Asie

Page d'accueil

 Livre Sommaire

 Livre Europe

 Livre Asie

 Livre Afrique

 Livre USA

 Albums photos

 Livre d'or divers_infos

Diplômes 

SOMMAIRE
 

Thaïlande

Chine

Inde

Turquie

Vietnam

Singapour

Israël

Iran

Sri Lanka
 

Thaïlande

Située au cœur de l'Asie du Sud-Est, la Thaïlande est un pays d'une grande beauté naturelle et d'un charme culturel inégalable. C'est aussi une terre de contrastes qui présente des régions sauvages avec des montagnes escarpées, d'immenses plaines cultivées, des forêts denses et humides, pour son littoral magnifique, ses mers chaudes et transparentes et, au large, ses îles bordées de récifs coralliens, dotés d'une vie marine très riche. La Thaïlande est le troisième pays d'Asie du Sud-Est, après l'Indonésie et le Myanmar. A vol d'oiseau, elle mesure près de 1650 km du nord au sud et 800 km d'est en ouest. Ses voisins sont le Myanmar, le Laos, le Cambodge et la Malaisie. Sur la mappemonde, la Thaïlande ressemble à une tête d'éléphant.

Je me suis inscrite à ce superbe circuit culturel de 9 jours en novembre 1996. Ce magnifique pays est condensé de tout l'exotisme et du charme de l'Extrême-Orient. Il rassemble une gamme unique d'attractions : marchés pittoresques, villages sur pilotis où chaque cabane possède son électricité et sa télévision, parcs nationaux et réserves d'éléphants.

Au niveau économique, la Thaïlande est sur le point de rejoindre les " tigres " de la région. Ces géants industriels qui sont Taiwan, Hong Kong, Singapour et la Corée. Bien que le travail de la terre occupe encore 60 % de la population avec une production de lus de 22 millions de tonnes de riz, la Thaïlande est aussi le premier exportateur mondial d'ananas en conserve.

Des bouddhas plus ou moins gigantesques ont été érigés dans tous le pays. Bien que le bouddhisme soit davantage une philosophie qu'une religion, de nombreux Thaïlandais prient chaque jour devant une représentation du Bouddha. Jusqu'à maintenant, les enseignements de ce dernier sur l'écologie ont peu d'influence. En effet, si certains temples encouragent la protection de la nature, d'autres agissent en sens inverse en autorisant la vente d'oiseaux en cage, que l'on relâche ensuite pour faire une action méritoire.

Partout en Thaïlande, les représentations du Bouddha obéissent à des règles strictes édictées au IIIe siècle. Les quatre postures de base, trois sont associées aux activités quotidiennes du Bouddha, la dernière à ses ultimes instants sur terre. A partir de ses postures, les positions des mains et des pieds évoquent au travers d'attitudes des thèmes majeurs du bouddhisme. Le pouce et l'index forment un cercle qui symbolise la pérennité de la vie et la loi du karma. La médiation montre le Bouddha assis en lotus, main droite posée sur la gauche, paumes tournées vers le ciel. La médiation, main droite levée, symbolise l'offre du Bouddha de protéger ses disciples de la peur. Les étangs ornementales sont souvent couvert de feuilles de lotus.

Les rituels de base du Bouddhisme : Le bouddhisme est profondément enraciné dans la culture thaïlandaise puisque 90 % de la population pratique cette religion. Il est courant de rencontrer dès le petit matin des moines bouddhistes revêtus de leur robe jaune safran, marchant les uns derrière les autres, un bol à la main et mendiant un peu de nourriture ou d'argent. Pour les Thaïlandais, ces moines permettent aux gens qui leur font l'aumône de se montrer méritants.

Les croyants cherchent à acquérir des mérites car leur vie, présente ou future, est déterminée par les retombées de leurs actes. Devenir moine ou parrainer d'un moine est ainsi une bonne action. Parmi le rituel des moines figurent la prière mais aussi la quête de nourriture qui s'effectue peu après l'aube. Donner aux moines permet d'acquérir des mérite et de pratiquer la générosité. Au temple, les rituels consistent à offrir de boutons de lotus au Bouddha, dorer les images du Bouddha, allumer des bâtonnets d'encens et écouter les psalmodies des moines.

Les fines fumerolles d'encens, qui s'échappent ça et là des maisons des esprits alignés sur le bord de la route, vont se perdre en volutes parfumées dans les relents de gazoil.

Loy Krathong : fête très ancienne donnée en l'honneur des esprits de l'eau à laquelle j'ai eu la chance d'y assister. Ce jour-là, les Thaïlandais fabriquent et décorent de petites embarcations en feuilles de bananier ou à l'aide de matériaux variés. Ils les ornent ensuite d'une bougie, d'un bâton d'encens et d'une pièce de monnaie. Cette fête se déroule à la pleine lune de novembre et marque la fin de la saison des pluies et la principale récolte de riz.

Pour un pays dont l'histoire est associée aux éléphants, comme combattants, comme participants aux cérémonies ou comme transporteurs de troncs d'arbres, la Thaïlande a mis du temps à faire appel à leur services pour le tourisme. Pourtant ces animaux ne polluent pas et ne font pas de bruit, ils n'ont pas besoin de routes goudronnées et les gens ne perturbent pas l'environnement lorsqu'ils se promènent sur leur dos.

Je n'ai jamais commandé mes plats par portions séparées. Les Thaïlandais mangent en groupe et se servent à leur guise dans les plats communs qui encombrent la table. On vous accueille souvent avec des serviettes fraîches, voire glacée, au sortir de l'étuve de la rue. Ne cherchez pas votre couteau : la nourriture est tendre et prédécoupée, et se mange à la fourchette ou à la cuillère.. Ni la salière ou le poivrier :les plats sont déjà abondamment épicés.

Dès mon arrivée en Thaïlande, je fus surpris par l'abondance et la variété des articles dans les échoppes : objets en soie, bols de bois, bijoux, textiles. Il me fut indispensable de marchander en dehors des hôtels et des supermarchés. Comme souvenirs, j'ai ramené un éléphant, le plus prisé des symboles nationaux. Ils en existent dans toutes les tailles et dans tous les matériaux allant du jade, en laque ou aux modèles clinquants sertis d'éclats de verre. Autour de Chiang Mai des artisans fabriquent de ravissantes ombrelles peintes à la main.

Mon circuit a débuté à Bangkok, à 7 heures du matin, après un copieux petit déjeuner. J'ai quitté la capitale pour traverser la plaine fertile de Chao Phraya, jusqu'à Phra Buddha Bath, où se trouve le magnifique temple abritant l'empreinte du pied de Bouddha. Ensuite, je suis arrivée à Lopburi, l'une des capitales de la Thaïlande au XVIIe siècle. Je visite le temple Khmer Prang Sam Yod doté de trois tours. Ensuite, poursuite vers Nakhon Sawan, centre commercial important, où les rivières Snan et Ping joignent leurs eaux pour former le fleuve Chao Praya. A Kamphaneng Phet, je visite les vestiges du temple Wat Phra Keo, datant du XIVe siècle de style Sukothai.

Mon tour organisé continue vers le nord. Il comprend une halte au village de Li où vit une tribu de Karen Blancs, l'une des nombreuses tribus qui peuplent cette partie de la Thaïlande. Ensuite je pars pour Lamphin, à travers des paysages agrémentés de rizières et de champs de soja. Je visite les curiosités principales : le Wat Phra That Haripooochai, un monastère du XIIe siècle faisant partie des lieux culturels les plus anciens de Thaïlande. Je visite aussi une fabrique de céramique, où j'achète une jolie boîte verte dorée à la main. Je passe deux nuits dans le superbe hôtel 5* " Empress " de Chiang Mai. Près de Chiang Mai, je visite aussi une école d'éléphants. Je fais une promenade de 20 min sur le dos de ce pachyderme dans la jingle. Quelle idée a eu mon éléphant se mettre à galoper durant quelques secondes alors que j'étais assise sur lui ! Heureusement que la lubie ne lui a pas pris de faire un plongeon dans la rivière lorsque je l'ai traversée ! Depuis ce jour je porte un intérêt tout particulier pour cet animal qui sait marcher avec une grâce et une douceur sans pareil malgré son poids. Ensuite j'admire une plantation d'orchidées. La circuit se poursuit vers Lampang, située à une centaine de kilomètres au sud de Chiang Mai. A 20 km de là, le temple de Wat Phra Dhat Lampang Luang où j'admire le deuxième Bouddha d'émeraude du pays.
Mon chauffeur me conduit vers l'est, à Sukhothai, capitale du premier royaume thaï. Je visite les ruines dont les nombreux vestiges sont révélateurs de l'ancienne splendeur de la cité. Ensuite, je me rends à Phitsanulok, le Wat Phra Si Ratana Mahathaat, l'un des temples les plus vénérés de la Thaïlande. J'admire surtout la statue en bronze de Phra Bouddha Chinaraj, chef-d'œuvre de la sculpture de Sukhotai datant de 1300. Le trajet se poursuit à Ayuthaya, capitale du Siam entre 1350-1767 et ensuite départ en vedette rapide pour Bang Pa-In, palais pittoresquement situé sur une île du Chao phraya, jadis résidence d'été des monarques thaïs.

En Thaïlande, je suis allée de surprise en surprise et je pense avoir su percer les secrets de ce superbe pays. Durant ce circuit j'ai vu des centaines de bouddhas de toutes les formes, de toutes les grandeurs et aux matériaux divers. Ce fut pareil en ce qui concerne les temples. J'en ai visité des simples ou des plus somptueux couverts de feuilles d'or et étincelants de pierres précieuses. Les plus beaux se trouvent à Bangkok au palais Impérial et ses alentours ainsi qu'à Chiang Mai.

Marché flottant de Damnoen Saduak : à 100 km de Bangkok, où les indigènes, assis sur une barque, essaient de vendre aux touristes et aux indigènes, des légumes, des objets colorés et des souvenirs tentants.

Bangkok : capitale moderne thaïlandaise grouillante d'activité et de voitures. Presque toute la vielle ville a été engloutie par l'expansion frénétique de la métropole mais ils reste néanmoins les trésors religieux. J'ai passé la nuit dans le splendide hôtel 5* de la capitale, " The Imperial Queen's Park ". Cette capitale fondée il y a à peine plus de 200 ans, s'étend des deux côtés du Chao Phraya et compte déjà quelques 11 millions d'habitants, dont beaucoup sont originaires des régions rurales les plus pauvres du pays. Bangkok constitue le centre commercial, politique et social. Ses rues sont supplanté les lacis de canaux, les tours ont fait disparaître nombre de jolies maisons et englouti tout le reste. Cette " ville des Anges ", traduction de son nom thaï " Krungthep ", est connue aujourd'hui pour ses étranges cabarets, sa pollution et ses embouteillages. La croissance rapide de l'économie a modifié la vie des gens. Les jeunes de la capitale sont habillés à la mode. Les piétons et les cyclistes utilisent aujourd'hui des véhicules à moteur. La moto est très populaire parce qu'elle est bon marché et qu'elle se faufile aisément dans les embouteillages. Danses traditionnelles, théâtre et boxe thaïe et les danses traditionnelles méritent le déplacement, tant par la beauté des attitudes des danseuses et danseurs que par celle des costumes brochés d'or qu'ils portent.

- Grand Palais : le plus beaux temple de la capitale. Les monuments sont sertis de pierres précieuses et d'or. Pour qu'ils conservent leur brillant, on les redore tous les ans. Ce vaste complexe est entouré d'une enceinte de près de deux kilomètres. C'était autrefois une véritable ville à l'intérieur de la ville. Avec ses enfilades de cours, ses pavillons, ses galeries, et ses chedis, reliquaires monumentaux. Il s'agit du temple royal le plus prestigieux de Thaïlande. Il abrite le célèbre Bouddha d'Emeraude. La chapelle royale, où se trouve la célèbre statuette de jade vert profond pour qui fut érigé le temple (Wat Phra Kaeo). La décoration des édifices est magnifiquement décorées par des mosaïques polychromes à motifs géométriques et floraux, carreaux étincelants et des reliefs en céramique.

- Wat Phra Keo : temple du Bouddha d'Emeraude, le grand chedi d'or est soutenu par une frise de géants qui le gardent des mauvais esprits, lieu le plus sacré du pays, d'une réalisation architecturale exceptionnelle. Le Bouddha d'Emeraude est conservé dans ce lieu, il est sculpté dans du jade vert. Les fidèles font leur offrandes à la statue sacrée à l'entrée du plus important bâtiment du temple. Devant le mur d'enceinte du Wat Phra Keo se dressent les impressionnant et gigantesques gardiens du temple, des statues au visage démoniaque et à l'attitude de guerriers qui protègent le lieu sacré. Ces yaksha s'ornent de motifs sculptés en relief et de surfaces peintes.

- What pho : ce temple abrite une extraordinaire statue dorée de Bouddha couché, de 15 m de haut et 46 m de long, qui sommeille dans l'immense sérénité de son épiderme d'or fin.

Village de Li : charmante tribu de Karen blancs, les gens vivent dans des maisons en bois en pleine forêt. Les gens essayent de vendre leurs objets qu'ils ont fabriqués.

Chiang Mai : ville principale du Nord de la Thaïlande, sise dans une vallée entourée de collines boisées, située sur les rives du Ping. Chaing Mai est aussi un centre culturel et touristique. Les cultures de la région comprennent le riz, le tabac, le piment, le soja et toutes sortes de fruits. Chiang Mai est aussi connu pour ses articles manufacturés (ombrelles, sculptures sur bois, la laque…). Mais les alentours sont surtout importants pour leurs intéressants vestiges historiques et artistiques.

- What Prathat ou Doi Suthep : somptueux et célèbre temple construit à 25 minutes en bus. Perché sur une colline à 1080 m d'altitude, ce somptueux lieu est accessible par un funiculaire ou par 300 marches. De ce lieu le panorama est admirable. Des parasols et des stupas dorés à la feuille d'or ornent ce monastère. Le décor est à couper le souffle.

- Night Market : dans la soirée je vais faire un tour avec Carlos et Véronique sur Changklan Road. Ce marché présente un immense choix d'artisanat local. A nul part dans ce pays on ne pe trouver une telle quantité d'articles. C'est également le marché des imitations de grandes marques internationales.

- Camp des éléphants : à 63 km de au nord de Chiang Mai, je vais voir les pachydermes qui apprennent toujours à transporter des tronc et à faire leur toilette.

- Plantation d'orchidées : aux alentours de Chiang Mai je visite une ferme d'orchidées. Dans les zones les plus reculées de Thaïlande, on en cultive avec amour plus de mille espèces.

Sukhotai : ce site couvre plus de 70 m2. Il offre un témoignage vibrant du royaume de Sukhotai du 13e siècle. Au centre, l'enceinte de la cité royale abrite les vestiges les plus importants. J'ai admiré un superbe bas-reliefs en pierre ornant la base du groupe central de chedis. Il représente des moines en procession., il y a aussi de superbes et imposants bouddha de part et du parc historique ainsi qu'un étang ornemental couvert de feuilles de lotus.

Expressions thaïes utiles :

Bonjour - au revoir Khun krap - dit par un homme
bonne nuit Sawaddi ka - dit par une femme
Au revoir Sawaddi krap, dit par un homme
Au revoir Sawaddi ka , dit par une femme
Oui / non Chai - Mai chai
Pardon Kho tot
Merci Kob khun
Svp Ka ru na
Je vous en prie Mai pen rai
Grand petit Yai- lek
Bon marché Mai paeng
Cher Paeng

Chine

Le 5 avril 1997 me voilà en Chine pour un circuit de 2 semaines. J'ai eu l'occasion de visiter ce superbe pays du Nord au Sud en me déplaçant d'une région à l'autre en avion. Au Nord, la température était de C° 15 degrés pour atteindre vers le Sud les C° 30 degrés. Avec son milliard d'habitants (115 hab./km2), la Chine est le pays le plus peuplé du monde.

A mon arrivée, ni l'élégance fascinante des caractères de l'écriture chinoise, ni le fait que cette écriture est aussi la plus lue au monde, ne me consoleront de ne rien comprendre à toutes ces chinoiseries ! Le mandarin n'a rien d'aisé. La langue compte environ 20'000 caractères. Pour lire un journal, il faut en apprendre environ 5'000 par cœur. Autre difficulté de la langue est l'intonation. Il existe quatre tons, plus un neutre, pour chaque syllabe. Selon, la prononciation, le sens peut complètement différer.

La légende de l'affolant déferlement des vélos n'est pas un mythe. Il y en a partout et à la file indienne ! Un spectacle vraiment hallucinant. J'ai même aperçu des chinois poussant des carrioles en bois ! Sur les trottoirs, j'ai croisé des coiffeurs et des restaurateurs avec leur gros chaudron de nourriture. Le trottoir des rues chinoises est traditionnellement une annexe des maisons. On y dispute de passionnantes parties de Xiang Qi, une version chinoise du jeu d'échecs qui date du VIIIe siècle, où les pions ne se déplacent pas sur les cases mais sur les lignes du damier. On y joue le plus souvent par terre sur un damier de papier. Dans les parcs, jeunes et vieux se rencontrent pour pratiquer leurs exercices matinaux mais aussi pour prendre l'air à leur petit oiseau en cage. Le marché est un des hauts lieux de la vie chinoise. Bien peu de foyers disposent d'un réfrigérateur, il faut y faire les courses chaque jour si l'on veut des produits frais.

Cracher n'importe où et à n'importe quel moment est à ce qu'il paraît, inscrit dans leur culture. L'air est malheureusement horriblement pollué et plein de suie à cause des usines et des gaz d'échappements. Je fut déjà effrayée le premier soir lorsque j'ai aperçu mon peigne tout noir ! Comme les couches pour bébés ne sont pas encore d'actualités à cause du prix élevé, les pantalons des petits enfants ont une large ouverture pour laisser tomber au sol pipi et caca…

Les plaisirs de la table : durant mon séjour j'ai bien mangé. La nourriture a bien passé car je me suis pas demandée ce que j'étais en train de manger. Dans ce pays on mange tout ce qui a 4 pieds à l'exception de la chaise et de la table ! Le cuisinier met l'animal tout entier à cuire dans la marmite pour ensuite le couper en petits morceaux qui vont se retrouver dans votre assiette. J'ai trouvé par exemple une patte de poule dans mon potage ! J'ai eu l'appétit coupé.

Comme artisanat local j'ai trouvé et acheté les fameuses baguettes chinoises même si je me suis plus ou moins familiarisées avec elles ! Le cloisonné, le découpage, le jade, la laque, la soie et le sceau (il remplace la traditionnelle signature) sont des articles de typiques que j'ai eu plaisir à ramener chez moi.

Souvent, les Chinois, d'un certain âge promènent leur oiseau préféré, dans sa cage, bien entendu. Dans les maisons de thé, il y a des crochets où l'on peut suspendre sa cage à oiseau pendant que l'on boit une tasse.

Voici en gros les quelques villes que j'ai visitées :

Beijing : c'est le nouveau nom donné pour Pékin. Cette ville, la capitale du pays, compte à elle seule plus de 10 millions d'habitants. A Beijing le vieillot côtoie l'ultra modern. La ville est plate, ce qui réjouit les millions de cyclistes.

- Cité Interdite : elle se cache derrière ses fortifications crénelées de 72 hectares. Elle est composée de grandes cours désertes, de jardins et de superbes pavillons en bois. Les piliers de bois et les poutres sont souvent sculptés. Dragon, serpents, démons et toutes sortes de chimères se disputent les toits des palais. Cette cité compte 9'999 pièces. De quoi se perdre ! A l'entrée du site de jolis petits ponts en pierre embellissent le décor.

- Palais d'Eté : formé de palais, pavillons, salles et temples, il est sis dans un paysage de rêve de 280 hectares au bord du lac Kun Ming Hu.
- Le temple du Ciel : le temple de la prière pour de bonnes récoltes est un pur chef-d'œuvre circulaire au toit de tuiles bleues. Il a été construit sans un seul clou. Il mesure 37.50 m jusqu'à la boule dorée qui surmonte sa triple toiture.

- Place Tien An Men : place de la Porte de la Paix. La plus vaste place du monde, au centre de Beijing, couvre 40 hectares. A son extrémité se trouve l'obélisque en granit de 60 tonnes, avec le portrait de Mao Zedong sur sa façade.

- Grande Muraille : elle se situe à 80 km de Pékin à Badaling. Longue de 5'000 kilomètres et construite il y a plus de 3'000 ans, elle a été conçue pour protéger le pays des invasions mongoles. Je me suis baladée sur la partie restaurée de la muraille. A des endroits les pentes sont très abruptes. La Grande Muraille reste le seul ouvrage humain visible à l'œil depuis la lune.

- Tombeaux des Ming : pour y accéder, il faut d'abord passer par la Voie Sacrée, ensuite par l'Allée des Animaux. Cette dernière est bordée par de très hautes statues de bêtes en pierre, réels ou mythiques, par de figures debout ou agenouillées. Le tombeau le plus grand et celui qui est le plus ancien. Ce tombeau est somptueux.

- L'opéra de Pékin : spectacle qui mêle art dramatique, chant, danse et une acrobatie spectaculaire digne du cirque. Ces rôles exigent une parfaite maîtrise des arts martiaux. Chaque geste, chaque détail du costume a une signification très précise, codifiée depuis au moins 300 ans. Chaque province a une ou plusieurs troupes d'opéra de Pékin.

Xian : Le mur d'enceinte est de 14 km de long et si large que deux chariots pouvaient se croiser sur la route qui le surmonte. J'ai particulièrement apprécié les jolies peintures que les gens vendaient sur les trottoirs.

- Tour de la Cloche : édifice de bois assemblé sans clou, élève ses trois étages et ses toits relevés sur un soubassement de brique.

- La Grande Pagode des Oies Sauvages : pagode en briques de 7 étages qui se trouve en pleins champs.

- La Petite Pagode des Oies Sauvages : elle compte 13 étages. Elle fut construite au VIIIe siècle.

- Les fosses de l'armée Qin : le plus superbe et impressionnant lieu archéologique de Chine. Une armée de soldats en terre cuite de la dynastie impériale des Qin est rassemblée. Grandeur nature, six mille guerriers et chevaux prêts à la bataille montent la garde auprès du premier empereur de Chine. Un hangar a été construit pour protéger les fouilles. Du haut des passerelles, j'ai pu voir les guerriers et constater que les statues étaient dégradées et que certaines étaient encore enfuient sous terre.

Shanghai : ce nom signifie " chant de la mer ". C'est l'une des plus grandes villes du monde avec ses 14 millions d'habitants. Cette ville qui ne cesse de se moderniser. On détruit les vieux quartiers pour en construire des modernes. Pour les gens pauvres, malheureusement, ils ne trouvent plus d'endroits abordables pour s'y loger. La plupart des lieux de Shanghai sont bien plus modernes qu'en Suisse. Je me suis promenée sur le Bund, célèbre quai de promenade le long du fleuve Huang Pu. C'est le seul endroit de Chine où la voiture est arrivée à détrôner la bicyclette. Les rues retentissent sans cesse des klaxons d'automobiles, de motos, sans oublier les sonnettes des bicyclettes.

- Le jardin Yu Yuan : c'est le seul jardin chinois classique de la ville. Véritable joyau de paysagiste et d'architecture où règne une tranquillité fort appréciable. A côté, une grande pièce d'eau est traversée par le pont aux Neuf Zigzags, pour tromper les mauvais esprits.

Guilin : dans cette région, les paysages sont merveilleux. Guilin est entourée de quelques collines aux formes bizarres, de lacs et de grottes. Ces collines couvertes de végétation sont si nombreuses qu'il est difficile de les compter. Chacune a un nom aussi étrange que sa forme : colline en trompe d'éléphant, colline du chameau, rocher à la flûte… J'ai fait une croisière sur le Lijiang, parmi les petites " montagnes " aux formes surprenantes mais malheureusement le brouillard était au rendez-vous. " Quand on a vu les eaux et les monts de Guilin, il n'y a plus rien à voir dans le monde " dit un proverbe local.

Canton : comme mon avion avait des problèmes techniques, j'ai décollé avec plus de 12 heures de retard. La visite de cette ville m'a donc passé sous le nez. Avec ses 5 millions d'habitants, Canton est surtout une ville industrielle avec ses 3'200 usines. C'est aussi la capitale économique grâce à sa situation au bord du Xijiang, fleuve le plus important des régions du Sud.

Hong Kong : après 2 heures de train, c'est dans cette gigantesque ville que se termine mon circuit de la Chine. Hongkong, à l'époque où je l'ai visité, était encore gouverné par le flegme britannique mais qui est redevenu chinois le 1er juillet 1997. Sa population compte env. 6 millions d'âmes, la plus forte densité de population du monde : 5'400 hab./km2. Il n'est donc pas étonnant que les contrastes y soient aussi frappants : les Limousines côtoient les bus à deux étages dans les rues grouillantes du centre.

En cantonais, Hong Kong signifie port plein d'odeurs. De nos jours, il est rare de voir les jonques de pêche aller à la voile, mais la coque vert et blanc du Star Ferry continue de déverser les passagers dur le quai, comme il y a un siècle. Ce ferry franchit en huit minutes le bras de mer qui sépare Hong Kong de Kowloon. Ces huit bateaux à deux ponts, assurent le transport de 40 millions de passagers par an.

Cette ville est la troisième place financière du monde et la plaque commerciale tournante. Elle est aussi un important centre manufacturier et un inépuisable réservoir de main-d'œuvre : textile, électronique, jouets en plastique, horlogerie y sont fabriqués. Je n'ai pas manqué d'admirer la vue splendide sur Hongkong offerte du Pic Victoria. J'ai eu de la peine d'apercevoir le ciel à cause de tous ces buildings et affiches publicitaires qui ne laissent plus 1 cm2 de place. C'est pire qu'une indigestion de publicités ! Pour le shopping, c'est le paradis mais les prix sont très élevés.

Si je peux parler de contrastes, c'est bien à Hong Kong, où les bâtiments coloniaux jouxtent les gratte-ciel immaculés, où les boutiques de vêtements de luxe et de bijoux, les plus chères du monde, côtoient les échoppes chinoises traditionnelles. L'augmentation de la population amène les autorités à gagner de l'espace, ce qui n'est pas facile sur une île exiguë. Il faut remblayer sur la mer et remplacer les vieux bâtiments pour des gratte-ciel. Les meilleures architectes de la planète ont construit des bâtiments ultra-modernes, I.M. Pei a donné une forme triangulaire à la nouvelle Banque de Chine. Mais les vieilles habitudes ont la vie dure. Le tramway, mis en place en 1904, reste le moyen de transport préféré de la population. Il parcourt les 20 km de la côte nord de Hong Kong. Les immenses avions continuent à passer à frôler les bâtiments pour atterrir à l'aéroport de Kai Tak.

L'architecture chinoise traditionnelle voisine avec les bâtiments les plus modernes. Dans le bâtiment couleur pastel de Repulse Bay, les appartements comportent un trou central pour permettre le passage du dragon porte-bonheur.

Avec ses 369 m de haut pour 70 étages, la tour Bank of China de Hong Kong compte parmi les plus grands gratte-ciel du monde. La banque a été construite à côté de la tour de sa concurrente, la Hongkong Shanghai Bank. Achevé en 1990, la construction consiste en un original monolithe à base carrée combinant quatre prismes à base triangulaire. Ces blocs sont de différentes hauteurs, de sorte que la structure de l'édifice s'affine au fil des étages. Ce gratte-ciel peut résister à un vent de 220km/h.

A Hong Kong, les gens aiment manger. Il existe plus de 3'000 restaurants. Il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses : fast-food, pubs à l'anglaise, baraques de rue où l'on trouve d'étonnantes friandises chinoises, restaurants de gastronomie régionale ou de grande cuisine internationale. Les pâtisseries sont aussi excellentes. Dans les gargotes, appelées tai pai tongs, on déguste une excellente cuisine chinoise pour quelques sous. En outre, comme les appartements sont très exigus, beaucoup de gens prennent leurs repas dehors, pour ne pas avoir à cuisiner. C'est pourquoi les petits bistros ont une clientèle nombreuse et fidèle. Toute la nuit, les néons assènent une publicité omniprésente.

Le Jumbo est un restaurant flottant ancré dans le port d'Aberdeen, ouvert de l'aube à tard dans la nuit. On y sert une cuisine cantonaise classique, ainsi que les délicieux dim sum. On choisit les homards dans des caissons immergés.

Les navires peuplent le dédale du port et Aberdeen abrite encore le plus important des villages flottants de Hongkong. La plupart de ces maisons bateaux, reliées entre elles par des passerelles, sont définitivement immobilisées. A l'extérieur du centre ville, on a fait exprès un gros trou dans un bâtiment pour laisser voyager sur la ville l'esprit de la colline.

Le nom de Hongkong m'a toujours intriguée voire fascinée. Je fus très contente d'avoir pu finir mon séjour dans cet endroit incroyable mais étrange à la fois.

Quelques chiffres sur Hongkong : 5'078 habitants/km2 Ce qui veut dire 5 m2/personne Pour la France par exemple, cela équivaudrait à la moitié de sa population mondiale. Les terrains coûtent très chers : le site de Connaught centre : Francs suisse 8'000.- / m2. Lors de mon voyage en 1987 le m2 coûtait déjà Frs suisse 40'000.-

Les veilles recettes sont souvent les meilleures. Pour construite les plus hauts buildings, on utilise toujours des échafaudages en bambou, et les spécialistes de leur montage sont parmi les mieux payés des ouvriers. De même, un mât de bambou est ce qui se fait de mieux pour sécher le linge.

Depuis plus de 90 ans, le funiculaire et le moyen le plus amusant d'escalader Victoria Peak. Ce tram s'élève par une pente étonnamment raide à certains endroits, jusqu'à une altitude de 398 m. Le long de la voie s'accrochent de luxueux logements et des bosquets de bambous et de fleurs tropicales. En chemin, la vue sur le port est vertigineuse. Au terminus supérieur, il y a un restaurant et un centre commerciale qui ressemble fort à une tour de contrôle. D'ailleurs, en prenant un thé, je n'ai eu aucune peine à observer le trafic de l'aéroport international, où les atterrissages sont particulièrement impressionnants.

Hongkong, c'est aussi la péninsule de Kowloon. Ces deux villes sont reliées par une route et le port. Kowloon est plus que surpeuplée. Par endroits la densité atteint 150'000 personnes au kilomètre carré. Les logements sont tellement sur occupés que leurs habitants débordent sur les toits. A Kowloon, rien de somptueux à part l'un des 5 plus luxueux hôtels du monde qui trône près du port. Les prix sont également extrêmement bas dans les marchés locaux et les modestes magasins.

A l'extrémité de Kowloon, l'hôtel Peninsula a été construit en 1928, dans une situation idéale pour les voyageurs qui devaient prendre le train pour la Chine, et au-delà pour Paris et Londres. Depuis des décennies, c'est un lieu très fréquenté, où les habitants de Hong Kong comme les touristes aiment se retrouver. On prends toujours le thé à l'ancienne dans le vaste hall. Hong Kong détient le nombre record de Rolls-Royce par tête d'habitant.

Inde

Magnifique circuit de 14 jours organisé au 23 février 1998 dans le Rajasthan. Ce pays, très critiqué à cause de sa saleté m'a vraiment surprise par les merveilleux bâtiments d'une beauté indescriptible. Les rues du pays sont envahis par les vélos, les motos, les voitures, les piétons, les ordures et surtout par les vaches, les cochons et les chiens.

Dans les grandes villes, l'usage des vêtements occidentaux se répand de plus en plus surtout parmi la population masculine. Le reste de la population tant en ville qu'à la compagne reste fidèle au vêtement traditionnel le " dhoti ", sorte de jupe ramenée entre les jambes. Si l'habillement des hommes peut apparaître un peu uniforme et terne, il contraste avec celui des femmes dont les saris aux couleurs chatoyantes attirent de loin les regards. Le sari consiste en une pièce de tissu longue d'environ 8 mètres, il se porte généralement sur un petit corselet enveloppant le buste. Les femmes mariées ainsi que les jeunes filles portent souvent sur le front un signe rouge (tilaka) qui relève juste de la coquetterie.

La religion hindoue est composée de 33 dieux dont 4 se détachent : Brahama, Vishnou, Shiva et Ganesh. Ce dernier est représenté sous la forme d'une tête d'éléphant.

Depuis l'indépendance, le système des castes a été aboli mais dans la réalité il est loin d'en être le cas. La stricte hiérarchie sociale traditionnelle hindoue est toujours tenace. La légende de la naissance rapporte que les quatre castes sortirent de Brahma, le Créateur.

De la tête naquirent les brahmanes, prêtres dépositaires de la science et de la religion. Des bras, les kshatriya, guerriers, rois et princes. Du ventre, les vaishya, paysans, artisans et marchands. Des pieds les sudra, destinés à servir les trois castes supérieures, ont les membres étaient d'origines aryenne. Au dessous des shoudra, exclus des castes, les Intouchables (vidangeurs, blanchisseurs, balayeurs, tanneurs…) exercent les métiers qui les mettent en contact avec toutes les matières qui sont considérées comme impures. Résultat de l'apparition de métiers et de techniques nouvelles ainsi que de l'émigration de nombreux groupes ethniques, les castes se sont multipliées ; elle sont de nos jours au nombre de trois mille et restent fort présentes surtout en milieu rural.

Pour certains, avoir une fille et un fardeau, car il faut la doter lors du mariage. Nombre de femmes enceintes avortent si elles n'attendent par un garçon. Conséquence : on ne recense que 933 femmes pour 1000 hommes dans certains Etats : soit 40 millions d'Indiens qui ne trouveront jamais de conjointe. Cette pénurie conduit à des mariages inter castes, impensables il y a peu.

Gandhi avait donné le premier l'exemple en luttant pour l'émancipation des Intouchables qu'il avait baptisée du nom " fils de Dieu " et en adoptant une enfant de parents " maudits ". Mais leur condition est demeurée inchangée dans les villages qui, généralement, sont séparés en deux quartiers, réservés aux hindous membres d'une caste, l'autre aux hors-castes.

La femme est admirée pour son aspect physique et en qualité de mère. Elle n'est jamais traitées en inférieure et règne sur toute la famille, réglant toutes les affaires domestiques. Dans les campagnes, les femmes portent des bracelets de cheville, ainsi que des bagues à chaque orteil. Certaines portent à la cloison nasale gauche (par lequel le cœur respire) un ornement en forme de pierre précieuse. Il ne faut pas s'étonner si, encore aujourd'hui, les joailliers constituent une des plus riches corporations du pays. Autrefois, c'était la coutume de marier les enfants. Aujourd'hui la fille se marie à 18ans minimum et le garçon à 21 ans. Les proches consultent toujours l'astrologue avant de prendre une décision sérieuse. Bien que rare, le divorce est autorisé, mais fait l'objet de réprobation unanime.

L'espérance de vie qui était en 1900 de 24 ans est maintenant de 57 ans. Cependant 75 % de la population a moins de 35 ans et seulement 8 % atteint l'âge de 57 ans. La mortalité infantile demeure très élevée : environ 120%0. Les conditions de vie de la population sont très différentes suivant qu'il s'agit des habitants des grands centre urbains ou des campagnes.

La cuisine indienne est celle du curry et en générale très épicée. Chaque repas est accompagné par une sorte de galette de pain appelée japati ou naan. Les gens mangent en général avec les doigts de la main droite car la main gauche est considérée comme impure. Le plat typique que j'ai particulièrement aimé est le tandoori chicken. Il est fait de poulet mariné dans du yaourt, de l'ail et du safran.

Lors des repas les Indiens mange généralement assis sur le sol ou sur une natte, avec les doigts de la main droite. Il est bien, si l'on est invité, de partir immédiatement à la fin du repas et de mâcher son bétel. Il s'agit d'une feuille de poivrier qui sert à chiquer après le repas, pour faciliter la digestion. La feuille est remplie d'une noix d'arec et de chaux.

Apppelé " triangara ", le drapeau indien se découpe en trois bandes horizontales. Le safran est la couleur de l'hindouisme et symbolise le courage ; le blanc représente la pureté t la paix ; le vert la prospérité. Au centre, la chakra, une roue symbolisant, entre autres, la destinée humaine.

Ce fut un superbe voyage très bien organisé et enrichissant. La température fut agréable : entre C° 20 et C° 30 degrés. Durant ce séjour, j'ai visité les villes suivantes :

Delhi : capitale et 3ème ville de l'Inde avec ses 7 millions d'habitants. L'agglomération se divise en deux secteurs : l'ancien et le nouveau Delhi. La vieille ville, que j'ai parcourue en tuk tuk (taxi vélo), est remplie de bazars, d'habitations basses et par d'innombrables petites rues surchargées. Dans le vieux Delhi se trouvent les curiosités telles que les mosquées, le Fort Rouge et le parlement. A l'intersection de deux grandes artères de Delhi, un tableau géant affiche en temps réel le nombre d'habitants du pays.

- Fort Rouge : il doit son nom au matériaux en grès rouge. Les murs de l'enceinte hauts de 16 m entourent une surface de 600'000 m2 où s'élèvent des mosquées, des palais, des cours et des jardins.

- Mosquée Jama Masjid : sa construction a débuté en 1644. Sa cour est entourée d'une galerie. Son centre est occupé par un bassin de dimension inhabituelle, destiné aux ablutions rituelles. Elle est surmontée par 3 coupoles et flanquée par de 2 minarets haut de 40 mètres. La construction est un joli chef-d'œuvre de l'architecture moghole.

- Porte indienne : c'est l'arc de Triomphe des Indiens dédié aux morts de la Première Guerre mondiale.

- Mausolée de Safdar Jamg : monument important est somptueux de l'époque moghole (1753). Le mausolée de forme carrée à un étage, est surmonté d'une coupole. Malheureusement je n'ai pu contempler sa splendeur que sur carte postale.

Agra : l'une des plus belle ville du pays, sûrement parce qu'elle m'a complètement charmée par ses magnifiques monuments telle que le Fort d'Agra et le Taj Mahal. La ville d'Agra se situe à 170 m d'altitude et compte 1'000'000 habitants.

- Fort d'Agra : cette forteresse compte parmi les plus grandes du monde. Le mur extérieur haut de 12 m, il est séparé par un fossé profond de 11 m et large de 9 m. J'ai visité des mosquées, des bains, des cours, des palais et des terrasses. Tous ces bâtiments sont d'une extrême beauté par leurs fins et superbes motifs ciselés.

- Taj Mahal : c'est le joyaux de la ville ainsi qu'une des dix merveilles du monde. C'est en 1630 que Shahjahan fut élevé à la mémoire de son épouse adorée un monument funéraire qui devait dépasser en beauté tout ce qui avait été réalisé jusqu'alors. Le cours de la rivière " Yamuna " fut dévié de manière que la surface de l'eau reflète la silhouette du monument dans la lumière limpide du matin, contribuant ainsi à accroître sa beauté. Les travaux de construction de ce riche complexe durèrent 17 ans et nécessitèrent l'emploi d'à peu près 20'000 ouvriers. Le mausolée, situé à l'extrémité d'un jardin longeant la Yamojna, mesure 400 sur 500 m. Les trois autres côtés sont bordés de hauts murs en grès dans lesquels s'ouvrent trois portes monumentales. Le site est superbe avec sa verdure, ses canaux et ses plans d'eau. Le mausolée s'élève sur une plate-forme en grès rose et en marbre A chaque angle de la plate-forme supérieure s'élève un minaret haut de 41 m. L'ensemble des murs est recouvert de plaques de marbre dans lesquelles ont été incrustés des motifs décoratifs en pierres semi-précieuses représentant des fleurs, des rinceaux et des versets du Coran. Le tombeau se reflète dans ce bassin dont les jets d'eau dessinent un lotus. Je me suis faite photographiée assise sur le banc.

De chaque Côté du Taj Mahal, deux mosquées jumelles à la structure rectangulaire et couronnées, chacune, par trois dômes bulbeux flanquent le mausolée. Le parement de tuf rouge provenant des carrières voisines crée un admirable jeu de contrastes avec la blancheur immaculée du marbre des coupoles et de la façade marquetée.

L'intérieur du Taj Mahal est décoré d'une multitude de panneaux en marqueterie de marbre et de bas-reliefs, chefs-d'œuvre de l'artisanat indien réputé dans tout l'Orient dès le XIVe siècle Comme la religion islamique prohibent la représentation de la figure humaine à l'intérieur des lieux sacrés, les éléments ornementaux sont la plupart issus du monde végétal telles que fleurs et plantes. Les matériaux précieux des décorations des murs proviennent de pays lointains : jade et cristal de Chine, turquoise du Tibet, lapis-lazuli d'Afghanistan et chrysolite d'Egypte. Dans une crypte souterraine se situent les sarcophages des époux tant aimés. La visite du Taj Mahal fut pour moi un grand jour.

Fatehpur Sikri : ville morte abandonnée après la mort de l'empereur à cause du manque d'eau. Elle vit alors nombre de ses trésors pillés. Elle doit son état de conservation actuel aux efforts du vice-roi lord Curzon, qui fit beaucoup pour la restauration et la protection de nombreux monuments historiques. L'endroit est construit entièrement en grès rouge et s'étend sur une haute plaine aride. Je n'ai pas manqué de visiter :

- Pavillon de la sultane turque : sous un toit inhabituel fiat de pierre imitant des tuiles d'argile, les sculptures délicates qui parent ce kiosque élégant donnent l'impression d'avoir été taillés dans du bois et non dans du grès rouge.

Jaipur : capitale du Rajasthan avec 1 million d'âmes. Les murs et les portes de l'enceinte ainsi que les maisons sont peints en rose d'où le surnom de Cité Rose. Le rose est la couleur de la bienvenue.

Observatoire de Jantar Matar : jardin astrologique construit de marbre pour restaurer en 1901 l'observatoire en brique et en stuc de son ancêtre. L'astrologie indienne vise à déterminer le passé et l'avenir par l'étude de la position des constellations dans le ciel. Elle compte parmi les plus anciennes traditions du monde.

- Laghu Samrat Yantra : son petit cadran solaire donne l'heure locale de Jaipur avec une précision de vingt secondes.

- Rashivalaya Yantra : douze instruments, un par signe du zodiaque, font face chacun à une constellation différente. Unique en son genre, ce yantra reste fort utile aux astrologues pour les calculs des horoscopes.

Palais du Vent : emblème de la ville constitué d'une façade originale rose pyramidale percées de fenêtres grillagées construites en saillie. Comme cela, les femmes du palais pouvaient voir ce qui se passaient à l'extérieur sans être vues.

Palais de la Ville : il occupe un septième de la superficie de la ville. Près de l'entrée se trouve le premier et le plus important observatoires en Inde. Les bâtiments qui forment le palais sont d'une beauté incroyables avec leurs fines sculptures de marbre.

Amber : sa forteresse se localise à 25 kilomètres de Jaipur. L'accès au palais se fait à dos d'éléphant. L'ancienne forteresse des princes se situe sur les hauteurs de la ville et offre un superbe paysage. Le palais du XVIe siècle renferme de très belles pièces. L'endroit ne laisse qu'à rêver par son extrême beauté architecturale. J'ai particulièrement aimé l'entrée principale avec ses jolies peintures et la salle des miroirs. Lorsque cet endroit est plongé dans l'obscurité et qu'on allume une bougie, on dirait que des milliers d'étoiles sont en train d'étinceler grâce à l'effet des miroirs sur les parois.

Jodhpur : la ville est située en bordure du désert de Thar. Un mur long de 10 km entoure la ville avec ses maisons bleues. J'ai visité le joli palais qui domine la ville et ensuite j'ai pris le thé au palais Umaid Bhavan. Un superbe cadre qui ne laisse place qu'aux rêves !

Pushkar : avec son lac, c'est la ville sainte de l'hindouisme. A ce que j'ai pu constater c'e st actuellement le regroupement des hippies fumant leur drogue.

Udaipur : Ville de 170'000 habitants. Le lac artificiel constitue l'une des principales attractions. En son milieu se trouve le Palais de Jag Niveas. C'est un palais de marbre qui semble flotter sur les eaux. Il sert à présent d'hôtel. J'ai aussi visité un des plus beaux et plus importants temples jains de l'Inde. Il est entièrement orné de fines découpes en pierres ciselées de couleur crème. Je ne trouve pas les mots pour expliquer car c'est tout simplement splendide. Le jaïnisme est une religion indoue fondée au VIe siècle avant notre ère. Dans son éthique, elle est semblable au Bouddhisme mais les adeptes n'ont pas le droit d'avoir des objet en cuire, de prendre des antibiotiques, et les plus fervents balaient le sol devant eux pour ne pas tuer d'insectes sur leur passage et mettent aussi un foulard devant leur bouche pour ne pas avaler de petits insectes.

Chittorgarh : après un long, chaud et fatiguant trajet en car me voilà sur ce site pour visiter les ruines de Chittor, le berceau de la chevalerie rajpoute. J'ai pu voir sans grand intérêt de ma part les restes des palais, des tours, des temples et des bassins.

Turquie

Istanbul

Petite escapade de 5 jours avec Françoise dans ce lieu à la fin mars 1998. Cette ville est surnommée la « Perle du Bosphore ».

Un pied en Asie et l’autre en Europe, Istanbul est l’une des seules villes à être à cheval sur deux continents. Au coeur de la cité le détroit du Bosphore relie la mer Noire, la mer de Marmara et la Corne d’Or. Istanbul est fascinante et se modernise tout en gardant ses traditions et son charme à l’orientale. J’ai eu l’impression de me trouver aux Pays des Mille et une Nuits. La grandiose mosquée de Sultanahmet avec ses six minarets et Sainte Sophie côtoient le palais de Topkapi, connu pour ses innombrables richesses.

L’activité fébrile des bazars et des différents quartiers en zone piétonne assure chaque fois un dépaysement total. Le Grand Bazar est un marché couvert dont les couloirs voûtés abritent 4'000 boutiques de toutes sortes. Dans le marché aux épices, l’air y est rempli du parfum séduisant de la cannelle, du cumin, du safran et de toutes les autres herbes et épices inimaginables.

J’ai vraiment été surprise par la gentillesse des commerçants. Un restaurateur m’a même invitée et offert un thé dans un tea room. Dans les petits commerces seulement des hommes y travaillent. Le personnel ne manque pas, bien au contraire : il y a un monsieur devant la boutique pour attirer les clients et voire 3 ou 4 personnes à l’intérieur !

Durant ce petit séjour, j’ai aussi fait une excursion sur le Bosphore où j’ai pu voir l’un des plus grands ponts suspendus du monde qui relie l’Europe et l’Asie et de visiter un somptueux palais dont j’ai oublié le nom.

- Sainte Sophie : construite pour surpasser en grandeur, gloire et majesté tous les autres monuments dédiés à Dieu. Sainte Sophie fut transformée de mosquée en musée par Atatürk en 1935. Elle ne m’a séduite vraiment que lorsque j’ai franchi son entrée et admiré son immense coupole d’une hauteur vertigineuse. Les coupoles et les icônes ont été retrouvées et rénovées. Sainte Sophie possède 4 minarets.

- Mosquée bleue : la conception de cette bulle architecturale et une combinaison de coupoles successives de plus en plus petites. Dans la mosquée se trouvent des fontaines d’ablutions. La prédominance du bleu a conduit les visiteurs à la nommer mosquée bleue. Elle possède 6 minarets.

- Grand Bazar : le plus grand piège à touristes où les prix sont très élevés. Il contient plus de 4'000 boutiques et des salons de thés. L’ensemble couvre un peu plus de 25 m2. Ce bazar est tout de même un endroit fascinant aux possibilités infinies.

- Bosphore : détroit entre la mer de Marmara et la mer Noire. Ses rives sont bordées de galis, résidences en bois restaurées construites dès le XVIIIe siècle dont les tons jaune, rose et bleu illuminent les bords du fleuve.

Sud de l’Anatolie: Kemer

Le 20 février 2002, après 3 heures de vol environs, me voilà sur la côte Sud de l’Anatolie. Je vais passer 8 jours en la compagnie de Françoise dans un superbe hôtel 5 étoiles situé à Göynük en bord de mer sur la côte de l’Anatolie. Le paysage est embelli par la majestueuse chaìne du Taurus, avec ses versants tantôt arides, tantôt verdoyants, une roche calcaire rougie par la terre ferrugineuse et la mer aux eaux limpides aux superbes couleurs bleues. Bien que se soit encore l’hiver, la température fut agréable : 20 degrés.

Depuis ce lieu stratégique, j’ai visité les charmants lieux suivants :

Phaselis : site d’une grande beauté perdu dans la pinède. L’harmonie entre la mer, la végétation exubérante et les ruines encore à l’abandon confère à Phaselis un charme presque romantique. J’ai pu voir les ruines plus ou moins bien conservées d’un aqueduc, des thermes, du théâtre et de l’agora.

Kemer : à la lisière de forêts de pins, Kemer s’est métamorphosé. Doté d’un village de vacances et d’une marina, le petit port est devenu un centre de villégiature intégré au plan de développement de la côte.

Pamukkale : visite du merveilleux paysage du « château de coton » qui est d’abord un site naturel extraordinaire protégé par le patrimoine de l’Unesco. Ce lieu impressionnant ressemble plus à une montagne enneigée qu’à du calcaire ! Des concrétions d’une blancheur éclatante ont formé des vasques de travertins (dépôts de calcaire des eaux de certaines sources) alimentés par des sources chaudes saturées de sels calcaires, qui se déposaient sur le moindre brin d’herbe et tombaient parfois en cascades le long des falaises immaculées. Malheureusement la surexploitation de la nappe phréatique a entraîné son épuisement et les vasques blanches sont menacées de disparition. Pamukkale c’est aussi un site archéologique important. Il y subsiste un beau théâtre, une étrange nécropole ou les tombeaux les plus divers de type tumulus ou maison.

Antalya : ville universitaire de 603'000 habitants située au fond d’un golfe dominé par les monts du Taurus. Antalya s’étend sur un plateau qui plonge dans la mer en falaises abruptes. Une grande chute d’eau se jette également dans la mer, c’est assez exceptionnelle comme situation ! Ces 10 dernières années cette ville et ses environs ont connu un important développement touristique. Tout est en construction de maisons et d’hôtels, je trouve bien dommage car la beauté du paysage a perdu de son charme.

Myra : ville qui possède plusieurs monuments riches en histoire et en légendes : de grands tombeaux rupestres, un théâtre et l’église de Saint-Nicolas :

- Tombeaux rupestres : creusés dans la roche à flanc de montagne, les tombeaux reprennent dans la pierre une architecture qui fut à l’origine en bois

- Théâtre : il date de l’époque romaine. Les 38 rangs de gradins et les longues galeries voûtées qui les soutenaient sont très bien conservés.

- Eglise de St. Nicolas : précédée d’un agréable jardinet, elle est bâtie à environs 3 mètres en contrebas de la ville actuelle. Grâce aux restaurations, les sobres murs extérieurs et intérieurs restent bien conservés même si, en hiver et au printemps, les eaux la transforment par endroits en piscine. Saint-Nicolas est le patron des enfants d’où sa fête le 6 décembre.

Côte Egée

Après 3 heures de vol environ, j’atterris le 2 avril 2003 à l’aéroport d’Izmir pour un séjour de 8 jours. Mon hôtel se situait à 45 km au sud d’Izmir, en bordure de mer à 3 km du village d’Özdere. Avec ses baies tranquilles, la côte turque de la mer Egée a de beaux paysages : des pinèdes, des oliveraies et des mandariniers à perte de vue. J’ai visité les lieux suivants :

Ephèse : à l’époque romaine elle atteignait son apogée et se couvrait de constructions somptueuses. Cet endroit fabuleux m’a émerveillée par son architecture antique aux monuments en partie bien conservés ou restaurés. Je me suis baladée à travers les deux principales rues. A l’époque elles étaient bordées d’échoppes et de statues mais actuellement il ne reste plus que les bases et des portiques au sol mosaïqué. Les deux édifices attrayants à ne pas manquer :

- Temple d’Hadrien : petit temple de style corinthien. Son porche à quatre supports ainsi que l’arche qui relie les 2 colonnes centrales sont joliment sculptés.

- Bibliothèque de Celsus : le bâtiment le plus exceptionnel du site. Sa façade ainsi que l’essentiel de sa structure ont été complètement reconstituées. Cette bibliothèque fut élevée en 110 après J.-C. ; elle était l’une des plus importantes de l’Antiquité après celles d’Alexandrie et de Pergame. Ce bâtiment paraît à 1ère vue plus grand qu’il le paraît car il fut construit à la manière « trompe l’oeil ».

- Dans les environs, j’ai visité la maison de la Vierge située dans un parc national ombragé au faîte d’une colline, ainsi que la grottes des Sept Dormants au pied du mont Pion.

Izmir : troisième ville de Turquie après Istanbul et Ankara. Elle s’allonge sur une trentaine de kilomètres à l’intérieur du golf d’Izmir, grignotant peu à peu toutes les collines sur lesquelles poussent malheureusement chaque jour des maisonnettes insalubres. De cette ville il ne reste plus grand chose. Izmir est aujourd’hui une métropole de 2'500'000 habitants, aux larges avenues et aux grands immeubles sans caractères. Au centre ville s’élève la Tour de l’Horloge, l’emblème d’Izmir, l’un des seuls vestiges de l’époque ottomane.

Belek

Pour la 5e fois me revoilà en Turquie en ce 31 mars 2004. J’ai résidé dans le charmant hôtel Bel Conti à Belek,

un petit village touristique au bord de la mer, situé à 30 km à l’Est d’Antalya. J’ai vraiment profité du temps ensoleillé et de l’agréable température C° 22. Je suis allée en car à :

Alanya : station balnéaire à 90 km de Belek. Mis à part son marché hebdomadaire qui se déroule le vendredi et sa forteresse qui se dresse sur le haut de la colline il n’y a pas énormément de chose à faire à part profiter des plages.

Antalya : la plus grande ville de la côte Sud. Depuis quelques années Antalya ne cesse de s’agrandir de façon anarchique. Néanmoins, ses eaux claires, ses côtes sablonneuses, le joli port et la vieille ville valent vraiment le détour. Les commerces touristiques se sont installés le long des ruelles étroites, côtoyant d’élégants cafés, de charmants vieux restaurants et de maisons d’un style très particulier. A voir :

- Porte d’Hadrien : monument le plus exceptionnel d’Antalya. C’est la seule porte de la vieille encore debout, un exemple classique de l’arc de triomphe romain.

- La tour de l’Horloge : elle se dresse sur l’avenue Atatürk. Elle faisait partie des anciennes fortifications.

- Yivli Minare : ce minaret s’élève à 37,5 m. Il fut construit par le sultan Seldjoukide au XIIIe siècle.

Les trois boissons nationales sont : le thé qui se boit à toute heure de la journée ainsi que le raki et l’ayran. Le raki est une boisson alcoolisée au goût anisé, préparé à base d’alcool de raisins. On le boit mélanger ou non à de l’eau. L’ayran est une boisson rafraîchissante à base de yaourt dilué à l’eau et de sel.

Quelques mots utiles : Bonjour : iyi günler / oui : evet / non : hayir / s’il vous plaît : lütfen

Vietnam

Magnifiques vacances effectuées sous la pluie du 7 au 20 janvier 1999. Ce fut un peu dommage car la saison des pluies était pourtant finie. Le Vietnam est le pays des rizières, de petits lacs, des buffles d'eau, des fameux chapeaux coniques, des rickshaws, de la verdure d'une couleur incroyable et des sourires.

Le Vietnam est l'un des plus jeunes pays de tourisme du monde à s'ouvrir depuis ces toutes dernières années aux visiteurs étrangers. En une seule décennie, des hôtels confortables, rapidement adaptés aux normes occidentales ont été construits dans toutes les villes où se trouvent des curiosités. Dans ce pays ravagé par plusieurs décennies de guerre de grands travaux de rénovations sont entrepris.

Sur la carte, le Vietnam ressemble à un dragon avec la bouche grande ouverte. Ce pays réunit sous le même drapeau le Nord et le Sud. Ces deux parties sont totalement différentes en tout point. Les gens sont d'une gentillesse extrême et reconnaissants lorsqu'on leurs achète quelque chose. Ils cherchent également le contact avec les intrigants étrangers en posant des fois des questions telles que " Quel âge avez vous ? Etes-vous marié et avez-vous des enfants ? ". Cette méthode peut nous paraître au premier abord un peu direct. J'ai aussi sympathisé avec une petite fille adorable de 5 ans prénommée Hiên.

Ayant colonisé le pays pratiquement un siècle durant (jusqu'en 1954), les Français ont marqué ce pays par leur empreinte avec l'introduction des fameuses baguettes de pain que j'ai trouvées sur tous les marchés et les tables des restaurants. Ces pains longilignes sont ici légèrement moins salés et plus courts qu'en Occident. Certaines personnes âgées parlent le français alors que les jeunes apprennent l'anglais. Le thé vert est la boisson nationale. Le Vietnam n'est pas un pays d'élevage, c'est pourquoi la viande est souvent très cher à l'exception du porc et du poulet. Comme les rivières procurent en abondance du poisson et crustacés, c'est donc cela qui est servi avec des nouilles dans les restaurants.

Le séjour a débuté dans le Nord et j'ai longé la côte pour arriver dans le Sud de ce pays fantastique. J'ai visité entre autres les villes suivantes :

Hanoi : ville assez pauvre où le communisme, qui n'est plus de rigueur, reste toujours ancré dans les mœurs. Ma première impression de cette ville fut avec une balade en cyclo-pousse. Dans les rues en permanence animées de la vieille ville, les voitures ne parviennent pratiquement pas à se frayer un passage. La chaussée est envahie par des vélos et les motos. Il n'est en outre pas rare de voir une famille entière de cinq personnes sur une seule moto. Chacune des 36 ruelles de la vieille ville est occupée par un corps de métier différent. Il y a ainsi la rue des vanniers, celle des poissonniers, celle des menuisiers, celle des chapeliers. Sans oublier la rue des échelles de bambou et celle des médecines naturelles. Partout le commerce et le marchandage ont pignon sur rue. Lorsqu'on lève la tête, que de fils électriques dans les airs ! J'ai visité le temple de la Littérature, la pagode au pilier unique et l'imposant mausolée d'Ho Chi Minh qui y est embaumé. J'ai assisté au spectacle des marionnettes aquatique, un art unique au monde. Avec une pièce d'eau pour scène, des marionnettes en bois, un orchestre à l'arrière-plan. Des manipulateurs immergés jusqu'à la taille font bougés leurs statues sur ou sous la surface de l'eau, tout en étant cachés derrière un rideau de toile.

Baie d'Halong : C'est par une longue promenade en bateau dans les paysages les plus spectaculaires du pays que j'ai découvert ce site féerique. Plus de 3'000 cônes calcaires émergent de la mer et constituent un cadre surprenant et bizarroïde. Ce fut pour moi une expérience inoubliable même si le brouillard régnait.

Danang et Hoi An : jolies villes situées au centre du pays. Danang est la quatrième ville du pays. J'ai visité son marché, son temple et une école où les élèves sont entassés dans un espace réduit. Le vif intérêt que les touristes ont pour Hoi An est le vieux pont couvert japonais construit en 1593 par la communauté nippone pour relier son quartier à celui des chinois.

Hué : ancienne cité impériale blottie au bord de la rivière des Parfums sur laquelle j'ai fait une croisière et visité le Palais Impérial. Seule, je me suis rendue au marché couvert. Ce fut une excellente expérience car j'ai beaucoup parlé et côtoyé les charmants indigènes. Ensuite balade à travers la ville avec un cyclo-pousse et j'en ai profité pour acheter une jolie cage à oiseaux pour seulement US$ 1.-

Ho Chi Minh-Ville : nouveau nom pour Saïgon, métropole économique et florissante du pays. C'est aussi une ville dangereuse où la criminalité règne car dans cette localité la richesse est montrée au grand jour avec de somptueux bâtiments bancaires, des bijouteries etc. J'ai également pris un cyclo-pousse pour visiter la ville ainsi que le musée de la guerre où j'ai pu voir toutes les atrocités commises par l'hommes durant ce conflit. J'ai vu également le quartier chinois de Cholon, la pagode Thien Giang, l'église française Notre Dame et le musée national.

Delta du Mékong : c'est à My Tho que j'ai exploré, en partie en bateau et en barque, les paisibles canaux et le delta. Très belle excursion parmi la végétation tropicale et les charmants paysages. J'ai visité l'île Thoi Son. Le Mékong irrigue une surface de quatre millions d'hectares.

Tunnels Cu-Chi : situées au nord-ouest de Saïgon, ces galeries souterraines étaient un refuge des Viêt-công. Les guérillas les utilisaient comme logements et entrepôts, comme hôpital et voies d'évasion. Vu l'extrême étroitesse des galeries, ces dernières ont été récemment élargies pour permettre également aux visiteurs de se faire une idée de l'atmosphère souterraine ambiante. Comme je suis assez grande, j'ai préféré de ne pas faire cette excursion, ce qui a été fort dommage

Voici quelques mots utiles en vietnamien :

Bonjour : Xin châo
Aurevoir : Tam biet
Svp : Xin ong (h) xin bà (f)
Bien merci : tôi khoe, cám on
Je m'appelle : ten toi là …
Je ne comprends pas : toi khong hieu

Singapour

Depuis le Vietnam, au lieu de rentrer directement en Suisse, j'ai pris l'avion et j'en ai profité de faire une escale de 3 jours dans cette ville-état en janvier 1999.

Située en Asie du sud-est, la République de Singapour est un état-cité relié à la Malaisie par une digue longue de 1,1 kilomètre sur laquelle ont été aménagées une route et une voie ferrée. La république de Singapour est formée de l'île principale : Singapour et de 55 îles plus petites. Le nom de Singapour vient de Singa Pura, qui signifie " la ville du lion " en sanskrit. Le lion (merlion) est également l'emblème de la ville. Singapour est une métropole moderne, prospère et très propre. Il reste également quelques beaux édifices plus anciens, comme l'hôtel Raffles, le plus luxueux de la ville. Son nom vient de Sir Stamford Raffles qui acheta l'île au Sultan de Johor en 1819. Quelques quartiers, dont Little India et Chinatown, ont conservé leur aspect ancien et coloré. Le climat est chaud et humide, sans saison sèche ni mousson bien marquées. A Singapour, il y a de nombreuses plantes uniques, dont 50 espèces d'orchidées des mangroves.

La population de Singapour se compose de trois principaux groupes ethniques : les Chinois 76 % , les Malais 15 % et les Indiens 6 %. Les relations entre ces différents groupes sont bonnes. Les premiers Indiens à s'être installés à Singapour étaient originaires du Sud de l'Inde. Little India, le quartier de la vieille ville où s'installèrent les Indiens, est encore le paradis du curry, des temples et des magasins de tissus chatoyants. Un fois par an, les Chinois de Singapour célèbrent le festival du fantôme affamé.

Tout est presque parfait : les bâtiments sont beaux et bien entretenus, les moyens de transports sont conditionnés et impeccables, compte à rebours du feu vert pour traverser la route, rues bien éclairées… Singapour est aussi le paradis scintillant pour le shopping, ses parcs d'orchidées et sa verdure. Les jolis quartiers de la ville valent le détour comme : Boat Quay, China Town et Orchard Road (célèbre artère commerciale). Pas très loin, se trouve le 2ème plus haut bâtiment du monde avec ses 73 étages après les tours jumelles de Malaisie. Je me suis aussi rendue sur l'île de Sentosa qui abrite un super parc à thème avec l'emblème du merlion et un monorail aérien.

Singapour est une puissance économique prospère, disposant d'une main-d'œuvre qualifiée et disciplinée, d'infrastructures irréprochables, d'une grande stabilité politique et d'esprit d'initiative. Depuis son indépendance, la situation économique y est stable et florissante. Les autres secteurs de pointe sont le commerce, le secteur bancaire, le tourisme, la construction navale, l'industrie pharmaceutique, les télécommunications et le raffinage du pétrole.

La particularité de Singapour, devenu indépendante en 1965 réside également dans les transports. Ainsi, s'aventurer dans la mégapole en voiture est quasi mission impossible. Entre les taxes d'accès des plus dissuasives et les sévères restrictions de parcage, l'automobiliste même le plus entêté finira par capituler avant d'avoir achevé son parcours du combattant. Ici, les transports publics font la loi et les métros sont rois. Le métro sur la ligne Nord-Est est automatique. Il a été mis en service en juin 2003. D'une longueur de 20 kilomètres, il relie la zone portuaire de Harbort Front à Punggol, au nord-est de l'île. Le parcours est jalonné de 16 stations parfois distantes l'une de l'autre de plus d'un kilomètre. Vingt-six trains circulent sur cette ligne à un intervalle pouvant descendre jusqu'à 90 secondes en périodes d'affluence. Chaque train est formé de 6 voitures, soit au total une capacité de 2'000 personnes. Sa vitesse maximale est de 80 km/h.

La sécurité sur les quais du métro est avant-gardiste. Il y a des portes de quai en verre. Elle séparent pour la sécurité, la personne du métro en marche. L'automatisme du métro assure la fermeture des portes et le départ du train. Dans ce cas, les portes de qui protègent le passager. Dans d'autres pays, comme à Paris, le conducteur reste présent pour assurer la fermeture des portes et le départ du trin. C'est peut-être pourquoi il n'y a encore jamais eu d'accidents de personnes sur la ligne de métro automatique.

Singapour est également la ville des amandes et elles sont très élevées :

- Interdiction de nourrir les oiseaux : SG$ 1'000.- ( Frs suisse 1'000.-)
- Interdiction de fumer : SG$ 1'000.-
- Interdiction d'uriner (sauf au WC) : SG$ 1'000.-
- Interdiction de jeter des déchets au sol : SG$ 1'000.-
- Interdiction de cracher : SG$ 500.- ( Frs suisse 500.-)
- Interdiction de gaspiller l'eau : SG$ 500.-
- Interdiction de mâcher du chewing gum : SG$ 500.-

 Israël

 Circuit des 4 mers effectué du 31 octobre au 7 novembre 1999 avec Françoise. Dès qu'il s'agit de se rendre en Israël, qui se prétendrait blasé ? Ecrire que ce tout petit pays suscite de fortes réactions chez les athées, les chrétiens, les juifs ou les musulmans, revient à constater une évidence. Ce charmant pays peu verdoyant est assez désertique. La plaine côtière regroupe plus des deux tiers de sa population totale. L'Hébreu, la langue de la Bible redevenue vivante et l'Arabe sont les langues officielles du pays. Israël, qu'on dit riche et moderne m'a parue à la 1ère impression assez pauvre et retardé par le progrès. Le climat fut agréable à cette période (env. C° 27 degrés).

La cuisine israélienne n'a rien de spéciale. Les Israéliens continuent à conserver des habitudes alimentaires qui reflètent la diversité de leurs origines, malgré des lois diététiques qui imposent une nourriture kasher. Pour la " kashérisation ", voici les exigences de base à respecter : pas de porc, pas de fruits de mer, interdiction suivant la bible de " manger l'agneau dans le lait de sa mère ", pas de produits laitiers (lait, beurre, fromage…). Les desserts sont en général très sucrés puisque ils sont d'inspiration turque ; par exemple la baklava, pâtisserie au miel et aux noix.

Beaucoup d'Israéliens habitent en collectivité dans des kibboutz dispersés dans le pays. Ce sont des exploitations coopératives d'agriculture et d'industries légères, d'inspiration largement socialiste, apparues en 1910. Le salaire, le travail, le nettoyage et le repas sont partagés en commun au sein du kibboutz.

Le Yom Kippour est le jour le plus saint du calendrier hébraïque ; il s'agit du grand pardon. La Torah regroupe les cinq premiers livres de l'Ancien Testament. Le Talmud est le document dans lequel on trouve les commentaires très élaborés de la loi judaïque, collationnés au Ve et au VIe siècle de l'ère actuelle. Le mezouzah est un petit étui placé à la porte des maisons et des bureaux juifs contenant des versets écrits sur un rouleau miniatures. Le shabbat est le quatrième commandement de Dieu dans la Torah. Il dit : " Six jours tu travailleras et tu feras tout ton labeur, mais le septième jour est shabbat pour l'Eternel ton Dieu : tu ne feras aucun travail ". Il commence le vendredi soir, au coucher du soleil et finit le samedi soir. Durant ce temps il est interdit de travailler, d'utiliser l'électricité, de toucher de l'argent.

Durant ce magnifique séjour j'ai traversé les endroits suivants :

Désert du Néguev : depuis Tel Aviv, je l'ai traversé jusque dans le Sud du pays. Le désert couvre 60 % du pays. Le paysage est très varié avec des cratères et des montagnes aux couleurs spéciales tirant sur le rouge dans la région d'Eilat. J'ai pris le repas de midi dans le désert, assise par terre dans une tente de bédouins.

Eilat : station balnéaire célèbre en plein désert située au bord de la Mer Rouge. Visite de l'observatoire sous-marin qui abrite de beaux poissons multicolores. Dans le désert, des Bédouins mènent encore la vie des anciens nomades avec leurs tentes en poils.

Mer Rouge : elle est le paradis des plongeurs par la beauté des coraux et par les beaux poissons multicolores.

Mer Morte : masse d'eau la plus salée de la terre ne renfermant aucune vie. Elle est située dans une dépression à 390 mètres au-dessous du niveau de la mer. Une petite baignade en vaut vraiment l'expérience. J'y ai flotté sans le moindre effort même dans la position assise. Cela est dû à la forte densité de sel et de minéraux (30 %). Mais attention, il ne faut surtout pas boire la tasse ou recevoir de l'eau dans les yeux car ça ne pardonne pas. Le bain ne doit pas également dépasser 15 minutes.

Massada : montée en téléphérique pour visiter la forteresse et son site en ruines des Zélotes. Elle a été construite sur un plateau entouré de falaises, dans le désert de Judée. Autrefois, Massada était une vraie citadelle royale pourvue de deux palais, d'une synagogue, de villas, d'entrepôts, de bains publics, d'une piscine et de citernes.

Jérusalem : ville sainte, centre spirituel et aussi capitale de l'État. Jérusalem ne ressemble à rien aux autres villes du pays. Elle a su garder le cachet d'autrefois avec ses maisons en cubes beiges. Ce fut la ville que j'ai le plus aimée de tout mon circuit. A l'intérieur des remparts (percés de huit portes) de la vieille ville se trouvent les ruelles étroites bordées d'échoppes d'artisans, le chemin de croix, l'église de la Dormition, le célèbre Mur des Lamentations où les hommes et les femmes lisant la torah séparément, l'Esplanade du Temple, le Saint-Sépulcre où se trouve le tombeau du Christ et l'éblouissant dôme du Rocher. A l'extérieur des murs, je me suis rendue sur le mont des Oliviers d'où j'ai eu une vue panoramique splendide sur Jérusalem et le désert de Judée. Ensuite descente sur le jardin de Gethsémani.

- Dôme du Rocher : lieu sacré qui consiste en une superbe mosquée octogonale édifiée sur la colline du Temple en 691. Son Dôme est doré, l'extérieur tout comme l'intérieur de l'édifice est en marbre et en carreaux bleus, blancs et jaune sur lesquels se mêlent des versets coraniques, motifs floraux et arabesques.

- Mur des Lamentations : les gens prient suivant leurs traditions. Pour s'approcher, les messieurs doivent porter la kipah, seules les dames ont accès au secteur qui leur est réservé. La coutume veut qu'on glisse une prière écrite entre les énormes blocs de pierres.

Bethléem : petite ville en territoire palestinien dans laquelle le Christ est né. J'ai visité la crèche de Jésus et c'est, si j'ose dire, une loupée totale. Rien ne ressemble à une étable. Comme la ville n'a pas encore l'infrastructure adéquate pour recevoir autant de touristes cela cause quelques désagréments pour tout le monde. Egalement, visite du tombeau de Rachel.

Nazareth : pour les chrétiens, c'est le lieu de l'Annonciation et de l'enfance de Jésus. J'ai visité la basilique de l'Annonciation dans laquelle se trouvent encore les ruines de la maison de Marie. Cette église moderne signale le lieu où l'ange Gabriel annonça à Marie qu'elle enfanterait le fils de Dieu.

Haïfa : jolie ville de style européen possédant de très beaux jardins persans qui dominent la cité. J'ai joui d'une vue splendide sur la baie, le port et la mer.

Tel-Aviv : plus d'un million de personnes y habitent. C'est là que prend fin mon séjour en Israël. Cette ville manque de beauté mais possède de superbes plages et un beau quai longeant la mer, jalonné d'hôtels.

Jaffa : collée à Tel-Aviv, c'est l'une des plus veilles villes du monde avec ses maisons aux façades anciennes et ses galeries de peinture. Ce port qui a perdu son attrait commercial passe pour l'un des plus anciens de Méditerranée.

Voici quelques mots utiles en hébreu :

Bonjour (matin) : bóker tov / Pardon : slikhá / Oui-non : ken-lo
bonjour (ap-midi) : erev tov / Svp : bevadashá / Merci : todá
Bonsoir : layla tov / Cher : yakar jdkfjkajfk / Bon marché : zol

 Iran

 Le 24 octobre 2002, à 3 heures du matin, me voilà en Iran pour un circuit de 9 jours à travers le pays. Bien sûr, c’est une destination qui inquiète encore un peu. Son passé récent est suffisamment sulfureux pour motiver quelques craintes à son égard : la révolution islamique de 1979, la terrible guerre contre l’Irak, l’image récurrente du mollah barbu et de la femme en tchador, le livre de Betty Mamoudhi «Jamais sans ma fille » ont profondément gâché l’image de ce pays. En tout état de cause, entreprendre un voyage en Iran aujourd’hui permet de mettre de côté ces fausses idées et de découvrir un magnifique pays, au patrimoine historique inestimable aux somptueux paysages et d’approcher le peuple iranien dont la réputation d’hospitalité et de cordialité est tout à fait justifiée. La langue nationale de l’Iran est le farci (parfois appelé persan), même si ce n’est la langue maternelle que de la moitié de la population.

Le code vestimentaire en vigueur de ce pays est des plus stricts. La majorité des femmes iraniennes portent le chador noir (qui signifie tente) dès 7 ans. Moi-même en tant que touriste j’ai dû porter une tenue longue et large ainsi qu’un foulard qui devait dissimuler mes cheveux. Dans d’autres situations encore j’ai pu m’apercevoir que la femme iranienne est mise à l’écart des hommes. Dans les autobus, par exemple, les dames doivent s’assoire au fond de l’autobus même si elles sont accompagnées de leur mari…

En me promenant dans les vieilles villes du pays j’ai observé attentivement les portes : la plupart possèdent deux marteaux : l’un rond et large, l’autre long et fin. Produisant deux sons différents, ils permettaient de savoir de l’intérieur si le visiteur était un homme ou une femme, indispensable dans une société où les femmes devaient rester à l’écart de la compagnie des hommes.

Le niveau de vie pour un européen est bon marché : 1 kg carottes coûte 200 rials (4 ct) ; 1 kg poulet : 10'000 rials (Fr. 2.-) ; 1 kg riz 500 rials (10 ct) ; eau minérale 1,5 l. 2'000 rials (40 ct) ; 1 kg viande 25'000 rials env. (Fr. 5.- env.) ; 1 l. essence 450 rials (9 ct).

Dans les restaurants, j’ai vraiment bien mangé. Un des plats principaux est le kebab (poulet ou agneau) cuit au charbon de bois garni de riz et d’une tomate grillée.

J’ai pris trois vols interne avec Iran Air. Sinon j’ai voyagé en car en traversant beaucoup de nature désertique aux jolis paysages où se trouvent quelques caravansérails. Les Iraniens conduisent n’importe comment : priorités, clignotants, rétroviseurs sont des concepts non acquis pour les Iraniens. Les passages piétons et les feus tricolores, lorsqu’ils existent, semblent plutôt décoratifs. Comme les automobiles ne respectent pas les piétons, ceux-ci traversent les chaussées comme ils peuvent en effleurant les voitures dans le meilleur des cas.

Téhéran : ce fut mon premier contact avec l’Iran. Ville située à 1'500 m au pied du Damavand, Téhéran m’a permis de passer en douceur du monde occidental au monde oriental. Hélas, il ne subsiste plus grand-chose d’oriental à Téhéran. La pollution, la surpopulation (14 millions d’habitants), l’urbanisation anarchique et les 380 km d’autoroute ont transformé la capitale (depuis 1794) iranienne en une mégapole peu séduisante. J’ai visité le musée national qui retrace toutes les périodes de l’histoire de la Perse, puis le musée des tapis.

Kerman : ville située à 1'750 m au bord du désert Lut, j’ai visité un cimetière, la mosquée du vendredi (Jameh) à la décoration en carreaux de faïence d’un bleu chatoyant où l’entrée du fond débouche directement sur le bazar traditionnel que j’ai aussi parcouru.

Mahan : visite du jardin royal de Shahzadeh avec ses jets d’eau situé en plein désert et du mausolée du Shah Nematollah Vali.

Bam : ville moitié vivante, moitié fantôme, édifiée au XIVe siècle mais remarquablement restaurée. Cet endroit imposant en plein milieu du désert mesure 300 m de long sur 200 m de large. Une partie est construite en terre cuite et l’autre en briques. Un mur d’enceinte crénelé long de 3 km et supportant 12 tours de garde entoure les lieux. Juste après être entrée par la porte principale, un escalier très raide m’amena sur les remparts où j’ai pu admirer un panorama époustouflant surplombant la ville et sa citadelle. J’aurai cru voir une ville bâtie de pâtés de sable.

Yazd : je suis entrée dans la terre d’origine des zoroastriens dont le culte s’est maintenu au delà des siècles et qui est encore pratiqué par une partie de la population. Visite de la ville et de sa vieille ville à l’architecture pittoresque construite de glaise. J’ai visité la mosquée du Vendredi (Jameh), décorée de merveilleuses faïences et mosaïques, flanquée de deux magnifiques minarets. J’ai admiré aussi l’Ensemble Amir Chakhamaq : étonnante façade à trois étages et juste à sa droite se trouve le grand palm nakhl en bois : sarcophage en bois utilisé pour les commémorations chiites. Je me suis rendue au temple du Feu où l’on vénère une flamme sacrée allumée il y a plus de 1'500 ans. Visite des tours du Silence qui se dressent sur deux collines, où les zoroastriens pratiquaient encore récemment des cérémonies d’inhumation étonnantes.

Ispahan : se fut l’étape la plus attachante de mon voyage. Joyau de l’ancienne Perse, c’est l’une des plus belles villes (1'590 m) du monde islamique inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en raison de ses nombreux trésors architecturaux. Chargée d’histoire, Ispahan est avec ses 169 mosquées, la ville de faïence. Selon un proverbe perse : « Ispahan est la moitié du monde », ce qui laisse deviner la beauté de cette ville.

La place Imam Khomeini rassemble quelques-uns des monuments les plus majestueux du monde islamique. Crée en 1612, cette immense place de 500 m est entourée de la magnifique mosquée de l’Imam, du charmant palais Ali Qapu et de l’élégante mosquée de Sheikh Lotfollah.

- Mosquée de l’Imam : elle est l’une des plus belles au monde : ses ornements décoratifs aux mosaïques si finement travaillées d’émail bleu et son architecture séfévide aux proportions parfaites créent un monument étonnant, entièrement né de l’imagination de Shah Abbas 1er. La décoration intérieure est si somptueuse qu’il m’est impossible de la décrire. Sa construction commença en 1612 et fut terminée en 1638.

- Palais Ali Qapu : ce palais original de six étages (XVIIe siècle) devait servir à l’origine de porte menant aux palais royaux. Il se transforma ensuite en résidence officielle où les monarques recevaient notables et ambassadeurs. Il prévaut par sa terrasse surélevée et ses 18 colonnes qui offrent une magnifique perspective sur la place et la mosquée de l’Imam. A l’étage, j’ai découvert le superbe salon de musique : son plafond s’agrémente de moulures en forme de vases, ce qui crée une impression saisissante et améliore aussi l’acoustique.

- Mosquée de Sheikh Lotfollah : cette mosquée présente l’originalité de ne posséder ni minaret ni patio. J’ai observé à loisir la complexité des mosaïques d’une beauté et d’une finesse sans pareil des murs et du plafond. Les motifs du plafond sont disposés de façon à attirer l’½il jusqu’au centre. Le mihrab, l’un des plus beaux d’Iran, comprend une niche placée plus haut que d’habitude et ornée de mosaïques, de moulures et d’une composition calligraphiée indiquant le nom de l’architecte.

A Ispahan, onze ponts enjambent le Zayandeh : cinq anciens et six récents. J’ai flâner sur les berges du fleuve pour mieux les admirer et à la tombée de la nuit ils s’illuminent. Les plus somptueux d’entres eux sont :

- Pont Si-o-Seh : long de 160 m, édifié en 1602, ce pont se nomme aussi « pont aux 33 arches » et aucun véhicule n’est autorisé à l’emprunter. Le soir venu, comme je me baladais tranquillement sur le pont, un jeune iranien m’a invitée dans une maison de thé blottie en contrebas du pont. L’endroit était vraiment typique et les gens fumaient la pipe à eau.

- Pont khaju : édifié par Shah Aabbas II en 1650, c’est le pont le plus beau et le plus célèbre d’Ispahan avec ses 24 arches et ses 132 m de long. Pont-barrage servant à réguler le cours du fleuve, il alimente les cultures de la ville. Il est décoré avec des stucs, des mosaïques et des arcades. Le pavillon construit au centre était réservé à l’époque pour le chah.

Chiraz : ville raffinée du Sud Ouest, elle fut à plusieurs reprises capitale de l’Iran. Chiraz fut la ville de la poésie, des roses, des rossignols et du vin. J’ai visité la mosquée Nasir-ol-Molk avec ses carreaux de faïences où c’est la couleur rose qui domine. Ils sont décorés principalement avec les dessins de fleurs, d’oiseaux et de papillons. Ensuite je me suis promenée dans le bazar du Régent « Vakil », bu un verre d’un ancien hammam transformé en salon de thé. La ville moderne conserve néanmoins les vestiges de ce passé glorieux en abritant les tombeaux de Hafez et de Saadi.

Persépolis : capitale royale de Darius fondée en 518 av. J.-C. la superbe ancienne capitale achéménide, compte parmi les plus grandioses cités archéologiques du monde. La ville a été construite 50 ans avant l’Acropolis à Athènes. Le Palais, dont la construction a duré plus de 100 ans, était conçu pour célébrer des festivités, comme le Nouvel An iranien (21 mars). A cette occasion le roi recevait ses dignitaires, ses vassaux et les ambassadeurs étrangers. Sur tous les murs de Persépolis se trouvent des bas-reliefs célébrant cette fête grandiose.

 Sri Lanka

 A la première pensée, Sri Lanka évoque une véritable palette de verts, du vert émeraude des palmes de cocotier et de la jungle aux nuances lumineuses des théiers en passant par le vert tendre des jeunes pousses de riz. A y regarder de plus près, ce petit Etat insulaire se révèle encore bien plus riche en couleurs, sans même parler des paysages, de sa culture et de ses habitants. Le Sri Lanka a obtenu son indépendance en 1972. L’île appelée autrefois « Ceylan » a une superficie de 65'610 km2 pour une population de 20 millions d’habitants. Son climat est tropical et il connaît deux moussons par an : de mai à septembre au sud-ouest, de novembre à janvier sur la côte est. La température est de 29 degrés durant toute l’année : chaude sur le littoral, plus fraîche à l’intérieur en région montagneuse. Les Cingalais, de religion bouddhiste, constituent 70 % de la population. Les Tamouls, quant à eux, pratiquent l’hindouisme. Les autres religions minoritaires sont le christianisme et l’islam.

C’est ce samedi, 4 janvier 2003, à 3h30 du matin, que je me retrouve sur territoire sri lankais. La chaleur était déjà au rendez-vous ! Malgré la fatigue des 10 heures de vol me voilà déjà prête pour parcourir ce pays !

Polonnaruwa : capitale de l’île au XIIème siècle. J’ai visité son musée archéologique et ensuite balade sous la pluie à travers la citadelle où se dresse un vaste complexe de palais et de temples plus ou moins bien conservés. Pas très loin, j’ai admiré 4 Bouddhas géants de Gal Vihara. Ils sont taillés dans un seul et même rocher de granit. Les deux 1er Bouddhas sont assis, le 3ème debout et le 4ème, d’une longueur de 14 m est couché, il est en train de quitté la sphère terrestre.

Sigiriya : se trouve le « rocher du Lion », un gigantesque rocher de granit enforme de cube qui culmine à 200 m au-dessus de la jungle. Sa position dominante et ses murailles à pic en font une citadelle naturelle. L’ascension fut assez pénible car il faut grimper 1'200 marches ! Je me suis arrêtée à mi-chemin à la terrasse du Lion où il n’en reste plus que 2 pattes du lion de part et d’autre de l’escalier d’accès.

Dambulla : après m’être déchaussée, je visite les 5 grottes creusées dans un immense rocher de 160 m de haut. La 1ère abrite un Bouddha couché de 14 m sculpté dans la roche. Mais le plus beau m’a attendue dans la 2ème qui comprend de nombreuses statues de dieux hindous, un Bouddha couché de 14 m ainsi que des fresques (XVe au XVIIIe siècle) peintes avec des couleurs naturelles sur toute la surface du plafond. Un pure enchantement des sens !

Kandy : durant le trajet à travers la forêt vierge, j’ai fait une halte dans un jardin d’épices près de Matale. A Kandy, j’ai assisté à un spectacle de danses et ensuite visite à pieds nus du « Temple de la Dent » construit à côté d’un lac. La dent à question est celle du Bouddha. Elle est sans doute la relique la plus sanctifiée du pays. Le lendemain, toujours sous la pluie, je visite le vaste et merveilleux jardin botanique ainsi qu’un orphelinat d’éléphants à Pinnawela. J’ai beaucoup apprécié car ce fut pour moi l’occasion de pouvoir observer ces animaux que j’aime tant de tout près.

Nuwara Eliya : ce lieu marque le terme d’une route vertigineuse et sinueuse de près de 80 km au sud de Kandy mais également la journée la plus intéressante de ce voyage. Sur ce haut plateau l’altitude est presque de 2'000 m et le décors est splendide. C’est aussi ici que poussent les meilleures sorte de thés de l’île. Le thé pousse en pente et demande du soleil. Les buissons sont petits et soignés mais s’ils étaient laissés à eux-mêmes ils atteindraient 12 m de haut. Les cueilleuses sont principalement tamoules. Les paniers pleins de feuilles vertes sont ensuite amenés aux fabriques où commence le processus de préparation du thé.

Colombo : capitale du Sri Lanka mais aussi la plus grande ville de l’île. Avec 700'000 habitants, c’est aujourd’hui une métropole moderne. Malheureusement la ville est très polluée et encombrée à cause de son grand trafic automobiles.

Beruwela : après 6 jours de circuit je m’accorde enfin 1 semaine de vacances balnéaires dans l’élégant hôtel 5* « Eden ». Comme le nom l’indique déjà, les architectes ont été inspirés par le jardin d’Eden. Cet hôtel possède une belle piscine; il se niche dans un vaste jardin tropical, sur la plage de sable blanc sans fin de Beruwela, bordée de palmiers.

Les deux langues nationales sont le cinghalais et le tamoul. L’anglais est largement parlé. Voici quelques mots bien utiles en :

Cinghalais : kohomadha = Comment allez-vous Ou/Naa = Oui/non
Tamoul : Vanakkam = Bonjour Aamaa/Illa = Oui/non

L’Ayurvéda est la plus vieille médecine du monde, née in Inde il y a plus de 3000 ans et pratiquée par les grands rishis ou voyants de l’Inde. En sanscrit, Ayurvéda veut dire : Ayu = vie et Veda = science ou connaissance, littéralement science de la vie. L’Ayurvéda est destinée à prolonger la vie, dans un corps sain et un esprit sain. L’autre but est de vivre en parfaite harmonie avec la nature. L’Ayurvéda consiste à retrouver la santé, à stimuler vos défenses immunitaires et forces naturelles de guérison. Ses cures proposent plusieurs méthodes de traitement telles que : méditation, massage, bains curatifs à base d’herbes ou de fleurs…

L'état général des routes est assez mauvais. Une vigilance accrue est de mise surtout durant et après de fortes pluies. Le comportement au volant très téméraire de nombreux conducteurs (surtout des chauffeurs des bus interurbains) augmente les risques d'accident. C’est un peu la loi du plus fort qui triomphe ! Durant la 1ère demi-journée dans ce pays, j’ai déjà vu 4 graves accidents de la route.

Le riz et le curry figurent en-tête dans l’alimentation sri-lankaise. Il s’y ajoute un vaste étalage de fruits savoureux comme les petites bananes, ananas, mangues, pastèques…

Les gens du pays sont sympathiques et apprécient de communiquer avec les touristes surtout lorsqu’on est une femme célibataire ! Les tous premiers mots des hommes indigènes qui m’abordaient étaient : « bonjour, tu es mariée ? ». Ils croient qu’en épousant une Européenne, ils pourront avoir la belle vie et voir l’argent couler à flots en Europe …