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Suisse

C'est au XIIIe siècle qu'est née la confédération helvétique, lorsque trois cantons, menacés par l'autorité croissante des Habsbourg - Uri, Schwyz (d'où le nom de Suisse) et Unterwald -, conclurent le 1er août 1291 une alliance perpétuelle : le serment du Rütli. C'est à cet épisode que se rattache la légende de Guillaume Tell. La Suisse est un État fédéral d'Europe centrale d'une superficie totale de 41'293 km2. C'est un pays montagneux enclavé occupant une position stratégique au cœur de l'Europe centrale. Elle est limitée : au Nord par l'Allemagne; à l'Est par l'Autriche et par la petite principauté du Liechtenstein, au Sud par l'Italie et à l'Ouest par la France. Elle mesure tout au plus 220 kilomètres du nord au sud, et environ 360 kilomètres d'est en ouest. Sa capitale est Berne. C'est là où se trouve le palais fédéral.

Actuellement la Suisse compte plus de 7,3 millions d'habitants. Ce qui correspond à une densité de population de 183 habitants au km2, une densité forte si l'on tient compte que 23,7% du sol est inculte et qu'un autre quart est occupé par les lacs et les montagnes. La part de la population urbaine est de 60 % environ. Elle se répartit en majorité dans des villes de moins de 100'000 habitants. Il faut compter env. 5,8 millions de Suisses et 1'5 millions d'étrangers. La croissance de la population suisse ne cesse de ralentir : à peine 1,3 enfant par femme.

La Suisse compte 23 cantons dont 3 divisés en deux demi-cantons. Les voici : Valais, Vaud, Genève, Fribourg, Neuchâtel, Jura, Berne, Soleure, Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Argovie, Zurich, Schaffhouse, Thurgovie, St Gall, Appenzell Rodes-Extérieures, Appenzell Rodes-Intérieures, Lucerne, Uri, Schwyz, Obwald, Nidwald, Zoug, Glaris, Tessin, et Grisons.

Même si la Suisse est un petit pays, 4 langues nationale sont reconnues suivant les régions : français, allemand, italien et romanche. Pour l'allemand environ 65 % de la population, pour le français 18 % et l'italien 10 %. La quatrième langue est le romanche, une langue romane, parlée par moins de 1 % des habitants, surtout dans les Grisons. Dans une majorité de cantons, la langue commune est le schwyzerdütsch (suisse allemand), qui recouvre plusieurs dialectes alémaniques, très différent de l'allemand écrit. Les deux principales langues culturelles sont l'allemand et le français. Cette dernière est majoritairement parlée dans les cantons du Valais, Vaud, Genève, Fribourg, Neuchâtel et le Jura.

La Suisse est aussi le pays dans lequel je suis née et continue d'y résider. Ce pays est riche en chalets anciens, belles demeures, châteaux forts, forteresses, vieilles villes médiévales. De nombreux vestiges romains ont été retrouvés à Martigny, Avenches, Orbe, August et Windisch. Comme la Suisse est un petit pays, les distances d'une ville à l'autre sont rapprochées. Je suis rapidement au bord du lac, à la campagne ou à la montagne ; ce qui est fort agréable. Le paysage est magnifique et varié. La Suisse à la chance de pouvoir jouir des 4 saisons dont chacune à son charme. Ce pays est le lieu idyllique pour des superbes randonnées, pour se reposer dans un superbe cadre, faire de la haute montagne et skier.

L'économie et l'infrastructure suisse sont assez bonnes et prospères par rapport aux autres pays. Toutefois la Suisse n'est plus épargnée par le chômage depuis les années 1990. La Suisse est un pays propre et bien entretenue grâce aux lourds impôts que nous devons payer !

Les spécialités artisanales suisses sont nombreuses. Sans les énumérer toutes, en voici quelques-unes parmi les plus intéressantes : boîtes à musique de Sainte-Croix, dentelles au fuseau de Bulle et Lauterbrunnen, masques de bois taillés de Reckingen, linge tissé à la main de Saas Fee, artisanat rural de Zurich et de Stein, pochettes imprimées et fichus de Saint-gAll, cristaux de roche d'Andermatt, boîtes et coffrets décorés du Toggenbourg, poteries peintes de Berne, et jouets de Dornach. Les couteaux de l'armée suisse sont fabriqués à Schwyz et à Delémont.

L'horlogerie suisse, qui a dominé le marché pendant de longues années, est désormais sérieusement concurrencée par l'Asie et, en particulier, par le Japon et l'île de Taiwan. Les Suisses ont riposté en fusionnant plusieurs de leurs compagnies afin de diminuer les coûts de revient et d'améliorer la qualité de leurs produits. Parallèlement, ils se sont aussi lancés dans la production en série de montres en plastique peu coûteuses. Grâce à toutes ses innovations, l'horlogerie suisse a pu rester compétitive et s'imposer face à ses concurrents.

Les spécialités suisses : la fondue, faite avec des fromages à pâte dure, gruyère et emmental, est une véritable institution nationale pour les Suisses romands. La raclette est une spécialité valaisanne. La viande des Grisons est la spécialité helvétique la plus originale (viande de bœuf crue, fumée et séchée, servie en minces tranches). Le rösti (pommes de terre bouillies, râpées et passées à la poêle, puis au four). Les desserts et entremets sont à base de crème fraîches comme dans les meringues et les biscuits fourrés. Le chocolat, dont la réputation n'est plus à faire se trouve naturellement partout ; il entre bien sûr dans la composition d'un grand nombre de desserts. Les vins sont également variés : les vins blancs les plus connus sont le fendant, le dorin, le féchy et le twanner. Les vins rouges comme le cortaillod, la grande-dôle, le merlot, le gamay et le pinot noir. Le kirsch et la liqueur de gentiane sont des digestifs. La Suisse compte également de nombreuses eaux minérales telles qu'Henniez, Vals, Elmer, Aproz etc.

La Suisse est réputée également par son excellent chocolat. Rien ne prédisposait en réalité ce pays à devenir l'un des principaux pays producteurs de chocolat. Il a fallu deux découvertes importantes: la première est l'invention du chocolat au lait par Daniel Peter en 1875 et la seconde la mise au point d'un nouveau mode de brassage de la pâte de chocolat par Rodolphe Lindt en 1879. Rapidement, l'industrie chocolatière suisse devient performante. Vers 1900, la Suisse exporte 40'000 gâteaux de chocolat. Déjà le chocolat est associé à l'image de marque de la Suisse et il ne cessera plus de l'être durant tout le XXe siècle. Quelques marques de chocolat suisse connues : Tobleron, Suchard, Nestlé, Lindt et Cailler.

La Suisse est le pays des barrages. Ils se trouvent en général en Valais. Pour accroître la production d'énergie hydroélectrique du pays, des projets gigantesques sont élaborés. Par exemple celui de la Grande Dixence dans le Val des Dis qui prévoit une réserve d'énergie de 1400 millions de kilowattheures. Ces constructions ont mis des années à se réaliser. Il s'agit de véritables cathédrales de béton nécessitant des chantiers très importants. Patek Phillipe, Chopard, Piaget, Bucherer, Rado, Tissot, Rolex et Swatch sont des marques suisse de montres connues mondialement.

Les lacs suisses sont nombreux. Les plus célèbres d'entre eux sont les lacs : Léman (le plus grand d'Europe), Neuchâtel, Bienne, Quatre Cantons, Constance, Zurich et Majeur. Les principales rivières sont le Rhône, le Rhin, et l'Aare, la Reuss et la Sarine.

Genève : grande ville de 172'000 habitants située au bord du lac Léman, encadrée par les Alpes et le Jura. Véritable mer intérieure, le Léman offre de nombreuses possibilités de croisières. La plupart des hôtels et de nombreux restaurants se trouvent sur la rive droite, face à l'un des plus beaux panorama du monde, tandis que la rive gauche abrite le centre du commerce et des affaires, ainsi que le cœur historique de la ville perché sur une colline. Les rues et les ruelles de la vielle ville sont en zone piétonne. Le pont du Mont-Blanc débouche sur le Jardin Anglais, à l'angle de l'horloge fleurie, symbole de la ville ainsi que le jet d'eau. Genève abrite quelque 200 organisations internationales dont le siège de l'Organisation des Nations Unies depuis 1945 et le Centre Européen de Recherche Nucléaire (CERN). Si vous êtes de passage à Genève, il ne faut pas manquer de visiter les lieux suivants :

- Hôtel de ville : construit entre le 15e siècle et le 17e siècle, les façades sur la rue, de style Renaissance, datent de 1617-30.

- Cathédrale Saint-Pierre : l'édifice actuel a succédé à plusieurs sanctuaires romains, à une petite basilique du IVe siècle, et à une grande église élevée vers 512. La construction de la cathédrale a commencé vers 1160 et achevée en 1232.

- Eglise de la Sainte-Trinité : (1994) en lui donnant la forme d'une sphère, l'architecte U.Brunoni a fait de l'église un véritable objet de médiation.

- Palais des Nations : (1929-1938) édifié pour la Société des nations dont le siège avait été attribué à la ville en 1919, le Palais abrite l'ONU depuis 1946. Cet édifice colossal, est le pus grand d'Europe après le château de Versailles.

- Grand-théâtre : opéra construit en 1879, inspiré de celui de Paris. Il côtoie le premier musée suisse consacré aux beaux-arts.

- Fontaine de l'Escalade : elle commémore la victoire contre les Savoyards qui, une nuit de 1602, tentèrent de prendre la ville en escaladant ses murs.

- Place du Molard : lieu de commerce majeur, La place donnait sur un port et la présence d'une halle à marchandises y est attestée depuis 1309.

- Maison Tavel : la plus ancienne demeure privée de la ville, édifiée sur des fondations datant du IXe siècle. Elle a été reconstruite en 1334 après un incendie qui détruisit une bonne moitié de la ville. La façade gothique, avec ses fenêtres à meneaux décorées de têtes sculptées, est flanquées d'une tour ronde à l'angle nord-est.

- Façade art nouveau : (1914) à l'époque le bâtiment était celui des Galeries Modernes-Grand Bazar de Genève.

- Jet d'eau : A l'origine il devait s'agir d'une simple soupape de sécurité de l'usine hydraulique de la Coulouvrenière, le jet d'eau s'est au fil des ans transformé en un véritable symbole de Genève. S'il a trouvé sa place définitive dans la rade en 1891, devenant ainsi curiosité touristique, ce n'est qu'en 1951 qu'il a été équipé d'une station de pompage autonome propulsant 500 litres d'eau par seconde à 140 mètres de hauteur, la vitesse de l'eau atteignant 200 km/h. Huit projecteurs totalisant 9,000 watts illuminent la colonne liquide qui s'élance vers les nues.

- Horloge fleurie : Symbole d'une industrie horlogère genevoise mondialement connue, la fameuse horloge fleurie située en bordure du Jardin Anglais depuis 1955. Elle est à la fois un chef d'œuvre de technique et de beauté. Autrefois, simplement décorative au travers de son cadran unique et de ses quelque 6500 fleurs, elle a acquis avec les années une dimension artistique grâce au talent des jardiniers. L'horloge est constituée de huit cercles concentriques dont les couleurs varient avec les saisons et selon le type de plantes qui en composent le tapis. ). L'aiguille des secondes de l'horloge fleurie est la plus grande au monde (plus de 2.5 mètres de long).

Lausanne : Depuis huit millénaires, la ville vaudoise se partage entre les rives du lac et la Cité. C'est autour de la colline de la Cité, sculptée par les rivières du Flon et de la Louve, que la ville médiévale se développe. Lausanne s'organise en cinq quartiers: la Cité, la Palud, le Pont, le Bourg et Saint-Laurent. Une promenade à pied s'impose pour admirer les édifices :

- Cathédrale Notre-Dame : située dans le quartier de la Cité, noyau de la ville primitive. Il s'agit du beau monument gothique de Suisse. Lieu médiéval de pèlerinage

- Escaliers du Marché : avec leurs rampes couvertes, ils ont gardé beaucoup de caractère.

- Palais de Rumine : superbe édifice construit sur la grande place piétonne de la Riponne, le palais rassemblait alors l'université, la bibliothèque ainsi que les musées des Beaux-Arts et des sciences.

- Eglise Saint-François : elle se situe sur la place du Bourg où se trouve un intéressant ensemble de bâtiments du début du 20e siècle. C'est le seul vestige du couvent de Franciscains fondé en 1258.

- Eglise de Saint-Laurent : sa façade de 1763 constitue l'une des rares incursions de l'architecture baroque à Lausanne.

- Place du Palud : quartier marchand de la ville où prennent place des cafés, restaurants, une belle fontaine de la Justice du 16e siècle, de superbes bâtiments et l'hôtel de ville.

- Hôtel de ville : sa façade de style Renaissance et ses 2 étages sur arcades, surmontée d'un beffroi, donnent sur la place du Palud. L'horloge du beffroi est ornée d'une allégorie de la Justice peinte en 1684.

- Tour l'Ale : construite en 1340, elle était destinée à protéger la ville. Cette tour est l'un des derniers vestiges des fortifications de la ville.

- Palais de Beaulieu : ce centre de congrès et d'expositions Beaulieu a été édifié entre 1920 et 1954. Il accueille de nombreuses expositions, comme le Comptoir suisse et des concerts.

- Château d'Ouchy : de style néo-gothique, construit en 1889. Il en subsiste que la tour, englobée dans un hôtel néo-gothique qui devait protéger le port.

Montreux : station climatique luxueuse de la riviera vaudoise du bord du lac Léman. Ses quais aux parterres richement fleuris, ses quais ombragés par de beaux palmiers, sa succession de parcs aux essences botaniques rares et ses anciennes demeures; sa faune aquatique, cygnes, mouettes, canards et ses myriades voiliers tel est l'enchantement auquel Montreux convive ses visiteurs. De nombreuses manifestations animent ce lieu telles la Rose d'Or et le festival de jazz en juillet. Ses environs ne manquent pas de charme : les Pléiades, les rochers de Naye et le château de Chillon qui est l'une des plus belles et célèbres forteresses de la Suisse médiévale, dressée sur un rocher entre le lac et la montagne.

Monthey : à une altitude de 405 m. Monthey est une localité bien ensoleillée du Bas-Valais, dans le Chablais, de 16'100 habitants. Sous le contrôle de la maison de Savoie dès le 11e siècle, la ville fut administrée par des vidames et des majors. De 1536 à 1798 elle fut sous le contrôle des baillis du Haut-Valais. Sa vieille ville pavée a su garder tout son charme avec ses pittoresques maisons. Juste sur les hauteurs se trouve le vieux quartier du château. Le long des quais de la rivière, la Vièze, les citadins peuvent se promener et se détendre dans un magnifique cadre de verdure. Dans les environs, on peut visiter à Bex les mines de sel et à Saint-Maurice la grotte aux fées, son abbaye : le plus ancien site chrétien.

- Pont couvert en bois : d'après le panneau en marbre gravé qui fut apposé sur la droite, côté sud, le pont fut construit en 1809. Ce pont dont la construction a été attribuée aux armées de Napoléon eut tout de même à supporter le trafic intense des armées étrangères marchant sur la Haute-Savoie. Le Pont reste une merveille de la charpenterie du temps ; il fallut pourtant lutter en faveur de son maintien au Conseil communal, quand fut envisagé la construction de l'actuel pont en béton. A côté se trouve la statue de " La Vièze déchaînée ", du sculpteur J.Casanova (1917).

- Le Crochetan : ancienne maison forte de 1734 avec son mur d'enceinte. De l'édifice médiéval subsistent le mur d'enceinte avec deux tours d'angles et une porte à bretèche. Le bâtiment d'habitation date de 1734. Il se trouve sur l'avenue du Crochetan 10-12. Monthey à la chance de posséder un théâtre moderne du même nom.

- Maison Delacoste : construite au 17e siècle pour l'évêque Hildebrand Jost sur une ancienne maison forte. Cette bâtisse est intéressante par son architecture. Elle se trouve à la rue du Commerce.

- Eglise Notre-Dame-de-l'Immaculée-Conception : basilique de style néo-classique à trois nefs avec portique à fronton, construite en 1851 par E. Vuilloud.

- Château : cité dès le 15e siècle, complètement reconstruit par les baillis haut-valaisans en 1663. L'édifice englobe une ancienne tour carrée, comporte trois corps de bâtiments autour d'une cour à arcades. A côté se trouve une fontaine et une statue.

- Arsenal : situé rue du Bourg-aux-Favres, c'est une ancienne tour médiévale transformée au 17e siècle. Dans cette même rue piétonne de la vieille ville, se trouve encore de très vieilles bâtisses avec ses vieilles anciennes accrochées à leur portique.

- Chapelle Notre-Dame-du-Pont : sur la place de l'Hôtel de ville se trouve une toute petite chapelle pleine de charme de style baroque reconstruite en 1775, édifice de plan ovale précédé d'un porche. A l'intérieur se trouve un autel rococo avec une Pietà du 15e siècle.

Champéry : charmant petit village de montagne valaisan niché dans le domaine skiable des Portes du soleil au pied des Dents du midi et des Dents Blanches. Sa rue piétonne, bordée par de chalets en bois typiques joliment fleuris par des géraniums en vaut vraiment le détour.

Sion : avec ses 26'000 habitants, c'est la capitale du Valais. La ville, pratiquement ensoleillée tout au long de l'année, s'étend au pied des collines de Tourbillon et Valère. La place historique de la Planta rappelle la bataille du 13 novembre 1475. Elle a été aménagée en parking souterrain, sa surface est pavée et accueil le marché hebdomadaire.

- Cathédrale : dernière cathédrale du Moyen-Age en Suisse. Sa lourdeur provient par son style qu'on n'a pas tenu compte des proportions que réclame le style gothique. Son clocher est de style roman, sa porte principale en chêne est récente, comprenant des peintures réalisées en 1903.

- Tour des Sorciers : il s'agit d'un bastion circulaire avec un remarquable toit en poivrière. Cette construction de la fin du XIIe siècle abritait jadis les salles de tortures. C'est le seul vestige des remparts du 12e siècle.

- Maison Barberini : au no 8 de la rue de Savièse, cette demeure présente l'une des plus belles façades de Sion. La façade fut reconstruite après l'incendie de 1788 présente un fronton percé de deux quatre-feuilles et porté sur des pilastres encadrant le cors central. Les deux portes Louis XVI sont en noyer et présente de beaux panneaux sculptés. Tout aussi remarquable les guirlandes de roses en stuc ainsi que grilles de fer forgé présentant les armoiries des familles auxquelles appartenait cette belle demeure.

- Hôtel de ville : (1657) ce très bel édifice de style Renaissance présente une originale asymétrie par rapport à l'axe porte-beffroi. Cette bâtisse est célèbre surtout pour ses boiseries et ses fers forgés. L'horloge 1667 et les deux gargouilles suffisamment longues pour déverser les eaux directement dans la Sionne qui coulait à ciel ouvert.

- Maison Suspersaxo : l'une des plus somptueuse demeures construites en Valais à l'époque de la Renaissance. Cette maison donne aussi sur la rue de Conthey. Elle était à l'époque la rue des riches. La porte actuelle avec une magnifique encadrement de tuf. Le superbe escalier tournant sur noyau ajouré et décoré de peintures. Le plafond gothique tardif de la salle du deuxième étage est prodigieux.

Grimentz : typique village valaisan du val d'Anniviers remarquablement conservé. Le hameau s'étend le long d'une rue étroite bordée de maisons en bois et maçonnerie, de greniers et de granges caractéristiques. La maison bourgeoisiale date de 1550.

Zermatt : station qui jouit d'une notoriété mondiale. Ce village de 4'225 âmes est interdit aux voitures. Le paysage est absolument grandiose. Le domaine skiable de Zermatt Cervinia offre des conditions tout à fait uniques avec 245 km de pistes de tous niveaux. Le Cervin (4'478 m) est le sommet le plus célèbre et le plus imposant de Suisse, voire des Alpes.

Zurich : ses quelque 380'000 habitants font de Zurich la première ville de Suisse. Avec 1.1 million d'âmes, le canton du même nom est le plus peuplé du pays. Zurich est une cité commerciale et cosmopolite la plus grande de Suisse. Son charme particulier ne se doit pas à des châteaux somptueux mais à de massives maisons bourgeoises, à ses fières églises, à ses belles places et à ses pittoresques bâtiments longeant la rivière de la Limmat. Les Zurichois sont fiers de leur Bahnhofstrasse, longue de 1'300 m, sur laquelle les cafés succèdent aux magasins luxueux, aux agences de voyages et aux banques. Une autre rue commerçante pittoresque est la Limmatquai, sur la rive droite, avec ses maisons de corporations, ses boutiques de mode et ses innombrables ruelles romantiques latérales. La vieille ville se trouve sur la rive gauche de la Limmat.

- Hôtel de ville : belle construction rectangulaire sur la rive droite de la Limmat datant de 1694-1698. Il comprend un portail à colonnes au-dessus de voûtes en berceau. Son intérieur comprend une somptueuse salle d'apparat entre autres.

- Maison corporative zur Zimmerleuten : (des charpentiers) avec son encorbellement à deux étages orné d'un aigle rouge. Sa salle corporative est richement décorée.. Elle se situe sur Limmatquai 40.

- Maison Le Corbusier : cette demeure " Heidi-Weber " est la dernière œuvre du grand architecte Le Corbusier (1967).

- Château Rouge : vaste complexe d'habitation en neuf parties en briques rouges avec éléments stylistiques inspirés de la Renaissance française construit en 1891.

Appenzell : ses paysages sont bien ceux de la campagne suisse telle qu'on se l'imagine : prairies vert tendre et douces collines, vaches grasses paissant pour produire le plus délicat des fromages suisses. Il s'agit à la fois de la ville et du canton. Ce dernier comprend deux demi-cantons : Rodes-Intérieur et Rodes-Extérieur (415 km2). Les habitants des Rhodes-Intérieures ne se distinguent pas vraiment par leur ouverture au monde. A chaque fois que les Suisses se rendent aux urnes, c'est dans ces contrées qu'on recense la plus forte proportion de votes conservateurs. Ce n'est que depuis 1991 que les femmes ont le droit de voter. Appenzell est un pays de traditions vivaces. La ville d'Appenzell c'est la suisse profonde : un must touristique. Tout est très vert, des prairies à perte de vue, parsemées de petites maisons.

Les boutiques de souvenirs jalonnent la Hauptgasse avec son artisanat local : cloches à vaches, cannes en bois, habits folklorique. Des maisons de bois peintes aux pignons incurvés ou brisées, dont les plus anciennes font partie de la rangée des façades de la Hauptgasse, lui donne un cachet tout particulier. Dans la Hauptgasse, la Löwen-Drogerie, avec sa façade richement peinte passe pour un petit bijou. Johannes Hugentobler y a reproduit des herbes médicinales sur les caissons bombées des stores, faisant ainsi le lien entre sa peinture et la droguerie. Les autres maisons accolée sont aussi superbes avec leurs dessins aux couleurs vives. Au début de cette rue, l'hôtel de ville est tout aussi magnifique. Il abrite le musée d'Appenzell. On peut y admirer les costumes régionaux, borderies, artisanat et coutumes. La rue est caractérisée par les constructions postérieures à l'incendie de 1560.

Sur la Landsgemeindeplatz - la fameuse place historique de la ville - chaque dernier dimanche d'avril à midi débute la landsgemeinde, au cours de laquelle les citoyens actifs (et les citoyennes seulement depuis 1991) votent à main levée pour élire les autorités et décider des affaires de l'Etat.

Saint Gall : le noyau historique de la vieille ville est formé par les environs de l'actuelle Gallusplatz, bordant la zone du couvent. Cette place, la plus grande de la vielle ville, a conservé en partie son caractère gothique tardif, comme la Gallusstrasse. Les encorbellement en bois ou en pierre sont très répandus dans toute la région du lac de Constance et courants à Saint-Gall jusqu'au 20e siècle. Beaucoup d'oriels ont été conservés (au total 110) et confèrent aux rues de la vieille ville une image surprenante et captivante. Ces avancées vitrées richement décorées et sculptées avaient pour but d'offrir un gain d'espace, de luminosité, un point de vue sur la rue mais aussi d'exposer la prospérité et la richesse de son propriétaire. Il suffit de lever les yeux pour découvrir un univers débordant de fantaisie. Les plus remarquables se trouvent dans la Spisergasse ou dans la Kugelgasse.

- Bâtiments de la collégiale : l'ensemble médiéval multiple avait déjà été aménagé systématiquement au 17e siècle, puis agrandi en 1755. Des éléments anciens, il subsiste la tour ronde médiévale à l'angle sud-est et le Karlstor de 1569.

- Cathédrale : inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1983, avec l'ensemble des monuments du couvent, la cathédrale et ses deux flèches sont le symbole de la ville.. Son intérieur est lumineux, foisonnant d'angelots, stucs, moulures, guirlandes roses ou vertes se découpent sur le blanc immaculé des hauts murs.

- Bibliothèque : construite dans la seconde moitié du XVIIIe siècle selon les plans dessinés par Peter Thumb, elle est richement décorée de fresques, stucs, sculptures en bois, et armoires murales à marqueterie. La salle de lecture, riche de 2'000 manuscrits et de 130'000 ouvrages reliés en cuir, est très impressionnante. Haute de deux étages, elle est occupée du sol au plafond de bibliothèque en noyer et en cerisier. Elle abrite d'inestimables trésors tels Codex Abrogans (790), un dictionnaire de synonymes présumé être l'un des plus anciens documents écrits en allemand, ainsi qu'un exemplaire de la Chanson des Nibelungen. Il s'agit d'une des rares bibliothèques européennes à ne pas avoir été pillée lors des différents mouvements révolutionnaires. Des vitrines présentent en permanence quelques-uns des manuscrits. J'ai pu admirer le travail d'enluminure, réalisé à partir de matériaux naturels ou des couvertures sculptées dans les matériaux les plus précieux : or, ivoire etc. Elle est inscrite au Patrimoine mondial de l'Humanité.

- Maison Zum Greif : (au Griffon) belle demeure de 1680 avec son encorbellement baroques en bois sculpté, représentant les scènes de l'Ancien Testament.

- Maison Zum Pelikan : construite en 1707, elle comporte un encorbellement en bois avec des bustes d'hommes sculptés, servant de consoles.

Berne : ville suisse allemande lovée dans une boucle de l'Aar. La vieille ville est protégée naturellement de trois côtés par l'Aar. Elle épouse la forme d'un rectangle. Berne est connue pour sa fosse aux ours. Ce gros animal est également l'emblème de la ville. Ses vieux quartiers moyenâgeux bien conservés, ses façades de maisons remarquables en grès, sa tour de l'horloge, ses fontaines historiques fleuries dans les rues principales, son Palais Fédéral dans lequel siège le Parlement suisse et ses arcades des rues commerciales caractérisent bien les curiosités de cette ville. En dépit du style varié des façades, la cité possède un ensemble de rues remarquablement homogène, les arcades sur 6 km, contribuent à renforcer cette impression. Des onze fontaines Renaissance construites vers le milieu du 16e siècle, dix ont conservé leur statue d'origine alors que deux de nombreux cas les bassin et les colonnes sont plus récents.

- Zeitglockenturm : horloge construite en 1530 compte parmi les plus importantes de Suisse, avec la Tour du Marché de Soleure et de la Haute Tour d'Aarau. Un mécanisme commun fait fonctionner la sonnerie des heures du clocheton, le feu des personnages et l'horloge astronomique. Cette dernière indique l'heure, le jour, la semaine et le mois, le zodiaque et lies lunaisons.

- Eglise du Saint-Esprit :(1926-1929) de style baroque, c'est de nos jours le plus important sanctuaire protestant de Suisse de cette époque.

- Palais fédéral : édifié en deux phase de style maximilien munichois, il domine la ville par sa pompeuse coupole. Les sculptures et la décoration s'inspirent de symboles glorifiant l'Etat.

- Fontaine de la Justice : la statue, créée en 1543, incarne la Justice aux yeux et oreilles bandés, tenant la glaive et la balance. Les bustes à ces pieds (pape, sultan, empereur, avoyer) symbolisent les autres formes de gouvernement, théocratie, monarchie, autocratie et républicanisme.

- Fontaine de l'ogre : le géant qui décore des enfants incarne une vieille figure de carnaval.
Ballenberg : musée suisse de plein air de la maison et de l'habitat paysans. L'ensemble présente différents aspects de la culture rurale : les types de colonisation et de maisons, les matériaux et les méthodes de construction, l'aménagement et la décoration.

Thoune : elle appartient au canton de Berne. L'agréable ville de Thoune s'est organisée autour de sa rivière dont les berges ont été préservées et aménagées pour la joie de tout le monde : les quais de l'Aar sont propices à la promenade. C'est sur l'île centrale que sont concentrés les commerces avec en point de mire la citadelle qui veille sur le ville depuis des siècles. Un adorable pont en bois couvert traverse l'Aare. La Hauptgasse a de particulier ses deux niveaux de magasins : les toits des uns servent de trottoir pour accéder aux autres. L'étage inférieur était autrefois composé d'écuries. Sur la place de l'hôtel de ville un escalier en bois couvert monte au château. Ce bâtiment serait l'unique construction fortifiée encore conservée (XIIe siècle) ; le donjon et ses quatre tourelles sont d'inspiration normande. Le panorama de cet endroit est très beau.

J'ai pris le bateau pour traverser le lac de Thoune dans toute sa longueur jusqu'à Interlaken. La traversée a duré 2h30. Le lac est bordé de villages dans un cadre de verdure, de montagnes, de maisons, de chalets, de surfaces rocheuses et enfin des sommets enneigés, tout concourt à offrir au touriste la sensation de nature. Au bord du lac de Thoune j'ai particulièrement aimé le château d'Oberhofen d'époque médiévale. De l'autre côté du lac, la tranquille ville de Spiez mérite également une visite avec son château, son église tout en ovales et son petit port à l'écart de la circulation.

Lucerne : située dans un site remarquable au bord du lac des Quatre-Cantons, cette paisible ville suisse allemande attire les touristes du monde entier venant photographier son célèbre pont de la Chapelle couvert, le plus ancien d'Europe (1333). Sa ville médiévale s'est développée autour du village de pêcheurs. La ville a conservé sa disposition du Moyen Age : des places closes, la plus ancienne étant celle du Marché-aux-vins, sont intégrées dans un système de rues en majorité parallèles à la rivière.

Mais il reste tant de chose à voir. Par exemple le musée des transports et le panorama avec une fresque de 1100 m2. Un peu plus loin se situe l'impressionnant monument du Lion taillé dans un rocher de grès en 1821 ainsi que le jardin des glaciers, une curiosité géologique naturelle datant de l'ère glaciaire.

- Kapellbrücke : avec la Wasserturm, le pont fut construite vers 1300. Il s'agit du pont de bois le plus ancien d'Europe. Le revêtement en planches plus élevé coté lac, et la tour, qui remonte environ à la même époque, illustrent cette fonction défensive. La tour abritait entre autres les archives , la prison et trésor d'Etat. Dans la charpente du toit du pont, cycle historique de peintures, exécutée à partir de 1614, dans la manière de la Renaissance tardive.

- Spreuerbrücke : plusieurs fois restauré, ce pont a été orné d'une série de tableaux représentant une danse macabre.

- Tothenburgerhaus : elle passe pour la plus ancienne maison de bois de Suisse entièrement conservée. C'est une construction en madriers édifiées vers 1500.

- Hôtel de ville : édifié en 1602, la tour médiévale a été conservée, l'influence locale se fait sentir dans le toit en croupe.

- Monument du Lion : le plus vieux ancien monument à statue conservé en Suisse. Il évoque le sacrifice des Suisses tués lors de la prise des Tuileries en 1792. Lukas Ahorn a sculpté le lion directement sur la paroi rocheuse d'une carrière d'après un modèle du Danois Bertel.

- Panorama : gigantesque peinture circulaire de 1100 m2 peinte par Edouard Castres, représentant l'entrée de l'armée Bourbaki en Suisse en 1871.

Bâle : l'intérêt touristique de Bâle est souvent sous-estimé au détriment d'autres grandes villes telles que Berne ou Genève. Nulle part ailleurs, je n'ai trouvé autant d'avantages cumulés : une vielle ville superbe et piétonne coupée en deux par le Rhin, une vie culturelle (30 musées) et une ambiance internationale : la France et l'Allemagne sont à quelques pas. Bâle est une ville cher, donc riche. Elle tire sa prospérité de son industrie, principalement chimique et pharmaceutique, de ses banques et de son port attirant des foires internationales. Le Läckerli (1431) un l'un des produits régionaux parmi tant d'autres. Ces petits biscuits de pain d'épice sont la gourmandise et la fierté des Bâlois. Le carnaval de Bâle est aussi célèbre. J'ai pris plaisir à découvrir les richesses culturelles de Bâle telles que :

- Vieille ville : séparée en deux par le Rhin ; avec d'un côté le Grand Bâle et de l'autre le Petit Bâle. Les deux rives sont reliées par le pont Mittlere Brücke (pont du Milieu). Le Petit Bâle fourmille de petites maisons moyenâgeuses et du XIXe siècle, toutes aussi ravissantes qu'éblouissantes. A ne pas manquer d'admirer les fontaines et la maison (XVe siècle) la plus étroite de la ville au no 67 sur Oberer Rheinweg. La rue Rhiengasse est bordée de modestes maisons médiévales, l'une des dernières rues du quartier qui a su préserver son caractère authentique d'ancienne bourgade.

- Hôtel de ville : construit au XVIe siècle, c'est le symbole de l'actuelle place du Marché. Cette imposante bâtisse continue de bénéficier de toutes les attentions des passants : un rouge brique étincelant tranchant avec le reste de la place, un clocher fin et doré, une allure générale somptueuse mêlée à une simplicité. Son allure extérieure, de couleur brique, tuiles vernissées, joli clocheton, horloge richement décorée, en fait l'édifice le plus remarquable de Bâle.

- Place du Marché : connue pour son marché de légumes et de fruits locaux mais surtout pour l'incontournable joyau de la ville : l'hôtel de ville. De là, part la Schneidergasse, une rue médiévale très animée, la plus pittoresque de la vieille ville.

- Cathédrale (Münster) : superbe édifice bâti en 1356 sur un endroit stratégique, avec vue panoramique sur le Rhin et la ville. La cathédrale avec sa galerie à colonnes de style roman, son superbe plafond en bois, son cloître, sa toiture de tuiles vernissées et son superbe portail. La place de la Cathédrale est l'une des plus belles d'Europe. Il s'agit du cœur historique de la ville, fondé au 1er siècle avant J.-C. Cette vaste place pavé est bordé de marronniers et de maisons anciennes.

- Place des Cordeliers (Barfüsserplatz) : place entourée de plusieurs vieilles maisons sympathiques, dominée par une église gothique. Dans le prolongement de la place, part une rue piétonne très animée : Gerbergasse (rue des Tanneurs) ; au coin de laquelle se trouve le célèbre Zum Alten Stöckli.

- Spalentor : monumentale porte fortifiée de la ville datant du 14ème siècle. Les immenses battants de la porte, ainsi que les deux herses fonctionnent toujours.

- Fontaine de Tinguely : une des "attractions " les plus admirées. Elle est constituée d'automates animés par la force de l'eau. Ces neuf statues sont construites avec des objets usagés. L'artiste est suisse.

- Zoo : l'éventail d'espèces représentées par les pensionnaires est large. Le cadre y est plaisant tant pour les promeneurs que pour les animaux. Un jardin africain regroupe aussi plusieurs espèces, généralement parquées séparément.

Stein am Rhein : la visite de ce bourg est un bonheur pour l'œil. Le centre piéton et celui d'un village rhénan typique, fleuri et accueillant. Il faut imaginer une suite ininterrompue d'antiques maisons dont les façades sont richement décorées, ornées de colombages, d'oriels ou de pignons. Stein am Rhein fait penser à un village de conte de fées, avec ses maisons en pain d'épice agrémentée par des bouquets de géraniums. Comme si ça ne suffisait pas, la ville est blotties au bord de l'eau. Près d'un million de touristes font le voyage pour s'assurer chaque année que le bourg, presque frontalier avec l'Allemagne, ressemble trait pour trait aux cartes postales.

Chutes du Rhin : situées à Neuhausen, à deux kilomètres de Schaffhouse, elles sont les plus grandes chutes d'eau d'Europe. Lorsque le Rhin a son débit moyen, ce sont 750 mètres cubes d'eau par seconde qui franchissent les rochers d'une hauteur de 23 mètres et sur 150 mètres de largeur. Le débit maximum mesuré fut de 1260 m³/s en 1965 et le débit minimum de 95 m³/s en 1921. En contrebas des chutes, sur la rive de Schaffhouse se trouve la maison Wörth à partir de laquelle des petits esquifs permettent de s'approcher au plus près des chutes, d'accoster sur le rocher qui se trouve au milieu et de grimper au sommet où flotte le drapeau suisse. Au dessus des chutes, sur la rive de Zurich, se trouve la maison Laufen qui abrite un restaurant, une boutique et une auberge de jeunesse. Les chutes se sont formées il y a env. 16'000 ans.

Soleure : considérée comme la plus belle ville baroque de Suisse, elle est surtout la mieux conservée. J'ai pris le temps de déambuler le long de la rue principale de la vieille ville, bordée de coquettes maisons bourgeoises accolées les unes aux autres des XVIIe et XVIIIe siècles. De nombreux monuments remarquablement conservés témoignent de la richesse du passé historique de cette ville :

- Cathédrale Saint-Ours : bâtie durant la seconde moitié du XVIIe siècle, elle impressionne avec son escalier monumental, ses deux fontaines et son immense coupole. La décoration intérieure n'est pas surchargée, car les stucs ne sont pas peints. La chaire est sculptée de marbre rose. Il est évident que cette splendide cathédrale est à ranger aux côtés des plus beaux édifices baroques d'Europe centrale. A côté du décor 18e siècle, on est attiré par les orgues remarquables de cette cathédrale.

- Eglise des Jésuites : elle est probablement une des plus belles construction baroque de la Suisse. L'église fut bâtie entre 1680-1689. Les stucs de style italien portent des motifs floraux et figuratifs. Le grand autel érigé en 1704 comprend dans son cadre des colonnes monumentales l'AscensSion de Marie. Pour susciter un plus grand effet au milieu des rues étroites, la façade a été prolongée par des ailes.

- Tour de l'Horloge : sur l'emplacement de la Place du Marché, c'est le plus ancien monument de la ville datant du 12e siècle encore debout. Au XVIe siècle, la tour a été dotée d'une horloge avec un cadran astronomique, puis de figures mobiles.

- Porte de Bâle :cette fortification du 16e siècle forme un ensemble architectural extraordinaire avec la cathédrale St-Ours.

Italie

Tout le monde pleut reconnaître l'Italie sur une carte. Avec sa forme de botte, elle semble jouer au ballon avec la Sicile. Au Sud de se pays se rattachent quelques îles. L'île de Sardaigne est située à l'ouest. A proximité de la côte se trouvent de petites îles souvent montagneuse telles que l'île d'Elbe, Ponza, Capri, Ischia, Pantelleria, Stromboli et Lipari. A la pointe méridionale de la péninsule se trouve la Sicile avec le plus grand volcan d'Europe, l'Etna. Le Sud de l'Italie est composé de trois grands lacs : lac Majeur, lac de Côme et lac de Garde. La population compte 57 millions d'habitants dont la grande majorités sont catholiques. La cuisine italienne est excellente. On trouve partout les plats classique de la Toscane, de Bologne ainsi que la pizza et les plats de pâtes de Naples. En Italie, les pâtes constituent une entrée et non un plat principal.

Venise : endroit où il faut se rendre au moins une fois dans sa vie. Ce que j’ai fait en juin 1995 avant que cette cité disparaisse car elle s’enfonce de 25 mm par an. Au XVIIIe siècle, Venise possédait 10'000 gondoles. Il en reste 400 toutes pour le tourisme. Elles sont inséparables de l’image qu’on se fait de Venise. Quant aux gondoliers, vêtus d’une marinière, coiffé d’un chapeau de paille à ruban de couleur, ils font glisser leur esquif avec une seule rame en fredonnant des chansons. Le Carnaval de Venise dure 10 jours. Il doit son aspect particulier aux déguisements historiques, traditionnels ou fantaisistes et aux masques magnifiquement décorés. Le programme du carnaval comprend des bals costumés, des feux d’artifice et des défilés. Les endroits magiques à ne pas manquer :

- Place Saint-Marc : coeur de Venise avec ses pigeons, ses touristes et ses pavés inégaux. Elle mesure 175 m de long sur 80 m de largeur. Tout autour de la place des galeries abritent cafés célèbres et boutiques de luxe. Devant la basilique, trois mâts de pavillon, dont les bases furent ciselées au 16e siècle, symbolisaient les royaumes vénitiens de Chypre, de Candie, de Morée. La place s’ouvre sur le Grand Canal par la ravissante « Piazzetta ». Les deux colonnes de granit, surmontées de lion de St. Marc et de la statue de saint Théodore, furent rapportées de Constantinople. Un précieux campanile domine la ville avec une hauteur de 98,6 m. Il servait autrefois de beffroi, phare, mirador et de girouette.

- Basilique Saint-Marc : elle porte le nom de l’évangéliste depuis que ses reliques furent rapportées de Constantinople en 8292. De style byzantin, cette remarquable basilique possède une série de voûtes décorées, de coupoles, cinq portails, des mosaïques et quatre chevaux de bronze.

- Palais des Doges : monumental exemple du gothique vénitien. Il fut élevé au XIIe siècle et devait symboliser par son éclat l’importance des Doges qui y résidaient et la puissance vénitienne. C’est cela qu’exprime l’élégance de ses façades de marbre rose et de meulière blanche, avec leurs arcades, leurs loggias et leurs balcons aériens

- Palais Ducal : véritable dentelle de pierre de style gothique, ce bâtiment a quelque chose d’irréel. Les colonnes des arcades sont surmontées de 38 chapiteaux finement décorés. En particulier les chapiteaux d’angle sont de véritables oeuvres d’art. Son sommet ressemble à une guirlande aux fines pointes admirablement ciselées.

- Pont des Soupirs : construit à la fin du XVIe siècle, il relie le palais des Doges aux prisons. Il doit son nom aux gémissements des prisonniers.

- Pont Rialto : en 1557 on décida de substituer au pont de bois qui enjambait le Grand Canal en pont de pierre. Les portiques qu’il abrite furent ajoutés tardivement. Jusqu’au XIVe siècle, ce pont resta le seul trait d’union entre les deux rives.

- Palais Contarini de Bovolo : construit au XVe siècle, les galeries de la façade communiques entre elles grâce à une tour ronde aux arcades, qui renferme un escalier hélicoïdal. C’est de là que le palais tire son nom « de l’escargot » et sa beauté à plus que surprenante.

- Palais Ca’ d’Oro : l’une des plus belles expressions du gothique fleuri vénitien construite à partir de 1412 par Marino Contarini. Il doit son nom « la maison d’or » aux dorures qui enjolivaient la façade à l’origine mais de nos jours cette construction reste un véritable chef d’oeuvre et renferme maintenant un bel ensemble de peintures.

- Grand Canal : il serpente à travers la ville sur plus de 3 km, Cette superbe artère chatoyante en forme de S renversé est bordée des deux côtés de 200 palais aux couleurs pastels érigés entre le XIVe et le XVIIIe siècle, dans tous les styles, du gothique au baroque en passant par le néo-classique. C’est en bateau qu’on voit le mieux ce canal et les façades des somptueux palais.

- Murano : à 1,5 km de Venise, c’est le centre de l’industrie du verre depuis la fin du XIIIe siècle. Le musée du verre présente de belles pièces de verres. La rue principale est bordée de magasins où l’on peut assister à une démonstration de fabrication de verre.

Padoue : sur le chemin du retour de Venise, arrêt à Padoue, lieu de rendez-vous de pèlerinage des fidèles venus des quatre coins du monde pour honorer saint Antoine de Padoue, moine franciscain né au Portugal et mort à Padoue. Visite de la basilique de Saint-Antoine, construite sur ses reliques. Son tombeau se trouve derrière l’autel de la chapelle.

Florence : voyage de 5 jours au centre de la Toscane en septembre 1995 en la compagnie de Françoise. Je peux dire que certains recoins de la ville ont été vraiment oubliés par le temps car les murs sont rongés par l’usure et par une grande pollution plane sur la localité. Sinon, le centre ville n’offre pas grands choses d’intéressants à voir à l’exception des musées.

- Cathédrale : terminée au XIXe siècle, elle doit son extrême beauté à ses marbres polychromes vert de Prato, blanc de Carrare et rose de la Maremme. Le campanile raffiné, présente un décor analogue. C’est l’un des plus beaux d’Italie. En haut de ses 285 marches, le dôme qui a donné son nom à la cathédrale révèle sa monumentale architecture.

- Le pont Vecchio : envahi par les minuscules boutiques de joailliers, les saltimbanques et les promeneurs. Ce pont fut construit en 1345, et ses échoppes étaient alors occupées par des bouchers et des tanneurs, jusqu’au jour où une ordonnance de 1593 bannit ces commerces malodorants. Les vitrines arborent des babioles bon marché et des bijoux de luxe. Vu de l’extérieur, ce pont ressemble à du raccommodage. C’est certainement ce qui fait son charme.

Pise : Située au bord de l’Arno, elle a souffert des bombardements. Le c½ur de cette ville, la place de la Cathédrale, a échappé aux destructions. C’est un magnifique ensemble d’édifices religieux en marbre. La Cathédrale a une façade de marbre ornée de bandes noires et blanches. En face, le baptistère circulaire en marbre, couvert d’une coupole d’un aspect original, abrite une superbe chaire de Nicola Pisano. A ses cotés, le campanile, la fameuse et magnifique tour penchée d’une hauteur de 55 m, commencée en 1173, s’inclinait déjà au moment ou l’on en achevait le troisième étage. L’étonnante inclinaison de la tour reste aujourd’hui de presque 5 m par rapport à la verticale.

Milan : le 13 novembre 1997 (avec Nadine, Alain et Francesco) j’ai pris le Cisalpino pour me rendre dans la « Mecque » des amateurs de mode. A part le shopping et le porte-monnaie bien rempli, rien de trop folichon à faire. Milan est plus un nom mythique qu’une ville sympathique, à mon avis ! Le meilleur endroit pour commencer ma visite fut la place du dôme et ensuite :

- Cathédrale : gigantesque, gotique et troisième d’Europe. Son extérieur est orné de 135 pinacles et de 2'245 statues de marbre. Le pinacle le plus élevé porte la Madonnina, belle statue dorée de 4 m de haut. L’intérieur est en revanche simple, majestueux et vaste. Il peut abriter 40'000 fidèles.

- Galerie Victor-Emmanuel : Passage en verre de 1877 au Nord de la place. Il est parmi les plus élégants du monde. Ses quatre étages abritent magasins, bureaux, bars et restaurants.

- La Scala : célèbre opéra construit de 1776 à 1778. Il a été gravement endommagé par les bombardements de la Seconde guerre mondiale, puis minutieusement restauré. Les murs sont recouverts de damas rouge et de boiseries dorées. Des lustres de cristal éclairent la salle de 3000 places.

Archipel des Borromées : à la fois si proche de la Suisse et si dépaysantes avec ses palmiers, ses hortensias et ses terrasses inondées de soleil. Il n'est pas étonnant que les rives du lac Majeur continuent d'attirer autant les touristes. Tel fut mon cas du 4 au 6 juillet 2006. J'ai vite fait le tour de Stresa, avec ses ruelles étroites, pizzerias, boutiques de souvenirs. Par contre le groupe d'îles visible au large m'a incitée à prendre le bateau et plus de temps pour les visiter :

- Isola Bella : l'île Belle est la plus divertissante. Le palais baroque mérite un détour pour ses superbes salles et pour la fraîcheur de ses grottes. Cependant les jardins peuplés d'allégories mythologiques impressionnent davantage par la théâtralisation de leur aménagement en terrasses superbement fleuries.

- Isola Superiore : la petite mais sympathique île des pêcheurs est constituée de maisons de pêcheurs et de restaurants. Lieu malheureusement très touristique.

- Isola Madre : l'île se compose d'un jardin botanique. Ce jour-là, elle était malheureusement fermée pour cause de dégâts naturels.

Riviera di Levante (Riviera du Levant) - Portofino - Cinque Terre : cette côte aux superbes plages est riche de couleurs et de parfums. Elle s'étend entre Gène et La Specia. Entre mer et montagne, la région proposé des contrastes étonnants. Les plus beaux sites et paysages de cette magnifique côte ligurienne (Portofino - Cinq-Terres) m'ont enchantée lors mon séjour du 27 au 30 septembre 2006.

- Portofino : c'est en bateau que j'y accéda à ce village plein de curiosités. Des maisons aux belles couleurs entourent le port naturel au charme incomparable. Ici se côtoient les vedettes de luxe et les petits bateaux de pêcheurs. Malgré quelques beaux hôtels situés sur les hauteurs et ses boutiques de grands couturiers, Portofino est davantage un port de pêche qu'une station de vacances.

- " Cinque Terre " : les villages colorés des Cinq-Terres, aux jolis noms de Monterosso, Vernazza, Corniglia, Manarola et Riomaggiore sont suspendus à de belles collines recouvertes de vignes en terrasses. C'est en train et en bateau que j'ai rejoint ces villages largement préservés du monde moderne. La circulation des voitures y est interdites car les ruelles sont escarpées et étroites. Le mosaïque de couleurs de ces habitations est spectaculaire depuis le bateau.

- Le parc national des Cinq-Terres possède un superbe paysage à sauver. Il s'agit d'un site inscrit au patrimoine mondiale de l'UNESCO. Un intense réseau de sentiers relie les villages des Cinq-Terres. Une riche flore et une faune bien variée embellissent les superbes paysages surplombant la mer.

Parme : patrie de deux peintres célèbres : le Parmesan et le Corrège. Malgré son fromage et son jambon réputé dans le monde entier, Parme est une ville plaisante et offre d'innombrables trésors à découvrir. Telle que la Piazza del Duomo. C'est un espace merveilleusement adapté aux monuments qui s'y trouvent. Un gracieux baptistère octogonal, une austère mais noble cathédrale romane accompagnée de son campanile du 13e siècle.

 

Rome : elle est la capitale européenne moderne et dynamique. Vieille de plus de 3'000 ans, la ville est un vaste musée où chaque quartier est rehaussé de vestiges et de monuments antiques, de riches musées et d'églises à l'architecture somptueuse. Elle abrite en son sein le Vatican, le plus petit Etat du monde, cœur de la religion catholique, Dotée d'un passé et de trésors exceptionnels, Rome ne cesse d'éblouir, de fasciner et d'inspirer.

Dès 10 heures, les touristes sont dans la rue, qui se fraient un chemin dans la foule et la circulation pour visiter les palais de la Renaissance, les monuments baroques et les célèbres vestiges de l'Antiquité.. Malheureusement, la circulation est pire que jamais. Rome a beau être une grande ville, les sites intéressants y sont souvent regroupés dans un petit périmètre, notamment dans les ruelles pavées de la vieille ville. Une grande partie de la ville est piétonnier.

- Château St-Ange : cet imposant château sur le Tibre fut construit par Hadrien au IIe siècle pour servir de mausolée. S'il ressemble à une forteresse, c'est normal puisqu'il fut utilisé comme telle au Moyen Age. Au XIVe siècle, il devient une résidence papale, reliée au Saint-Pierre par un long corridor.

- Pont St-Ange : construit en 135, le pont est interdit à la circulation depuis les années 1960. Les piétons peuvent maintenant le traverser en admirant les statues du Bernin.

- Piazza Navona : l'une des plus belle et séduisante place baroques de Rome. C'est un joyau de couleur ocre qui a été préservé de l'invasion des bâtiments neufs et de la circulation. Elle doit sa forme aux ruines du stade de Domitien qui se trouvent en dessous. De nos jours, elle regorge de marchands et d'artistes de rue, de palais et de cafés. La place est dotée de plusieurs chefs-d'œuvre baroques. En son centre, le plus célèbre est la fontaine des Fleuves (Fontana dei Quattro Fiumi), du Bernin, dont les quatre personnages symbolisent les plus grands fleuves : le Gange, le Danube, Le Rio de la Plata et le Nil. La fontaine du Maure, également du Bernin, est au sud de la place. La fontaine de Neptune a été ajoutée au XIXe siècle.

- Panthéon : il se dresse sur la piazza animée della Rotunda, ornée d'une belle fontaine, surmontée en 1711 d'un obélisque égyptien prélevé du Champ de Mars. Parmi tous les grands monuments de la Rome antique, seul le Panthéon demeure intact. Il fut construit en 27 av. J.-C. Cet édifice remarquable de 43,30 m de long et de large, fait partie des merveilles architecturales du monde en raison de sa coupole et de l'utilisation qui y est faite de l'espace. Les murs font 6.20 cm d'épaisseur et les portes en bronze qui mènent à l'intérieur pèsent chacune 20 tonnes. Avec ses 43.30 m de diamètre, c'est la plus grande coupole d'Europe. Elle est exactement égale à la hauteur de l'édifice. A son centre, un oculus de 9 m de diamètre permet un éclairage naturel. L'intérieur du Panthéon est rehaussé de porphyre rouge et d'autres marbres antiques. Si plus de la moitié des panneaux muraux polychromes sont d'origine, le pavement a été restauré.

- Fontaine de Trévi : cette petite piazza était pratiquement déserte avant que le film " Three Coins in the Fountain " ne provoque l'arrivée en masse de touristes. Aujourd'hui ce superbe monument récemment restauré est un must. La fontaine est alimentée par un aqueduc. Elle est centrée sur le personnage triomphant de Neptune juché sur un char en coquillage tiré par des chevaux ailés et deux tritons. Deux personnage allégoriques abrités dans des niches latérales symbolisent la santé et la fertilité.

- Bâtiment à Victor-Emmanuel II : l'imposant monument ne passe pas inaperçu sur la piazza Venezia. Cet édifices ressemble à un grand gâteau de mariage avec ses colonnades, ses statues équestres en bronze et son escalier décourageant l'escalade. Commencée en 1885, sa construction dura 40 ans. Le gigantisme de ses proportions écrase les splendeurs tout proches de la Rome antique, tandis que l'éclat du marbre blanc détonne au milieu des jaunes, des ocres et des roses caractéristiques de la ville.

- Colisée : aujourd'hui ce n'est plus qu'une structure vide. D'une hauteur de 50 m et de 188 m de diamètre, c'est dans cette arène en forme d'ellipse qu'avaient lieu les jeux dont les Romains étaient friands. Titus l'inaugura en 80 à l'occasion d'un combat sanglant entre des gladiateurs et des bêtes sauvages. Le Colisée était doté de 50'000 places. Des batailles navales y étaient organisées car il était possible de remplir le Colisée d'eau.

- Arc de Constantin : juste à côté du Colisée, cet arc fut érigé en 315 pour commémorer la victoire de Constantin sur son rival Maxence. Ses proportions monumentales sont harmonieuses. Il comporte plusieurs bas-reliefs sculptés prélevés sur des monuments plus anciens.

- Place de l'Espagne : Cascadant sous l'église de la Trinita dei Monti, le majestueux escalier du même nom rejoint la place d'Espagne. Il est décoré au printemps par des centaines d'azalées qui dessinent sur les marches une véritables marée pourpre. Lieu de rencontre de la jeunesse romaine qui s'y presse à toute heure. Le grand théâtre de Rome se joue ici, parmi l'ocre, le rose, le safran et le terre de Sienne des façades voisines. La fontaine de la Barcacia, reconnaissable au pied des marches à sa forme de bateau, fut conçue par le père du Bernin à la fin du XVIe siècle.
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Vatican

Avec à peine 50 hectares et quelque 550 citoyens, le Vatican est le plus petit Etat du monde. Cette théocratie gouvernée par le pape forme une enclave grandiose qui renferme la majestueuse basilique Saint-Pierre, l'éblouissante chapelle Sixtine, des jardins luxuriants, de somptueux appartements, ainsi qu'une dizaine de musées. Ces derniers abritent des antiquités égyptiennes, grecques, étrusques et romaines, des collections d'art paléochrétiens et médiéval, d'art du XVe au XIXe siècle, sans oublier la collection d'art religieux moderne.

L'Etat pontifical est administré par un gouverneur. Le Vatican frappe sa propre monnaie, émet ses timbres, son passeport, son drapeau, possède une imprimerie, un tribunal, une centrale électrique, une station de radio et une gare reliée au réseau italien... La garde suisse porte encore l'étonnant uniforme rayé bleu et orange. Elle veille symboliquement la cité du Vatican. Chaque matin quelque 4'000 personnes viennent y travailler. Chez le pape on ne paie, on ne paie pas d'impôts ni de taxes.

- Via della Conciliazione : elle fut ordonnée par Mussolini qui souhaitait faire précéder la basilique Saint-Pierre d'une monumentale avenue. Le percement de cette voie nécessita la démolition de plusieurs quartiers médiévaux entre 1936 et 1950.

- Place Saint-Pierre : s'ouvrant comme pour enlacer l'humanité entière, cette immense et majestueuse esplanade fut dessinée et construite en moins de douze ans par le génie du broque romain : Gian Lorenzo Bernini, dit le Bernin. Cernant la place, 284 colonnes de travertin, 88 piliers et 140 statues forment une quadruple colonnade. Suivant où je me plaçais, je voyais les quatre rangées de colonnes se fondre en une. Au milieu de la place, se dresse un obélisque égyptien (26 m) rapporté de Héliopolis. Deux fontaines du XVIIe siècle l'encadrent. La bénédiction du pape a lieu tous les dimanches à 12 h de la fenêtre de sa bibliothèque.

- Basilique Saint-Pierre : la plus grande église du monde, plus de deux fois la surface de Notre-Dame de Paris. Sa construction commença en 1452 et dura plus de deux siècles. Sa coupole domine toute la ville. La Basilique abrite des œuvres d'une valeur inestimable dont la Pietà, la voûte de Michel-Ange et le baldaquin du Bernin. Les plus grands maîtres de la Renaissance travaillèrent à sa réalisation : Bramante, Michel-ange, Raphaël et Bernini. On peux admirer la Pietà de Michel-ange, l'impressionnant Baldaquin de Bernini. Il est aussi haut qu'un immeuble de cinq étages avec ses quatre colonnes de presque 30 m de haut. Sa coupole est l'une des plus grands au monde avec ses 42 m de diamètre ; elle est l'une des œuvres majeures de Michel-Ange.

- Musées du Vatican : existe-t-il ailleurs, à Rome ou dans le monde, un ensemble aussi fascinant que ce palais qui, comptant un bon millier de salles et de corridors, recèle huit musées, cinq galeries, la bibliothèque apostolique, les appartements Borgia, les chambres de Raphaël ainsi que la chapelle Sixtine ? Il s'agit d'une collection d'art antique et de la renaissance les plus importantes au monde. Les musées constituent un ensemble unique par le nombre et la valeur des œuvres rassemblées, offrant un rare parcours dans l'histoire de l'art, de l'ancienne Egypte au XXe siècle.

- Chapelle Sixtine : la voûte de la chapelle Sixtine abrite les fresques bibliques réalisées par Michel-Angle. Des scènes comme la création d'Adam et Eve, la Genèse, le Sacrifice de Noé, le Jugement dernier. Cette dernière œuvre grandiose visible derrière l'autel, demanda 7 ans de labeur.

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Naples : troisième ville d'Italie, c'est la capitale de la Campanie. Son port s'étire sur 20 kilomètres de rivages au fond d'une baie magnifique. Elle se distingue également par un taux de criminalité et un taux de chômage (38 % de jeunes) parmi les plus élevés d'Europe. Naples a une bien mauvaise réputation, Pour le touriste, aussi armé soit-il de bonne volonté, l'escale peut malheureusement sembler le plus souvent décevante. Parce que la ville est noire, pas belle a priori. Parce que ses artères gigantesques ne se prêtent nullement à la flânerie. Parce que les ruelles de ses vieux quartiers sont trop pauvres pour que le touriste ne s'y sente pas à l'aise, et aussi parce que le flot incessant de la circulation et le tintamarre des klaxons tournent vite à l'obsession. Il n'y a qu'à regarder les couleurs bariolées du linge qui pend négligemment aux fenêtres, les discussions animées des commerçants et le cortège incessant de voitures et scooters. Malheureusement, Naples c'est déjà l'Orient.

Pompéi : tout le monde connaît la tragique histoire de Pompei. C'était une cité florissante de 66 ha, qui devait abriter 20'000 habitants, quand elle fut ensevelie sous des couches de cendres volcaniques, de roches et de lave, hautes de 7 m, le 24 août 79. Ce cataclysme a anéantit 2'000 personnes en quelques minutes. Le site ne fut plus jamais habité et sombra dans l'oubli jusqu'au XVIIIe siècle, date des premières excavations importantes. Ce linceul de cendres a permis de conserver intacte cette cité romaine. La sensation étouffante qui s'en dégage s'impose au visiteur qui parcourt aujourd'hui les rues pavées de Pompei. Des statues de Pompéiens lancés dans une fuite frénétique pour échapper aux fumées mortelles ont été reconstituées en faisant des moulages des corps pétrifiés découverts sur les lieux. On a trouvés de nombreux ustensiles, de somptueuses pièces de vaisselle parfaitement conservés. Les fresques, statues et bijoux mis au jour témoignent de l'opulence d'une société riche soudainement anéantie.

Sorrente : après la visite de Pompéi, je suis remontée dans le train, en parcourant l'une des plus suggestives presqu'îles du monde. J'ai visité la vieille ville de Sorrente, avec ses petites rues typiques où le temps semble s'être arrêté. J'ai fureté dans des typiques boutiques d'artisanat et profité de siroter le fameux limoncello, une liqueur locale au citron.

Tyrol du Sud

Les Alpes orientales offrent un paysage de verdoyantes prairies alpestres au-dessus desquelles se détachent des cimes de calcaire et de granit rose. Suivant la saison, les randonnées et les descentes à ski ne manquent pas. La population parle en grande partie allemand car autrefois c'était le Tyrol du Sud autrichien jusqu'en 1918. C'est du 26 au 31 juillet 2009 que je découvre pour la première fois la belle région des Dolomites. Les bâtiments, à l'esthétique élégante et soignée, sont magnifiques avec leurs superbes cascades de géraniums au balcon

Bressanone-Brixen : ville épiscopale avec sa cathédrale baroque et son cloître. La charmante place de la cathédrale est le cœur de la ville. L'hôtel de ville se trouve aussi sur cette place. La cathédrale date de 1745. Juste à côté, le cloître, avec ses voûtes peintes du XIVe et XVe siècle. A l'extérieur de la ville, j'ai visité le monastère de Novacella et sa bibliothèque. Il s'agit d'un des complexes monastiques les plus grands du Tyrol. Son église, au ton rose-saumoné, est orné de belles peintures et d'une mutltitude d'anges.

Dolomites et les 4 cols : départ en car pour les 4 cols. Le trajet commence par le val d'Ega, en faisant une halte au lac Carezza : les montagnes se reflétaient dans l'eau turquoise et transparente du lac. J'ai pu admirer les fantastiques massifs de Rosengarten et du Latemar. Arrivée au sommet du col de Carezza (1745m). Continuation en direction du val di Fassa, par la ville de Canazei pour atteindre, après 27 contours en épingles, le col de Pordoi (2239m). De ce point, je suis montée en téléphérique à Sass Pordoi ( 2950m). La vue sur les Dolomites fut époustouflante. Au début d'après-midi, départ par le col de Sella (2244m) et petite pause dans la ville de Sella. Poursuite du tour par le col de Gardena (2121m) et arrivée à Corvara. Continuation par le val Badia, San Lorenzo et retour à l'hôtel par le val Pusteria.

Bolzano : son église gothique (XIVe siècle) dont le toit de tuiles polychromes est typiquement autrichien fait face à une belle place avec sa fontaine et sa statue de Troubadour. Un peu plus loin, la vieille rue commerçante accueille son beau marché de fruits et légumes.

Plateau de l'alpe Siusi : montée en télécabine. Une fois en haut, j'ai fait une agréable balade en calèche le long du paysage verdoyant, sauvage et presque intacte.

Ortisei : charmant village très connu pour ses sculptures sur bois. Ses rues piétonnes sont bordées de superbes bâtissent joliment fleuries.

Route des vins : cette région est située au milieu de riches vignobles et vergers au pied du bastion rocheux du Roen-Pénegal. Visite du magnifique village de Cardaro, célèbre pour ses vins et ses maisons gothiques et Renaissance. Au retour, j'ai longé le lac de Cardaro et le village de Termeno.

Sicile

Située à quelque 3 km de la pointe méridionale de la botte italienne, la Sicile est la plus grande île de la Méditerranée. Bien que séparée de la botte italienne par le détroit de Messine, ses habitants revendiquent fièrement leur identité et leur indépendance.

Avec son climat très doux, la Sicile a une végétation typiquement méditerranéenne : buissons de myrte, genets, lauriers roses, caroubiers, oliviers sauvages, vignobles, citronniers, orangers, amandiers, bougainvillées, câpriers, palmiers, papyrus, eucalyptus, cactus, figuiers de Barbarie…

Mon circuit à travers la Sicile (26 mai au 2 juin 2007) fut parfait pour découvrire ses trésors, ses sites exceptionnels, ses splendides paysages ainsi que ses zones archéologiques et historiques.

Piazza Armerina : visite des imposantes ruines de la villa romaine de Casale, célèbre dans le monde entier, pour ses magnifiques 3200 m2 de sols en mosaïques. Constitué en grande partie de mosaïques polychromes en bon état, le pavement de la villa est unique par la diversité des sujets traités. Il s'agirait d'une demeure d'un riche aristocrate romain, datant de la fin du 3ème siècle après J.-C. Les plus belles pièces de la maison sont : la salle des quatre saisons, la galerie (60 m) de la grande chasse, la salle des filles en bikini, la chambre de la scène érotique…

Agrigente ou Vallée des Temples : connu sous ces 2 noms, cet endroit est célèbre pour ses richesses archéologiques. La cité antique ou Vallée des Temples comprend divers sanctuaires dédiés à des divinités grecques et romaines bâtis le long de la belle voie sacrée, notamment les temples de la Concorde, d'Hercule ou de Zeus Olympien.

Sélinonte : site archéologique sur la côte sud, il est l'un des plus importants d'Italie. Les temples sont dispersés sur une étendue semi-désertique, divisés en 3 zones. Les temples en ruine élèvent encore vers le ciel leurs imposantes colonnes, et les bâtiments réduits en des amas de pierres, créent une impression d'extrême désolation. Fondée vers 650 avant J.-C. Sélinonte prospéra rapidement mais un tremblement de terre l'a détruite complètement à la fin du moyen âge. Je me suis baladé à travers des ruines de sept temples doriques, dont celui d'Apollon, l'un des plus vastes monuments grecs. Le plus fascinant est sûrement la situation pittoresque et le contraste des ruines blanches avec la mer azurée.

Ségeste : ville fondée au XIIe siècle av J.-C. Après l'invasion de Carthaginois puis des Romains, elle tomba dans l'oubli. Il ne reste aujourd'hui q u'un théâtre du IIIe siècle av J.-C dont l'acoustique est encore parfaite et un magnifique temple dorique qui se dresse majestueusement solitaire, sur un mont encerclé d'un profond vallon.

Palerme : capitale de la Sicile avec 1 million d'habitants. Palerme est vivante et tumultueuse, elle n'échappe pas à l'engorgement du trafic routier. C'est à pied que j'ai découvert d'innombrables curiosités et d'édifices historiques où l'influence arabe et européenne se mélangent :

- Palais des Normands (avec sa chapelle Palatine) : imposant édifice bâti sur l'emplacement d'une forteresse arabe. Il abrite aujourd'hui le parlement de Sicile. La merveille du palais est sa chapelle Palatine, dissimulée au 1er étage à l'écart de la cour centrale. Son plafond de bois sculpté en stalactites est un chef-d'œuvre de l'art mauresque. D'éblouissantes mosaïques ornent sa coupole.

- Cathédrale : superbe édifice massif en calcaire doré de la fin du 12ème siècle. La construction est recouverte de touches gothiques, couronnée par un dôme baroque du 18ème siècle. L'intérieur est assez austère ; il renferme des tombes de seigneurs.

- " Quattro Canti " : " Quatre coins ", située à l'intersection de 2 grandes artères, cette place doit sa beauté à ses superbes fontaines et aux palais du 17ème siècle qui l'entourent. La beauté de leurs façades concaves est richement décorées de statues.

- Piazza Pretoria : au pied de l'église Santa Catherina et de l'hôtel de ville, cette place est embellie par sa magnifique fontaine, ornées de nus. Elle est l'œuvre de sculpteurs florentins du 16ème siècle.

- Théâtre Massimo : situé juste avant le cœur du centre historique, il fut achevé en 1897.la façade est ornée de six colonnes et d'un magnifique porche ciselés. Sa somptueuse salle à cinq étages peut accueillir env. 3200 spectateurs.

- Porte Neuve : elle doit son charme à sa gracieuse loggia Renaissance coiffée d'un toit en pente que surmonte l'aigle impérial et par les statues à sa base. A partir de là commence le Corso Vittorio Emmanuele, au tracé rectiligne fermé à l'autre extrémité par la Porte Felice.

Monreale : située sur une colline à 8 km au sud-ouest de Palerme, cette cité épiscopale est un des trésors du patrimoine architectural sicilien. Elle doit sa renommée à sa superbe cathédrale.

- Cathédrale Santa Maria La Nuova : considérée pour l'un des plus beaux édifices médiévaux d'Italie. Son intérieur est recouvert d'étincelantes mosaïques sur fond d'or couvrant 7000 m2. Elles racontent des épisodes de la Bible. A l'extérieur se trouve un beau cloître. Cette église est classée par le patrimoine de l'UNESCO.

- Cloître : typiquement mauresque dans son architecture et son raffinement. La végétation du jardin est cernée par une galerie dont les arches sont soutenues par des colonnes géminées, coiffées de 216 chapiteaux richement décorés et tous différents. Les colonnes doubles sont sculptées toutes différemment avec des illustrations bibliques et mythologiques. Une superbe fontaine arabe embellit le décor.

Cefalù : charmante station balnéaire de la côte nord dominée par un imposant rocher en forme d'escargot. Je n'ai pas manqué de visiter sa cathédrale très bien conservée, son lavoir médiéval qui vient d'être restauré, et flâner dans l'entrelacement de ruelles de ses quartiers pittoresques.

Messine : séparé du continent par un mince bras de mer de 5 km, Messine est le principal point d'accès à la Sicile. La place de la cathédrale fut presque entièrement détruite au cours du séisme de 1908. Cette magnifique place s'enorgueillit d'une élégante fontaine de l'Orion du XVIème siècle, de style baroque elle représente le Tibre, le Nil, L'Ebre et le Camaro.

- Cathédrale : bâtie au XIème siècle, de style gothique, elle a été magnifiquement reconstruite. Elle a retrouvé une grande partie son allure d'origine avec sa façade sculptée, ses grandes portes gothiques et son intérieur spacieux et noble.

- Horloge astronomique : installée en 1933 sur le beffroi détaché de la cathédrale, elle passe pour être l'une des plus grande horloge au monde. Haute de 60 m l'horloge mécanique indique à la fois l'heure et les moments de l'année. Chaque jour à certaines heures, le lion rugit, le coq chante, les anges se balancent… Les jours passent et la lune tourne…

Etna : situé entre Taormine et Catane, l'Etna est l'un des volcans le plus actif de la planète et le plus grand d'Europe. Il s'étend sur 1250 km2 et culmine à 3350 m. Le car m'a conduit à 1900 m d'altitude, où j'entrepris une balade sur le cratère Sylvestre. De là, une superbe vue sur la vallée de Bove, sur la côte ionienne et les montagnes calabraises. Toute la région est recouverte de coulées de lave. En 1981, la région de l'Etna fut déclarée parc national.

Taormine : perchée sur le mont Tauro, elle domine la baie de Naxos. L'animation de la ville ne manque pas dans les nombreux restaurants. J'ai apprécié les petites ruelles qui ont su garder tout leur charme d'antan. Après avoir traversé la rue piétonnière, une visite de son site historique avec son théâtre s'impose : je fus frappée par la belle harmonie que forment le théâtre antique romain avec le paysage, l'Etna et la mer

Syracuse : patrie du fameux mathématicien et homme de sciences Archimède. Aujourd'hui, le site archéologique de Syracuse se trouve dans l'ancien quartier de Neapolis qui surplombe la mer Ionienne. J'ai visité les magnifiques vestiges du monde grec tel que le parc archéologique avec son théâtre taillé dans une seule pierre. Cet édifice avec un diamètre de 140 m a été construit à peu près au Vème siècle av. J.-C. ; la Latomie du Paradis ainsi que l'Oreille de Denys qui est une énorme grotte en forme de lobe d'oreille célèbre pour ses curieuses propriétés acoustiques, et son amphithéâtre.

La vielle île d'Ortygia, le centre historique de Syracuse, est un lieu de promenade merveilleux, avec ses ruelles bordées de palais baroques et de maisons en pierre calcaire. La place de la cathédrale est entourée de beaux palais baroques et de la remarquable cathédrale avec sa belle façade blanche. En bordure de mer se trouve la source d'Aréthuse. Oies et canards barbotent aujourd'hui dans la fontaine, entre palmiers et papyrus.

Catane : elle entretient avec l'Etna un rapport vivant puisque sa lave s'est déversée jusqu'à l'intérieur de ses murs. Catane est la deuxième ville de la Sicile avec ses 500'000 âmes. La Piazza del Duomo est un ensemble de style baroque. Cette place est le cœur de la ville et donne le ton de Catane avec ses beaux édifices tels que l'hôtel de ville et la fameuse porte Uzeda de 1669. A son centre, je fus charmée par la ravissante fontaine de l'Eléphant réalisée en 1735, elle évoque l'obélisque de la Piazza della Minerva à Rome. Sur un socle en pierre, un éléphant de lave noire porte sur son dos un obélisque rapporté d'Egypte par les Romains. La via dei Crociferi est une charmante petite rue bordée de villas et d'églises baroques.

 

Sardaigne

Cette île forme un ensemble complexe de petits massifs plus ou moins isolés, de collines assez basses et de plateaux peu étendus, ensemble partagé en deux blocs par un long couloir de plaines : le Campidano.

Cagliari : capitale de la Sardaigne et son port principale. C'est avec un bus à deux étages que j'ai visité la ville et ses environs. J'ai tout d'abord traversé la partie moderne de Cagliari : le quartier de Marina, avec ses villas de style Liberty, les bassins de sel, la réserve naturelle avec ses flamants roses. Sur le trajet du retour, j'ai passé par la partie ancienne de Cagliari, notamment l'Amphithéâtre, la Citadelle, la Cathédrale du 17e siècle célèbre pour son intérieur baroque, les Tours, le magnifique Bastion, le quartier du Château, dont les terrasses offrent des vues superbes sur la ville. J'ai facilement accédé à l'ensemble des monuments par un dédale de rues étroites, dont les petites boutiques artisanales ont gardé une architecture ancienne.

France

Côte d’Azur

Ce fut mon 1er voyage en groupe organisé au mois d'avril 1995. La région est très belle. Depuis que le développement qu'a pris le tourisme, c'est la vie de plage et de vacances qui est le caractère dominant. La Côte d'Azur qui jouit d'un climat tempéré tout au long de l'année. La personne aimant se trouver dans un milieu mondain a trouver en ce lieu en excellent endroit. Le touriste modeste trouve aussi un choix d'hôtels à sa convenance dans la plupart des stations. J'ai logé à Juan-les-Pins et de là, j'ai visité les endroits suivants :

Nice : capitale de la Côte d'Azur. Située au fond de la baie des Anges, elle est abritée par un amphithéâtre de collines. J'ai roulé sur la célèbre " Promenade des Anglais " où la circulation automobile s'en est emparée. Cette large et magnifique avenue bordée de palmiers longe la mer et offre sur la baie des Anges des vues magnifiques. J'ai pu voir le célèbre hôtel " Le Négresco ".

Eze : pittoresque petit village perché sur la colline où se trouve un jardin exotique de cactus. Je suis rentrée dans ce vieux village construit en pierre par une double porte fortifiée. Je me suis promenée dans les petites rues étroites et escarpées, souvent couvertes de voûtes et coupées d'escaliers. Les maisons sont soigneusement restaurées et la plupart du temps occupées par des boutiques ou des ateliers d'artistes.

Monte-Carlo : ce nom, fameux dans le monde entier, évoque le jeu et les caprices de la fortune. C'est aussi un cadre majestueux avec ses palaces, ses casinos, ses riches villas, ses magasins luxueux, ses terrasses, ses arbres et ses plantes rares. Monte-Carlo est reconnue pour sa vie mondaine. Cette ville doit son expansion au succès de son casino construit en 1878. Il est entouré de très beaux jardins.

Monaco : c'est un état souverain qui comprend le Rocher, la vieille ville, Monte-Carlo, la ville neuve, la Condamine et le quartier du port. Les Monégasques ne paient pas d'impôts directs et ne font pas de service militaire. La vieille ville, bâtie sur le Rocher, est étonnamment bien sauvegardée. Elle abrite le gouvernement, le palais princier, la mairie, la cathédrale et le jardin exotique. Le musée océanographique est vraiment superbe avec toutes les variétés de poissons plus beaux les uns que les autres.

Vallauris : petite ville devenue aujourd'hui un grand centre de céramiques. Elle compte deux cents potiers inspirés par les anciennes et les nouvelles techniques.

Antibes : la veille ville est un ensemble attachant : des remparts ponctués de deux tours, des maisons qui grimpent les unes sur les autres pour voir la mer, des ruelles qui se pressent autour du château sans oublier le marché coloré du matin que j'ai parcouru sous la pluie !

 

Paris

Je me suis rendue déjà 2 fois dans la capitale. La 1ère fois, ce fut le 1er mai 1995 avec maman pour 1 semaine. La 2ème fois, en juin 1998 et je logeais chez la famille Hattab, des connaissances.

Cette ville lumière offre tellement de choses à visiter telles que la basilique du Sacré Coeur (un des plus beaux monuments de la ville à mon goût) et juste à coté la place du Tertre occupée par des artistes peintres. Que serait Paris sans la tour Eiffel, symbole de la capitale ? L’arc de Triomphe, les Champs-Élysées et la place de la Concorde forment un ensemble de monuments connus sur toute la planète. Il ne faut pas oublier ses ponts, la Cathédrale Notre Dame sur l’île de la Cité, le quartier Latin avec ses célèbres cafés grecs et son ambiance sympathique.

Le rythme de vie est assez fatigant et stressant. Quoi de plus normal lorsqu’on est dans une grande ville, me dira-t-on ! Ces longs couloirs de métros qui n’en finissent plus, ce bruit incessant, cette pollution et ce trafic infernal…

Pour changer de décor à seulement 20 km du centre de Paris, il se trouve Disneyland, le superbe parc à thèmes de Mickey ! Là, on oublie la réalité pour aller vivre dans un monde merveilleux. Chaque quartier est bâti sur un thème différent et le décor est tout simplement féerique.

Les quelques superbes endroits à ne surtout pas manquer à Paris :

- Arc de Triomphe : symbole gigantesque (50 m de haut et 45 m de large) de l'époque Napoléonienne. Il offre une vue splendide sur les Champs-Élysées. A son centre partent 12 grandes avenues. L'Arc de Triomphe abrite la tombe du soldat inconnu, la flamme du souvenir, ranimée tous les jours depuis 1923.

- Champs-Élysées : en dépit d'une intense activité mercantile, ils demeurent toujours l'une des plus belles avenues du monde. Reliant l'arc de Triomphe à la Place de la Concorde en une ligne impeccablement droite, cette allée est rehaussée de marronniers sur toute sa longueur.

- Place de la Concorde : vaste place au trafic intense. En son centre se trouve le doyen des monuments de Paris : l'Obélisque de Louxor, en granit rose, haut de 23m. Il provient du tombeau Ramsès II et date du XIIIe siècle av. J.-C.

- Tour Eiffel : elle fut construite pour l'exposition universelle de 1889 et ne cesse d'attirer les foules. Ce fut aussi un triomphe de la technique avec une hauteur de 300 m, 40 tonnes de peinture et à l'époque la plus haute construction du monde.

- Basilique du Sacré Cœur : superbe église romano-byzantine édifiée sur la colline de Montmartre. Sa blancheur est due à cette variété de pierre de Château-Landon qui a la faculté de s'éclaircir au contact du gaz carbonique. A côté se trouve la pittoresque place du Tertre peuplée de peintres avec leur chevalet.

- Cathédrale Notre-Dame : elle se dresse sur la petite île de la cité. Son portail (entrée principale) avec ses sculptures ainsi que la grande rosace (vitrail) intérieur sont remarquables.

- Le Louvre : un des plus grands et des plus complets musées du monde avec ses antiquités, ses peintures (la Joconde, 1504, de Léonard de Vinci), ses sculptures (Vénus de Milo) et ses objets d'art. A l'extérieur, la pyramide de verre au centre de la cour Napoléon éclaire l'entrée du musée.

- La défense : c'est plus qu'un quartier des affaires, cela ressemble un Manhattan moderne en miniature avec ses buildings en verre et sa Grande Arche de 110m de haut et de 106m de large où Notre-Dame tiendrait sans peine.

- Pont Alexandre III : il s'agit du pont le plus décoré de Paris construit en métal pour l'exposition universelle de 1900. Il est orné de monstres marins, de nymphes, de génies des eaux. Au sommet de ses piliers quatre Renommées dorées : celles des Sciences, de l'Art, du Commerce et de l'Industrie.

- Quartier Latin : on le surnomme le quartier des étudiants car il abrite la Sorbonne et de nombreuses librairies. J'ai particulièrement aimé l'atmosphère de ses vieilles ruelles pittoresques et étroites autour de Saint Séverin qui abrite de nombreux restaurants grecs.

- Château de Versailles : situé à 20 km de la capitale, cet endroit m'a séduite. Les somptueux intérieurs, d'un luxe royal occupent le premier étage du château. Ces intérieurs sont ornés de marbres, de sculptures, de tentures, de peintures murales et d'un mobilier coûteux. L'apogée est la galerie des Glaces avec ses 17 grands miroirs. Je me suis également promenée dans ses vastes jardins ornés de jolis massifs d'arbustes et de beaux bassins ornés de superbes statues.

Provence

Fermez les yeux et mettez vos sens en éveil. Ecoutez : le chant des cigales emplit vos oreilles… Sentez : l'odeur de la lavande évoque des champs mauves à perte de vue… Allongez-vous au soleil : la douce chaleur printanière caresse votre peau… Goûtez : fruits et légumes gorgés de soleil, olives vertes et noires, fromages de chèvre savoureux… Maintenant, ouvrez les yeux : vous êtes en Provence… C'est ce que j'ai pu vivre lors de mon circuit en Provence en octobre 1996 dans ce magnifique endroit plein de charme. J'ai logé à Buis-les-Baronnies et j'ai visité ses alentours :

Buis-les Baronnies : joli petit village tranquille avec ses arcades du XVe siècle, son moulin à huile et son herboristerie.

Le Mont Ventoux : avec ses 1'909 m d'altitude, l'UNESCO vient de le classer réserve de biosphère. A son sommet le mont ressemble au désert étant donné que le vent souffle à environ à 150 km, vraiment impressionnant. Ce mont est plus un monument qu'une montagne !

Avignon : la cité des Papes est une capitale régionale comptant 180'000 habitants mais aussi un centre culturel. La ville est protégée du mistral par de jolis remparts.

- Palais des Papes : cette résidence se compose de deux édifices : le Plais Vieux et le Plais Neuf. L'opulence et le luxe ont disparu depuis longtemps mais j'ai pu encore imaginer la splendeur et surtout l'état de siège dans lequel vivaient ces papes, retranchés derrière les remparts d'une forteresse féodale.

- Rocher des Doms : beau jardin aux essences variées a été aménagée sur le rocher des doms. Sur ses terrasses, j'ai une belle vue sur le Rhône et sur le pont d'Avignon.

- Pont d'Avignon : (pont Saint-Bénézet) en 1185 il fut construit en forme de L pour résisté aux courants du Rhône mais de nos jours il fut sectionné à mi-longueur. Il ne reste également que 9 de ses 22 arches d'origine. Il reste toujours immortalisé grâce à la chanson "sur le pont d'Avignon ", même si on dansait en réalité sous le pont.

Les Baux de Provence : cité médiévale avec ses 457 Baussencs lové dans un paysage rocailleux des alentours. C'est un mélange de boutiques et des galeries installées dans des misons du Moyen Age et de la Renaissance, souvent entourées d'agréables jardins.

Séguret : perché sur une colline, c'est adorable typique village est classé parmi les plus beaux de France. Les rues pavées, étroites et escarpées et les anciennes jolies petites demeures font le charme de ce village. La visite ce fait à pieds car le lieu est interdit aux voitures. J'ai pu voir également un atelier de santons.


Alsace

Maisons à colombages et balcons fleuris, nid de cigognes posé au faîte d'un grand toit de tuiles brunes, kugelhof doré choucroute fumante, riesling à la robe de soleil pâle et bière mousseuse débordant d'une chope de grès bleu, charmante jeune fille coiffée d'un immense nœud de ruban noir. C'est l'Alsace traditionnelle, l'Alsace des aquarelles de Hansi, une Alsace tout en clichés, mais qu'importe puisque ceux-ci restent vrais.

Ma première escapade de 3 jours en Alsace fut en juin 1996. J'ai visité Strasbourg et Colmar. La deuxième fois fut en décembre 2001 pour visiter les marchés de Noël dans ces mêmes lieux. La troisième fois, en septembre 2004, fut pour un séjours d'une semaine chez un ami dans le village d'Altorf. Depuis cet endroit j'ai visité les autres charmants petits villages.

Strasbourg : sixième ville de France, capitale de l'Alsace, Strasbourg compte plus de 250'000 habitants. De son passé glorieux, la ville conserve beaucoup de monuments d'un grand intérêt et de différents styles et d'époques. Ses habitants se groupaient en quartier selon leur profession et leur niveau social. Au cœur du vieux Strasbourg, le charme du passé et le rythme des temps modernes vivent en harmonie. Sa vielle ville est pleine de rues aux noms évocateurs : rue de la Bière, rue du Sanglier, rue du Vieux-Marché-aux-Poissons, rue Mercière, rue du Bain-aux-Plantes, rue des Dentelles, rue de l'Ecurie, rue du Jeu des Enfants, rue de l'Epine, rue de la Mésange. Lieux à ne pas manquer :

- Cathédrale Notre-Dame : la construction s'est étalée entre XIe et le XVe siècle. C'est l'une des plus belles réalisations de l'Occident médiéval. Réalisée en grès rose de Vosges du Nord, c'est un monument gigantesque et complexe.

- Maison Kammerzell : elle a conservé le nom du propriétaire qui l'occupait au siècle dernier. Le nouveau propriétaire conserva le rez-de-chaussée en pierre, de 1467, et fit percer les trois étages d'une multitude de fenêtres (75) somptueusement ornées de sculptures aux motifs inspirés du Moyen Âge. En 1904, elle fut décorée à chaque étage de fresques. Des sculptures d'animaux ornent le plafond voûté.

- Petite France : située un peu à l'écart du centre de la ville, ce quartier romantique et calme symbolise le vieux Strasbourg pittoresque. L'Ill, capricieux, se divise ici en plusieurs bras, ce qui favorisa l'installation des moulins et attira les tanneurs. Ce quartier, avec ses venelles, ses canaux, ses écluses et ses maisons à colombages aux toits caractéristiques sous lesquels les tanneurs séchaient les cuirs, a su conserver son charme médiéval. Surtout ne pas oublier de voir la maison des Tanneurs. Secteur protégé par l'UNESCO comme patrimoine mondial.

- Ponts-Couverts : les trois tours faisaient partie du système de défense de la ville. Elles étaient autrefois reliées par des ponts en bois munis de herses et couverts d'immenses toitures, d'où le nom.

- Place Kléber : la plus célèbre place de Strasbourg. C'est un lieu de rendez-vous, un pôle économique et commercial. Des enseignes traditionnelles disparaissent, de grands noms surgissent comme Le Printemps, L'AFNAC, La Fayette, Quick.

- Parlement Européen : seule ville avec New York et Genève a exercer des fonctions internationales sans être la capitale nationale. J'ai eu l'occasion de visiter le nouveau Parlement. Comme ce n'était pas le jour des sessions, les longs couloirs du bâtiment étaient déserts. J'ai pu voir l'hémicycle. Son l'extérieur est plaqué de chêne, son intérieur est moderne. C'est là que les députés des pays de la C.E.E siègent une semaine par mois à Strasbourg.. Je me suis rendue également dans la salle de presse réservée aux journalistes ainsi qu'à l'étage et du salon présidentiel.

Colmar : les anciennes maisons seigneuriales aux poutres apparentes et aux pignons finement travaillés, ainsi que les rues et les places de la partie ancienne de Colmar m'a présenté un modèle de restauration réussie. J'ai bien pu capter l'ambiance agréable du riche passé de la ville, qui s'est d'ailleurs maintenue jusqu'à nos jours.

- Maison des Têtes : remarquable exemple du style renaissance tardive (1609). L'édifice d'une grande élégance est orné de balcons vitrés, il doit son nom aux 106 petites figures grimaçantes sculptées en façade.

- Maison Pfister : joyau de l'architecture, édifiée en 1537, la maison s'orne d'une tourelle d'angle octogonale en bois, coiffée d'un toit en bulbe, qui s'adosse au pignon sur toute sa hauteur.

- Rue des Marchands : c'est l'artère la plus pittoresque de la vielle ville. Le pâté de maisons forme un ensemble typique : premier niveau en pierre, étages en pans de bois, hautes toitures couvertes en écailles.

- Ancienne douane ou koifhus : le plus bel édifice public de la ville datant XVe siècle. En ces temps anciens, elle servait tout à la fois d'entrepôts, de bureaux de douane, de tribunal et de salle de conseils. Son toit est joliment coloré de motifs verts, bruns et jaunes.

- Quai de la Poissonnerie : ce site est l'un des plus ravissant du vieux Colmar. C'était le quartier des pêcheurs. Actuellement de charmantes maisons typiques aux couleurs acidulées longent le canal.

- Quartier des Tanneurs : charmant petit quartier calme où autrefois se trouvaient les tanneurs. Les jolies maisons sont pourvues de greniers où séchaient les peaux.

- Petite Venise : jolies petites maisons fleuries où les arbres se reflètent dans les eaux tranquilles du canal. Autrefois, les maraîchers se rendaient dans leurs jardins en utilisant des barques à fond plat.

Le Mont Sainte-Odile : Erigé sur un promontoire rocheux entouré de forêts, ce monastère est connu comme le grand lieu de pèlerinage d'Alsace. Sainte-Odile est devenue la patronne de l'Alsace. Les touristes viennent nombreux pour l'exceptionnelle beauté du panorama. Les bâtiments du couvent manquent pour la plupart d'intérêt architectural à l'exception de la petite chapelle avec son intérieur bleu et or. Il ne faut pas oublier d'aller voir les fragments du Mur Païen (XIe siècle) et sa source d'eau miraculeuse.

Obernai : merveilleuse petite cité du vignoble. L'atmosphère médiévale de son décor architectural est si typique alsacien que le folklore en a fait le symbole même de la province. Le noyau historique autour de la place du Marché regroupe les fonctions commerciales traditionnelles revivifiées par le tourisme. La place est dominée par la statue de sainte Odile. Juste à côté se dresse l'hôtel de ville gothique et renaissance (1370) avec sa balustrade ciselée flamboyante à consoles. Particulièrement remarquables : la tour de la chapelle construite au XIIIe siècle, ancien clocher et tour de guet, domine la ville de ses 60 m ainsi que le puits aux Six-Seaux (1504), pittoresque et gracieux.. Les murailles bien conservées offrent également une agréable promenade.

Molsheim : sur la place de l'hôtel de ville le bâtiment le plus remarquable est la Metzig, ancien siège de la corporation des Bouchers. Edifiée en 1554, la bâtisse présente deux façades à pignons historiés, une tourelle à section carrée et une horloge ainsi qu'un escalier double orné d'une balustrade de style flamboyant. Au centre de la place se dresse une élégante fontaine du XVIe siècle. Un peu plus loin s'élève l'admirable hôtel de ville avec son toit à forte pente et ses pignons décorés de volutes.

Kaysersberg : une des perles de l'Alsace, sortie miraculeusement intacte des combats de la deuxième guerre mondiale. Tout au long de la rue du Général-de-Gaulle s'alignent des superbes maisons typiques du XVIe et XVIIe siècle. L'hôtel de ville est de style renaissance rhénane comme en témoignent les façades, l'oriel, le puits de la cour intérieure et la balustrade en bois aux piliers torsadés. Le pont fortifié construit en blocs des grès rose sur deux arches date de 1514. Il offre une vue sur la Weiss, la petite chapelle et les vestiges du château.

Riquewihr : baptisée la perle du vignoble, elle présente une vision presque mythique d'un bourg alsacien du temps jadis. Dans la rue du Général-de-Gaulle, qui va de la mairie au Dolder, et dans les ruelles adjacentes, ce ne sont ici que vieilles maisons bourgeoises à pans de bois, oriels, enseignes de fer forgé, puits, fontaines, cours à galeries, le tout embelli par les géraniums. La Porte Haute ou Dolder de 25 m haut et superbe avec sa façade à colombages et son petit beffroi.

Bretagne

Le 30 août 2003, après un long trajet de plus de 13 heures en car, j’arrive enfin dans la région du Nord-Ouest de la France pour un séjour de 5 jours. J’ai eu énormément de chance car le soleil était au rendez-vous. Les principaux lieux que j’ai visités sont :

Dinan : elle est sans conteste l’une des plus belles villes médiévales de Bretagne. La charmante vieille ville occupe un site original car elle est entourée de remparts et surplombe de 75 m la Rance (fleuve). Son c.oeur historique, réservé aux piétons, est une pure merveille avec ses charmantes rues pittoresques bordées de maisons à pans de bois. J’ai particulièrement apprécié : -La place des Merciers : avec ses charmantes maisons à pignons triangulaires et à porches de bois et son vieux puits ainsi que -La rue Jerzual : pavée et en pente raide, cette rue est encadrée de maisons typiques en pans de bois et à pignons du 15e-16e siècle qui abritent de nos jours les boutiques de souffleurs, tisserands, potiers et sculpteurs. Cette ruelle mène au port.

Côte de Granit Rose : elle s’étend sur plus de 20 km. J’ai pu admirer les énormes blocs de granit roses aux sculptures géantes ciselées par la pluie et le vent depuis plus de 300 millions d’années. A cet endroit les superbes maisons ainsi que les balustrades sont construites avec du granit.

Ploumanac’h : lieu célèbre pour ses entassements de rochers de granit roses aux formes étranges. Je me suis promenée sur le sentier des Douaniers qui m’a emmenée jusqu’à son superbe phare et son petit pont construits également en granit.

Pleumeur-Bodou : c’est là que j’ai logé durant 4 nuits à l’hôtel du Golf. Dans ce village en pleine nature se dresse un immense et étrange ballon blanc de 50 m de diamètre qui abrite le radôme (1er station de téléphonie de France créée en 1962, classée monument historique). Juste à côté j’ai visité le musée des télécommunications.

Ile de Bréhat : île de beauté, île des fleurs, île de la tranquillité. Les routes ne sont que des venelles d’à peine 2 m de large, interdites à tous véhicules à moteur sauf à ceux des pompiers et à quelques tracteurs.

Brest : ville reconstruite après la guerre où il ne reste rien à découvrir sauf si ce n’est son imposant arsenal de plus de 10 km de long qui donne du travail à 30 % de la population.

Saint-Malo : bien que presque complètement reconstruite, la ville historique n’a pas eu grand chose à m’offrir si ce n’est qu’elle est entourée par des remparts et que les noms de rues ont gardé leurs anciennes appellations (rue du Gras Mollet, rue de la Pie qui Boit).

Mont Saint-Michel : « Merveille de l’Occident », est un îlot granitique d’environ 900 m de tour et 80 m de haut. Le Mont se dresse, le plus souvent, au milieu d’immenses bancs de sable. L’amplitude des marées dans la baie peut atteindre 14 m de différence entre les niveaux de basse et de haute mer : c’est le record de France. A sa base se trouve le village avec sa Grande Rue pittoresque, raide et étroite, bordée de maisons anciennes du 15e-16e siècle. Sur ses hauts se dresse l’imposante abbaye. L’originalité de son site, la richesse de son histoire, la beauté de son architecture m’a laissé un excellent souvenir.

Normandie

Du 13 au 18 septembre 2009 je pars avec Françoise à la découverte des plus beaux sites de la Normandie et de ses spécialités. J'ai eu de la chance avec le temps car il a fait toujours assez beau. Le pays d'Auge se caractérise par ses fermes à pans de bois et ses toits en chaume, ses petites églises, ses pommes… La région est également fameuse pour son cidre et son calvados.

Lisieux : la ville est située en plein cœur du Pays d'Auge dont elle est la capitale. Lisieux est entourée du caractéristique bocage normand où se mêlent l'élevage, principalement de vaches laitières et la culture de la pomme à cidre dont on tirera le cidre et le calvados et le pommeau. Sainte Thérèse de Lisieux ayant été béatifiée en 1923 et canonisée en 1925, il fut décidé de construire une grande basilique vouée au pèlerinage dans la ville où elle avait vécu et où elle était morte. En effet, la dévotion à la nouvelle sainte attirait rapidement des foules de plus en plus importantes.

- Basilique : précédé d'un vaste parvis, le monument imposant se trouve sur une colline, en limite de la cité qu'il domine. Il a été entièrement financé par des dons venus du monde entier. Aujourd'hui, la basilique Sainte-Thérèse de Lisieux est le deuxième lieu de pèlerinage en importance en France après Lourdes. Par ses dimensions, l'édifice, construit en béton armé et granit, se compare aux plus grandes cathédrales. C'est une des plus grandes églises construites au XXe siècle, elle peut accueillir 4000 personnes. La structure de base, qui a été terminée avant la guerre, a subi peu de dégâts lors des bombardements qui détruisirent Lisieux aux deux tiers. La croisée est surmontée d'une imposante coupole. Le volume intérieur est d'un seul tenant, sans nefs collatérales ni déambulatoire ; du fait de l'absence de colonnes, tous les fidèles qui assistent aux offices en ont une vue sans obstruction. La plus grande partie de l'intérieur de la basilique est couverte de mosaïques. Les sculptures sont de Robert Coin, les dessins des cartons des mosaïques et des vitraux de Pierre Gaudin.

- Crypte de la basilique : terminée en 1932, la crypte évoque le secret de la vie spirituelle de Thérèse. Longue de 50 m et large de 30 m, elle est décorée de marbre et de mosaïques, dans les tons pastels, qui représentent certaines scènes importantes de la vie de sainte Thérèse : baptême, première communion, guérison miraculeuse, engagement dans la vie religieuse, décès.

- Campanile de la basilique : érigé dans les années 1960, il est séparé de l'édifice principal, il est situé sur le parvis. Il n'a jamais été complètement terminé, la priorité ayant été donnée à des œuvres de bienfaisance. Il contient 51 cloches. Ce carillon, d'une grande qualité sonore, figure parmi les plus beaux d'Europe. Le campanile a été offert par la Belgique et la Hollande en ex-voto à sainte Thérèse.

- Les Buissonnets : belle maison familiale de Thérèse où elle vécu dès l'âge de 5 ans jusqu'à son entrée au Carmel en 1888. Elle présente de nombreux objets familiaux.

- Carmel : couvent où Thérèse a vécu 9 ans jusqu'à sa mort. Ses restes reposent sous la statue de la châsse.

Etretat : belles, grandioses et lumineuses, les falaises d'Etretat sont souvent illustrées par les peintres avec ses deux superbes déchirures de falaise. Avec mon imagination j'ai pu voir un éléphant se désaltérer dans la mer. Le centre de la ville abrite des halles anciennes en bois regroupant des artisans tout en donnant un cachet à la place du Maréchal Foch.
Fécamp : petit arrêt photo pour immortalisé le superbe palais bénédictine. Le bâtiment marie les styles néogothique et néo-Renaissance. Sa cour intérieure est le reflet de la richesse de ses collections.

Honfleur : surtout connue pour son vieux port pittoresque, caractérisé par ses maisons aux façades recouvertes d'ardoises et pour avoir été maintes fois représentée par des artistes dont Claude Monet qui contribua à l'apparition du mouvement impressionniste. Je suis partie à la découverte de ses rues pittoresques, de ses vieilles maisons au cœur d'un secteur sauvegardé.

- Eglise Sainte Catherine : possède un clocher séparé de l'édifice principal, c'est la plus grande église en bois de France. Elle a été bâtie sur le modèle d'une halle de marché, où ont été utilisés des éléments servant à la construction navale, le tout donnant l'aspect d'une coque de bateau renversée. Ensuite a été érigé le clocher à bonne distance de la nef, pour éviter que les paroissiens présents dans l'édifice ne soient la proie des flammes en cas d'incendie. Au XVIe siècle, on ajoute une seconde nef, dont la voûte est conforme aux voûtes en bois des églises gothiques modestes. Elle a donc une forme plus arrondie et une disposition de charpente, sans rapport avec la structure d'un navire.

Pont de Normandie : il relie depuis 1995 la Côte d'Albâtre à la Côte Fleurie. Cette dernière réalisation constitue sans doute l'ouvrage d'art le plus spectaculaire de la région pour la fin du 20e siècle. Ce monstre de béton et d'acier, véritable défi à la pesanteur, est portant d'une extrême légèreté. Le pont est prévu pour résister aux vents les plus violents (440 km/h) et aux chocs des plus gros cargos. Longueur : 2141m - Hauteur 23.6 m - Hauteur pylône : 215 m.

Le Havre : d'une ordonnance remarquable par l'équilibre entre volumes et espaces, le centre ménage de grandes perspectives que rythment de vastes ensembles d'habitations aux lignes horizontales, parfois rompues par des immeubles-tours. Pour ma part, je n'ai pas aimé cette ville tout en béton avec ses lignées à angle droit d'interminables bâtiments locatifs.

Arromanches - musée du Débarquement : visite du musée qui présente aux visiteurs un grand nombre d'informations sur le lieu de l'action autour d'objets, de maquettes animées, de photos et d'un film.

Omaha Beach : aussi " tristement célèbre " que les autres plages du Débarquement, c'est sur ce secteur américain des opérations que le nombre de morts alliés fut le plus élevé. C'est sous une forte pluie et avec un vent violent que je descend jusqu'à la plage pour jeter un coup d'œil sur la table d'orientation. A cet endroit je visite le cimetière militaire américain : ses 9'386 croix de marbre de Carrare s'alignent dans un silence impressionnant. Précédé d'un bassin, Dans l'axe de l'allée centrale du cimetière a été élevé un monument commémoratif.

Camembert : petit village avec ses dépendances, soigneusement protégée et restaurées. C'est ici, dans ce village, au cœur du bocage normand et de ses champs vallonnés qu'est né le camembert en 1791. Il abrite le musée du Camembert qui explique la technique fromagère de ce fromage.

Trouville : station balnéaire très appréciée, notamment les Parisiens pour sa proximité (environ deux heures de route ou de train). Sa belle plage de sable fin est l'un de ses principaux attraits. Le tourisme est la principale activité économique de la ville. Trouville conserve également une petite activité de pêche.

Deauville : station balnéaire normande, elle est considérée, avec son casino, ses palaces, ses villas classées, ses champs de courses, ses ports de plaisance, son palais des congrès, son festival du cinéma américain, ses golfs et ses discothèques comme une des plus prestigieuses en France. Sa réputation de station de luxe lui vaut d'être fréquentée régulièrement par de nombreuses célébrités du cinéma, de la musique, de la télévision, de la mode, du monde économique et politique. J'ai particulièrement aimé l'hôtel Normandy, un élégant manoir à colombages de 1912 situé face à la mer et du casino. Je n'ai pas manqué la célèbre promenade des " planches ". Les planches sont bordées de cabines portant le nom de stars venues pendant le festival du cinéma. Aujourd'hui encore, de nombreuses villas datant de la fin du 19e et du début du 20e siècles se dévoilent au hasard des rues telle que la villa Strassburger, inscrite aux monuments historiques en 1975.

Caen : les bombardements de 1944 ont pratiquement détruits toute la ville. Aujourd'hui Caen est une ville moderne avec beaucoup de béton. Ce qui a attiré mon attention est le château, l'Abbaye-aux-Hommes, magnifiquement restaurée qui incorpore l'église Saint Etienne. Malgré leurs styles différents c'est un remarquable ensemble historique et architectural.

 

Lorraine

Nancy : classée ville d'art et d'histoire, possède un vaste secteur sauvegardé de 150 hectares qui correspond au centre historique de la ville. Trois places du XVIIIe siècle (places Stanislas, de la Carrière et d'alliance) sont classées au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1983. Nancy est par ailleurs un haut lieu de l'Art nouveau. Ses habitants (107434) sont appelés Nancéiens. C'est durant le dernier week-end de novembre 2008 que je pars à la découverte de Nancy et de Metz.

- Place Stanislas : considérée comme la plus belle place royale d'Europe, joyau de l'ensemble architectural du XVIIIe siècle inscrit au Patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco, la place Stanislas, inaugurée en 1755, est un parfait exemple du classicisme français. Elle est entourée de grilles finement ouvragées et rehaussées d'or, de fontaines majestueuses. L'hôtel de ville, l'Opéra-Théâtre et le musée des Beaux-Arts occupent une partie de la place.

- Arc de Triomphe : copié sur celui de Septime Sévère de Rome, il glorifie le roi Louis XV, à travers son ornementation : bas-reliefs, inscriptions et orné d'un médaillon du souverain

- Place de la Carrière : troisième site de l'ensemble architectural du XVIIIe siècle, cette place crée au XVIe siècle fut un lieu de joutes et de tournois. A l'entrée de la place, deux hôtels particuliers se font face qui hébergent aujourd'hui la Cour d'appel et le Tribunal administratif. A l'autre extrémité, s'élève le Palais du Gouvernement, encadré par un hémicycle orné des divinités antiques.

- Grande-Rue : cette artère, remontant au Moyen-Age, est bordée par des maisons et des monuments qui ont gardé pour la plupart leur façade d'origine.

- Porte de la Craffe : éléments de fortifications le plus ancien de Nancy, elle fut édifiée au XIVe siècle et servit de prison. Elle fut doublées par la porte Notre-Dame, visible à l'arrière.

Metz : le nom de la ville se prononce "messe" et non " metze " contrairement à ce que l'on peut entendre çà et là. Metz est une ville située dans le nord-est de la France. Ses habitants sont appelés les Messins. Les villes les plus importantes qui entourent Metz sont Nancy à 53 kilomètres au sud, Luxembourg à 55 kilomètres au nord et Sarrebruck à 60 kilomètres à l'est. Le site de Metz a su garder de manière éclatante les traces de ses 3000 ans d'histoires.

- Cathédrale Saint-Étienne : de style gothique, la cathédrale possède plus de 6000 mètres carrés de vitraux (du 13e au 20e siècle) réalisés par Valentin Bousch, Félix Maréchal ou Marc Chagall. Elle est l'une des plus belles et des plus hautes de France.

- Marché Couvert : ancien palais épiscopal, laissé inachevé par la Révolution française.

- Porte des Allemands : dernier témoin des puissantes portes fortifiées du Metz médiéval. La porte enjambe la rivière de la Seille.

 

Bourgogne

Dijon : capitale des Ducs de Bourgogne et ancienne cité médiévale. Lors d'une escapade du 7 au 8 juillet 2009 Dijon m'a dévoilé ses agréables rues piétonnes jalonnées d'hôtels particuliers, ses riches musées. Mis à part sa moutarde, Dijon vaut la peine qu'on s'y attarde.

- Jardin Darcy : jardin public créé en 1880. Ce lieu est gardé par l'ours polaire.

- Porte Guillaume : arc de triomphe du XVIIIe siècle à l'entrée de la ville.La porte était insérée à l'origine dans les remparts de la ville. Dans l'axe de la porte Guillaume, la rue de la Liberté, une des rues les plus commerçantes de la ville bordée de drapeaux.

- Place François Rude : cette charmante place a été construite en 1904. Les dijonnais l'appellent également place du Bareuzai, en raison de la statue du vendangeur placée au-dessus de la fontaine, au centre de la place.

- Rue des Forges : dans cette sympathique rue piétonne se trouvent de magnifiques demeures telles que la Maison Maillard (No 38) ; bâtie pour le maire de Dijon en 1560. Sa remarquable façade Renaissance avec ses sculptures et personnages. Juste à côté au No 40, se trouve l'hôtel Aubriot, construit au XIIIe siècle. C'est dans les caves de cette maison qu'étaient conservés les dépôts monétaires. Au No 34, l'hôtel Chambellan est un somptueux logis réalisé pour Henri Chambellan, maire de Dijon en 1490. Côté cour, un joyau gothique flamboyant, bel équilibre de construction en pierre et en bois. En grimpant en haut de l'escalier, on peut admirer le jardinier avec sa corbeille.

- Notre Dame : chef d'œuvre de l'architecture du XIIIe siècle, la cathédrale est remarquable par sa façade, composée de fines colonnettes et de rangs de fausses gargouilles. Au sommet de sa tour, se trouve une sympathique horloge. Sur l'un des côtés de Notre Dame se trouve la statue de la Chouette, devenue un porte-bonheur pour les passants qui la caressent de la main gauche.

- Maison Millière : édifiée en 1483, cette maison a conservé son aspect typique du Moyen-Age. La façade a gardé ses pans de bois et son remplissage en briques émaillées. Le chat et la chouette qui dominent le faîtage datent du début du XXe siècle.

- Rue Verrerie : elle est typique du Moyen-Âge avec son bel alignement de maisons à pans de bois en encorbellement et sa succession d'arcades.

- Eglise St-Michel : point d'orgue de la perspective de l'artère principale de la ville. Sa splendide façade est d'inspiration Renaissance italienne.

- Théâtre : construit dans un style néo-classique, il est le témoin de toute une époque.

- Palais des Ducs : ce superbe ensemble est actuellement occupé par l'hôtel de ville et le musée des beaux-arts. Au musée, il faut visiter entre autres la salle des Gardes composées des imposants tombeaux des ducs.

- Tour de Bar : joli édifice avec son superbe escalier couvert. Elle constitue la partie la plus ancienne du Palais des Ducs.

-Place de la Libération : au bel ensemble constitué par le Palais correspond la place en hémicycle conçue en 1685. Une des plus belles Places Royales de France.

- Musée de la vie bourguignonne : dans le cloître du couvent des Bernardines, le musée retrace la vie d'autrefois. A l'étage des échoppes à l'anciennes ont été reproduites.

 

Poitou-Vendée-Charentes

Futuroscope - Poitiers : c'est du 14 au 16 avril 2009 que je découvre le fameux Futuroscope. Le parc est un lieu unique qui propose un fantastique voyage dans le monde de l'image et du cinéma grâce aux systèmes de projection les plus sophistiqués. C'est aussi un décor futuriste conçu par l'architecte Denis Laming. De nombreuses attractions offrent des sensations inédites, de l'émotion en grand format et de l'interactivité pour le plaisir des petits comme des grands. J'ai particulièrement aimé le pavillon de la Vienne ainsi que le Kinémax avec sa masse de cristaux de roche géants, édifié dès la création du site en 1987. A l'intérieur du bâtiment, un écran plat de 600 m2 attire le spectateur au cœur de l'image.

Monaco

Etat indépendant de la France enclavé dans le département français des Alpes-Maritimes. Monaco n'est pas très grand avec ses 2 km2 et ses 33'000 habitants fortunés qu'on prénomme les Monégasques. Sa capitale est bien sûre Monaco qui est un endroit très huppé mais aussi touristique. Les gens viennent pour voir son musée océanographique, la relève de la garde et jouer au casino.

La vieille ville, bâtie sur le Rocher qui domine la mer de 60 m, est étonnamment bien sauvegardée. Elle abrite le gouvernement, le palais princier, la mairie, la cathédrale de style néo-roman, et le jardin exotique. Le musée océanographique, fondé par le prince Albert 1er, est vraiment superbe. Il présente dans de belles salles des squelettes de grands mammifères marins (cachalot, baleine…). Dans son aquarium, l'un des plus attrayants d'Europe, évoluent des espèces méditerranéennes et tropicales remarquables (dragon des mer).

Le palais du Prince est orné, sur la place, de canons et de boulets offerts par Louis XIV. Ses tours crénelées médiévales et son enceinte renforcée par les ingénieurs de Vauban donnent à sa valeur défensive un cachet pittoresque. La cour d'honneur avec ses galeries à arcades, la salle du Trône et les appartements garnis de mobilier et de portraits signés de grands maîtres, retiennent l'attention.

 

Corse

L'île est située à 170 km du sud de la côte française, à 83 km des côtes italiennes et à 12 km de la Sardaigne. Longue de 183 km et atteignant 83 km dans sa largeur, la Corse est la troisième île de la Méditerranée occidentale avec la Sicile et la Sardaigne. Elle compte 300'000 habitants environ. Les beautés naturelles de la Corse lui ont valu son surnom d' " Ile de Beauté ". La traversée de l'île dans n'importe quelle direction, restera toujours un souvenir impérissable car la nature a conjugué tous ses atouts : mer, montagnes, forêts, vallées…C'est lors d'un circuit autour de l'île du 16 au 23 mai 2009 que je découvre ses beautés naturelles.

Ajaccio : avec ses 55'000 habitants, la ville est merveilleusement située dans le golfe d'Ajaccio, cadre superbe, c'est un centre touristique renommé pour la douceur de son climat. Les maisons d'Ajaccio s'étendent autour de son golfe sur 4 km et sont entourées de collines. Des palmiers et des platanes sont bien appréciés pour leur ombre. Dans les ruelles de la pittoresque vieille ville, se trouvent beaucoup de cafés et de magasins souvenirs. C'est à bord d'un car impérial que j'ai visité la ville et ses alentours.

- Place Maréchal Foch : le bel espace principale de la ville, ombragé de platanes et de palmiers, s'ouvre face au port. C'est là que s'élève l'hôtel de ville, construit en 1826. Sur la place, se tient la fontaine des Quatre Lions que couronne la statue en marbre de Bonaparte Premier Consul. A l'est de la place Maréchal Foch, dans le square Campinchi, se trouve tous les matins, un marché typique avec ses étals de produits frais alléchants et, bien sûr, de poissons locaux insolites

- Monument de Napoléon et ses frères : érigé sur une vaste place, il représente Napoléon à cheval en costume d'empereur romain entouré des statues de ses quatre frères.

- Monument de Napoléon : construit en 1938, il représente l'empereur en redingote et chapeau. Il repose sur une pyramide de pierre à laquelle conduit un large escalier. Dans le jardin situé derrière la statue, j'ai vu la grotte où, enfant, Napoléon venait jouer et étudier.

- Cathédrale : construite à partir de 1582, elle possède une façade sobre et un grand dôme. Par crainte de voir les travaux traîner en longueur, l'évêque fit réduire les dimensions de l'édifice . les travaux s'achevèrent en 1593. A l'intérieur, la coupole ainsi que les murs sont peints en trompe-l'œil.

- Iles Sanguinaires : situées à 12 km du centre ville. elles tirent leur nom de la couleur rougeâtre de leurs rochers. En longeant la côte en direction des Iles Sanguinaires, j'ai vu de belles demeures, des hôtels ainsi que le fascinant " village cimetière ". Aux Iles Sanguinaires, la tour génoise gardait jadis l'entrée du Golfe d'ajaccio.

Golfe de Roccapina : il est connu principalement pour son " rocher du Lion ". La forme géante du " Lion de Roccapina " que la mer et le vent ont formé dans le rocher rouge donne naissance à de nombreuses légendes.

Bonifacio : petite ville rocheuse ancienne, située à l'extrémité sud de la Corse. Elle est souvent comparée à Gibraltar avec ses imposantes fortifications. C'est une des villes les plus typiques d'Europe. Les rochers de grès de 60 à 80 m, lavés par le déferlement de flots émergent ici verticalement et constituent une plate-forme supportant à la fois la forteresse et la vieille ville. La Sardaigne ne se trouve qu'à 12 km plus au sud.


- Vieille ville ou ville haute : les ruelles médiévales de la ville haute, avec leurs maisons à plusieurs étages, vieilles de plusieurs siècles, reliées par des arcs-boutants faisant office de canalisations d'eau, méritent vraiment le détour. Les rues sont pour la plupart si étroites qu'uncune voiture ne peut passer. Au bout de la presqu'île se trouve, face à la mer, le cimetière marin très bien entretenu.

- Escalier du Roi d'Aragon : composé de 187 marches, il permet d'accéder de la mer à la forteresse. La légende dit que l'escalier aurait été taillé à pic dans le rocher en une nuit par les troupes du roi Alphonse 1er d'Aragon en 1421 lors du siège de Bonifacio.

- Croisière " grottes et falaises " : la sortie du port permet d'apprécier l'importance des remparts qui sanglent la vieille cité. Visite de plusieurs grottes dont la grotte de Sdragonato qui présente une voûte percée d'une fissure qui forme la silhouette de la Corse en laisse filtrer le soleil.. Le bateau longe également les falaises calcaires, hautes de 60 à 90 m, dont les stratifications tantôt horizontales, tantôt obliques témoignent des nombreux changements de directions des courants marins. Les cavités abritent une multitude d'oiseaux. J'ai pu voir le Grain de sable, gros bloc calcaire détaché de la falaise il y a 8 siècles.

Massif et forêt de l'Ospédale : il s'agit de la haute région boisée qui domine l'arrière-pays du golfe de Porto-Vecchio. Elle offre dans un paysage d'éboulis rocheux et de forêts de pins de nombreuses et agréables promenades. En plein milieu de la forêt se trouve un barrage ressemblant à un lac naturel.

Massif de Bavella : la route qui mène de Zonza au col de Bavella (1'250 m) est souvent qualifiée de route la plus impressionnante de Corse. Les groupes bizarres que forment les rochers qui referment les vallées couvertes de nombreuses forêts, les différents tons qui varient en fonction de la saison et de l'incidence du soleil, rendent cette balade inoubliable.

Corte : capitale de la " nation corse " de Pascal Paoli entre 1755 et 1769. J'ai aimé m'attarder dans la vieille ville aux ruelles escarpées, pavées de galets, dominée par la citadelle. Corte est la seule ville universitaire de l'île. C'est avec le petit train que j'ai visité la ville et sa citadelle. Il s'y trouve encore de nombreuses vieilles maisons de schiste foncé avec des arceaux qui s'effritent et des escaliers sombres. Ses demeures sont situées dans des ruelles étroites et trotteuses où le passé est encore vivant. La citadelle est construite comme un nid d'aigle au sommet d'un plateau dénudé sur un rocher en pente raide. La rue principale de Corte est le Cours, bordée d'un grand nombre de boutiques et de cafés. A l'extrémité sud, la rue débouche sur la place Paoli où s'élève une sculpture en bronze de Paoli.

Région de la Castagniccia : belle région avec ses innombrables collines et petites montagnes tapissées de profondes châtaigneraies. Les routes étroites semblent prendre un malin plaisir à virevolter sans fin d'une vallée à l'autre.

Piedicroce : joli village en pleine nature. Son église St Pierre et St Paul présente une belle façade baroque et un clocher carré. L'intérieur surprend par l'abondance du décor. Il mêle des motifs géométriques peints, des stucs et un trompe-l'œil.

Bastia : chef-lieu du département de la Haute-Corse, Bastia est la plus grande ville et le plus grand port de Corse. Je me suis baladée dans la vieille ville avec son labyrinthe de ruelles étroites, d'escaliers, avec ses hautes maisons du XVIe siècle au XVIIIe siècle et dans sa citadelle. Un tunnel souterrain a été construit sous la citadelle et la mer pour décongestionner la circulation en ville.

- Citadelle : elle occupe une position surélevée et date du XVe et du XVIe siècle. Sa tour est très bien conservée. Tous les remparts datent encore de l'époque des Génois (XVe siècle). Par un pont-levis, j'accède à l'ancien palais des Gouverneurs génois (musée d'Ethnographie Corse). A quelques pas de là se trouvent deux églises baroques : Sainte-Marie et Sainte-Croix.
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- Vieux port : il sert de délimitation à la vieille ville. Bateaux de pêche, voiles mulitcolores et filets de pêche étendus à sécher offrent un spectacle pittoresque.

- Place Saint-Nicolas : elle est bordée de palmiers et de platanes sur une longueur de 300 m. Au nord, il y a un monument en souvenir des morts de la guerre de 1870 et, au sud, une statue de Napoléon.

Cap Corse : cette presqu'île fait 15 km de large et présente un caractère typique de Riviera : villages parsemés de fleurs, avec de petites maisons peintes de différentes couleurs, des ports de pêche minuscules. La pointe nord de l'île a beau ne mesurer qu'une quarantaine de kilomètres de long, ne croyez pas en faire le tour en deux ou trois heures. Il faut compter une petite journée et ne pas être sujet au mal de la route. Elle constitue l'extrémité nord de la Corse

Nonza : perché au sommet d'une falaise, se trouve le village médiéval fortifié de Nonza et ses maisons aux toits de pierre dominées par une imposante tour de guet. L'ambiance du village se prend sur la craquante petite place fleurie avec sa fontaine à l'effigie de Pascal Paoli. Juste en face se trouve l'église Sainte Julie avec sa façade au ton orangé.

Calvi : un des principaux centres touristiques de l'île. Sa plage de sable s'étend sur 6 km. Calvi possède un petit port de pêche pittoresque où l'on peut voir la plupart du temps un grand nombre de yachts modernes. Je n'ai pas manqué de visiter la citadelle génoise avec ses imposantes fortifications et son église Saint Jean-Baptiste.

Golfe de Porto : avec ses somptueuses falaises de porphyre rouge jaillissant du bleu profond de la mer, le golfe de Porto a été inscrit par l'UNESCO au patrimoine mondial de l'humanité. Une tour génoise carrée typique, montant la garde depuis plusieurs siècles à l'entrée du port de Porto ainsi qu'une forêt d'Eucalyptus, complètent le tableau

Réserve naturelle de Scandola : totalement inaccessible par voie terrestre c'est avec un petit bateau pris au port de Porto que je suis partie à la découverte de Scandola et de ses grandioses calanches: réserve intégrale classée dans le patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est un paradis écologique pour une faune et flore exceptionnelles. j'ai exploré des endroits inviolés, pénétrant dans des criques limpides et des failles rocheuses fantastiques.

Calanches de Piana : il s'agit d'un massif rocheux sauvage très déchiqueté, qui s'étend sur environ 2 km. Les rochers escarpés et très dentelés, en granit rouge, ont des formes très bizarres : chien, cheval, cœur etc. J'ai fait une partie du trajet à pied pour contempler de près cette célèbre particularité de la nature corse. La vue est inoubliable. Ces rochers de 200 à 300 m de haut descendent à pic vers la mer pour y former des baies d'une beauté incomparable et d'un caractère sauvage unique en son genre.

Grande-Bretagne

Un de mes pays préférés d'Europe dans lequel j'ai toujours bien du plaisir à séjourner pour admirer ses charmants villages, ses cottages, ses jolis intérieurs colorés douillets et fleuris mais aussi de pouvoir baigner dans la culture " british " et de pratiquer l'anglais. La Grande-Bretagne comprend trois grandes régions : l'Angleterre, le pays de Galles et l'Ecosse. Les pubs sont une véritable institution dans la vie anglaise. Ils n'ont rien de commun avec le café de chez nous. Le pub est un lieu social où l'on cause, avant d'être un endroit où l'on boit. Leur décor a souvent été préservé, à tel point que beaucoup mériteraient de devenir monuments historiques !

Premier séjour - comté du Kent

Mon premier séjour en Grande Bretagne fut en été 1990 pour perfectionner mon anglais dans la belle région du Kent, sur la petite île de Sheppey : région très calme et verdoyante. La famille Twort m'a hébergée durant 8 semaines. Elle se compose de Bernard, Barbara, Louise et Annabel, des personnes sympathiques. Se fut une excellente expérience d'autant plus que c'était la 1ère fois que je quittais vraiment la maison. J'ai donc eu l'occasion de visiter les villes de Canterbury et sa cathédrale, Douvres, Maidstone et Londres. Dans le comté Kent, j'ai pu voir plusieurs cultures de houblon, même si ces dernières années elles ont régressées.

Ile de Sheppey : petite île reliée par à pont levant. Cette îles se composent principalement de petits villages et de prés verdoyants dans lesquels broutent paisiblement des moutons

Canterbury : au milieu d'un paysage de collines, de vergers, de praires et de champs de houblon se trouve cette charmante ville. Il reste à Canterbury un admirable centre urbain avec de nombreuses maisons anciennes, souvent bien restaurées et mises en valeur par des quartiers piétonniers qui lui confèrent son atmosphère caractéristique de ville historique. Elle a la chance de posséder une superbe et grande cathédrale qui résulte d'un étonnant mélange de styles roman et gothique perpendiculaire.

Douvres : principal port d'entrée en Angleterre. Cette ville est sympathique avec son littoral de hautes falaises blanches et la silhouette de son château. Douvres est aussi une ville historique qui conserve de nombreux monuments intéressants.

Deuxième séjour - Londres

Londres : mon 2ème séjour fut en mai 1993 pour 3 mois au centre même de Londres en tant que fille au pair chez la famille Paul et Fannette Newman, dans la Courtnell Street. Cet emploi agréable consistait à m'occuper de Céline, une petite fille aux cheveux blonds, âgée 2 ½ ans, qui souffrede crises d'épilepsie. Cela m'a fait tout drôle de me retrouver dans une grande métropole, à prendre les bus et les métros. Hé oui ! Quel changement par rapport à ma petite ville suisse puisque auparavant je n'avais jamais pris de transports publics ! Londres est aussi une ville très cosmopolite où se mêlent de nombreuses nationalités. Pour l'an 2000 des constructions ont été bâtis: lire le récit sous mon septième séjour en Angleterre.

C’est une belle capitale avec des monuments grandioses : Big Ben, Tower bridge … Ses places : Picadilly Circus, Trafalgar Square… Ses fameux musées : British museum, Madame Tussaud's… Ses parcs : Kensington Garden, Regent’s… Ses squares, ses pubs, ses célèbres bus rouges impériaux à deux étages, ses cabines téléphoniques rouges, ses taxis noirs et surtout je n’ai pas oublié son célèbre « five O’clock tea » à prendre pourquoi pas chez Harold’s avec des cookies. Autant de symboles qui perpétuent l’image d’un pays très traditionnel et d’une cité qui m’a vraiment fascinée. Les endroits à ne surtout pas manquer :

- Big Ben : ce nom ne désigne pas le clocher mais la plus grande cloche du carillon. Celui-ci pèse 4 tonnes. A côté se trouve le parlement et l'abbaye de Westminster.

- Maison du Parlement : magnifique et imposant bâtiment néogothique bordant la Tamise.

- Abbaye de Westminster : elle a donné son nom à tout le quartier qui l'entoure et c'est indéniablement, tant du point de vue architectural qu'historique, le plus remarquable édifice religieux de Londres.

- Tower Bridge : le plus joli monument à mon goût de la capitale mais aussi l'un des plus beaux ponts au monde. En dépit de son aspect médiéval, il a été construit en 1894. Du haut de sa tour Nord, on a une belle vue sur saint Paul et la City (quartier des affaires).

- Tower of London : située dans un superbe cadre au bord de la Tamise, la tour de Londres était une ancienne prison mais aussi une résidence royale. On peut admirer l'exposition des joyaux de la couronne et celle des armures royales.

- Buckingham Palace : résidence officielle de la Reine à Londres. L'étendard personnel de Sa Majesté flotte lorsqu'elle est en résidence. Cinq régiments veillent sur Buckingham, en casque rouge et bonnet en poil d'ours. La relève commence à 10h45 par un rassemblement en fanfare devant l'avant-cour.

- Picadilly Circus : place située au cœur du West end. Elle est encombrée de voitures, de bus et d'une foule grouillante qui se presse dans les restaurants, les boutiques et les salles de spectacles des alentours. La fontaine d'Eros occupe le centre de la place depuis 1893 et la grande façade aux panneaux publicitaires et scintillants sont devenues l'un des symboles de la ville.

- Oxford Street : la rue commerçante la plus longue de Londres, où seuls les bus et les taxis ont le droit de circuler. Le plus important de tous les grands magasins est sans aucun doute Selfridge's, construit en 1908 dans le style néo-classique. Au début de cette rue se trouve " Marble Arche ", un arc de marbre blanc isolé au milieu dans vaste carrefour. Depuis Oxford street j'ai rejoint la Regent Street pour admirer et visiter le magasin " Liberty ", un remarquable immeuble fondé en 1875de style Tudor dont la façade et l'horloge sont remarquables.

- Trafalgar Square : Très grande place historique qui rend hommage à l'un des grands héros de l'armée anglaise, le vicomte Horatio Nelson. La statue de ce monsieur fait 5 m de haut, elle domine une colonne de 44 m, gardée par 4 lions de bronze. La statue et les fontaines sont le ralliement des pigeons et des promeneurs. Au fond de la place se trouve la célèbre Galerie Nationale de peintures.

- Saint Paul's cathedral : superbe bâtisse classique d'un blanc éclatant. Son dôme classique domine la City et la croix dorée qui le surmonte s'élève à plus de 110 mètres de hauteur.

- Les parcs : ils appartiennent à la couronne et couvrent plus de 2'400 hectares de Londres. Kensington Gardens abritent la célèbre statue de Peter Pan entourée de lapins en bronze, la galerie Serpentine (expositions d'art moderne) et son Round Pond. Hyde Park est le plus grand parc londonien avec ses 137 hectares. Green Park, célèbre pour ses vieux réverbères à gaz. Saint James's Park est le plus ancien des parcs royaux, une véritable oasis de tranquillité où l'on peut louer une barque sur le lac. A Regent's Park se trouvent un beau jardin aux roses, un zoo et un petit lac de plaisance. Holland Park contient des beaux parterres, sous-bois avec une grande variété d'arbres, de plantes exotiques et britanniques et des paons en libertés.

- Harrods : ce grand magasin sophistiqué de luxe est bien aussi fascinant qu'un musée. Les détails architecturaux et décoratifs font d'Harrods un bel endroit. J'ai apprécié la décoration du plafond de la halle nourriture et de la halle égyptienne.

- British Museum : fondé en 1753, le musée rassemble une magnifique collection d'antiquités, de vestiges archéologiques du monde entier. J'ai particulièrement aimé son rez-de-chaussée avec ses salles consacrées à la Grèce et à l'Egypte et sa magnifique salle de lecture ronde.

- National Gallery : l'un des plus grands musées de la capitale destiné à abriter des collections de plus de 2'200 tableaux. Les plus célèbres sont : la Vierge à l'Enfant avec sainte Anne et saint Jean-Batiste de Léonard de Vinci, le Chapeau de paille de Rubens et les Nymphéas de Monet.

- Madame Tussaud's: musée des portraits de cire de personnages célèbres du monde entier. Toujours dans ce musée, une exposition " Spirit of London " m'a fait découvrir l'histoire de la capitale dans un " taxi à remonter le temps ". La nouvelle " salle des horreurs " m'a fait vraiment peur.

- Greenwich : situé sur la rive droite de la Tamise, c'est avant out le quartier de la marine. Près de la jetée se trouve le Cutty Sark que j'ai eu plaisir à visiter. Juste à peu plus loin s'étend le parc de Greenwich. Sur sa colline se dresse le fameux observatoire de Greenwich fondé en 1675. C'est de là que part le méridien zéro de longitude.

- Kew Garden : situé à quelques kilomètres au Sud-Ouest de Londres, ce magnifique jardin botanique couvre plus de 120 ha et contient plus de 50'000 variétés de plantes et de fleurs, d'une beauté remarquable. Cet immense parc possède plusieurs serres géantes dont la Palm House où l'on cultive des plantes tropicales. J'ai pu contempler des étangs, de belles statues, le temple d'Aréthuse et une pagode de style chinoise.

Comme j'étais sur place, j'ai profité bien sûr de visiter ces endroits typiques :

Oxford : haut lieu mythique de la culture et de la formation, depuis toujours synonyme d'études de grande classe. Dans cette vieille ville universitaire aux charmes romantiques les étudiants circulent encore à bicyclette. Je suis partie à pieds à la découverte de ses illustres collèges, de sa cathédrale et de ses parcs. C'est également la ville rivale de Cambridge.

La phrase fétiche des étudiants d'Oxford est :


Pourquoi étudier ?
Plus j'étudie, plus je sais
Plus je sais, plus j'oublie
Plus j'oublie, moins je sais
Pourquoi étudier ?

Windsor : situé à 34 km de l'Ouest de Londres, j'ai visité le château royal, sa chapelle et sa charmante ruelle commerçante du centre ville. Ce château est l'une des résidences favorites de la famille royale. A quelques kilomètres de là se trouve le prestigieux collège d'Eton.

Brighton : station balnéaire réputée depuis de longues pour ses plages de galets. J ai visité le Pavillon Royal, un bâtiment exotique d'aspect indien dont la superbe décoration intérieure est consistée par des appartements chinois et du mobilier ancien. Je me suis promenée dans les Lanes, un labyrinthe de ruelles médiévales animées, bordées de boutiques et de cafés.

Nottingham : cette vieille cité est liée au souvenir du héros médiéval Robin des Bois. Un château de style Renaissance s'élève sur le site de la forteresse normande dont ne subsiste qu'une porte fortifiée du XIVe siècle, devant laquelle est érigée une sculpture représentant Robin et ses joyeux compères. La forêt de Sherwood s'étend non loin de là.

Troisième séjour - Sud de l'Angleterre

Mon 3ème séjour fut le 1er août 1995 pour une semaine avec Françoise. Nous avons logé à Londres pour visiter la capitale et nous avons fait les excursions suivantes :

Cambridge : romantique et fameuse ville universitaire réputée dans le monde entier pour ses collèges huppés, au bord de la rivière Com. Le meilleur moyen de visiter Cambridge et de s'y promener tranquillement en admirant ses collèges, ses cours, ses chapelles, ses parcs et ses berges. Je n'ai pas vu d'étudiants avec leur robe noire et leur barrette carrée mais les traditions sont encore très vivaces à Cambridge. A la différence d'Oxford, Cambridge été épargnée par l'industrialisation et elle est demeurée une cité essentiellement étudiante.

Hampton Court palace : joli manoir royal de style Tudor en brique rouge situé à 20 km de la capitale. J'ai visité ses appartements et ses jardins. Je me suis également bien amusée lorsque je suis rentrée dans le labyrinthe du jardin mais un peu moins lorsqu'il a fallu retrouver la sortie.

Southend-on-Sea : station balnéaire avec une magnifique plage de 11 km qui borde l'estuaire de la Tamise. Des jardins, une grande jetée-promenade, des parcs d'attractions et un grand aquarium panoramique ont peu un peu transformé le bord de mer en le rendant attractif.

Quatrième séjour Stratford - Bath

La 4ème fois fut en août 1997 pour seulement 7 jours. J'ai voyagé à travers le sud de la Grande Bretagne avec le car National Express pour ensuite revenir sur Londres durant 2 jours. C'est exactement à cette date, le 31 août 1997, que Diana, la princesse de Galles, est morte dans un accident de voiture à Paris. Je me suis donc rendue à son palais de Kensington Gardens et à Buckingham Palace pour voir les nombreux messages, bougies et fleurs que les gens ont posé à sa mémoire. Il y avait des milliers de fleurs posées tout autour de ces deux propriétés. Cela m'a beaucoup troublée. Avec le car je me suis rendue des les charmantes villes de :

Stratford-upon-Avon : c'est avant tout la ville natale de Shakespeare qui vit le jour en 1564. Magnifique et romantique lieu à ne surtout pas manquer de visiter et sûrement le plus beau du pays à mon goût ! Cet endroit m'a complètement envoûtée par ses charmants cottages fleuris, sa rivière, son architecture très typique et ses petites boutiques. Ce lieu ressemble à une petite ville de poupées. J'ai eu énormément de plaisir à contempler les maisons de : Shakespeare's Birthplace, New Place, Nash's et Hall's Croft. À deux kilomètres de là, dans une jolie forêt du village de Shottery, se trouve l'adorable et pittoresque demeure d'Anne Hathaway's, à toit de chaume, entourée d'un superbe jardin fleuri. C'est là où naquit la mère de Shakespeare. La région s'appelle le Cotswolds, elle se caractérise par ses petites rivières, ses petits chantiers, ses maisons aux pierres couleur miel, le tout niché dans une campagne paisible et verdoyante.

Warwick : cette ville ne se situe pas très loin de Stratford-Upon-Avon. Son château actuel est le principal lieu de visite. Il date de l'époque Tudor. Les autre curiosités de la ville sont l'église Sainte-Marie et quelques maisons anciennes typiques qui ont survécu à l'incendie de 1694.

Bath : bijou de ville réputée pour ses sources d'eaux chaudes depuis de très longues années. J'ai pu encore voir les importants vestiges de ses bains romains. Le centre historique est aménagé en quartiers piétonniers, bordé de maisons médiévales, il est dominé par la cathédrale. Sur ses hauteurs, se trouve " Royal Circus ", un ensemble de maisons chiques construites en cercle. La ville doit sa splendeur à la pierre de Bath, la limestone et aux talent de deux architectes.

Salisbury : paisible cité en bordure de l'Avon qui a hérité une prestigieuse cathédrale et d'un ensemble de monuments qui donnent à la ville un pittoresque aspect médiéval. La cathédrale possède un remarquable clocher qui élève vers le ciel une flèche haute de 123 m, la plus haute d'Angleterre.

Bradford-on-Avon : construite dans une vallée encaissée sur les bords de l'Avon, cette petite ville a conservé ses ruelles tortueuses et ses maisons de pierre blonde. Juste avant le pont de l'Avon se trouve " the bridge tea room ", un charmant et minuscule salon de thé où les serveuses portent l'habit traditionnel. Je suis passée sur l'autre rive de l'Avon en franchissant un pont du XIVe siècle qui fut élargi à plusieurs reprises.

Saint Albans : ville romaine proche de Londres qui a une histoire riche comme en témoignent ses rues, ses édifices et sa cathédrale. C'était l'une des plus importantes cités romaines d'Angleterre. Elle tient son nom actuel d'un soldat romain, Albanus.

Cinquième séjour - Bournemouth

Mon 5ème séjour en Angleterre en tant que " paying guest " se déroula en août 1998 pour 2 semaines à Bournemouth, ville balnéaire située au sud du pays chez la famille Bob et Debbie Triggs. Joli endroit soigné avec de beaux parcs, une belle plage de sable blanc et de superbes falaises. Ce fut un bon point de chute pour visiter :

Bournemouth : la longue promenade, les parcs, les jardins et la jetée aménagée en salle de spectacle agrémentent cette petite cité. Cela lui permit d'acquérir la réputation d'une des stations balnéaires les plus agréables de la côte sud.

La Forêt Noir : zone de forêts et de landes qui couvre 250 kilomètres carrés, justement célèbre pour les troupes errantes de poneys sauvages. Joli endroit paisible et verdoyant avec de charmants cottages au toit de chaume.

Ile de Wight : charmante petite île tranquille aux collines verdoyantes située juste en face de Bournemouth, à 30 minutes de ferry. De nombreux petits villages romantiques valent la peine d'être visités surtout grâce à la beauté des petits cottages aux toits de chaume et de leurs petits jardinets fleuris. La côte sud voit alterner les plages et les hautes falaises, tandis que la côte Nord est plus plate et hospitalière. On trouve à l'intérieur des petites landes couvertes de bruyère, des collines douces et de petites vallées boisées.

Sixième séjour - Ecosse

Le 21 juillet 2000, j’atterris dans le petit aéroport d’Inverness et me revoilà dans ce joli pays pour la 6ème fois. Cette fois ce fut dans le Nord, en Ecosse, pour un circuit en car dans les Hautes Landes verdoyantes. Durant ces huit jours ensoleillés passés en Ecosse, je n’ai pas rencontré de fantômes habillés en kilt au tartan de leur clan. Ces «personnages » extraordinaires renaissent de la légende pour mieux hanter certains châteaux. Il y a bien sûr Nessie, le fameux monstre de Loch Ness. Beaucoup l’ont rencontré en sortant du pub mais jamais en y entrant. Il y a aussi les cornemuses, la chasse à la grouse, le kilt, le haggis (plat culinaire fait à base de panse de brebis farcie), le whisky, la vache écossaise aux longs poils bruns ébouriffés et l’accent anglais assez spécial qui font tous partie intégrante du patrimoine national. J’ai visité les lieux suivants :

Château de Scone : situé dans la ville de Perth, j’ai visité le château, ses jardins et son labyrinthe. Ce magnifique palais datant du 16ème siècle a été jusqu’à aujourd’hui la demeure du comte de Mansfield.

St. Andrews : cité universitaire très ancienne et patrie du golf. J’ai découvert les ruines du château (11ème siècle) et celles de la cathédrale.

Edimbourg : capitale de l’Ecosse. Le meilleur moyen de la découvrir consiste à flâner à travers la veille ville aux rues
pavées, où les monuments remarquables et les antiques demeures en pierre évoquent un passé prestigieux surtout lorsque j’ai longé la Royal Mile, la célèbre rue qui lui donne une atmosphère médiévale si particulière. J’ai visité le château d’Edimbourg qui domine la ville de ses 120 mètres où l’on peut assister, en août, au célèbre military Tatoo. La ville offre une bonne opportunité de lèche-vitrines sur Princes et Victoria Street et pourquoi pas non plus un petit détour par les jardins de Princes Street pour admirer l’horloge fleurie ?

Loch Ness : j’ai roulé le long des rives du célèbre Loch Ness où se cache dans les profondeurs de ses eaux une créature mystérieuse et inquiétante prénommée Nessie. Malheureusement, je n’ai pas eu la chance de lui dire un petit bonjour. Le Loch Ness est aussi le lac le plus profond du monde (325 m) pouvant contenir 3 fois la population du globe. Visite des ruines du château d’Urquhart du 14ème siècle qui surplombe le lac.

Oban : charmante petite ville portuaire animée de 8000 habitants.

Iles de Mull et Iona : Depuis Oban, un ferry m’a amené sur île de Mull. Après avoir fait un trajet en car, un court transfert en ferry m’amena sur la petite île voisine d’Iona. Cet endroit paisible est habité seulement par quelques familles et par beaucoup de moutons. En 563, il fut érigé un joli monastère, point de départ du christianisme.

Fort Willam : j’ai pris la télécabine pour pouvoir jouir de la vue sur le Ben Nevis, la plus haute montagne du Royaume Uni. Malheureusement il y avait du brouillard.

Château de Dunrobin : c’est le siège du clan et des Comtes et Ducs de Sutherland depuis des siècles. J’ai particulièrement aimé visiter cet endroit car les objets étaient très jolis mais surtout c’est qu’on aurait dit que les gens habitaient toujours ces lieux. Le château dressé sur une falaise est entouré de magnifiques jardins où l’on élève des faucons dressés pour la chasse.

 

Septième séjour - Londres et ses nouveautés

En ce 23 septembre 2003 ensoleillé, accompagnée de Françoise, c'est pour la 6ème fois que je mets les pieds sur territoire anglais. J'ai logé durant 5 jours à Londres dans le très charmant hôtel prénommé " hôtel Amsterdam ". Depuis ma dernière visite de Londres, en 1997, il y a eu pas mal des nouveautés construites particulièrement pour l'an 2'000 telles que :

- Pont du Millénium : il a été construit en fer pour facilité le passage d'une rive à l'autre de la Tamise. Il est réservé uniquement aux piétons.

- Grande Roue : ( London Eye) la plus grande au monde avec une hauteur de 135 m. Depuis une de ses capsules en verre j'avais une vue à 360 degrés sur Londres. Ce fut une excellente expérience mais j'ai trouvé le prix du billet très cher : Fr. 30.- !

- Le Globe : lieu où Shakespeare faisait jadis jouer ses pièces a été reconstruit à l'identique avec ses gradins circulaires et son toit de chaume.

- Tour Swiss Re : situé dans la City, cette tour haute de 180 m, de forme singulière se développe sur 42 étages. Chaque étages tourne par rapport à l'étage inférieure en suivant une spirale ascendante. L'intérieur de ce curieux édifice sert de bureaux , une série de jardins suspendus et une galerie commerciale. Ce gigantesque et fabuleux bâtiment en verre, en forme de ballon de rugby de verre noir et blanc, se dresse à côté de la Lloyd's. Cette insolite construction est ronde, à l'inverse des autres gratte-ciel voisins, conçus sur une base carrée. La Swiss Re est soutenue par une structure à poutrelles en croisillons, les panneaux de verre suivent la courbe de l'édifice, produisant un effet de transparence particulièrement appréciable de jour comme de nuit. Les ouvertures ménagées le long de la façade permettent une aération naturelles efficace. Inaugurée en 2003, la tour Swiss Re fut baptisée " le concombre " par les Londoniens. Elle consomme deux fois moins d'énergie qu'un gratte-ciel traditionnel. La façade est équipée de stations météo gérant automatiquement l'ouverture des fenêtres et des stores.

- British Museum : le plafond de la grande salle a été transformé par une immense verrière avec, à son centre, la belle et historique salle de lecture.

Comme j'ai tellement aimé Stratford-upon-Avon lors de ma visite en 1997, je n'ai pas pu m'en empêcher de faire 2h de train pour y retourner. Cette ville a su préserver son charme et son architecture typique.