculptés. Dragon, serpents, démons
et toutes sortes de chimères se disputent les toits des
palais. Cette cité compte 9'999 pièces. De quoi
se perdre ! A l'entrée du site de jolis petits ponts en
pierre embellissent le décor.
- Palais d'Eté : formé de palais, pavillons,
salles et temples, il est sis dans un paysage de rêve de
280 hectares au bord du lac Kun Ming Hu.
- Le temple du Ciel : le temple de la prière pour de bonnes
récoltes est un pur chef-d'uvre circulaire au toit
de tuiles bleues. Il a été construit sans un seul
clou. Il mesure 37.50 m jusqu'à la boule dorée
qui surmonte sa triple toiture.
- Place Tien An Men : place de la Porte de la Paix. La plus vaste
place du monde, au centre de Beijing, couvre 40 hectares. A son
extrémité se trouve l'obélisque en granit
de 60 tonnes, avec le portrait de Mao Zedong sur sa façade.
- Grande Muraille : elle se situe à 80 km de Pékin
à Badaling. Longue de 5'000 kilomètres et construite
il y a plus de 3'000 ans, elle a été conçue
pour protéger le pays des invasions mongoles. Je me suis
baladée sur la partie restaurée de la muraille.
A des endroits les pentes sont très abruptes. La Grande
Muraille reste le seul ouvrage humain visible à l'il
depuis la lune.
- Tombeaux des Ming : pour y accéder, il faut d'abord
passer par la Voie Sacrée, ensuite par l'Allée
des Animaux. Cette dernière est bordée par de très
hautes statues de bêtes en pierre, réels ou mythiques,
par de figures debout ou agenouillées. Le tombeau le plus
grand et celui qui est le plus ancien. Ce tombeau est somptueux.
- L'opéra de Pékin : spectacle qui mêle
art dramatique, chant, danse et une acrobatie spectaculaire digne
du cirque. Ces rôles exigent une parfaite maîtrise
des arts martiaux. Chaque geste, chaque détail du costume
a une signification très précise, codifiée
depuis au moins 300 ans. Chaque province a une ou plusieurs troupes
d'opéra de Pékin.
Xian : Le mur d'enceinte est de 14 km de long et si
large que deux chariots pouvaient se croiser sur la route qui
le surmonte. J'ai particulièrement apprécié
les jolies peintures que les gens vendaient sur les trottoirs.
- Tour de la Cloche : édifice de bois assemblé
sans clou, élève ses trois étages et ses
toits relevés sur un soubassement de brique.
- La Grande Pagode des Oies Sauvages : pagode en briques de
7 étages qui se trouve en pleins champs.
- La Petite Pagode des Oies Sauvages : elle compte 13 étages.
Elle fut construite au VIIIe siècle.
- Les fosses de l'armée Qin : le plus superbe et impressionnant
lieu archéologique de Chine. Une armée de soldats
en terre cuite de la dynastie impériale des Qin est rassemblée.
Grandeur nature, six mille guerriers et chevaux prêts à
la bataille montent la garde auprès du premier empereur
de Chine. Un hangar a été construit pour protéger
les fouilles. Du haut des passerelles, j'ai pu voir les guerriers
et constater que les statues étaient dégradées
et que certaines étaient encore enfuient sous terre.
Shanghai : ce nom signifie " chant de la mer ".
C'est l'une des plus grandes villes du monde avec ses 14 millions
d'habitants. Cette ville qui ne cesse de se moderniser. On détruit
les vieux quartiers pour en construire des modernes. Pour les
gens pauvres, malheureusement, ils ne trouvent plus d'endroits
abordables pour s'y loger. La plupart des lieux de Shanghai sont
bien plus modernes qu'en Suisse. Je me suis promenée sur
le Bund, célèbre quai de promenade le long du fleuve
Huang Pu. C'est le seul endroit de Chine où la voiture
est arrivée à détrôner la bicyclette.
Les rues retentissent sans cesse des klaxons d'automobiles, de
motos, sans oublier les sonnettes des bicyclettes.
- Le jardin Yu Yuan : c'est le seul jardin chinois classique
de la ville. Véritable joyau de paysagiste et d'architecture
où règne une tranquillité fort appréciable.
A côté, une grande pièce d'eau est traversée
par le pont aux Neuf Zigzags, pour tromper les mauvais esprits.
Guilin : dans cette région, les paysages sont
merveilleux. Guilin est entourée de quelques collines
aux formes bizarres, de lacs et de grottes. Ces collines couvertes
de végétation sont si nombreuses qu'il est difficile
de les compter. Chacune a un nom aussi étrange que sa
forme : colline en trompe d'éléphant, colline du
chameau, rocher à la flûte
J'ai fait une croisière
sur le Lijiang, parmi les petites " montagnes " aux
formes surprenantes mais malheureusement le brouillard était
au rendez-vous. " Quand on a vu les eaux et les monts de
Guilin, il n'y a plus rien à voir dans le monde "
dit un proverbe local.
Canton : comme mon avion avait des problèmes techniques,
j'ai décollé avec plus de 12 heures de retard.
La visite de cette ville m'a donc passé sous le nez. Avec
ses 5 millions d'habitants, Canton est surtout une ville industrielle
avec ses 3'200 usines. C'est aussi la capitale économique
grâce à sa situation au bord du Xijiang, fleuve
le plus important des régions du Sud.
Hong Kong : après 2 heures de train,
c'est dans cette gigantesque ville que se termine mon circuit
de la Chine. Hongkong, à l'époque où je
l'ai visité, était encore gouverné par le
flegme britannique mais qui est redevenu chinois le 1er juillet
1997. Sa population compte env. 6 millions d'âmes, la plus
forte densité de population du monde : 5'400 hab./km2.
Il n'est donc pas étonnant que les contrastes y soient
aussi frappants : les Limousines côtoient les bus à
deux étages dans les rues grouillantes du centre.
En cantonais, Hong Kong signifie port plein d'odeurs. De nos
jours, il est rare de voir les jonques de pêche aller à
la voile, mais la coque vert et blanc du Star Ferry continue
de déverser les passagers dur le quai, comme il y a un
siècle. Ce ferry franchit en huit minutes le bras de mer
qui sépare Hong Kong de Kowloon. Ces huit bateaux à
deux ponts, assurent le transport de 40 millions de passagers
par an.
Cette ville est la troisième place financière
du monde et la plaque commerciale tournante. Elle est aussi un
important centre manufacturier et un inépuisable réservoir
de main-d'uvre : textile, électronique, jouets en
plastique, horlogerie y sont fabriqués. Je n'ai pas manqué
d'admirer la vue splendide sur Hongkong offerte du Pic Victoria.
J'ai eu de la peine d'apercevoir le ciel à cause de tous
ces buildings et affiches publicitaires qui ne laissent plus
1 cm2 de place. C'est pire qu'une indigestion de publicités
! Pour le shopping, c'est le paradis mais les prix sont très
élevés.
Si je peux parler de contrastes, c'est bien à Hong Kong,
où les bâtiments coloniaux jouxtent les gratte-ciel
immaculés, où les boutiques de vêtements
de luxe et de bijoux, les plus chères du monde, côtoient
les échoppes chinoises traditionnelles. L'augmentation
de la population amène les autorités à gagner
de l'espace, ce qui n'est pas facile sur une île exiguë.
Il faut remblayer sur la mer et remplacer les vieux bâtiments
pour des gratte-ciel. Les meilleures architectes de la planète
ont construit des bâtiments ultra-modernes, I.M. Pei a
donné une forme triangulaire à la nouvelle Banque
de Chine. Mais les vieilles habitudes ont la vie dure. Le tramway,
mis en place en 1904, reste le moyen de transport préféré
de la population. Il parcourt les 20 km de la côte nord
de Hong Kong. Les immenses avions continuent à passer
à frôler les bâtiments pour atterrir à
l'aéroport de Kai Tak.
L'architecture chinoise traditionnelle voisine avec les bâtiments
les plus modernes. Dans le bâtiment couleur pastel de Repulse
Bay, les appartements comportent un trou central pour permettre
le passage du dragon porte-bonheur.
Avec ses 369 m de haut pour 70 étages, la tour Bank
of China de Hong Kong compte parmi les plus grands gratte-ciel
du monde. La banque a été construite à côté
de la tour de sa concurrente, la Hongkong Shanghai Bank. Achevé
en 1990, la construction consiste en un original monolithe à
base carrée combinant quatre prismes à base triangulaire.
Ces blocs sont de différentes hauteurs, de sorte que la
structure de l'édifice s'affine au fil des étages.
Ce gratte-ciel peut résister à un vent de 220km/h.
A Hong Kong, les gens aiment manger. Il existe plus de 3'000
restaurants. Il y en a pour tous les goûts et toutes les
bourses : fast-food, pubs à l'anglaise, baraques de rue
où l'on trouve d'étonnantes friandises chinoises,
restaurants de gastronomie régionale ou de grande cuisine
internationale. Les pâtisseries sont aussi excellentes.
Dans les gargotes, appelées tai pai tongs, on déguste
une excellente cuisine chinoise pour quelques sous. En outre,
comme les appartements sont très exigus, beaucoup de gens
prennent leurs repas dehors, pour ne pas avoir à cuisiner.
C'est pourquoi les petits bistros ont une clientèle nombreuse
et fidèle. Toute la nuit, les néons assènent
une publicité omniprésente.
Le Jumbo est un restaurant flottant ancré dans le port
d'Aberdeen, ouvert de l'aube à tard dans la nuit. On y
sert une cuisine cantonaise classique, ainsi que les délicieux
dim sum. On choisit les homards dans des caissons immergés.
Les navires peuplent le dédale du port et Aberdeen
abrite encore le plus important des villages flottants de Hongkong.
La plupart de ces maisons bateaux, reliées entre elles
par des passerelles, sont définitivement immobilisées.
A l'extérieur du centre ville, on a fait exprès
un gros trou dans un bâtiment pour laisser voyager sur
la ville l'esprit de la colline.
Le nom de Hongkong m'a toujours intriguée voire fascinée.
Je fus très contente d'avoir pu finir mon séjour
dans cet endroit incroyable mais étrange à la fois.
Quelques chiffres sur Hongkong : 5'078 habitants/km2 Ce qui
veut dire 5 m2/personne Pour la France par exemple, cela équivaudrait
à la moitié de sa population mondiale. Les terrains
coûtent très chers : le site de Connaught centre
: Francs suisse 8'000.- / m2. Lors de mon voyage en 1987 le m2
coûtait déjà Frs suisse 40'000.-
Les veilles recettes sont souvent les meilleures. Pour construite
les plus hauts buildings, on utilise toujours des échafaudages
en bambou, et les spécialistes de leur montage sont parmi
les mieux payés des ouvriers. De même, un mât
de bambou est ce qui se fait de mieux pour sécher le linge.
Depuis plus de 90 ans, le funiculaire et le moyen le plus amusant
d'escalader Victoria Peak. Ce tram s'élève par
une pente étonnamment raide à certains endroits,
jusqu'à une altitude de 398 m. Le long de la voie s'accrochent
de luxueux logements et des bosquets de bambous et de fleurs
tropicales. En chemin, la vue sur le port est vertigineuse. Au
terminus supérieur, il y a un restaurant et un centre
commerciale qui ressemble fort à une tour de contrôle.
D'ailleurs, en prenant un thé, je n'ai eu aucune peine
à observer le trafic de l'aéroport international,
où les atterrissages sont particulièrement impressionnants.
Hongkong, c'est aussi la péninsule de Kowloon. Ces
deux villes sont reliées par une route et le port. Kowloon
est plus que surpeuplée. Par endroits la densité
atteint 150'000 personnes au kilomètre carré. Les
logements sont tellement sur occupés que leurs habitants
débordent sur les toits. A Kowloon, rien de somptueux
à part l'un des 5 plus luxueux hôtels du monde qui
trône près du port. Les prix sont également
extrêmement bas dans les marchés locaux et les modestes
magasins.
A l'extrémité de Kowloon, l'hôtel Peninsula
a été construit en 1928, dans une situation idéale
pour les voyageurs qui devaient prendre le train pour la Chine,
et au-delà pour Paris et Londres. Depuis des décennies,
c'est un lieu très fréquenté, où
les habitants de Hong Kong comme les touristes aiment se retrouver.
On prends toujours le thé à l'ancienne dans le
vaste hall. Hong Kong détient le nombre record de Rolls-Royce
par tête d'habitant.
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| Inde |
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Magnifique circuit de 14 jours organisé au 23 février
1998 dans le Rajasthan. Ce pays, très critiqué
à cause de sa saleté m'a vraiment surprise par
les merveilleux bâtiments d'une beauté indescriptible.
Les rues du pays sont envahis par les vélos, les motos,
les voitures, les piétons, les ordures et surtout par
les vaches, les cochons et les chiens.
Dans les grandes villes, l'usage des vêtements occidentaux
se répand de plus en plus surtout parmi la population
masculine. Le reste de la population tant en ville qu'à
la compagne reste fidèle au vêtement traditionnel
le " dhoti ", sorte de jupe ramenée entre les
jambes. Si l'habillement des hommes peut apparaître un
peu uniforme et terne, il contraste avec celui des femmes dont
les saris aux couleurs chatoyantes attirent de loin les regards.
Le sari consiste en une pièce de tissu longue d'environ
8 mètres, il se porte généralement sur un
petit corselet enveloppant le buste. Les femmes mariées
ainsi que les jeunes filles portent souvent sur le front un signe
rouge (tilaka) qui relève juste de la coquetterie.
La religion hindoue est composée de 33 dieux dont 4
se détachent : Brahama, Vishnou, Shiva et Ganesh. Ce dernier
est représenté sous la forme d'une tête d'éléphant.
Depuis l'indépendance, le système des castes
a été aboli mais dans la réalité
il est loin d'en être le cas. La stricte hiérarchie
sociale traditionnelle hindoue est toujours tenace. La légende
de la naissance rapporte que les quatre castes sortirent de Brahma,
le Créateur.
De la tête naquirent les brahmanes, prêtres dépositaires
de la science et de la religion. Des bras, les kshatriya, guerriers,
rois et princes. Du ventre, les vaishya, paysans, artisans et
marchands. Des pieds les sudra, destinés à servir
les trois castes supérieures, ont les membres étaient
d'origines aryenne. Au dessous des shoudra, exclus des castes,
les Intouchables (vidangeurs, blanchisseurs, balayeurs, tanneurs
)
exercent les métiers qui les mettent en contact avec toutes
les matières qui sont considérées comme
impures. Résultat de l'apparition de métiers et
de techniques nouvelles ainsi que de l'émigration de nombreux
groupes ethniques, les castes se sont multipliées ; elle
sont de nos jours au nombre de trois mille et restent fort présentes
surtout en milieu rural.
Pour certains, avoir une fille et un fardeau, car il faut
la doter lors du mariage. Nombre de femmes enceintes avortent
si elles n'attendent par un garçon. Conséquence
: on ne recense que 933 femmes pour 1000 hommes dans certains
Etats : soit 40 millions d'Indiens qui ne trouveront jamais de
conjointe. Cette pénurie conduit à des mariages
inter castes, impensables il y a peu.
Gandhi avait donné le premier l'exemple en luttant
pour l'émancipation des Intouchables qu'il avait baptisée
du nom " fils de Dieu " et en adoptant une enfant de
parents " maudits ". Mais leur condition est demeurée
inchangée dans les villages qui, généralement,
sont séparés en deux quartiers, réservés
aux hindous membres d'une caste, l'autre aux hors-castes.
La femme est admirée pour son aspect physique et en
qualité de mère. Elle n'est jamais traitées
en inférieure et règne sur toute la famille, réglant
toutes les affaires domestiques. Dans les campagnes, les femmes
portent des bracelets de cheville, ainsi que des bagues à
chaque orteil. Certaines portent à la cloison nasale gauche
(par lequel le cur respire) un ornement en forme de pierre
précieuse. Il ne faut pas s'étonner si, encore
aujourd'hui, les joailliers constituent une des plus riches corporations
du pays. Autrefois, c'était la coutume de marier les enfants.
Aujourd'hui la fille se marie à 18ans minimum et le garçon
à 21 ans. Les proches consultent toujours l'astrologue
avant de prendre une décision sérieuse. Bien que
rare, le divorce est autorisé, mais fait l'objet de réprobation
unanime.
L'espérance de vie qui était en 1900 de 24 ans
est maintenant de 57 ans. Cependant 75 % de la population a moins
de 35 ans et seulement 8 % atteint l'âge de 57 ans. La
mortalité infantile demeure très élevée
: environ 120%0. Les conditions de vie de la population sont
très différentes suivant qu'il s'agit des habitants
des grands centre urbains ou des campagnes.
La cuisine indienne est celle du curry et en générale
très épicée. Chaque repas est accompagné
par une sorte de galette de pain appelée japati ou naan.
Les gens mangent en général avec les doigts de
la main droite car la main gauche est considérée
comme impure. Le plat typique que j'ai particulièrement
aimé est le tandoori chicken. Il est fait de poulet mariné
dans du yaourt, de l'ail et du safran.
Lors des repas les Indiens mange généralement
assis sur le sol ou sur une natte, avec les doigts de la main
droite. Il est bien, si l'on est invité, de partir immédiatement
à la fin du repas et de mâcher son bétel.
Il s'agit d'une feuille de poivrier qui sert à chiquer
après le repas, pour faciliter la digestion. La feuille
est remplie d'une noix d'arec et de chaux.
Apppelé " triangara ", le drapeau indien
se découpe en trois bandes horizontales. Le safran est
la couleur de l'hindouisme et symbolise le courage ; le blanc
représente la pureté t la paix ; le vert la prospérité.
Au centre, la chakra, une roue symbolisant, entre autres, la
destinée humaine.
Ce fut un superbe voyage très bien organisé
et enrichissant. La température fut agréable :
entre C° 20 et C° 30 degrés. Durant ce séjour,
j'ai visité les villes suivantes :
Delhi : capitale et 3ème ville de l'Inde avec
ses 7 millions d'habitants. L'agglomération se divise
en deux secteurs : l'ancien et le nouveau Delhi. La vieille ville,
que j'ai parcourue en tuk tuk (taxi vélo), est remplie
de bazars, d'habitations basses et par d'innombrables petites
rues surchargées. Dans le vieux Delhi se trouvent les
curiosités telles que les mosquées, le Fort Rouge
et le parlement. A l'intersection de deux grandes artères
de Delhi, un tableau géant affiche en temps réel
le nombre d'habitants du pays.
- Fort Rouge : il doit son nom au matériaux en grès
rouge. Les murs de l'enceinte hauts de 16 m entourent une surface
de 600'000 m2 où s'élèvent des mosquées,
des palais, des cours et des jardins.
- Mosquée Jama Masjid : sa construction a débuté
en 1644. Sa cour est entourée d'une galerie. Son centre
est occupé par un bassin de dimension inhabituelle, destiné
aux ablutions rituelles. Elle est surmontée par 3 coupoles
et flanquée par de 2 minarets haut de 40 mètres.
La construction est un joli chef-d'uvre de l'architecture
moghole.
- Porte indienne : c'est l'arc de Triomphe des Indiens dédié
aux morts de la Première Guerre mondiale.
- Mausolée de Safdar Jamg : monument important est
somptueux de l'époque moghole (1753). Le mausolée
de forme carrée à un étage, est surmonté
d'une coupole. Malheureusement je n'ai pu contempler sa splendeur
que sur carte postale.
Agra : l'une des plus belle ville du pays, sûrement
parce qu'elle m'a complètement charmée par ses
magnifiques monuments telle que le Fort d'Agra et le Taj Mahal.
La ville d'Agra se situe à 170 m d'altitude et compte
1'000'000 habitants.
- Fort d'Agra : cette forteresse compte parmi les plus grandes
du monde. Le mur extérieur haut de 12 m, il est séparé
par un fossé profond de 11 m et large de 9 m. J'ai visité
des mosquées, des bains, des cours, des palais et des
terrasses. Tous ces bâtiments sont d'une extrême
beauté par leurs fins et superbes motifs ciselés.
- Taj Mahal : c'est le joyaux de la ville ainsi qu'une des
dix merveilles du monde. C'est en 1630 que Shahjahan fut élevé
à la mémoire de son épouse adorée
un monument funéraire qui devait dépasser en beauté
tout ce qui avait été réalisé jusqu'alors.
Le cours de la rivière " Yamuna " fut dévié
de manière que la surface de l'eau reflète la silhouette
du monument dans la lumière limpide du matin, contribuant
ainsi à accroître sa beauté. Les travaux
de construction de ce riche complexe durèrent 17 ans et
nécessitèrent l'emploi d'à peu près
20'000 ouvriers. Le mausolée, situé à l'extrémité
d'un jardin longeant la Yamojna, mesure 400 sur 500 m. Les trois
autres côtés sont bordés de hauts murs en
grès dans lesquels s'ouvrent trois portes monumentales.
Le site est superbe avec sa verdure, ses canaux et ses plans
d'eau. Le mausolée s'élève sur une plate-forme
en grès rose et en marbre A chaque angle de la plate-forme
supérieure s'élève un minaret haut de 41
m. L'ensemble des murs est recouvert de plaques de marbre dans
lesquelles ont été incrustés des motifs
décoratifs en pierres semi-précieuses représentant
des fleurs, des rinceaux et des versets du Coran. Le tombeau
se reflète dans ce bassin dont les jets d'eau dessinent
un lotus. Je me suis faite photographiée assise sur le
banc.
De chaque Côté du Taj Mahal, deux mosquées
jumelles à la structure rectangulaire et couronnées,
chacune, par trois dômes bulbeux flanquent le mausolée.
Le parement de tuf rouge provenant des carrières voisines
crée un admirable jeu de contrastes avec la blancheur
immaculée du marbre des coupoles et de la façade
marquetée.
L'intérieur du Taj Mahal est décoré d'une
multitude de panneaux en marqueterie de marbre et de bas-reliefs,
chefs-d'uvre de l'artisanat indien réputé
dans tout l'Orient dès le XIVe siècle Comme la
religion islamique prohibent la représentation de la figure
humaine à l'intérieur des lieux sacrés,
les éléments ornementaux sont la plupart issus
du monde végétal telles que fleurs et plantes.
Les matériaux précieux des décorations des
murs proviennent de pays lointains : jade et cristal de Chine,
turquoise du Tibet, lapis-lazuli d'Afghanistan et chrysolite
d'Egypte. Dans une crypte souterraine se situent les sarcophages
des époux tant aimés. La visite du Taj Mahal fut
pour moi un grand jour.
Fatehpur Sikri : ville morte abandonnée après
la mort de l'empereur à cause du manque d'eau. Elle vit
alors nombre de ses trésors pillés. Elle doit son
état de conservation actuel aux efforts du vice-roi lord
Curzon, qui fit beaucoup pour la restauration et la protection
de nombreux monuments historiques. L'endroit est construit entièrement
en grès rouge et s'étend sur une haute plaine aride.
Je n'ai pas manqué de visiter :
- Pavillon de la sultane turque : sous un toit inhabituel
fiat de pierre imitant des tuiles d'argile, les sculptures délicates
qui parent ce kiosque élégant donnent l'impression
d'avoir été taillés dans du bois et non
dans du grès rouge.
Jaipur : capitale du Rajasthan avec 1 million d'âmes.
Les murs et les portes de l'enceinte ainsi que les maisons sont
peints en rose d'où le surnom de Cité Rose. Le
rose est la couleur de la bienvenue.
Observatoire de Jantar Matar : jardin astrologique construit
de marbre pour restaurer en 1901 l'observatoire en brique et
en stuc de son ancêtre. L'astrologie indienne vise à
déterminer le passé et l'avenir par l'étude
de la position des constellations dans le ciel. Elle compte parmi
les plus anciennes traditions du monde.
- Laghu Samrat Yantra : son petit cadran solaire donne l'heure
locale de Jaipur avec une précision de vingt secondes.
- Rashivalaya Yantra : douze instruments, un par signe du zodiaque,
font face chacun à une constellation différente.
Unique en son genre, ce yantra reste fort utile aux astrologues
pour les calculs des horoscopes.
Palais du Vent : emblème de la ville constitué
d'une façade originale rose pyramidale percées
de fenêtres grillagées construites en saillie. Comme
cela, les femmes du palais pouvaient voir ce qui se passaient
à l'extérieur sans être vues.
Palais de la Ville : il occupe un septième de
la superficie de la ville. Près de l'entrée se
trouve le premier et le plus important observatoires en Inde.
Les bâtiments qui forment le palais sont d'une beauté
incroyables avec leurs fines sculptures de marbre.
Amber : sa forteresse se localise à 25 kilomètres
de Jaipur. L'accès au palais se fait à dos d'éléphant.
L'ancienne forteresse des princes se situe sur les hauteurs de
la ville et offre un superbe paysage. Le palais du XVIe siècle
renferme de très belles pièces. L'endroit ne laisse
qu'à rêver par son extrême beauté architecturale.
J'ai particulièrement aimé l'entrée principale
avec ses jolies peintures et la salle des miroirs. Lorsque cet
endroit est plongé dans l'obscurité et qu'on allume
une bougie, on dirait que des milliers d'étoiles sont
en train d'étinceler grâce à l'effet des
miroirs sur les parois.
Jodhpur : la ville est située en bordure du
désert de Thar. Un mur long de 10 km entoure la ville
avec ses maisons bleues. J'ai visité le joli palais qui
domine la ville et ensuite j'ai pris le thé au palais
Umaid Bhavan. Un superbe cadre qui ne laisse place qu'aux rêves
!
Pushkar : avec son lac, c'est la ville sainte de l'hindouisme.
A ce que j'ai pu constater c'e st actuellement le regroupement
des hippies fumant leur drogue.
Udaipur : Ville de 170'000 habitants. Le lac artificiel
constitue l'une des principales attractions. En son milieu se
trouve le Palais de Jag Niveas. C'est un palais de marbre qui
semble flotter sur les eaux. Il sert à présent
d'hôtel. J'ai aussi visité un des plus beaux et
plus importants temples jains de l'Inde. Il est entièrement
orné de fines découpes en pierres ciselées
de couleur crème. Je ne trouve pas les mots pour expliquer
car c'est tout simplement splendide. Le jaïnisme est une
religion indoue fondée au VIe siècle avant notre
ère. Dans son éthique, elle est semblable au Bouddhisme
mais les adeptes n'ont pas le droit d'avoir des objet en cuire,
de prendre des antibiotiques, et les plus fervents balaient le
sol devant eux pour ne pas tuer d'insectes sur leur passage et
mettent aussi un foulard devant leur bouche pour ne pas avaler
de petits insectes.
Chittorgarh : après un long, chaud et fatiguant
trajet en car me voilà sur ce site pour visiter les ruines
de Chittor, le berceau de la chevalerie rajpoute. J'ai pu voir
sans grand intérêt de ma part les restes des palais,
des tours, des temples et des bassins.
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| Turquie |
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Istanbul
Petite escapade de 5 jours avec Françoise dans ce lieu
à la fin mars 1998. Cette ville est surnommée la
« Perle du Bosphore ».
Un pied en Asie et lautre en Europe, Istanbul est lune
des seules villes à être à cheval sur deux
continents. Au coeur de la cité le détroit du Bosphore
relie la mer Noire, la mer de Marmara et la Corne dOr.
Istanbul est fascinante et se modernise tout en gardant ses traditions
et son charme à lorientale. Jai eu limpression
de me trouver aux Pays des Mille et une Nuits. La grandiose mosquée
de Sultanahmet avec ses six minarets et Sainte Sophie côtoient
le palais de Topkapi, connu pour ses innombrables richesses.
Lactivité fébrile des bazars et des différents
quartiers en zone piétonne assure chaque fois un dépaysement
total. Le Grand Bazar est un marché couvert dont les couloirs
voûtés abritent 4'000 boutiques de toutes sortes.
Dans le marché aux épices, lair y est rempli
du parfum séduisant de la cannelle, du cumin, du safran
et de toutes les autres herbes et épices inimaginables.
Jai vraiment été surprise par la gentillesse
des commerçants. Un restaurateur ma même invitée
et offert un thé dans un tea room. Dans les petits commerces
seulement des hommes y travaillent. Le personnel ne manque pas,
bien au contraire : il y a un monsieur devant la boutique pour
attirer les clients et voire 3 ou 4 personnes à lintérieur
!
Durant ce petit séjour, jai aussi fait une excursion
sur le Bosphore où jai pu voir lun des plus
grands ponts suspendus du monde qui relie lEurope et lAsie
et de visiter un somptueux palais dont jai oublié
le nom.
- Sainte Sophie : construite pour surpasser en grandeur, gloire
et majesté tous les autres monuments dédiés
à Dieu. Sainte Sophie fut transformée de mosquée
en musée par Atatürk en 1935. Elle ne ma séduite
vraiment que lorsque jai franchi son entrée et admiré
son immense coupole dune hauteur vertigineuse. Les coupoles
et les icônes ont été retrouvées et
rénovées. Sainte Sophie possède 4 minarets.
- Mosquée bleue : la conception de cette bulle architecturale
et une combinaison de coupoles successives de plus en plus petites.
Dans la mosquée se trouvent des fontaines dablutions.
La prédominance du bleu a conduit les visiteurs à
la nommer mosquée bleue. Elle possède 6 minarets.
- Grand Bazar : le plus grand piège à touristes
où les prix sont très élevés. Il
contient plus de 4'000 boutiques et des salons de thés.
Lensemble couvre un peu plus de 25 m2. Ce bazar est tout
de même un endroit fascinant aux possibilités infinies.
- Bosphore : détroit entre la mer de Marmara et la
mer Noire. Ses rives sont bordées de galis, résidences
en bois restaurées construites dès le XVIIIe siècle
dont les tons jaune, rose et bleu illuminent les bords du fleuve.
Sud de lAnatolie: Kemer
Le 20 février 2002, après 3 heures de vol environs,
me voilà sur la côte Sud de lAnatolie. Je
vais passer 8 jours en la compagnie de Françoise dans
un superbe hôtel 5 étoiles situé à
Göynük en bord de mer sur la côte de lAnatolie.
Le paysage est embelli par la majestueuse chaìne du Taurus,
avec ses versants tantôt arides, tantôt verdoyants,
une roche calcaire rougie par la terre ferrugineuse et la mer
aux eaux limpides aux superbes couleurs bleues. Bien que se soit
encore lhiver, la température fut agréable
: 20 degrés.
Depuis ce lieu stratégique, jai visité
les charmants lieux suivants :
Phaselis : site dune grande beauté perdu
dans la pinède. Lharmonie entre la mer, la végétation
exubérante et les ruines encore à labandon
confère à Phaselis un charme presque romantique.
Jai pu voir les ruines plus ou moins bien conservées
dun aqueduc, des thermes, du théâtre et de
lagora.
Kemer : à la lisière de forêts
de pins, Kemer sest métamorphosé. Doté
dun village de vacances et dune marina, le petit
port est devenu un centre de villégiature intégré
au plan de développement de la côte.
Pamukkale : visite du merveilleux paysage du «
château de coton » qui est dabord un site naturel
extraordinaire protégé par le patrimoine de lUnesco.
Ce lieu impressionnant ressemble plus à une montagne enneigée
quà du calcaire ! Des concrétions dune
blancheur éclatante ont formé des vasques de travertins
(dépôts de calcaire des eaux de certaines sources)
alimentés par des sources chaudes saturées de sels
calcaires, qui se déposaient sur le moindre brin dherbe
et tombaient parfois en cascades le long des falaises immaculées.
Malheureusement la surexploitation de la nappe phréatique
a entraîné son épuisement et les vasques
blanches sont menacées de disparition. Pamukkale cest
aussi un site archéologique important. Il y subsiste un
beau théâtre, une étrange nécropole
ou les tombeaux les plus divers de type tumulus ou maison.
Antalya : ville universitaire de 603'000 habitants
située au fond dun golfe dominé par les monts
du Taurus. Antalya sétend sur un plateau qui plonge
dans la mer en falaises abruptes. Une grande chute deau
se jette également dans la mer, cest assez exceptionnelle
comme situation ! Ces 10 dernières années cette
ville et ses environs ont connu un important développement
touristique. Tout est en construction de maisons et dhôtels,
je trouve bien dommage car la beauté du paysage a perdu
de son charme.
Myra : ville qui possède plusieurs monuments
riches en histoire et en légendes : de grands tombeaux
rupestres, un théâtre et léglise de
Saint-Nicolas :
- Tombeaux rupestres : creusés dans la roche à
flanc de montagne, les tombeaux reprennent dans la pierre une
architecture qui fut à lorigine en bois
- Théâtre : il date de lépoque romaine.
Les 38 rangs de gradins et les longues galeries voûtées
qui les soutenaient sont très bien conservés.
- Eglise de St. Nicolas : précédée dun
agréable jardinet, elle est bâtie à environs
3 mètres en contrebas de la ville actuelle. Grâce
aux restaurations, les sobres murs extérieurs et intérieurs
restent bien conservés même si, en hiver et au printemps,
les eaux la transforment par endroits en piscine. Saint-Nicolas
est le patron des enfants doù sa fête le 6
décembre.
Côte Egée
Après 3 heures de vol environ, jatterris le 2
avril 2003 à laéroport dIzmir pour
un séjour de 8 jours. Mon hôtel se situait à
45 km au sud dIzmir, en bordure de mer à 3 km du
village dÖzdere. Avec ses baies tranquilles, la côte
turque de la mer Egée a de beaux paysages : des pinèdes,
des oliveraies et des mandariniers à perte de vue. Jai
visité les lieux suivants :
Ephèse : à lépoque romaine
elle atteignait son apogée et se couvrait de constructions
somptueuses. Cet endroit fabuleux ma émerveillée
par son architecture antique aux monuments en partie bien conservés
ou restaurés. Je me suis baladée à travers
les deux principales rues. A lépoque elles étaient
bordées déchoppes et de statues mais actuellement
il ne reste plus que les bases et des portiques au sol mosaïqué.
Les deux édifices attrayants à ne pas manquer :
- Temple dHadrien : petit temple de style corinthien.
Son porche à quatre supports ainsi que larche qui
relie les 2 colonnes centrales sont joliment sculptés.
- Bibliothèque de Celsus : le bâtiment le plus
exceptionnel du site. Sa façade ainsi que lessentiel
de sa structure ont été complètement reconstituées.
Cette bibliothèque fut élevée en 110 après
J.-C. ; elle était lune des plus importantes de
lAntiquité après celles dAlexandrie
et de Pergame. Ce bâtiment paraît à 1ère
vue plus grand quil le paraît car il fut construit
à la manière « trompe loeil ».
- Dans les environs, jai visité la maison de
la Vierge située dans un parc national ombragé
au faîte dune colline, ainsi que la grottes des Sept
Dormants au pied du mont Pion.
Izmir : troisième ville de Turquie après
Istanbul et Ankara. Elle sallonge sur une trentaine de
kilomètres à lintérieur du golf dIzmir,
grignotant peu à peu toutes les collines sur lesquelles
poussent malheureusement chaque jour des maisonnettes insalubres.
De cette ville il ne reste plus grand chose. Izmir est aujourdhui
une métropole de 2'500'000 habitants, aux larges avenues
et aux grands immeubles sans caractères. Au centre ville
sélève la Tour de lHorloge, lemblème
dIzmir, lun des seuls vestiges de lépoque
ottomane.
Belek
Pour la 5e fois me revoilà en Turquie en ce 31 mars
2004. Jai résidé dans le charmant hôtel
Bel Conti à Belek,
un petit village touristique au bord de la mer, situé
à 30 km à lEst dAntalya. Jai
vraiment profité du temps ensoleillé et de lagréable
température C° 22. Je suis allée en car à
:
Alanya : station balnéaire à 90 km de
Belek. Mis à part son marché hebdomadaire qui se
déroule le vendredi et sa forteresse qui se dresse sur
le haut de la colline il ny a pas énormément
de chose à faire à part profiter des plages.
Antalya : la plus grande ville de la côte Sud.
Depuis quelques années Antalya ne cesse de sagrandir
de façon anarchique. Néanmoins, ses eaux claires,
ses côtes sablonneuses, le joli port et la vieille ville
valent vraiment le détour. Les commerces touristiques
se sont installés le long des ruelles étroites,
côtoyant délégants cafés, de
charmants vieux restaurants et de maisons dun style très
particulier. A voir :
- Porte dHadrien : monument le plus exceptionnel dAntalya.
Cest la seule porte de la vieille encore debout, un exemple
classique de larc de triomphe romain.
- La tour de lHorloge : elle se dresse sur lavenue
Atatürk. Elle faisait partie des anciennes fortifications.
- Yivli Minare : ce minaret sélève à
37,5 m. Il fut construit par le sultan Seldjoukide au XIIIe siècle.
Les trois boissons nationales sont : le thé qui se
boit à toute heure de la journée ainsi que le raki
et layran. Le raki est une boisson alcoolisée au
goût anisé, préparé à base
dalcool de raisins. On le boit mélanger ou non à
de leau. Layran est une boisson rafraîchissante
à base de yaourt dilué à leau et de
sel.
Quelques mots utiles : Bonjour : iyi günler /
oui : evet / non : hayir / sil vous plaît
: lütfen
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| Vietnam |
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Magnifiques vacances effectuées sous la pluie du 7
au 20 janvier 1999. Ce fut un peu dommage car la saison des pluies
était pourtant finie. Le Vietnam est le pays des rizières,
de petits lacs, des buffles d'eau, des fameux chapeaux coniques,
des rickshaws, de la verdure d'une couleur incroyable et des
sourires.
Le Vietnam est l'un des plus jeunes pays de tourisme du monde
à s'ouvrir depuis ces toutes dernières années
aux visiteurs étrangers. En une seule décennie,
des hôtels confortables, rapidement adaptés aux
normes occidentales ont été construits dans toutes
les villes où se trouvent des curiosités. Dans
ce pays ravagé par plusieurs décennies de guerre
de grands travaux de rénovations sont entrepris.
Sur la carte, le Vietnam ressemble à un dragon avec
la bouche grande ouverte. Ce pays réunit sous le même
drapeau le Nord et le Sud. Ces deux parties sont totalement différentes
en tout point. Les gens sont d'une gentillesse extrême
et reconnaissants lorsqu'on leurs achète quelque chose.
Ils cherchent également le contact avec les intrigants
étrangers en posant des fois des questions telles que
" Quel âge avez vous ? Etes-vous marié et avez-vous
des enfants ? ". Cette méthode peut nous paraître
au premier abord un peu direct. J'ai aussi sympathisé
avec une petite fille adorable de 5 ans prénommée
Hiên.
Ayant colonisé le pays pratiquement un siècle
durant (jusqu'en 1954), les Français ont marqué
ce pays par leur empreinte avec l'introduction des fameuses baguettes
de pain que j'ai trouvées sur tous les marchés
et les tables des restaurants. Ces pains longilignes sont ici
légèrement moins salés et plus courts qu'en
Occident. Certaines personnes âgées parlent le français
alors que les jeunes apprennent l'anglais. Le thé vert
est la boisson nationale. Le Vietnam n'est pas un pays d'élevage,
c'est pourquoi la viande est souvent très cher à
l'exception du porc et du poulet. Comme les rivières procurent
en abondance du poisson et crustacés, c'est donc cela
qui est servi avec des nouilles dans les restaurants.
Le séjour a débuté dans le Nord et j'ai
longé la côte pour arriver dans le Sud de ce pays
fantastique. J'ai visité entre autres les villes suivantes
:
Hanoi : ville assez pauvre où le communisme,
qui n'est plus de rigueur, reste toujours ancré dans les
murs. Ma première impression de cette ville fut
avec une balade en cyclo-pousse. Dans les rues en permanence
animées de la vieille ville, les voitures ne parviennent
pratiquement pas à se frayer un passage. La chaussée
est envahie par des vélos et les motos. Il n'est en outre
pas rare de voir une famille entière de cinq personnes
sur une seule moto. Chacune des 36 ruelles de la vieille ville
est occupée par un corps de métier différent.
Il y a ainsi la rue des vanniers, celle des poissonniers, celle
des menuisiers, celle des chapeliers. Sans oublier la rue des
échelles de bambou et celle des médecines naturelles.
Partout le commerce et le marchandage ont pignon sur rue. Lorsqu'on
lève la tête, que de fils électriques dans
les airs ! J'ai visité le temple de la Littérature,
la pagode au pilier unique et l'imposant mausolée d'Ho
Chi Minh qui y est embaumé. J'ai assisté au spectacle
des marionnettes aquatique, un art unique au monde. Avec une
pièce d'eau pour scène, des marionnettes en bois,
un orchestre à l'arrière-plan. Des manipulateurs
immergés jusqu'à la taille font bougés leurs
statues sur ou sous la surface de l'eau, tout en étant
cachés derrière un rideau de toile.
Baie d'Halong : C'est par une longue promenade en bateau
dans les paysages les plus spectaculaires du pays que j'ai découvert
ce site féerique. Plus de 3'000 cônes calcaires
émergent de la mer et constituent un cadre surprenant
et bizarroïde. Ce fut pour moi une expérience inoubliable
même si le brouillard régnait.
Danang et Hoi An : jolies villes situées au
centre du pays. Danang est la quatrième ville du pays.
J'ai visité son marché, son temple et une école
où les élèves sont entassés dans
un espace réduit. Le vif intérêt que les
touristes ont pour Hoi An est le vieux pont couvert japonais
construit en 1593 par la communauté nippone pour relier
son quartier à celui des chinois.
Hué : ancienne cité impériale
blottie au bord de la rivière des Parfums sur laquelle
j'ai fait une croisière et visité le Palais Impérial.
Seule, je me suis rendue au marché couvert. Ce fut une
excellente expérience car j'ai beaucoup parlé et
côtoyé les charmants indigènes. Ensuite balade
à travers la ville avec un cyclo-pousse et j'en ai profité
pour acheter une jolie cage à oiseaux pour seulement US$
1.-
Ho Chi Minh-Ville : nouveau nom pour Saïgon, métropole
économique et florissante du pays. C'est aussi une ville
dangereuse où la criminalité règne car dans
cette localité la richesse est montrée au grand
jour avec de somptueux bâtiments bancaires, des bijouteries
etc. J'ai également pris un cyclo-pousse pour visiter
la ville ainsi que le musée de la guerre où j'ai
pu voir toutes les atrocités commises par l'hommes durant
ce conflit. J'ai vu également le quartier chinois de Cholon,
la pagode Thien Giang, l'église française Notre
Dame et le musée national.
Delta du Mékong : c'est à My Tho que
j'ai exploré, en partie en bateau et en barque, les paisibles
canaux et le delta. Très belle excursion parmi la végétation
tropicale et les charmants paysages. J'ai visité l'île
Thoi Son. Le Mékong irrigue une surface de quatre millions
d'hectares.
Tunnels Cu-Chi : situées au nord-ouest de Saïgon,
ces galeries souterraines étaient un refuge des Viêt-công.
Les guérillas les utilisaient comme logements et entrepôts,
comme hôpital et voies d'évasion. Vu l'extrême
étroitesse des galeries, ces dernières ont été
récemment élargies pour permettre également
aux visiteurs de se faire une idée de l'atmosphère
souterraine ambiante. Comme je suis assez grande, j'ai préféré
de ne pas faire cette excursion, ce qui a été fort
dommage
Voici quelques mots utiles en vietnamien :
Bonjour : Xin châo
Aurevoir : Tam biet
Svp : Xin ong (h) xin bà (f)
Bien merci : tôi khoe, cám on
Je m'appelle : ten toi là
Je ne comprends pas : toi khong hieu
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| Singapour |
|
Depuis le Vietnam, au lieu de rentrer directement en Suisse,
j'ai pris l'avion et j'en ai profité de faire une escale
de 3 jours dans cette ville-état en janvier 1999.
Située en Asie du sud-est, la République de
Singapour est un état-cité relié à
la Malaisie par une digue longue de 1,1 kilomètre sur
laquelle ont été aménagées une route
et une voie ferrée. La république de Singapour
est formée de l'île principale : Singapour et de
55 îles plus petites. Le nom de Singapour vient de Singa
Pura, qui signifie " la ville du lion " en sanskrit.
Le lion (merlion) est également l'emblème de la
ville. Singapour est une métropole moderne, prospère
et très propre. Il reste également quelques beaux
édifices plus anciens, comme l'hôtel Raffles, le
plus luxueux de la ville. Son nom vient de Sir Stamford Raffles
qui acheta l'île au Sultan de Johor en 1819. Quelques quartiers,
dont Little India et Chinatown, ont conservé leur aspect
ancien et coloré. Le climat est chaud et humide, sans
saison sèche ni mousson bien marquées. A Singapour,
il y a de nombreuses plantes uniques, dont 50 espèces
d'orchidées des mangroves.
La population de Singapour se compose de trois principaux
groupes ethniques : les Chinois 76 % , les Malais 15 % et les
Indiens 6 %. Les relations entre ces différents groupes
sont bonnes. Les premiers Indiens à s'être installés
à Singapour étaient originaires du Sud de l'Inde.
Little India, le quartier de la vieille ville où s'installèrent
les Indiens, est encore le paradis du curry, des temples et des
magasins de tissus chatoyants. Un fois par an, les Chinois de
Singapour célèbrent le festival du fantôme
affamé.
Tout est presque parfait : les bâtiments sont beaux
et bien entretenus, les moyens de transports sont conditionnés
et impeccables, compte à rebours du feu vert pour traverser
la route, rues bien éclairées
Singapour est
aussi le paradis scintillant pour le shopping, ses parcs d'orchidées
et sa verdure. Les jolis quartiers de la ville valent le détour
comme : Boat Quay, China Town et Orchard Road (célèbre
artère commerciale). Pas très loin, se trouve le
2ème plus haut bâtiment du monde avec ses 73 étages
après les tours jumelles de Malaisie. Je me suis aussi
rendue sur l'île de Sentosa qui abrite un super parc à
thème avec l'emblème du merlion et un monorail
aérien.
Singapour est une puissance économique prospère,
disposant d'une main-d'uvre qualifiée et disciplinée,
d'infrastructures irréprochables, d'une grande stabilité
politique et d'esprit d'initiative. Depuis son indépendance,
la situation économique y est stable et florissante. Les
autres secteurs de pointe sont le commerce, le secteur bancaire,
le tourisme, la construction navale, l'industrie pharmaceutique,
les télécommunications et le raffinage du pétrole.
La particularité de Singapour, devenu indépendante
en 1965 réside également dans les transports. Ainsi,
s'aventurer dans la mégapole en voiture est quasi mission
impossible. Entre les taxes d'accès des plus dissuasives
et les sévères restrictions de parcage, l'automobiliste
même le plus entêté finira par capituler avant
d'avoir achevé son parcours du combattant. Ici, les transports
publics font la loi et les métros sont rois. Le métro
sur la ligne Nord-Est est automatique. Il a été
mis en service en juin 2003. D'une longueur de 20 kilomètres,
il relie la zone portuaire de Harbort Front à Punggol,
au nord-est de l'île. Le parcours est jalonné de
16 stations parfois distantes l'une de l'autre de plus d'un kilomètre.
Vingt-six trains circulent sur cette ligne à un intervalle
pouvant descendre jusqu'à 90 secondes en périodes
d'affluence. Chaque train est formé de 6 voitures, soit
au total une capacité de 2'000 personnes. Sa vitesse maximale
est de 80 km/h.
La sécurité sur les quais du métro est avant-gardiste.
Il y a des portes de quai en verre. Elle séparent pour
la sécurité, la personne du métro en marche.
L'automatisme du métro assure la fermeture des portes
et le départ du train. Dans ce cas, les portes de qui
protègent le passager. Dans d'autres pays, comme à
Paris, le conducteur reste présent pour assurer la fermeture
des portes et le départ du trin. C'est peut-être
pourquoi il n'y a encore jamais eu d'accidents de personnes sur
la ligne de métro automatique.
Singapour est également la ville des amandes et elles
sont très élevées :
- Interdiction de nourrir les oiseaux : SG$ 1'000.- ( Frs
suisse 1'000.-)
- Interdiction de fumer : SG$ 1'000.-
- Interdiction d'uriner (sauf au WC) : SG$ 1'000.-
- Interdiction de jeter des déchets au sol : SG$ 1'000.-
- Interdiction de cracher : SG$ 500.- ( Frs suisse 500.-)
- Interdiction de gaspiller l'eau : SG$ 500.-
- Interdiction de mâcher du chewing gum : SG$ 500.-
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| Israël |
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Circuit des 4 mers effectué du 31 octobre au
7 novembre 1999 avec Françoise. Dès qu'il s'agit
de se rendre en Israël, qui se prétendrait blasé
? Ecrire que ce tout petit pays suscite de fortes réactions
chez les athées, les chrétiens, les juifs ou les
musulmans, revient à constater une évidence. Ce
charmant pays peu verdoyant est assez désertique. La plaine
côtière regroupe plus des deux tiers de sa population
totale. L'Hébreu, la langue de la Bible redevenue vivante
et l'Arabe sont les langues officielles du pays. Israël,
qu'on dit riche et moderne m'a parue à la 1ère
impression assez pauvre et retardé par le progrès.
Le climat fut agréable à cette période (env.
C° 27 degrés).
La cuisine israélienne n'a rien de spéciale.
Les Israéliens continuent à conserver des habitudes
alimentaires qui reflètent la diversité de leurs
origines, malgré des lois diététiques qui
imposent une nourriture kasher. Pour la " kashérisation
", voici les exigences de base à respecter : pas
de porc, pas de fruits de mer, interdiction suivant la bible
de " manger l'agneau dans le lait de sa mère ",
pas de produits laitiers (lait, beurre, fromage
). Les desserts
sont en général très sucrés puisque
ils sont d'inspiration turque ; par exemple la baklava, pâtisserie
au miel et aux noix.
Beaucoup d'Israéliens habitent en collectivité
dans des kibboutz dispersés dans le pays. Ce sont des
exploitations coopératives d'agriculture et d'industries
légères, d'inspiration largement socialiste, apparues
en 1910. Le salaire, le travail, le nettoyage et le repas sont
partagés en commun au sein du kibboutz.
Le Yom Kippour est le jour le plus saint du calendrier
hébraïque ; il s'agit du grand pardon. La Torah
regroupe les cinq premiers livres de l'Ancien Testament. Le Talmud
est le document dans lequel on trouve les commentaires très
élaborés de la loi judaïque, collationnés
au Ve et au VIe siècle de l'ère actuelle. Le mezouzah
est un petit étui placé à la porte des maisons
et des bureaux juifs contenant des versets écrits sur
un rouleau miniatures. Le shabbat est le quatrième
commandement de Dieu dans la Torah. Il dit : " Six jours
tu travailleras et tu feras tout ton labeur, mais le septième
jour est shabbat pour l'Eternel ton Dieu : tu ne feras aucun
travail ". Il commence le vendredi soir, au coucher du soleil
et finit le samedi soir. Durant ce temps il est interdit de travailler,
d'utiliser l'électricité, de toucher de l'argent.
Durant ce magnifique séjour j'ai traversé les
endroits suivants :
Désert du Néguev : depuis Tel Aviv, je
l'ai traversé jusque dans le Sud du pays. Le désert
couvre 60 % du pays. Le paysage est très varié
avec des cratères et des montagnes aux couleurs spéciales
tirant sur le rouge dans la région d'Eilat. J'ai pris
le repas de midi dans le désert, assise par terre dans
une tente de bédouins.
Eilat : station balnéaire célèbre
en plein désert située au bord de la Mer Rouge.
Visite de l'observatoire sous-marin qui abrite de beaux poissons
multicolores. Dans le désert, des Bédouins mènent
encore la vie des anciens nomades avec leurs tentes en poils.
Mer Rouge : elle est le paradis des plongeurs par la
beauté des coraux et par les beaux poissons multicolores.
Mer Morte : masse d'eau la plus salée de la
terre ne renfermant aucune vie. Elle est située dans une
dépression à 390 mètres au-dessous du niveau
de la mer. Une petite baignade en vaut vraiment l'expérience.
J'y ai flotté sans le moindre effort même dans la
position assise. Cela est dû à la forte densité
de sel et de minéraux (30 %). Mais attention, il ne faut
surtout pas boire la tasse ou recevoir de l'eau dans les yeux
car ça ne pardonne pas. Le bain ne doit pas également
dépasser 15 minutes.
Massada : montée en téléphérique
pour visiter la forteresse et son site en ruines des Zélotes.
Elle a été construite sur un plateau entouré
de falaises, dans le désert de Judée. Autrefois,
Massada était une vraie citadelle royale pourvue de deux
palais, d'une synagogue, de villas, d'entrepôts, de bains
publics, d'une piscine et de citernes.
Jérusalem : ville sainte, centre spirituel et
aussi capitale de l'État. Jérusalem ne ressemble
à rien aux autres villes du pays. Elle a su garder le
cachet d'autrefois avec ses maisons en cubes beiges. Ce fut la
ville que j'ai le plus aimée de tout mon circuit. A l'intérieur
des remparts (percés de huit portes) de la vieille ville
se trouvent les ruelles étroites bordées d'échoppes
d'artisans, le chemin de croix, l'église de la Dormition,
le célèbre Mur des Lamentations où les hommes
et les femmes lisant la torah séparément, l'Esplanade
du Temple, le Saint-Sépulcre où se trouve le tombeau
du Christ et l'éblouissant dôme du Rocher. A l'extérieur
des murs, je me suis rendue sur le mont des Oliviers d'où
j'ai eu une vue panoramique splendide sur Jérusalem et
le désert de Judée. Ensuite descente sur le jardin
de Gethsémani.
- Dôme du Rocher : lieu sacré qui consiste en
une superbe mosquée octogonale édifiée sur
la colline du Temple en 691. Son Dôme est doré,
l'extérieur tout comme l'intérieur de l'édifice
est en marbre et en carreaux bleus, blancs et jaune sur lesquels
se mêlent des versets coraniques, motifs floraux et arabesques.
- Mur des Lamentations : les gens prient suivant leurs traditions.
Pour s'approcher, les messieurs doivent porter la kipah, seules
les dames ont accès au secteur qui leur est réservé.
La coutume veut qu'on glisse une prière écrite
entre les énormes blocs de pierres.
Bethléem : petite ville en territoire palestinien
dans laquelle le Christ est né. J'ai visité la
crèche de Jésus et c'est, si j'ose dire, une loupée
totale. Rien ne ressemble à une étable. Comme la
ville n'a pas encore l'infrastructure adéquate pour recevoir
autant de touristes cela cause quelques désagréments
pour tout le monde. Egalement, visite du tombeau de Rachel.
Nazareth : pour les chrétiens, c'est le lieu
de l'Annonciation et de l'enfance de Jésus. J'ai visité
la basilique de l'Annonciation dans laquelle se trouvent encore
les ruines de la maison de Marie. Cette église moderne
signale le lieu où l'ange Gabriel annonça à
Marie qu'elle enfanterait le fils de Dieu.
Haïfa : jolie ville de style européen possédant
de très beaux jardins persans qui dominent la cité.
J'ai joui d'une vue splendide sur la baie, le port et la mer.
Tel-Aviv : plus d'un million de personnes y habitent.
C'est là que prend fin mon séjour en Israël.
Cette ville manque de beauté mais possède de superbes
plages et un beau quai longeant la mer, jalonné d'hôtels.
Jaffa : collée à Tel-Aviv, c'est l'une
des plus veilles villes du monde avec ses maisons aux façades
anciennes et ses galeries de peinture. Ce port qui a perdu son
attrait commercial passe pour l'un des plus anciens de Méditerranée.
Voici quelques mots utiles en hébreu :
Bonjour (matin) : bóker tov / Pardon
: slikhá / Oui-non : ken-lo
bonjour (ap-midi) : erev tov / Svp : bevadashá
/ Merci : todá
Bonsoir : layla tov / Cher : yakar jdkfjkajfk /
Bon marché : zol
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| Iran |
|
Le 24 octobre 2002, à 3 heures du matin, me voilà
en Iran pour un circuit de 9 jours à travers le pays.
Bien sûr, cest une destination qui inquiète
encore un peu. Son passé récent est suffisamment
sulfureux pour motiver quelques craintes à son égard
: la révolution islamique de 1979, la terrible guerre
contre lIrak, limage récurrente du mollah
barbu et de la femme en tchador, le livre de Betty Mamoudhi «Jamais
sans ma fille » ont profondément gâché
limage de ce pays. En tout état de cause, entreprendre
un voyage en Iran aujourdhui permet de mettre de côté
ces fausses idées et de découvrir un magnifique
pays, au patrimoine historique inestimable aux somptueux paysages
et dapprocher le peuple iranien dont la réputation
dhospitalité et de cordialité est tout à
fait justifiée. La langue nationale de lIran est
le farci (parfois appelé persan), même si ce nest
la langue maternelle que de la moitié de la population.
Le code vestimentaire en vigueur de ce pays est des plus stricts.
La majorité des femmes iraniennes portent le chador noir
(qui signifie tente) dès 7 ans. Moi-même en tant
que touriste jai dû porter une tenue longue et large
ainsi quun foulard qui devait dissimuler mes cheveux. Dans
dautres situations encore jai pu mapercevoir
que la femme iranienne est mise à lécart
des hommes. Dans les autobus, par exemple, les dames doivent
sassoire au fond de lautobus même si elles
sont accompagnées de leur mari
En me promenant dans les vieilles villes du pays jai
observé attentivement les portes : la plupart possèdent
deux marteaux : lun rond et large, lautre long et
fin. Produisant deux sons différents, ils permettaient
de savoir de lintérieur si le visiteur était
un homme ou une femme, indispensable dans une société
où les femmes devaient rester à lécart
de la compagnie des hommes.
Le niveau de vie pour un européen est bon marché
: 1 kg carottes coûte 200 rials (4 ct) ; 1 kg poulet :
10'000 rials (Fr. 2.-) ; 1 kg riz 500 rials (10 ct) ; eau minérale
1,5 l. 2'000 rials (40 ct) ; 1 kg viande 25'000 rials env. (Fr.
5.- env.) ; 1 l. essence 450 rials (9 ct).
Dans les restaurants, jai vraiment bien mangé.
Un des plats principaux est le kebab (poulet ou agneau) cuit
au charbon de bois garni de riz et dune tomate grillée.
Jai pris trois vols interne avec Iran Air. Sinon jai
voyagé en car en traversant beaucoup de nature désertique
aux jolis paysages où se trouvent quelques caravansérails.
Les Iraniens conduisent nimporte comment : priorités,
clignotants, rétroviseurs sont des concepts non acquis
pour les Iraniens. Les passages piétons et les feus tricolores,
lorsquils existent, semblent plutôt décoratifs.
Comme les automobiles ne respectent pas les piétons, ceux-ci
traversent les chaussées comme ils peuvent en effleurant
les voitures dans le meilleur des cas.
Téhéran : ce fut mon premier contact
avec lIran. Ville située à 1'500 m au pied
du Damavand, Téhéran ma permis de passer
en douceur du monde occidental au monde oriental. Hélas,
il ne subsiste plus grand-chose doriental à Téhéran.
La pollution, la surpopulation (14 millions dhabitants),
lurbanisation anarchique et les 380 km dautoroute
ont transformé la capitale (depuis 1794) iranienne en
une mégapole peu séduisante. Jai visité
le musée national qui retrace toutes les périodes
de lhistoire de la Perse, puis le musée des tapis.
Kerman : ville située à 1'750 m au bord
du désert Lut, jai visité un cimetière,
la mosquée du vendredi (Jameh) à la décoration
en carreaux de faïence dun bleu chatoyant où
lentrée du fond débouche directement sur
le bazar traditionnel que jai aussi parcouru.
Mahan : visite du jardin royal de Shahzadeh avec ses
jets deau situé en plein désert et du mausolée
du Shah Nematollah Vali.
Bam : ville moitié vivante, moitié fantôme,
édifiée au XIVe siècle mais remarquablement
restaurée. Cet endroit imposant en plein milieu du désert
mesure 300 m de long sur 200 m de large. Une partie est construite
en terre cuite et lautre en briques. Un mur denceinte
crénelé long de 3 km et supportant 12 tours de
garde entoure les lieux. Juste après être entrée
par la porte principale, un escalier très raide mamena
sur les remparts où jai pu admirer un panorama époustouflant
surplombant la ville et sa citadelle. Jaurai cru voir une
ville bâtie de pâtés de sable.
Yazd : je suis entrée dans la terre dorigine
des zoroastriens dont le culte sest maintenu au delà
des siècles et qui est encore pratiqué par une
partie de la population. Visite de la ville et de sa vieille
ville à larchitecture pittoresque construite de
glaise. Jai visité la mosquée du Vendredi
(Jameh), décorée de merveilleuses faïences
et mosaïques, flanquée de deux magnifiques minarets.
Jai admiré aussi lEnsemble Amir Chakhamaq
: étonnante façade à trois étages
et juste à sa droite se trouve le grand palm nakhl en
bois : sarcophage en bois utilisé pour les commémorations
chiites. Je me suis rendue au temple du Feu où lon
vénère une flamme sacrée allumée
il y a plus de 1'500 ans. Visite des tours du Silence qui se
dressent sur deux collines, où les zoroastriens pratiquaient
encore récemment des cérémonies dinhumation
étonnantes.
Ispahan : se fut létape la plus attachante
de mon voyage. Joyau de lancienne Perse, cest lune
des plus belles villes (1'590 m) du monde islamique inscrite
sur la liste du patrimoine mondial de lUNESCO en raison
de ses nombreux trésors architecturaux. Chargée
dhistoire, Ispahan est avec ses 169 mosquées, la
ville de faïence. Selon un proverbe perse : « Ispahan
est la moitié du monde », ce qui laisse deviner
la beauté de cette ville.
La place Imam Khomeini rassemble quelques-uns des monuments
les plus majestueux du monde islamique. Crée en 1612,
cette immense place de 500 m est entourée de la magnifique
mosquée de lImam, du charmant palais Ali Qapu et
de lélégante mosquée de Sheikh Lotfollah.
- Mosquée de lImam : elle est lune des
plus belles au monde : ses ornements décoratifs aux mosaïques
si finement travaillées démail bleu et son
architecture séfévide aux proportions parfaites
créent un monument étonnant, entièrement
né de limagination de Shah Abbas 1er. La décoration
intérieure est si somptueuse quil mest impossible
de la décrire. Sa construction commença en 1612
et fut terminée en 1638.
- Palais Ali Qapu : ce palais original de six étages
(XVIIe siècle) devait servir à lorigine de
porte menant aux palais royaux. Il se transforma ensuite en résidence
officielle où les monarques recevaient notables et ambassadeurs.
Il prévaut par sa terrasse surélevée et
ses 18 colonnes qui offrent une magnifique perspective sur la
place et la mosquée de lImam. A létage,
jai découvert le superbe salon de musique : son
plafond sagrémente de moulures en forme de vases,
ce qui crée une impression saisissante et améliore
aussi lacoustique.
- Mosquée de Sheikh Lotfollah : cette mosquée
présente loriginalité de ne posséder
ni minaret ni patio. Jai observé à loisir
la complexité des mosaïques dune beauté
et dune finesse sans pareil des murs et du plafond. Les
motifs du plafond sont disposés de façon à
attirer l½il jusquau centre. Le mihrab, lun
des plus beaux dIran, comprend une niche placée
plus haut que dhabitude et ornée de mosaïques,
de moulures et dune composition calligraphiée indiquant
le nom de larchitecte.
A Ispahan, onze ponts enjambent le Zayandeh : cinq
anciens et six récents. Jai flâner sur les
berges du fleuve pour mieux les admirer et à la tombée
de la nuit ils silluminent. Les plus somptueux dentres
eux sont :
- Pont Si-o-Seh : long de 160 m, édifié en 1602,
ce pont se nomme aussi « pont aux 33 arches » et
aucun véhicule nest autorisé à lemprunter.
Le soir venu, comme je me baladais tranquillement sur le pont,
un jeune iranien ma invitée dans une maison de thé
blottie en contrebas du pont. Lendroit était vraiment
typique et les gens fumaient la pipe à eau.
- Pont khaju : édifié par Shah Aabbas II en
1650, cest le pont le plus beau et le plus célèbre
dIspahan avec ses 24 arches et ses 132 m de long. Pont-barrage
servant à réguler le cours du fleuve, il alimente
les cultures de la ville. Il est décoré avec des
stucs, des mosaïques et des arcades. Le pavillon construit
au centre était réservé à lépoque
pour le chah.
Chiraz : ville raffinée du Sud Ouest, elle fut
à plusieurs reprises capitale de lIran. Chiraz fut
la ville de la poésie, des roses, des rossignols et du
vin. Jai visité la mosquée Nasir-ol-Molk
avec ses carreaux de faïences où cest la couleur
rose qui domine. Ils sont décorés principalement
avec les dessins de fleurs, doiseaux et de papillons. Ensuite
je me suis promenée dans le bazar du Régent «
Vakil », bu un verre dun ancien hammam transformé
en salon de thé. La ville moderne conserve néanmoins
les vestiges de ce passé glorieux en abritant les tombeaux
de Hafez et de Saadi.
Persépolis : capitale royale de Darius fondée
en 518 av. J.-C. la superbe ancienne capitale achéménide,
compte parmi les plus grandioses cités archéologiques
du monde. La ville a été construite 50 ans avant
lAcropolis à Athènes. Le Palais, dont la
construction a duré plus de 100 ans, était conçu
pour célébrer des festivités, comme le Nouvel
An iranien (21 mars). A cette occasion le roi recevait ses dignitaires,
ses vassaux et les ambassadeurs étrangers. Sur tous les
murs de Persépolis se trouvent des bas-reliefs célébrant
cette fête grandiose.
|
| Sri Lanka |
|
A la première pensée, Sri Lanka évoque
une véritable palette de verts, du vert émeraude
des palmes de cocotier et de la jungle aux nuances lumineuses
des théiers en passant par le vert tendre des jeunes pousses
de riz. A y regarder de plus près, ce petit Etat insulaire
se révèle encore bien plus riche en couleurs, sans
même parler des paysages, de sa culture et de ses habitants.
Le Sri Lanka a obtenu son indépendance en 1972. Lîle
appelée autrefois « Ceylan » a une superficie
de 65'610 km2 pour une population de 20 millions dhabitants.
Son climat est tropical et il connaît deux moussons par
an : de mai à septembre au sud-ouest, de novembre à
janvier sur la côte est. La température est de 29
degrés durant toute lannée : chaude sur le
littoral, plus fraîche à lintérieur
en région montagneuse. Les Cingalais, de religion bouddhiste,
constituent 70 % de la population. Les Tamouls, quant à
eux, pratiquent lhindouisme. Les autres religions minoritaires
sont le christianisme et lislam.
Cest ce samedi, 4 janvier 2003, à 3h30 du matin,
que je me retrouve sur territoire sri lankais. La chaleur était
déjà au rendez-vous ! Malgré la fatigue
des 10 heures de vol me voilà déjà prête
pour parcourir ce pays !
Polonnaruwa : capitale de lîle au XIIème
siècle. Jai visité son musée archéologique
et ensuite balade sous la pluie à travers la citadelle
où se dresse un vaste complexe de palais et de temples
plus ou moins bien conservés. Pas très loin, jai
admiré 4 Bouddhas géants de Gal Vihara. Ils sont
taillés dans un seul et même rocher de granit. Les
deux 1er Bouddhas sont assis, le 3ème debout et le 4ème,
dune longueur de 14 m est couché, il est en train
de quitté la sphère terrestre.
Sigiriya : se trouve le « rocher du Lion »,
un gigantesque rocher de granit enforme de cube qui culmine à
200 m au-dessus de la jungle. Sa position dominante et ses murailles
à pic en font une citadelle naturelle. Lascension
fut assez pénible car il faut grimper 1'200 marches !
Je me suis arrêtée à mi-chemin à la
terrasse du Lion où il nen reste plus que 2 pattes
du lion de part et dautre de lescalier daccès.
Dambulla : après mêtre déchaussée,
je visite les 5 grottes creusées dans un immense rocher
de 160 m de haut. La 1ère abrite un Bouddha couché
de 14 m sculpté dans la roche. Mais le plus beau ma
attendue dans la 2ème qui comprend de nombreuses statues
de dieux hindous, un Bouddha couché de 14 m ainsi que
des fresques (XVe au XVIIIe siècle) peintes avec des couleurs
naturelles sur toute la surface du plafond. Un pure enchantement
des sens !
Kandy : durant le trajet à travers la forêt
vierge, jai fait une halte dans un jardin dépices
près de Matale. A Kandy, jai assisté à
un spectacle de danses et ensuite visite à pieds nus du
« Temple de la Dent » construit à côté
dun lac. La dent à question est celle du Bouddha.
Elle est sans doute la relique la plus sanctifiée du pays.
Le lendemain, toujours sous la pluie, je visite le vaste et merveilleux
jardin botanique ainsi quun orphelinat déléphants
à Pinnawela. Jai beaucoup apprécié
car ce fut pour moi loccasion de pouvoir observer ces animaux
que jaime tant de tout près.
Nuwara Eliya : ce lieu marque le terme dune route
vertigineuse et sinueuse de près de 80 km au sud de Kandy
mais également la journée la plus intéressante
de ce voyage. Sur ce haut plateau laltitude est presque
de 2'000 m et le décors est splendide. Cest aussi
ici que poussent les meilleures sorte de thés de lîle.
Le thé pousse en pente et demande du soleil. Les buissons
sont petits et soignés mais sils étaient
laissés à eux-mêmes ils atteindraient 12
m de haut. Les cueilleuses sont principalement tamoules. Les
paniers pleins de feuilles vertes sont ensuite amenés
aux fabriques où commence le processus de préparation
du thé.
Colombo : capitale du Sri Lanka mais aussi la plus
grande ville de lîle. Avec 700'000 habitants, cest
aujourdhui une métropole moderne. Malheureusement
la ville est très polluée et encombrée à
cause de son grand trafic automobiles.
Beruwela : après 6 jours de circuit je maccorde
enfin 1 semaine de vacances balnéaires dans lélégant
hôtel 5* « Eden ». Comme le nom lindique
déjà, les architectes ont été inspirés
par le jardin dEden. Cet hôtel possède une
belle piscine; il se niche dans un vaste jardin tropical, sur
la plage de sable blanc sans fin de Beruwela, bordée de
palmiers.
Les deux langues nationales sont le cinghalais et le tamoul.
Langlais est largement parlé. Voici quelques mots
bien utiles en :
Cinghalais : kohomadha = Comment allez-vous
Ou/Naa = Oui/non
Tamoul : Vanakkam = Bonjour Aamaa/Illa =
Oui/non
LAyurvéda est la plus vieille médecine
du monde, née in Inde il y a plus de 3000 ans et pratiquée
par les grands rishis ou voyants de lInde. En sanscrit,
Ayurvéda veut dire : Ayu = vie et Veda = science ou connaissance,
littéralement science de la vie. LAyurvéda
est destinée à prolonger la vie, dans un corps
sain et un esprit sain. Lautre but est de vivre en parfaite
harmonie avec la nature. LAyurvéda consiste à
retrouver la santé, à stimuler vos défenses
immunitaires et forces naturelles de guérison. Ses cures
proposent plusieurs méthodes de traitement telles que
: méditation, massage, bains curatifs à base dherbes
ou de fleurs
L'état général des routes est assez mauvais.
Une vigilance accrue est de mise surtout durant et après
de fortes pluies. Le comportement au volant très téméraire
de nombreux conducteurs (surtout des chauffeurs des bus interurbains)
augmente les risques d'accident. Cest un peu la loi du
plus fort qui triomphe ! Durant la 1ère demi-journée
dans ce pays, jai déjà vu 4 graves accidents
de la route.
Le riz et le curry figurent en-tête dans lalimentation
sri-lankaise. Il sy ajoute un vaste étalage de fruits
savoureux comme les petites bananes, ananas, mangues, pastèques
Les gens du pays sont sympathiques et apprécient de
communiquer avec les touristes surtout lorsquon est une
femme célibataire ! Les tous premiers mots des hommes
indigènes qui mabordaient étaient : «
bonjour, tu es mariée ? ». Ils croient quen
épousant une Européenne, ils pourront avoir la
belle vie et voir largent couler à flots en Europe
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