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carte Europe

Allemagne

Ce pays a une superficie de 257'000 km2. Il se compose de hautes montagnes, de chaînes moyennes et de contrées basses. L'Allemagne comporte de nombreuses frontières naturelles. Le nord du pays est délimité par la mer du Nord et la mer Baltique, le sud par les Alpes, le lac de Constance et le Rhin. Outre le Rhin, les principaux fleuves d'Allemagne sont le Danube, l'Elbe, la Weser et la Moselle.

Francfort : j’ai effectué un séjour linguistique à Bad Soden, petite ville à 12 km de Francfort, chez la famille Pernet, en avril 1994. Francfort, en bordure du Mein, est une métropole économique, ses gratte-ciel imposants le soulignent aussitôt. La Bourse la plus importante de l’Allemagne attire l’attention des investisseurs. La ville possède 2 ou 3 endroits charmants tels que la place Römer avec son hôtel de ville, sa fontaine et ses ravissantes maisons à colombages reconstruites, datant du Moyen-Age. Sinon, les gens sont horriblement froids et pas sympathiques.

Rüdesheim : ce village est devenu le centre touristique le plus important de la vallée. Ici commence le passage romantique du Rhein. Les ruelles étroites, au premier rang desquelles la célèbre Drosselgasse, sont prisees d'assaut par la foule des visiteurs, attirés par les caves proposant la dégustation des fameux rieslings.

Munich : mon deuxième stage linguistique s’est déroulé à Riemerling, village à 10 dizaine de km de Munich chez la famille Gann-Fluck. Munich est la capitale de la Bavière depuis 1918 et compte un peu près 1,3 million d’habitants. L’abondance unique de monuments historiques et de curiosités récentes, le charme et la beauté de la ville encadrée d’un environnement ravissant ont fait de Munich une des villes les plus attrayantes.

- Marienplatz : son emplacement est considéré comme le point central de la ville depuis sa fondation et c'est aussi un superbe lieu où les édifices sont plus beaux les uns que les autres. La Marienplatz peut s´enorgueillir de posséder deux remarquables monuments: la fontaine aux poissons (Fischbrunnen), située à l´emplacement de l´ancien marché aux poissons, la colonne de Marie élevée en l´honneur de la vierge Marie et l'ancien et le nouvel hôtel de ville. De là part l'élégante artère commerciale piétonnière avec la superbe façade de l'église St.Michalel. Elle prend fin au portail Karlstor (porte de l'ancienne muraille) pour déboucher sur l'immense Karlsplatz.

- Ancien hôtel de ville : presque entièrement détruit durant la guerre et restauré en 1953, cet édifice multiforme est un bel exemple du gothique bourgeois bavarois. Après avoir été autrefois l´unique bâtiment important sur la Marienplatz, il y occupe encore aujourd'hui une place privilégiée. Ne pas manquer d´admirer la salle du conseil et de bal ainsi que la dame en bronze située à l´extérieur du côté sud de la tour. Des couples d´amoureux offrent des fleurs à Juliette, un cadeau de Vérone, la ville italienne jumelée avec Munich. La tour abrite actuellement le musée des jouets.

- Nouvel hôtel de ville : on dirait une cathédrale. Cette prétentieuse construction monumentale, de style néogothique est l´expression de la nouvelle fierté bourgeoise du début du 20ème siècle. N'oubliez surtout pas d´admirer et d´écouter le carillon, de renommée internationale, se trouvant dans la tour et dont le mécanisme se met en marche trois fois par jour à 11, 12, et 17 heures. Très belle vue de Munich du haut des 80 m de la tour de l´hôtel de ville. La façade est rehaussée de nombreux personnages historiques. Tout en haut de la tour un petit moinillon veille sur la ville et rappelle l´époque de la fondation de Munich.

- Cathédrale Notre Dame : Avec ses dômes, sa silhouette se détache très clairement à l´horizon, la cathédrale gothique est le symbole par excellence de la ville de Munich. L´édifice est impressionnant avec ses deux tours de 99 m de haut coiffées chacune d´un dôme (possibilité de monter dans la tour sud) et du haut desquelles le visiteur peut jouir d´une vue magnifique sur Munich et les Alpes environnantes.

- Théâtre Cuvillié : ancien théâtre résidentiel de style Rococo. Bien qu'il ne soit pas grand, il est le plus beau au monde. Sa décoration intérieure est de couleur rouge et or.

- Jardin Anglais : Il se situe en plein cœur de la ville sur une superficie de 373 ha. Ce jardin est l´un des plus grands parcs au monde se trouvant à l´intérieur d´une ville. Selon les saisons, le parc offre la possibilité de faire toutes sortes d´activités. De longs sentiers pédestres, des pistes cyclables, de nombreux terrains de sport sur gazon tout comme quelques jardins de la bière se trouent dans des endroits idylliques attirent en été les sportifs et les promeneurs.

- Château de Nympenburg : Le parc avec son château et ses différents pavillons baroques sont situés à l´ouest de la ville. Le château, autrefois résidence d´été des souverains bavarois, compte parmi les curiosités de Munich les plus visitées. Avec sa magnifique décoration intérieure et son étonnante galerie des beautés exécutée pour le roi Louis Ier continuent de faire l´admiration du public. Le parc invite à la promenade avec ses arbres centenaires, ses petits cours d´eau et ses pavillons cachés dans la verdure.

La route romantique - Nord de la Bavière : cette route d'exception est la plus connue et la plus appréciée de toutes les routes touristiques allemandes. Elle sillonne sur 350 km un pays de culture colorée. Cette route relie Würzburg à Füssen au Sud de l'Allemagne, elle montre aux visiteurs des petites villes médiévales au passé chargé d'histoire, des édifies fastueux et des lieux historiques qui n'ont aujourd'hui rien perdu de leur splendeur d'antan. C'est du 23 au 27 août 2009 que je découvre ces jolies villes.

Dinkelsbühl : ville moyenâgeuse intéressante entourée de remparts et de tours. Une des maisons les plus remarquables est la "Deutsches Haus" à la riche façade décorée dans le style typique de la Renaissance allemande. L'église St-Georges a gardé sa tour romane. L'intérieur en forme de halle gothique offre l'intéressante perspective de ses trois nefs couvertes d'une voûte en réseau.

Nördlingen : située dans le cœur de la zone de Ries (secteur géologique unique créé par une météorite il y a environ 15 millions d'années), cette ancienne ville impériale a gardé un aspect médiéval presque totalement préservé. La vieille ville est toujours protégée par ses remparts ; il s'agit du seul mur d'enceinte encore parfaitement conservé et accessible en Allemagne. Pour pénétrer dans le pittoresque quartier de la vieille ville il faut emprunter l'une des cinq portes fortifiées. En suivant le chemin de ronde, en grande partie couvert, on dénombre onze tours de défense. La vieille ville historique est dominée par le Daniel, clocher gothique de 90 m de haut de l'ancienne église Saint-Georges.

Rothenburg ob der Tauber : réputée pour la beauté de ses monuments, la cité est demeurée à peu près dans son état de l'époque de la Renaissance. Ses ruelles étroites et pavées, ses maisons à pignons pointus, ses fontaines et ses édifies à colombage. Elle possède toute son enceinte fortifiée des XIVe et XVe siècles.

- Remparts : ils sont un ensemble architectural unique, on peut en faire le tour complet. Détruits en partie par le bombardement du 31 mars 1945, ils ont été restauré à l'identique avec l'aide de généreux donateurs.

- Plönlein : est l'un des coins représentant au mieux l'époque médiévale en Allemagne. Ce coin pittoresque est formé de deux rues : l'une à droite pour descendre directement au viaduc à double arche, l'autre à gauche pour sortir au sud de la ville. Sur le triangle, devant la maison à colombages une fontaine alimentant d'eau fraîche les deux réserves à poissons dans lesquelles les pêcheurs de la Tauber gardaient les poissons jusqu'à leur vente. La tour Siebers date de 1385.

- Marktplatz : la plus grande place de la ville où part toutes les rues. C'est sur la place du marché entourée de belles façades colorées que se trouve l'hôtel de ville et le Ratstrinkstube.

- L'hôtel de ville : très imposant il comprend deux parties. La partie gothique avec son beffroi de 60 m. qui date de 1250 à 1400. Le bâtiment Renaissance à l'avant a été construit de 1572 à 1578, les arcades ont été ajoutées en 1681. Au niveau architectural, le beffroi de l'hôtel de ville est remarquable, sa particularité réside dans le fait qu'il a été construit sur le pignon et qu'il n'a pas de fondations propres.

- Ratstrinkstube : ancienne auberge des notables dont l'horloge aux deux fenêtres s'ouvrent toutes les heures entre 11 h et 15h et illustrent la légendaire histoire de la rasade.

- Église Saint-Jacques (St.Jakobs-Kirche) : l'église Saint-Jacques est célèbre pour ses retables, principalement pour celui dit " du Saint Sang " de 1504.

- Le parc du château (Burggarten) : le château a disparu mais il reste la chapelle et la porte fortifiée. Le paisible jardin public offre une vue sur le méandre de la Tauber.

- Arc Röder et Markusturm : jolie est pittoresque place. L'arc et la tour faisaient également partie de l'enceinte du XIIe siècle. La tour abritait la prison de la ville.

- Forge de Gerlach : située près de la tour Röder et des remparts, c'est une belle maison à colombages. Elle fonctionnait encore dans les années 60.

Creglingen : une petite ville dans la vallée de la Tauber. La principale attraction pour les visiteurs est le retable de Sainte-Marie sculpté par Tilman Riemenschneider dans l'église de Notre Seigneur.

Würzburg : ville établie au bord du Main, au pied de la citadelle de Marienberg. Ce qu'il voir c'est le magnifique château baroque la " Résidence " construite entre 1720 et 1744, avec le monumental escalier d'honneur, les nombreuses et somptueuses salles ainsi que les jardins valent le coup d'œil.

Marktbreit : petit village au bord du Main comprenant un petit centre historique dont la porte au débouché du pont forme avec l'hôtel de ville un bel ensemble Renaissance. Deux maisons baroques à oriels d'angle complètent ce beau tableau. C'est là que j'ai commencé ma petite croisière sur le Main jusqu'à Würzburg.

Fribourg-en-Brisgau : ville attachante au pied de la Forêt Noire, où je me suis rendue plusieurs fois pour visiter son marché de Noël et faire du shopping. La vieille ville est magnifique avec ses fameux canaux à ciel ouvert qui bordent les rues de la vieille ville et ses élégants bâtiments comme l’ancien et le nouvel hôtel de ville, la Martinstor, le magasin historique, l’église St. Martin et la cathédrale dont la construction a duré 300 ans.

Berlin : c’est en avril 1999 que j’y suis rendue. Cosmopolite et conviviale, Berlin, - où l’Est rencontre l’Ouest - se réinvente à chaque instant en redevenant aujourd’hui la fascinante métropole de l’Europe centrale qu’elle fut jadis. Déchirée par le tristement célèbre « mur de la honte », Berlin s’est recousue avec enthousiasme depuis le traité de la réunification de l’Allemagne en octobre 1990. Cela m’a vraiment étonnée de savoir que les monuments historiques se trouvaient dans la partie Est. Comme j’ai pu le constater, la partie qui était auparavant négligée est en train de devenir la plus belle.

- Eglise du Souvenir : située sur l'artère principale " Kurf¨rstendamm ", cette église pratiquement en ruine à cause des bombardements de 1943 a été reconstruite après 1960 à l'exception de son sommet arraché qui reste ouvert. Un architecte l'intégra à la nouvelle église, édifice octogonal moderne, aux vitraux encastrés dans les murs de béton et d'une chapelle au clocher hexagonal à l'ouest.

- Porte de Brandebourg : emblème de la ville et symbole de la réunification des deux Allemagnes et passage obligé. Pendant presque 32 ans, le Mur de 168 kilomètres a divisé la capitale en deux secteurs. Son monumental portique classique, de plus de 60 m de long, de 11 m de large et 26 m de haut, est surmonté du célèbre quadrige de la victoire. Après la chute du gouvernement communiste, le 22 décembre 1989, la réouverture de la porte est la démolition progressive du Mur marquèrent le début de la réunification de la ville. De là part la grande artère Unter den Linden entièrement rénovée, avec ses bâtiments et magasins modernes.

- Place Gendarmenmarkt : magnifique lieu où se dressent le Théâtre musical, la cathédrale française (1701) et sa copie conforme, la cathédrale allemande (1708).

- Place Potsdamer : depuis ces dernières années, c'est un lieu rempli de grues et pleins de chantier pour devenir un immense quartier tout neuf. Cette partie de la ville se rajeunit à une vitesse folle car l'on travaille 7 jours sur 7. Des multinationales envisagent d'en faire une plate-forme d'échange entre l'Est et l'Ouest rassemblant bureaux, logements, instituts culturels et magasins.

- Kaufhaus des Westens (KaDeWe) : centre commercial hors du commun avec sa taille prodigieuse de 60'000 m2 , sur 6 étages, il est aujourd'hui le troisièmes plus grand magasin du monde. On est assuré de trouver ce que l'on cherche : du simple bouton au vêtement de haute couture, du pain au caviar frais avec, dans chaque secteur, un choix exceptionnel.

Postdam : charmante, reposante et ancienne ville à tout juste quelques kilomètres de Berlin. Ici, le rouge et le jaune donnent le ton : les maison bourgeoise baroque qui bordent la zone piétonne affichent leurs façades ocre, tandis que les petites maisons hollandaises sont en briques rouges et se serrent les unes contre les autres dans le fameux et authentique quartier hollandais échappé par miracle aux ravages de la seconde guerre mondiale.

- Porte Nauener : édifice néogothique muni de créneaux et flanqué de deux tours pointues. L’architecte s’inspira du château écossais d’Inverary. Il marque, au Nord, l’entrée dans la vieille ville.

- Porte Brandenburger : joli arc de triomphe de style romain aux proportions plus modestes.

- Château Sans Soucis : édifice rococo, fastueux et raffiné peint d’un jaune lumineux. Dans le parc se trouve une galerie d’image et un magnifique pavillon de thé chinoise

Tchéquie

Prague : voyage en car dans cette capital enneigée en mars 1996 en compagnie de Françoise. Prague représente un ensemble unique de monuments historiques dominé par le Château de Prague situé largement au-dessus de la ville. On y trouve des spécimens de tous les styles et mouvements artistiques. Le centre historique de la ville s'étend sur les deux rives de la rivière Vltava et il est formé par 6 parties, autrefois des villes indépendantes, unies au 18e siècle. Ce sont la vieille ville, le quartier de Josefov (la partie conservée de l'ancienne Ville Juive - aujourd'hui une partie de la Vieille Ville), la Nouvelle Ville, le Petit Côté, Hradchine et Vysehrad. C'est ici également que la plus grande quantité de monuments historiques, musées et galeries est concentrée.

Prague, fondée au Xe siècle, compte près de deux mille monuments historiques et cinq cents tours, la plupart restaurés. De la tour de l'hôtel de ville, haute de 70 mètres, on domine la place de la vieille ville. Ce noyau historique est situé sur l'ancienne voix royale empruntée par les rois de Bohème pour leur couronnement.

Nommée la ville d’or, Prague s’est refait une beauté. Ses façades aux ornements Renaissance et Baroque, resplendissent d’un éclat nouveau. Principalement autour de la superbe place piétonne de la vieille ville où les constructions, aussi belles les unes que les autres, différent jusque dans les moindres détails – toits – fenêtres ou portes – et leurs couleurs relèvent d’une palette peu conventionnelle mais harmonieuse : mandarine, pistache ou citron vert. Le rose de l’Hôtel de Ville s’intègre bien au cadre et sa grande attraction est l’horloge astronomique du XVe siècle. Les 12 apôtres y apparaissent aux heures entières entre 9.00 - 21.00 h. Dans la partie inférieure est placée une plaque calendaire avec des signes du zodiaque par Josef Manes. La place est également dominée par l'église baroque Saint-Nicolas et du palais rococo Kinsky dans lequel est placée aujourd'hui la collection de l'art graphique de la Galerie Nationale.

La ville juive de Prague est née au 13e siècle. Le quartier de Josefov représente l'ensemble de monuments juifs le mieux conservé en Europe. L'exception faite de la synagogue Vieille-Neuve. Le vieux cimetière juif est né dans la moitié du 15e siècle et servait de lieu d’enterrement jusqu’en 1787. Parmi 12'000 pierres tombales gothiques, renaissance et baroque se trouvent également les tombeaux de Mordechaj Maisel et de Jehuda Loew.

Le Pont Charles est le plus ancien de Prague. Long de 515 mètres et large de 10 mètres, ce pont bordé de 30 statues permet de rejoindre la rive de la Vltava où se trouve du haut de sa colline l’imposant château.

Le château est le monument culturel national, symbole du développement datant depuis plus de mille ans de l'Etat de Bohême. Depuis sa naissance dans le dernier quart du 9e siècle, il se développe sans interruption durant tous les mille cents ans. C'est un complexe monumental de bâtiments de palais, administratifs, de l'église, de fortification et d'habitation qui datent de toutes les époques de style. Il s'étend autour de trois cours du château sur une superficie de 45 hectares. Originalement, il était le siège de rois et de princes de Bohême, depuis 1918 siège du Président de la République. Avant de quitter ce lieu, j’ai parcouru la Ruelle d’Or, impasse étroite dont les irrésistibles maisonnettes aux teintes pastels abritent actuellement des boutiques. Franz Kafka y travaillait entre 1916-1917 dans la maisonnette no 22.

J’ai profité d’acheter un petit chat en cristal de Bohème puisque la république tchèque est synonyme de cristallerie et de
verrerie.

Pays-bas

A l'exception de quelques collines, une grande partie du territoire néerlandais est formée de plaines alluviales situées au niveau de la mer ou au-dessus. Environ la moitié de la superficie des Pays-Bas, soit un peu plus de 2 millions d'hectares est consacrée à l'agriculture de toutes sortes. La seule région comprise entre Amsterdam et Rotterdam produit plus de fleurs coupées que le reste du monde.

Le moment idéale pour visiter ce magnifique pays se situe vers la fin avril, début mai, pendant la fleuraison des plantes à bulbe. Les campagnes entre Haarlem et Ley sont grandioses avec leurs champs de fleurs multicolores. Un spectacle magnifique pour les yeux.

Les moulins à vent n'ont plus qu'une fonction décorative mais ils tenaient autrefois un rôle essentiel à la survie du pays. Sans moulins pour pomper l'eau, la création de polders aurait été impossible dans le nord de la Hollande et la campagne n'aurait jamais pu être asséchée. Les 950 moulins sont pratiquement tous classés monuments historiques et 200 env. tournent encore. La région vue d'avion est unique avec ses pôles d'air, sa verdure et ses petits lacs.

Amsterdam : je me suis rendue 2 fois avec maman dans la ville de Rembrandt. La 1ère fois fut à la fin avril 1996. A cette période, des quantités innombrables de narcisses, jacinthes et tulipes s'y épanouissent et transforment ainsi ce pays plat en un tapis d'une beauté sans égal. La 2ème fois, c'était en septembre 2000. C'est un pays que je voulais déjà visiter à l'âge de 4 ans car j'étais fascinée et je le suis encore, par les moulins à vent, les sabots et les tulipes !

Amsterdam est l'une des destinations les plus touristiques d'Europe car ses rues sont intimes et à l'échelle humaine et l'on s'y sent aussitôt comme chez soi. Cette superbe ville romantique, remplie d'anciens vélos noirs, se visite au fil de l'eau lors d'une balade en bateau-mouche sur les charmants canaux ou à pied. Il ne faut pas oublier le fameux marché aux fleurs flottant le long du Singel et de se rendre sur la place du Dam, bordée par le palais royal (hôtel de ville) et d'où débouche la grande artère commerciale qui mène tout droit à la remarquable gare centrale. Les musée d'Anne Franck et de Van Gogh, le pont Magere, les parcs et les divers placent valent vraiment le coup d'œil.

Amsterdam est un des hauts lieux de l'architecture. Cette dernière est tout simplement superbe avec ses maisons à pignon aux larges fenêtres sans rideau, sans volet et aux façades en pierres Cet extraordinaire décor vivant, méticuleusement soigné, fait d'Amsterdam une ville musée exceptionnelle. Une cité où l'eau donne le tempo tout au long de ses canaux enjambés par d'innombrables ponts. Amsterdam vit au bord de l'eau mais également sur l'eau : péniches, bateaux ou simples maisons flottantes, souvent fleuries d'un jardinet, font le bonheur d'autant de privilégiés.

Amsterdam a malheureusement son côté sombre. Pourquoi pas un petit détour du côté des " vitrines " ? Ce quartier chaud le plus excessif d'Europe m'a donné l'impression d'être transportée dans un quartier sordide de Bangkok. Les badauds défilent devant les vitrines des prostituées de tout âge sans même avoir l'intention d'entrer. Juste plus loin se situe le quartier gay. Amsterdam est reconnue comme capital européenne de l'homosexualité. De nombreux magasins et marchands ambulants vendent sans se cacher de la drogue et du chanvre. Les bars les plus recherchés par une certaine clientèle qui aiment fumer de l'herbe sont les fameux "cafés bruns ", qui doivent leur nom à leurs boiseries de couleurs foncées et à leur couche de nicotine sur les murs et aux plafond.

Les moulins à vent n'ont plus qu'une fonction décorative mais ils tenaient autrefois un rôle essentiel à la survie du pays. Sans moulins pour pomper l'eau, la création de polders aurait été impossible dans le nord de la Hollande et la campagne n'aurait jamais pu être asséchée. Les 950 moulins sont pratiquement tous classés monuments historiques et 200 env. tournent encore.

La région vue d'avion est unique avec ses pôles d'air, sa verdure et ses petits lacs. En deux mots, ce fut vraiment de merveilleuses vacances avec le soleil au rendez-vous. Amsterdam est la base idéale de laquelle j'ai participé aux excursions suivantes :

Keukenhof : superbe parc (28 hectares) de fleurs qui est d'ailleurs la plus grande exposition florale du monde comprenant 7 millions de tulipes, narcisses, jacinthes, et autres bulbeuses, arbustes en fleurs et plantes, la plupart en plein air.

Volendam : pittoresque village de pêcheurs aux belles maisonnettes en bois au bord du lac d'Ijsselmeer. Le port et la grand-rue sur la digue sont bordés de magasins de souvenirs et de bars.

Marken : depuis Volendam, j'ai pris le bateau pour rejoindre ce typique village aux maisonnettes vertes. Charmant endroit portuaire, où les costumes traditionnels sont encore portés. Son centre est interdit aux voitures.

Alkmaar : lieu le plus célèbre du marché au fromage des Pays-Bas. J'ai pu assister à une compétition entre les équipes de la Guilde des porteurs de fromage. Ces derniers sont transportés par quatre hommes portant le costume traditionnel.

Zannse Schans : ce village-musée se compose de maisons de couleur verte, de moulins et de petits magasins du XVIIe siècle. Il y a un artisan du cuivre, un fabricant de fromage et de sabots et un musée du costume.

 Autriche

Ce pays s'enivre des fragrances épicées de ses forêts de sapins et escale les flancs de ses montagnes jusqu'à parvenir là où les sommets escarpés se reflètent dans les eaux de paisibles lacs. Elégance de Vienne, charme sans égal de Salzbourg, valses et Danube, c'est tout simplement le rêve romantique qui s'est offert à moi.

Seefeld : depuis Munich, j'ai profité de me rendre dans ce village touristique. Le cadre somptueux est situé dans un charmant bassin d'une largeur peu commune abrité par de superbes montagnes. Avec 286 km de pistes, Seefeld est le paradis du ski de fond et de la randonnée au Tyrol. Le site, en effet, a un charme fou : un plateau au soleil, à l'abri des montagnes, un petit lac et une église de style gotique tardif.

Vienne : petite escapade de 5 jours en juin 1997 en compagnie de Françoise. Cité qui a su rester très classe tout au fil des années. Les rues de la capitale sont pavées de culture. Vienne a associé son nom à la musique et lui rend hommage à ses grands compositeurs comme Mozart. D’emblée, comme surgie de nulle part, une tendre valse à trois temps vous met vite dans l’ambiance. Ce n’est pas par hasard que de grands musiciens, dont les compositions continuent d’envoûter le public, sont nés ou ont travaillé ici. Les rues, les monuments, les jardins évoquent le passage du divin Mozart, de Gustav Mahler ou de Richard Strauss. Le centre ville, au contraire des autres capitales, est incroyablement bien entretenu et ses citoyens très bien habillés., j’ai même aperçu des hommes se baladant avec un n½ud papillon au cou. C’est sur le Ring, un époustouflant boulevard circulaire que se trouve l’hôtel de ville, musées, palais et l’opéra. Au centre de cette ceinture on découvre la vielle ville. Les plus admirables bâtisses dont je me rappelle à ne surtout pas manquer :

- Cathédrale Saint-Etienne : sa flèche est devenu au fil des siècles le symbole de la ville. Avec des tuiles vernies de couleurs grises, beiges et noires, son toit aux motifs géométriques est somptueux. A l’intérieur, le regard est attiré par la chaire, chef d’½uvre du gothique flamboyant, joliment travaillée.

- Hofburg : il se dresse dans un superbe cadre architctural, c’est la ville dans la ville. La partie la plus récente (Neue Burg) abrite plusieurs musées.

- Parlement : devant lui, mes yeux furent ébahis de sa beauté. C’est de la Grèce antique, que s’inspira Theophil von Hansen pour l’ édifier entre 1874 et 1883. L’architecte couronna l’édifice de quadriges ( char antique attelé de 4 chevaux de front) conduit par les Victoires ailées. Les statues qui ornent la rampe sont celles de l’historiens antiques. La fontaine, en avant du bâtiment, est dominée par la statue de Pallas Athénée, figure symbolique de la sagesse politique.

- Maison Hundertwasser : avec cette architecture peu conventionnelle, le peintre viennois Friedenreich Hundertwasser voulait protester contre la monotonie des constructions urbaines. La variété des couleurs et une imagination débordante qui refuse de se laisser enfermer dans un carcan font toute l’originalité de cet artiste.

- Château de Schönbrunn : au-delà de l’imposant portail d’entrée, la cour d’honneur annonce les majestueuses dimensions de l’ensemble. Une partie seulement des 1441 pièces que compte le palais est aménagée pour la visite.. La façade sud ouvre sur un jardin à la française dont le plan géométrique. A son extrémité se trouve un belvédère.

 Hongrie

La suite de mon séjour à Vienne s'est déroulé 2 jours en Hongrie, la capitale de ce pays de l'Est. Ce pays relativement petit compte environ 11 millions d'habitants, dont un cinquième vit dans la capitale.

Budapest : mon arrivée à la gare ne fut pas des plus joyeuses : la nuit était déjà tombée, sur le quai les gens se ruaient sur moi pour me louer une chambre d'hôtel ou me prendre en charge dans leur taxi. Tout autour de moi il y avait des personnes saouls, des sans abris, des policiers avec leur mitraillette et des pickpockets.

Budapest est la plus grande ville de la Hongrie mais aussi un grand centre économique, avec sa population estimée à environ 2'016'000 habitants. La ville doit avant tout sa beauté à son site : elle s'étend sur les deux rives du Danube, là où les derniers contreforts escarpés de la Dorsale hongroise viennent à la rencontre de l'immense plaine Pannonique. Le Danube a longtemps séparé les villes indépendantes : Buda et Peste reliées par sept ponts élégants telles que les ponts : Elisabeth, des Chaînes et de la Liberté. Budapest est bien développée mais malheureusement la richesse côtoie la pauvreté de très près.

Le secteur verdoyant de Buda est plus ancien. Il rassemble des dizaines d'édifices historiques, des quartiers médiévaux, des rues pavées, le quartier du château royal et l'église Mathias. Un funiculaire relie ce lieu. A quelques mètres de là, le somptueux Bastion des Pêcheurs, une pure merveille architecturale à la " Disney ". C'est une plate-forme d'observation bâtie en 1905 et baptisée du nom de la guilde des pêcheurs chargée de défendre cette partie des murailles au Moyen Age. Surmontée de sept tourelles étincelantes (représentant les sept tribus magyares qui pénétrèrent dans le bassin des Carpates au IXe siècle), de colonnes, de galeries et d'une statue équestre de saint Etienne, le bastion offre des vues superbes en surplomb sur la ville. Ce monument rend hommage aux valeureux pêcheurs qui ont défendu Buda au Moyen Age.

C'est du côté de Pest que bat le cœur du Budapest moderne, il rassemble les administrations, les grands magasins, les musées et la vie nocturne. Sur cette rive, pas de colline et pourtant tant de choses à voir au long des rues piétonnes animées et de boulevards imposants. Il ne faut surtout pas oublier de voir au bord du Danube le Parlement. Avec ses arcades et ses clochetons néogothiques il évoque bel et bien le palais de Westminster à Londres. Sur la place des Héros j'ai pu voir le monument du Millénaire, érigé en 1896. Il représente l'archange Gabriel juché au sommet d'une colonnade de 36 m de haut. La ville basse abrite aussi le musée national, l'université d'État et de nombreux services publics.

La cuisine hongroise qui utilise largement le piment est en général assez épicée. Paprika veut dire piment en hongrois. Les plats les plus typiques sont la goulache (à base de morceaux de viande de bœuf, de pommes de terre et de gnocchis), le poulet à la sauce de paprika servi avec des gnocchis, et le choux farci.

Voici quelques mots utiles d'hongrois:

Bonjour : jó reggelt / Svp : kérem
Bonsoir : jó estét / Merci : köszönöm

 Espagne

 Andalousie

On imagine souvent l'Andalousie déroulant en continu des paysages brûlés de soleil au long d'une mer constamment douce. Vision bien restrictive : l'Andalousie est sans doute l'une des régions d'Espagne les plus variées, très structurées d'est en ouest par des reliefs nettement prononcés. L'Andalousie comprends des régions très diverses. Elle a cependant une personnalité très marquée par son habitat, ses villages ou quartiers anciens, aux rues bordées de maisons blanches ornées de grilles en fer forgés s'entrouvrant sur de frais patios fleuris. C'est ce que j'ai pu constater lors de mon séjour dans cette région au mois de mai 1998.

Les plats culinaires les plus connus sont : le gazpacho qui consiste en une soupe froide à l'huile et au vinaigre, parfumée d'ail et garnie de concombre et de tomate. La paella est faite à base de ris au safran garnie de poulet, de porc, de coquillages et de gambas. La tortilla (omelette aux pommes de terre et aux oignons) est un plat qui se sert froid ou chaud.

Le flamenco est un art très ancien traditionnel du sud de l'Espagne qui combine des influences wisigothes, gitanes et maures. Il est décliné par des chants intense et grave et par des autres plus vifs. Les différentes danses sont rythmées par des frappements de mains, des claquements de doigts, des furieux battements de talons et des roulements de castagnettes. Les danses sont hautes en couleurs et expressives.

La corrida, à ce que prétendent les Espagnoles est un art. En ce qui me concerne j'affirme que c'est un horrible spectacle de souffrance qui devrait être interdit. Dans toutes les grandes arènes, des corridas ont lieu chaque dimanche de mars en octobre. Ce ballet de la mort est une rencontre rituelle entre l'homme et le taureau. Dans une corridas traditionnelle, trois matadors combattent six taureaux. Ce spectacle de deux heures et demie s'ouvre sur une musique de paso doble. Les picadors, armés de piques et montés sur leurs chevaux doivent blesser l'animal avec des harpons pour l'affaiblir avant de le tuer. Je vous passe bien entendu les détails car ça me donne envie de vomir.

Grenade : visite de la grandiose Alhambra. C'est une forteresse d'un luxe incroyable. Comme dans les Mille et une Nuits, elle tient lieu de château aux sultans arabes jusqu'en 1492. Le stuc est omniprésent à l'extérieur comme à l'intérieur, finement découpé, parfois sculpté à jour, travaillé en méplat avec un léger modelé qui accroche la lumière. C'est surtout dans la cour des Lions que j'ai pu admirer la diversité de la grandiose architecture arabe. Edifiés au 14e siècle, les bâtiments des palais nasrides se situent autour de la cour des Myrtes et de la cour des Lions. Les voûtes a stalactites, les coupoles, les stucs gravés, les cours aux élégantes arcades en font de véritables joyaux où tous les éléments architecturaux ont été conçus pour jouer avec l'eau et la lumière.

Cordoue : dans le centre de la ville se trouve une puissante mosquée arabe du VIIIe siècle. Les trois civilisations sont représentées ici : l'islamique par sa remarquable mosquée, la chrétienne par la cathédrale qui fut étrangement imbriquée dans la mosquée, et la juive, par ce quartier qui a conservé sa synagogue. Avec ses 850 colonnes de jaspe, c'était la plus grande mosquée après la Mecque. Par la suite une église fut construite à l'intérieur. La vieille ville est ravissante avec ses nombreuses ruelles typiques, ses maisons soignées et les patios fleuris qui vont si bien avec le blanc des façades. Comme j'aime la photographie, l'étroite ruelle de Las Flores est l'image emblématique de Cordoue faire de belles et originales photos. J'ai cadré exactement le minaret-clocher de la mosquée entre les murs blancs où sont accrochés d'innombrables pots de fleurs.

Séville : capitale de l'Andalousie, quatrième ville d'Espagne et de Don Juan, qui a accueilli l'Exposition Universelle de 1992. J'ai visité l'Alcazar (ancien château arabe avec ses parcs), la cathédrale, le ravissant quartier de Santa Cruz avec ses rues enchanteresses, la tour dorée et la place de l'Espagne. Sur cette place un bâtiment en demi-cercle entoure cette belle place et ses bassins. Le long de cet édifice 58 bancs en azulejos représentent les provinces espagnoles illustrées chacune par un épisode de son histoire. avec ses canaux et ses ponts

Gibraltar : enclave britannique. J'ai fait le tour du rocher en minibus. La ville et son port s'étendent sur le flanc du rocher et dominent la baie. Les rues sont bordées de pubs anglais et de boutiques de détaxe proposant entre autres alcools, parfums, appareils photos… L'unité monétaire locale est la livre gibraltarienne, équivalente à la livre anglaise, mais les magasins acceptent également les livres sterling et les pesetas. Sur la face ouest, les singes vivent à l'état sauvage.

Marbella : elle est située au fond d'une baie abritée par la sierra Blanca. C'est l'une des stations balnéaires les plus chères de la côte andalouse, d'où le lieu de prédiction de la jet-set. De luxueux hôtels, des quartiers élégants et des terrains de golf font le bonheur des célébrités du monde entier.

Malaga : ville entourée de murailles, construite au bord d'une baie magnifique au cœur d'une région recouverte de végétation tropicale. Le quartier moderne, entre le port et les arènes, regroupe les bâtiments officiels de cette cité. Le malaga est également un vin d'apéritif et de dessert, liquoreux et corsé, produit par les vignobles plantés sur les collines qui entourent la ville.

 

Barcelone

Visite de 4 jours dans la capitale Catalogne en novembre 2000. La célébration des jeux olympiques de 1992 a favorisé la réalisation de grands projets d'urbanisme, déterminants pour la physionomie de la ville. La partie que j'ai le plus aimée fut le quartier Gotique qui se trouve dans la vielle ville. C'est là que se regroupent les plus anciens monuments tels que la cathédrale avec son joli cloître. Les alentours sont également pleins de recoins surprenants.

Antoni Gaudi (1852-1926) est le chef du modernisme. Il réalisa à Barcelone une œuvre visionnaire dont les formes dynamiques et audacieuses pour l'époque firent de lui un des plus grands architectes de tous les temps. La Sagrada Familia, les maisons Milà et Batlló, le parc Güell comptent parmi ses œuvres les plus spectaculaires Goût du détail, dimensions surprenantes et recherche de couleurs y illustrent les principes du modernisme.

- Sagrada Familia : Gaudi décida de créer une œuvre audacieuse pour cette cathédrale au fort symbolisme. Si le maître n'a pas pu mené à bien son projet du à sa mort, les travaux continuent de se poursuivre. Avec ses hautes flèches, la Sagrada Familia est sans conteste le symbole de la ville.

- Casa Milà : aux lignes serpentines de la façade ornée de balcons en fer forgé répondent les forment inquiétantes des cheminées du toit qui évoquent des chevaliers en armure. Cette demeure abrite des expositions.

- Casa Batlló : cette maison fut réalisée par A. Gaudi en 1905. Elle est caractérisée par la profusion décorative, la couleur, la sensualité et le modernisme. Le toit à la forme déformée est fait de tuiles en céramique imitant les écailles d'un dragon. Les petites tourelles et une croix embellissent le haut du bâtiment. Les mosaïques polychrome revêtent la façade déformée. Les colonnes du bas sont inspirées du trumeau. Les curieux balcons sont fait de fer forgé. Les grandes fenêtres en saillie sont réalisées à la façon des bow-windows. Les colonnes et les arcs du rez-de-chaussée sont en pierre.

- Parc Güell : il est inscrit par l'Unesco sur sa liste du patrimoine mondial. Selon le projet de Gaudi, ce devait être une cité-jardin, mais elle est restée inachevée dont seules deux maisons furent construites. Le parc qui occupe une position privilégiée ménage de belles perspectives sur la ville. L'escalier, présidé par un fabuleux dragon en mosaïque, m'a conduit à la salle dont le superbe plafond en mosaïque est soutenu par 86 colonnes dorique. Je me suis aussi assise sur le célèbre banc ondulé recouvert de mosaïque. A l'entrée du parc se trouve deux.

- Quartier gothique : coeur historique de la ville avec ses nombreuses ruelles imbriquées et ses petites places accueillantes, a su conserver un charme tout médiéval, reflet de la puissance de la Catalogne d'alors en Méditerranée. La cathédrale avec sa flèche haute de 70 m, renferme maints trésors dont le chœur, le sarcophage et le Christ. Dans l'admirable cloître, planté de palmiers et de magnolias, s'élève la fontaine aux oies, où s'ébattent ces palmipèdes.

- La Rambla : Sur l'immense place Catalunya débouche la Rambla, longue de 2 kilomètres. C'est l'artère la plus célèbre et la plus animée de la ville. En permanence une foule de Barcelonais et de touristes se promène sous les platanes entre les marchands de fleurs et d'oiseaux et les kiosques à journaux.

- Village espagnole : village-musée en plein air qui rassemble des reconstitutions de rues et des places typiques des différentes régions d'Espagne. Je suis passée ainsi d'une petite place castillane à la rue toute blanche d'un village andalou fleurie de géraniums.

- Palais national : ce fut l'édifice principal de l'exposition nationale de 1929. Ce palais offre une remarquable perspective sur l'avenue de la Reine Maria Christina et la place de l'Espagne. Il accueil le musé national d'art de Catalogne.

 

Ile de Majorque

Petite escapade du 18 au 25 octobre à Majorque dans la station très animée de Palma Nova. Majorque est la plus grande île des Baléares avec 700'000 habitants dont la moitié vive à Palma, la capitale. Le tourisme est l'atout majeur pour l'économie de l'île. Le principal attrait sont les 550 km de côte, au long de laquelle les criques et les plages rivalisent de charme. Mais Majorque offre d'autres richesses que simplement du sable, de la mer et du soleil. J'ai pu m'en rendre compte en faisant une excursion dans le Nord-Ouest de l'île : des murets en pierres retiennent les terrasses où poussent des oliviers aux troncs tordus et noueux, des chênes et des amandiers. Disséminés dans les terres fertiles, des moulins à vent pompent les eaux souterraines pour irriguer les champs. L'industrie des pierres artificielles et de la chaussures prennent une place importante également. Le sommet le plus haut est le Puig Major (1'445 m). Il se trouve dans la sierra de Tramuntana, dans le Nord-Ouest du pays.

Palma : la capitale est peuplée de 350'000 âmes. La cathédrale domine majestueusement le front de mer. La vielle ville avec ses nombreuses ruelles piétonnes regorgent de petites boutiques commerciales, de charmantes églises et de jolis bâtiments. Petits, grands et luxueux bateaux viennent s'arrêter dans le grand port. La baie de Palma abrite, sur plus de 20 km de bord de mer, des hôtels. Cela enlève énormément le charme de la côte.

- Cathédrale : de style gothique, sa construction date du XVIe siècle. La façade qui donne face à la mer est un véritable joyau du gotique espagnole. Longue de 121 m, large de 55 m et haute de 44 m ; son intérieur splendide et lumineux se compose de trois nefs. La nef centrale est la plus large et l'une des plus hautes du monde. L'imposante rosace a un diamètre de 11 mètres. Les bas-côtés abritent 18 chapelles.

- Eglise saint François : son cloître gothique avec ses arcades minutieusement découpées en plusieurs lobes a beaucoup de valeur, de même que son portail, oeuvre de Francisco Herrera.

- Rambla : grande artère dont l'allée centrale est piétonne. Elle est principalement occupée par de petit magasins en plein-air à fleurs et par des promeneurs.

- Village espagnole : village musée en miniature reconstituant les maisons les plus caractéristiques de chaque région d'Espagne.

- Divers superbes monuments : il ne faut surtout pas manquer les bâtiments telles que la Llotja, les bains arabes, l'hôtel de ville, le château de Bellver…

Portocristo : sous le sol calcaire de l'île se trouvent de superbes grottes. J'ai visité celle du dragon où les gouttes ont façonné d'impressionnantes stalactites et stalagmites. La vaste salle, où se trouve le grand lac Martel (lac souterrain le plus grand au monde) qui dévoile fièrement sa prodigieuse transparence, a été aménagée en amphithéâtre pour assister à un concert classique dont les joueurs sont sur des barques illuminées.

Port d'Andratx : lieu privilégié de yachts luxueux qui ont largement remplacé les bateaux de pêche.

Valldemossa : l'un des villages les plus jolis et les mieux conservés de Majorque avec celui de Deià. Un magnifique endroit tranquille bâti en pierre, célèbre surtout pour le séjour de George Sand et de Frédéric Chopin. La chartreuse se détache de la localité avec son clocher aux azulejos verts.

Port de Sóller : la meilleur façon d'accéder à cette ville consiste à emprunter le joli train à wagon de bois typique qui relie Palma à Sóller en 90 minutes. Yachts et voiliers côtoient désormais les bateaux de pêches dont la baie est bordées de cafés, de restaurants et magasins.

 Gibraltar

Territoire britannique sur le détroit du même nom à l’extrémité méridionale de l’Espagne. Gibraltar a une superficie de 6 km2 et 28'000 habitants. Ce fut le premier point de conquête musulmane en Espagne (771). Gibraltar se trouve à 2 heures de route de Málaga, c’est un joli but d’excursion. Sur l’île il est préférable de se déplacer à pied qu’en voiture car la route est très étroite et sinueuse. Le nom de Gibraltar est une déformation de l’Arabe Jebel al-Triq, la Montagne de Tariq, du chef maure Tariq-ibn-Ziyad, qui prit le rocher en 711 et en fit un lieu privilégié pour conquérir l’Espagne. Il fut repris par les Espagnols en 1462 mais les Anglais s’en emparèrent en 1704. L’Espagne revendique toujours ce lieu.

La ville et son port s’étendent sur le flanc du rocher et dominent la baie. Les rues sont bordées de pubs anglais et de boutiques de détaxe proposant entre autres alcools, parfums, appareils photos… L’unité monétaire locale est la livre gibraltarienne, équivalente à la livre anglaise, mais les magasins acceptent également les livres sterling et les pesetas.

Dans cette petite ville se trouve un musée qui raconte la passionnante histoire de Gibraltar. A côté il y a la gare du tramway qui vous mènera au sommet du Rocher. En ce qui me concerne j’ai pris un mini bus qui m’a emmenée à mi-chemin à Apes’Den, repère des singes de Barbarie sans queue qui vivent en parfaite liberté sur le Rocher. Du sommet (426 m), j’ai eu une vue spectaculaire sur le Détroit et sur le Maroc.

 

 Belgique

La Belgique s'étend sur une distance de 230 km du nord au sud et de 290 km d'est en ouest. Différentes langues sont parlées par ses habitants. Dans la région flamande (58 % de la population) le néerlandais est la langue officielle. Dans la région wallonne (33 % de la population) le français est la langue officielle, sauf dans l'est de la province de Liège où l'allemand est la langue officielle. La région bruxelloise (10 % de la population) constitue la quatrième région linguistique où le français et le néerlandais sont les langues officielles.

La caricature classique du Belge aux joues rouges mastiquant stoïquement et invariablement des montagnes de moules-frites est bien sûr très éloignée de la réalité, mais les moules fraîches de la mer du Nord étuvées dans un bouillon de légumes et ls pommes frites croustillantes constituent un régal à la portée de tous ainsi que les gaufres chaudes vendues dans les rues.

Le brassage constitue un art pour les Belges. Nombreuses sont les bières à déguster, avec une préférence pour celles fabriquées par de petites brasseries. La Kried, par exemple, aromatisée à la cerise en cours de fermentation. On trouve beaucoup de bières blondes, mais aussi une forte Trappiste brune brassée. Les alcools et les liqueurs ne sont pas vendus dans les bars. Pour pouvoir ce genre d'alcool il faut se rendre dans un cercle privé et signer une formulaire de membre, ou alors le commander avec un repas au restaurant.

Bruxelles : en revenant de Berlin (25 avril 1999), j'ai profité de faire un stop-over de 4 jours dans la cité de Tintin. Bruxelles est le siège de la Commission européenne en 1957 mais aussi du commandement général de l'OTAN en 1967.

La meilleure façon pour découvrir la ville est de déambuler dans les rues de Bruxelles. J'ai du être attentive et vraiment ouvrir l'œil pour déceler des choses aux endroits les plus inattendus comme : vieilles enseignes, délicates grilles en fer forgé, façades étonnantes, minuscules chapelles sur le mur d'un coin de rue, de magnifiques maisons Renaissance pour la plupart reconverties en restaurants, galeries d'art et boutiques artisanales. Lorsque la température est agréable des musiciens, des acrobates et des fleuristes des rues ajoutent encore un peu plus de gaieté au charme de ces petites ruelles si pittoresques.

La Grand-Place reste évidemment le cœur géographique et sentimental de la ville. C'est là que bat le pouls de la ville. Vivante, perpétuellement en mouvement, égayée chaque jour par le célèbre marché aux fleurs et le dimanche par celui aux oiseaux. La Grand-Place est surtout un chef-d'œuvre architectural qui marie les styles gothiques et Renaissance dans un extraordinaire ensemble de façades baroques. La plupart des bâtiments datent de la fin du XVIIe siècle. Autour de la place, s'alignent les élégantes maisons des corporations de métiers, dont les ornements, les pignons et les volutes font leurs beautés. Cette place est décorée tous les deux ans (vers le 15 août) par un magnifique tapis de fleurs. Il s'agit de l'une des plus jolies places d'Europe Occidentale. Le dimanche matin a lieu sur cette Grand-Place le marché aux oiseaux. De la Grand-Place divergent de charmantes ruelles piétonnes où s'alignent restaurants, crêperies, boutiques et chocolateries. Au sujet des chocolats, c'est bien la 1ère fois que j'en vois autant.

- Hôtel de ville : de style gothique, elle occupe pratiquement tout un côté de la Gand-Place. 294 magnifiques statues du 19e siècle ornent l'ensemble. Au sommet de la tour, haute de 96 m trône une statue de Saint Michel, patron de la ville. Cet édifice doit une part de son charme à la position décentrée de son proche et de sa tour. Ses sculptures méritent aussi de les regarder attentivement.
- Maison du Roi : jadis se trouvait la Halle au Pain. Les boulangers vendaient leurs pains. Actuellement c'est un musée municipal. La garde-robe de Manneken-Pis s'y trouve.

Manneken-Pis : à deux pas de la Grand-Place trône le plus célèbre et le plus insolent des citoyens de Bruxelles : le Manneken-Pis, une statuette noire de 60 centimètres de haut, irrévérencieuse, soulageant sa vessie rue de l'Etuve. Ce petit bonhomme est devenue la mascotte mondialement connue de la ville. La statue fut sculptée en 1619.

Atonium, monument symbole de la ville, réalisé pour l'Exposition universelle de 1958. Elle est formée de neuf sphères en acier reliées les unes aux autres par des tubes qui représentent les forces que les différents atomes exercent les uns sur les autres pour former cette molécule géante. Cette construction mesure 102 mètres de hauteur. Les sphères ont un diamètre de 18 mètres et pèsent chacune environ 250 tonnes.

Parc de Bruxelles : situé en pleine ville de Bruxelles, il comporte un superbe ensemble de fontaines et de statues baroques et rococo.

Bruxelles est un endroit stratégique pour partir à sa découverte :

Anvers : ville de diamantaires peuplée principalement de Juifs. L'industrie diamantaire y taille plus de la moitié des diamants du monde. C'est aussi une ville portuaire prospère. Sa Grand-Place avec sa fontaine, son hôtel de ville et ses maisons des corporations : maisons des Tonneliers, des Charpentiers, des Drapiers, constituent un magnifique décor. La maison de Rubens, au 9-11 rue Rubens, est un édifice somptueux, qui traduit la réussite du peintre.

Gand : j'ai fait une courte halte dans cette ville, située à environs 60 km de Bruxelles. La seule chose que je peux dire c'est qu'il y a de magnifiques bâtiments longeant la rivière avec une superbe architecture.

Bruges : de toutes les villes des Pays-Bas, Bruges est la seule qui a su garder son ancienne identité. Son image est formée par ses maisons qui datent du XVe siècle jusqu'au XVIIIe siècle. Plusieurs édifices sont les témoins de la puissance de Bruges au moyen-âge. Je ne l'ai pas visitée mais je me suis laissée conquérir par son charme, son romantisme et sa sérénité. Ici, au bord des canaux dont l'eau caresse doucement les quais, le temps prend une autre dimension. Comme pour imposer son tempo, la ville ne se découvre qu'à pied ou en bateau, au rythme de ses propres rêveries. La vieille ville est quelque chose de très typique avec ses maisons multicolores, les pignons et ses places. J'ai aimé ce lieu idyllique. C'est aussi le pays de la dentelle faite main.

- Béguinage : fondé en 1245 par Marguerite de Constantinople, comtesse de Flandre, le béguinage de la Vigne accueille depuis 1930 des religieuses bénédictines. C'est un paisible et verdoyant plein de charme.

- Place des tanneurs : il s'agit de l'une des plus jolies petite places aux anciennes façades dont Bruges est si agréablement pourvue. C'est ici que se trouve entre autres l'ancien hôtel des corporation d'art moderne appliqué.

- Tour des Halle : ou Beffroi. Cette tour symbolise le pouvoir et le désir de liberté des habitants du moyen-Age. La tour mesure 83 m de haut et date du XIIIe siècle. La belle partie supérieure est octogonale et fut achevée à la fin du XVe siècle.

- Hôtel de ville : situé sur la Grand-Place à côté des superbes maisons à pignons, cet immeuble avec nombre et fines décorations a été conçu comme un reliquaire.

Portugal

Voyage de 8 jours u 22 mai 1999. Le circuit a débuté au Nord pour finir au Sud de ce pays. Tout au sud de l'Europe, le Portugal bénéficie d'un climat si agréable qu'il a reçu le surnom de " pays de l'éternel printemps ". Petit pays aux paysages très variés, le Portugal ressemble assez à la Suisse.

Le Fado est un chant populaire aux accents nostalgiques. Il exprime toute la vague à l'âme portugaise. En comparaison, c'est un peu comme le fait si bien le Blues des musiciens noirs-américains.

Les Azulejos sont des peintures sur carreaux de céramique. Cet art a connu beaucoup de succès que les Portugais ont tapissé de céramique l'intérieur et l'extérieur des bâtiments, des églises, des fontaines, des squares…

Le portugais est parlé par plus de 150 millions de personnes au Portugal, au Brésil, en Afrique (Angola, Guinée-Bissau, Iles du Cap Verde, Mozambique, Sao Tomé) et en Asie (à Timor et Macao). Langue latine, le portugais n'a cependant que peu à voir avec l'espagnol.

Le Portugal est un grand pays vinicole qui vient juste après la France pour la qualité et la diversité de ses crus. Il a acquis une notoriété internationale avec ses vins-apéritifs de Porto et de Madère.

Porto : 2ème ville du pays avec 400'000 habitants. Elle est située sur deux collines et s'étend sur la rive droite du Douro. La plupart des rues de Porto sont très raides et très étroites. De jolis ponts enjambent le Douro et la ville est assez ancienne. Les balcons des habitations sont chargés de linges et la plupart des façades sont recouvertes de carreaux de faïence multicolores aux beaux dessins (azulejo), chose vraiment typique du Portugal. J'ai trouvé l'idée très astucieuse car cela donne un petit charme qui n'est pas ordinaire et cela protège en même temps de l'humidité Toute la région de Porto offre des paysages verdoyants bordés par une mer d'un bleu éclatant. Mais le nom de Porto évoque en tout premier à nos oreilles, ce vin mûrement vieilli en fûts.

A Porto, de charmants ponts traversent les rivières tels que : le pont de fer Dom Luis I construit au XIXe siècle avec deux tabliers de 8 m de large, route et passage pour piétons, 170 m d'ouverture, sur 68 m de haut. Le pont da Arrabida qui a été inauguré en 1963 ; possède la plus grande arche de ciment du monde.

Coimbra : ville universitaire réputée pour sa grande et somptueuse bibliothèque qui m'a surprise par son extrême beauté.

Fatima : lieu de pèlerinage qui attire le plus grand nombre de fidèles mondialement connu. Le 13 mai 1917, la Sainte Vierge se montra à trois bergers. Elle leur dit : " je sis du ciel, trouvez-vous ici six fois de suite, à cette même heure, le 13 de chaque mois. En octobre, je vous dirai qi je suis et ce que je veux ". Elle réapparut devant eux six mois de suite et toujours le 13 de chaque mois. C'et ainsi que commencèrent les pèlerinage à l'endroit ou la Vierge est apparue. Cet endroit se compose d'une petite église sans charme particulier et d'une très grande place pouvant accueillir des milliers de pèlerins. Dans toute les ville se trouvent de magasins vendant des icônes et statuettes religieuses. Je m'attendais à mieux de la ville de Fatima mais elle s'est transformée en lieu 100 % commercial en se faisant de l'argent sur les gens malheureux.

Batalha : il s'y trouve un superbe monastère de marbre qui mérite une attention particulière. C'est un chef-d'œuvre de l'architecture gothique flamboyante portugaise du 14e siècle. J'ai pu voir à l'intérieur les tombeaux du fondateur de Joào 1er et de son épouse Philippa ainsi que le grandiose cloître Royal.

- Chapelles inachevées : ce mausolée fut malheureusement abandonné par le roi Manuel 1er pour le monastère des Jeronimos. Son beau portail manuélin a été sculpté en 1509.

Obidos : très charmant petit village que j'ai visité à pied car aucune voiture n'est autorisée étant donné ses ruelles étroites joliment fleuries. Les petites maisons aux belles couleurs m'ont vraiment séduite. Endroit très mignon qui vaut le détour.

Sintra : à quelques kilomètres de Lisbonne, perché sur les hauteurs, se situe le Palais Pena, style à la Disneyland romantique qui dresse ses murailles jaunes canari et ses tourelles rouge cumin sans fausse pudeur. Un lieu très surprenant et pleins d'audaces.

Palais Pena de Sintra : sur l'un des plus hauts sommets de la Serra de Sintra, se dresse l'étonnant palais de Pena, mélange hétéroclite de styles architecturaux. Il fut construit au XIXe siècle. Cet endroit enchanteur ne m'a pas laissé indifférente. Depuis longtemps, Sintra a la réputation d'être un lieu d'une beauté exceptionnelle, Avec son éclectisme architectural quelque peu tapageur, le Palais de Pena est l'annonciateur du romantisme européen. Très influencé par les palais bavarois, il produit un effet aussi unique qu'étrange où se mêlent les influence arabe, portugaise, allemande, classique et romantique. Tout autour, le parc de Pena, composé de milliers d'arbres importés du monde entier et disposés avec soin, jouit également d'un charme envoûtant.

- Entrée du palais : constituée par un arc surmontée de tourelles crénelées, l'entrée accueille les visiteurs. Le palais affiche ses couleurs d'origine : jaune canari et rouge fraise.

- Salle de bal : elle est somptueusement ornée de vitraux allemands, de précieuses porcelaine orientales et de quatre porteurs de torches enturbannés, grandeur nature, tenant des candélabres géants.

- Salle arabe : de magnifiques fresques en trompe l'œil couvrent les murs et le plafond de cette belle salle. L'Orient était l'une des sources d'inspiration du romantisme.

Lisbonne : c'est en ce lieu que se termine la fin du mon circuit. Ville de 2,2 millions d'habitants qui a été bâtie sur 7 collines. C'est grâce aux ascenseurs que l'on gravit ses hauteurs. Lisbonne a gardé un aspect très ancien. De très vieux et pittoresques tramways sillonnent la ville et juste au-dessous se trouve un excellent réseau de métros. De très beaux monuments tels que la tour de Belém et celui des Navigateurs embellissent la ville ainsi que de jolies places, le Pont du 25 Avril, le quartier du château et celui de l'Alfama ne m'ont pas laissée indifférente.

Alfama : il s'agit du seul quartier resté intact, constitué d'un dédale de ruelles tortueuses et d'escaliers à marches plates et de minuscules places. Alfama est le plus pittoresque et le plus émouvant quartier moyenâgeux de la ville ayant survécu au tremblement de terre de 1755.

Château Saint George : situé sur le haut d'une colline, c'est l'un des plus anciens monuments de Lisbonne. Ce château fort qui conserve encore de très beaux vestiges. De ses donjons et des terrasses, j'ai jouit d'un très beau panorama sur tout Lisbonne et sur la baie du Tage.
Monastère des Hiéronymites : monument glorifiant la richesse de l'âge des découvertes, le monastère est le fleuron de l'architecture manuéline. Il fut financer par l'argent du poivre. Il ne faut surtout pas manquer d'aller admirer son cloître, une création de style manuélin de 1544 ; avec ses nervures délicates et ses ornements finement sculptés qui décorent les arcs et les balustrades. Sinon, la décoration du monastère se compose de nombreux symboles maritimes, tels que poissons, cordages, ancres et coquillages. Avant de prendre la mer, les marins venaient prier dans la chapelle.

Tour de Belém : bâtie au milieu du Tage, cette tour est une des plus belles forteresses du monde. Construite par Manuel 1er au XVIe siècle pour protéger Lisbonne, la tour est décorée de cordages en pierre sculptée, de balcons, de coupoles mauresques et de créneaux originaux en forme de bouliers. Ce joyau de l'architecture manuéline, édifié par l'architecte Francisco de Arruada, servit également d'arsenal et de prison. Elevée dans le quartier de Belém point de départ des navigateurs, elle est devenue le symbole de l'âge des découvertes et de l'expansion du Portugal. L'élégante loge à arcades de la tour, d'inspiration italienne, apporte une touche de légèreté aux créneaux de la tour.

Quelques mots utiles portugais :

Bonjour avant midi : bom dia
Bonjour - après midi :boa tarde
Bonsoir : boa noite
Aurevoir : adeus
Svp : faz favor
Merci : obrigado (dit par un h) obrigada (dit par f.)
Pardon :desculpe
Oui : sim
Non : nao
Parlez-vous francais ? : o senhor fala francès ?

Ile de Madère

C’est juste avant minuit, en ce 27 mai 2004, que mon avion atterrit sur l’île de Madère. Mon séjour sur cette charmante île portugaise va durer 7 jours durant lesquelles je vais visiter l’Est, l’Ouest et le centre de Madère.

Madère est une île volcanique perdue au milieu de l’Atlantique à 500 km des côtes marocaines. Sa superficie est de 57 km dans le sens E-O sur 22 km dans l’autre sens. Madère est une sorte d’éden appelé la «perle de l’Atlantique », compte 260'000 âmes. La douceur du climat tout au long de l’année et le relief tourmenté captent l’humidité et favorisent une végétation semi-tropicale d’une folle exubérance. Dans les jardins et les campagnes fleurissent les oiseaux du paradis, hibiscus, agapanthes, genêts, euphorbes, fuchsias et bougainvillées. Sur les terrasses et le long des ravins, bananiers, vigne et canne à sucre complètent ce fantastique tableau.

Les paysages sont aussi variés que les espèces végétales. Les paysages sont grandioses : pics de basalte se dressant à 2'000 m d’altitude, falaises dominant des abîmes insondables, hauts plateaux désertiques évoquant l’Islande… L’homme a colonisé le moindre espace, accrochant grâce aux terrasses, les maisons au creux des falaises en aplomb sur une mer d’un bleu profond ou accumulant les villages sur les couloirs étroits des vallées. Seul le centre, encore sauvage et inhabité, offre d’inépuisables possibilités aux randonneurs. Les routes sont assez étroites, pentues et en contours. On roule en moyenne à 40 km/h.

Madère vit principalement du tourisme. Ensuite vient l’exportation d’objets en osier, de bananes et de fleurs.

Funchal : capitale de l’île avec ses rues pavées de mosaïques blanches et noires. Son front de mer est agréable pour se promener. Elle regroupe presque la moitié de la population de l’île (120'000 habitants) et la plupart des hôtels prennent place sur la colline dominant la ville.

- Parc Santa Catarina : surplombant la baie, il s’étage par paliers au-dessus de la petite chapelle fondée par Zarco (la plus ancienne église de Madère). Les allées bordées de fleurs et d’arbres offrent une promenade agréable.

- Praça do Municipio : elle est bordée par l’ancienne église jésuite et par l’hôtel de ville, installé dans un palais du XVIIIe siècle. Dans ses alentours se trouve l’agréable quartier piétonnier.

- Cathédrale Sé : construite à la fin du XVe siècle, elle est la première cathédrale construite par les Portugais hors d’Europe.

- Avenue Arriaga : belle artère de Funchal pavée de mosaïques noires et blanches, bordée de belles constructions et de jacarandas mauves.

- Le mercacado dos Lavradores : le plus grand marché de la ville où affluent chaque matin les camions chargés de fruits, de légumes et de poissons des paysans de l’île. Les fleurs exotiques sont vendues par des fleuristes en costumes typiques. L’endroit est plein de couleurs et d’odeurs.

- Casino : il a été dessiné par l’architecte Oscar Niemeyer. Sa construction ronde ressemble étrangement à une soucoupe volante.

- Jardin botanique : situé à 3 km à l’est de Funchal, il est aménagé autour d’une quinta, c’est l’un des plus beau et des plus complets de la ville. Depuis ce lieu j’ai eu une belle vue sur la baie.

Monte : un belvédère sur les hauts de Funchal (6 km) où s’élève l’église Nossa Senhora. A contrebas, des hommes attendant les touristes pour une descente vertigineuse de 2 km sur un traditionnel petit traîneau en osier glissant sur des poutres : les fameux carros de cestos.

Camacha : petit village connu pour sa vannerie. L’osier recueilli dans les vallées humides de la côte Nord est tressé en paniers, fauteuils, chaises longues, meubles de jardin et aussi en grandes hottes utilisées pour tous les travaux de la terre.

Santana : village qui a sauvegardé quelques maisons typiques pointues (triangle) en bois, peintes de couleurs vives et couvertes d’un toit de chaume qui tombe jusqu’au sol. Un site particulièrement protégé grâce à la vigilance de l’administration communale et du tourisme local qui veillent à maintenir ce vrai décor pour conte d’Hansel et Gretel.

Vallée des Nonnes : la route qui mène jusqu’au col Eira do Serrado (1'094) est escarpée et les virages sont serrés. La vue sur les montagnes et sur le village de Curral das Freiras est à couper le souffle : comme la montagne est très raide (presque à la verticale) l’homme a construit des terrasses pour y bâtir des maisons. Vraiment très impressionnant !

Serra de Àgua : des paysages surprenants entourent cette vallée verdoyante au plein c½ur de l’île. Le pic do Galo Encumeada, une montagne verdoyante, à la forme très spectaculaire entourée de terrasses, se dresse somptueusement dans ce fabuleux paysage.

São Vincente : la route spectaculaire très étroite qui mène à ce lieu a été audacieusement creusée dans le rocher. Gare au vertige ! Ce n’est ainsi qu’une succession de ravins abrupts dans lesquels se précipitent les eaux descendues de Paul da Serra. A São Vincente une petite chapelle s’est adossée à un rocher pour ne pas être aperçue de la mer par les pirates.

Porto Moniz : les astucieux habitants de l’endroit ont profité de l’architecture capricieuse d’une coulée de lave figée dans la mer, devenue solide comme du roc pour y aménager d’étonnantes piscines naturelles faites par des coulées de lave noire. Leur eau de mer est renouvelée à chaque marée.

Les spécialités de Madère sont :

- Le poisson espada : poisson-épée, vedette des poissons de l’île. Il mesure env. 1 mètre et ressemble à une énorme anguille d’un noir anthracite. Ses yeux énormes et sa large gueule plantée de dents acérées sont proprement terrifiantes. On le pêche entre 800 m et 1'500 m de profondeur, avec de longues lignes.

- L’espadata : brochette de boeuf, installée verticalement sur la table, suspendue pointe en bas.

- Le vin de Madère : c’est un mélange de moût de raisins blancs et de raisins rouges avec une adjonction d’eau-de-vie. Mis en fûts, le vin est ensuite laissé à vieillir pendant un an ou plus.

Russie

Durant l'été 1999, je décide de visiter, du 10 au 17 juillet, les belles villes de Moscou et de Saint-Pétersbourg. Ces deux villes sont les plus importantes mégapoles de Russie. Ce pays, le plus vaste du monde, se déploie sur 2 continents et couvre 11 fuseaux horaires. 75 % de son territoire se déploie en Asie, le ¼ non asiatique représente à lui seul plus de la moitié de l'Europe.

L'alphabet cyrillique dérive en fait de l'alphabet grec. Cette écriture est dur à apprendre car les caractères ne sont pas les mêmes que les nôtres. Le russe actuel dérive de la langue parlée par les Slaves orientaux. Les emprunts de russe moderne aux langues occidentales, notamment l'anglais et le français sont nombreux et facilement reconnaissables : telefon, teatr, otel, restoran, kafe, telivizor…

Les plats typiques sont la Vodka, le caviar et le borsh : soupe de betterave servie avec une cuillère de crème. La température à cette période de l'année fut étonnamment haute : C° 34 degrés et de même dans ma chambre d'hôtel qui ne comprenait pas l'air climatisé et il n'était également pas possible d'ouvrir la fenêtre.

Les prostituées sont partout, à l'affût d'un touriste. Elles sont vite repérables avec leur look " coiffure au vent " et leurs hauts talons. Dans l'ascenseur de l'hôtel, j'étais en présence d'un homme assez gêné, qui avait loué les services d'une prostituée. Elle lui demandait s'il préférait les préservatifs à la fraise ou ceux à la vanille ! Egalement, ces femmes de charmes, étaient dans le hall de mon hôtel, toujours à la recherche d'un homme.

Moscou : capitale de 5 millions d'habitants, c'est aussi la plus grande ville du pays ainsi que la plus développée. Les touristes se regroupent principalement sur la Place Rouge où se trouve à son extrémité la somptueuse cathédrale Saint Basile embellie par ses fameuses bulbes joliment travaillées aux couleurs vives. Dans sa longueur, le célèbre magasin " Le Goum ", avec ses 2 kilomètres de galeries de luxe. Juste en face se situe. Mon hôtel, le " Intourist ", est bien situé, juste au bout de la Place Rouge. Malgré tout, je ne vous le recommande pas.

Je n'ai surtout pas oublié de visiter les somptueux couloirs de métros. Les stations sont décorées de sculptures, de peintures, de mosaïques, de vitraux et de lustres étincelants. C'est un must ! Et pourquoi autant de beauté dans un tel lieu ? Ce fut pour que tout le monde, riche ou pauvre, puisse profiter de ce lieu public. C'est aussi le métro le plus rapide au monde et j'en sais quelque chose puisque je suis tombée à la renverse.

Le métro de Moscou, appelé mempo, est réputé pour son architecture somptueuse. Certaines stations sont de véritables chefs-d'œuvre. Pour les visiter, éviter les heurs de pointe. C'est avant tout un moyen de transport rapide, fiable et bon marché (les taxis sont rares) Le réseau comporte 10 lignes, soit un peu plus de 150 stations. Le service fonctionne de 6 h à 1 h, mais attention, les trains s'arrêtent à 1 heure précise du matin même s'ils ne sont pas atteint le terminus, et les employés du métro mettent alors tout le monde à la porte.. A cause du sol instable et en prévision d'une guerre, les russes ont construit le métro à une très grande profondeur, ce qui ex plique les vertigineux escaliers mécaniques.

Le centre ville est très bien entretenu avec ses bâtiments colorés, rénovés avec une belle architecture. Beaucoup de trafic et bien des routes à 8 voies. Par contre, les taxis se font rares.

Les plats typiques sont la Vodka, le caviar et le borsh : soupe de betterave servie avec une cuillère de crème. La température à cette période de l'année fut étonnamment haute : 34 degrés et de même dans ma chambre d'hôtel.

L'Arbat, une belle rue piétonnière pittoresque, est un peu le Saint-Germain-des-Prés de Moscou, à dimension humaine, a été une rue propices à ma balade, loin de ce trafic intense.

L'université de Moscou, appelée aussi MGOu, est l'un des hit gratte-ciel dont Staline décida en 1947 d'entourer Moscou. Erigé entre 1949-1953, il comprend un corps central de 36 étages, flanqué de quatre ailes de 18 étages où logent 30'000 étudiants. Typique de l'architecture stalinienne.

Place Rouge : depuis toujours, cette place est le centre de la vie moscovite. Rouge parce qu'en russe les adjectifs " rouge " et " beau " sont synonymes. La construction de nouveaux édifices et les tours du Kremlin embellirent en effet cette vaste place pavée de 400 m de long sur 130 m de large.

- Mausolée de Lénine : il attire toujours une foule de curieux. Depuis 1924, la dépouille momifiée de Lénine repose dans un cercueil de verre.

- Kremlin : l'enceinte crénelée du Kremlin abrite de magnifiques bâtiments colorés, églises et le musée du Palais des Armures. Ses remparts forment un triangle de 2'235 m de périmètre, d'une épaisseur de 10 m à la base et d'une hauteur comprise entre 15 m et 19 m. Les 19 tours qui les jalonnent ont pour la plupart une fonction défensive. Je visite ces superbes bâtiments ainsi que le musée de l'armurerie. C'est autour du Kremlin que la ville s'est développée.

- Basilique Saint-Basile-le-Bienheureux : édifice féerique devenu pour le monde entier le symbole de la Russie. L'édification de cette basilique commença en 1554 et achevée en 1560. Cette cathédrale aux neuf chapelles coiffées de dômes est splendide pour son originalité. Ses bulbes colorés, ses formes audacieuses et ses murs épais en font le sommet de l'art russe. Ivan le Terrible aurait ordonné d'aveugler l'architecte afin de l'empêcher de créer un autre édifice aussi beau.

- Magasin Goum : fermant la place Rouge sur son côté, il peut accueillir 1'000 magasins. Privatisé en 1993, l'établissement accueil les plupart es grandes marques internationales de biens de consommation. Les boutiques sont réparties sur trois niveaux et desservies par une galerie couvrante au premier niveau. Les verrières, qui diffusent une grande luminosité, les jolies rampes en fer forgé, la fontaine et la couleur pastel des murs et des moulures.


Saint-Pétersbourg : après un court vol Moscou - Saint-Pétersbourg avec la compagnie aérienne Aéroflote me voila arrivée dans cette ville. Saint-Pétersbourg, une des plus grandes villes du monde, fut la capitale de la Russie durant deux siècles. se déploie en travers du Delta de la Néva, sillonnée par les canaux, elle est formée d'un ensemble d'îles reliées entre elles par des ponts, d'où le surnom de " Venise du nord ". J'ai fait une excursion en bateau-mouche sur les petits canaux de centre ville car cela reste un des meilleurs moyens de visite. J'ai ainsi pu admirer la grandiose architecture des façades rénovées par de couleurs vivantes. Une agréable vent frais de la mer Baltique souffle dans la ville me faisait du bien en effleurant ma peau.

Saint-Pétersbourg est connue par ses fameux nuits blanches. Le soleil se couche très tard en juillet : à 23 heures. Il fait donc jour pratiquement toute la nuit. Ca m'a fait une drôle d'impression de voir les gens sur les terrasses avec des lunettes de soleil alors qu'il était pratiquement minuit.

Le niveau de vie est très bas. J'ai payé environs 0.15 centimes le billet de métro. Les citadins essaient par tous les moyens de se faire quelques sous. Une dame tendait un petit bouquet de pâquerettes à qui voulait bien l'acheter. D'autres méthodes, moins corrects pour se faire de l'argent sont le repérage des touristes par les pickpockets présents partout.

Dans tous les coins de la Russie, j'ai trouvé des Matriochka. Cadeau typique a rapporté absolument chez soi. Ces poupées gigognes, en bois, peintes, fabriquées depuis le début du XXe siècle.

Palais de l'Ermitage : il se caractérise par de nombreuses fenêtres à petits carreaux et des façades équilibrées aux teintes limpides verte. L'édifice donne un caractère intime et une chaleur humaine. Ces traits deviennent surtout évidents lorsqu'on pénètre dans le palais. Chaque étage compte 7 pièces, il y a 2 cuisines. il comprend le Palais d'Hiver, le Palais d'Eté ainsi qu'une superbe place

- Place du palais : elle constitue le centre historique et architectural de la ville. C'est l'une des plus grandes du monde. La place fut crée au cours de deux siècles par les plus célèbres architectes. Le centre de la place est occupé par la colonne Alexandre. Cette colonne dorique taillée dans un seul bloc de granit, le tout couronné d'un ange tenant une croix. Sa hauteur est de 47,5 mètres, c'est la plus grande colonne de triomphe du monde.

- Palais d'Hiver : le pus ancien des édifices de la place du Palais, construit dans le style baroque. Il fait partie des cinq édifices qui constituent aujourd'hui le musée de l'Ermitage, l'un des plus grands musées du monde. L'escalier d'Honneur, par lequel je suis montée pour la visite des salles, est tout simplement superbe. Le salon Doré de 1839, les Loges de Raphaël, la Petite Verrière sont d'une richesse et d'une beauté indescriptible ; tout est si bien rénové est en parfait état.

- Musée de l'Ermitage : il présente des milliers et des milliers d'œuvres d'art dont des objets d'art primitif, d'art antique, d'art oriental ainsi que des tableaux, des sculptures et des œuvres d'arts graphiques et d'art appliqué d'artistes de l'Europe occidentale. Les expositions occupent près de 350 salles.


Eglise de la Résurrection-du-Christ : appelée aussi église du Saint-Sauveur-sur-Sang-Versé, date de 1883-1907. Belle est originale dans sa décoration qui me fait penser à une église en pain d'épices, le bâtiment évoque la cathédrale Saint-Basile-le-Bienheureux de Moscou. A l'extérieur les murs sont revêtus de briques jaunes, tandis que les frises et les incrustations sont faites en briques sous couverte. Les mosaïques décorent non seulement l'édifice à l'extérieur mais aussi à l'intérieur. Elles représentent les armoiries des gouvernements de la Russie.

Cathédrale de Smolny : construite dans le style baroque, elle se caractérise par des façades, d'un superbe bleu ciel, découpées étrangement, avec une abondance de sculptures décoratives et de moulures d'un blanc immaculé.

Cathédrale Saint-Isaac : construite dans le style empire, ce fut l'église principale de la ville jusqu'à la révolution de 1917. sa construction dura 40 ans. La richesse du décor intérieur est due à l'emploi de pierre fine tels que la malachite, le lapis et le porphyre et de marbres de couleurs différentes ainsi que du bronze et de la dorure. Les murs et les voûtes sont ornés de peintures, d'iconostases et de mosaïque qui furent exécutées par les plus grands peintres de la Russie de l'époque.

Cathédrale Notre-Dame-de-Kazan : construit dans le style néo-classique, c'est une des perles de la ville. Composées de l'extérieur de nombreuses colonnes et d'un tunnel, je n'aurais jamais pensé qu'il s'agissait d'un lieu de culte.

Résidence d'été de Péterhof : situé à quelques kilomètres de Saint-Pétersbourg, ce Grand Palais est constitué d'un splendide Jardin Inférieur s'étendant jusqu'en bord de la mer. La beauté de l'ensemble est essentiellement due à sa situation. Le Palais trône sur une colline qui descend en deux terrasses, embellies par les deux escalier ; ainsi que par la Grande Cascade reliée à la mer par le Canal maritime Du jardin Inférieur, J'ai pris une superbe photographie des statues dorées et des jets d'eau atteignant une hauteur de près de 22 mètres. Pour la visite du Palais, j'ai dû me chausser de patins en feutre. Les salles étaient toutes plus belles les unes des autres.

Quelques mots utiles de russe :

Bonjour : zdravstvouïtié
Au revoir : dasvidania
SVP : pajalousta
Merci : spassiba
Oui : da
Non : niet
Combien : skolka
Excusez-moi : izvinitié
Gare : vakzal

 Irlande

Le premier circuit organisé du 14 août au 21 août 1999 fut dans la verdoyante Irlande du Sud. Le deuxième a eu lieu du 29 juillet au 7 août 2008 dans le Nord de l'Irlande. J'ai préféré le Sud plus typique et diversifié que le Nord de l'Irlande bien plus urbanisée.

La harpe est incontestablement l'instrument qui représente le mieux l'Irlande. Emblème national, elle figure sur la monnaie. Le climat est également surprenant : le vent qui souffle de l'Atlantique apporte les nuages et la pluie mais les remporte aussitôt avec lui pour laisser place aux rayons de soleil qui baignent le paysage d'une naturelle lumière si particulière que les couleurs prennent des tons inoubliables. Mes notions d'anglais étaient les bienvenues car peu d'Irlandais parlent le français. Le gaélique n'est parlé que dans les campagnes reculées de l'ouest et du nord-ouest du pays.

C'est en dehors des villes et des bourgs que l'Irlande déploie son originalité la plus spectaculaire : insolite beauté des monts de Donegal, alliance austère et somptueuse à la fois du gris noir, de l'améthyste et du vert des baies éperdues, du Sligo ou du Mayo, couchers de soleil nuancés sur les tourbes du Connemara : toute énumération reste incomplète Comment oublier la côte du nord, les collines du Wicklow et tant de paysages moins prestigieux mais pourtant pleins d'harmonie ?

Les tourbières, aux obsédantes tonalités brunes, sont caractéristiques de l'île. Cette terre grasse composée de débris végétaux plus ou moins carbonisés par les bactéries, est toujours largement utilisée en Irlande pour le chauffage domestique. On l'extrait un eu partout dans l'île, et certaines régions, comme le Connemara, sont constituées de tourbières sur plus du tiers de leur territoire.

Irlande du Sud

J'ai traversé une série de fabuleux et paisibles paysages où des routes étroites les sillonnent. C'est aussi le pays des manoirs, des châteaux, des champs verts où paissent en liberté des troupeaux de vaches et de moutons dont les parcelles sont séparées par des bosquets ou par des murets en pierres, de splendeurs naturelles telles que les cliffs de Moher. Les artères principales commerçantes de chaque ville sont superbes : les maisons sont peintes de couleurs vives telles que rouge, jaune et bleu.

Anneau de Kerry : l'eau est en réalité l'un des éléments qui en font sa fascination. J'ai traversé de petites villes agricoles, ancestrales et assez traditionnelles comme celle de Killarney. J'ai visité le manoir de Muckross datant du 19e siècle. Les jardins du domaine sont superbes.

Péninsule de Dingle : un coin d'Irlande dont la beauté naturelle et les richesses culturelles sont encore restées intactes. La côte tout autour de Dingle est très escarpée. Visite de l'oratoire de Gallarus, construit au 8e siècle en pierres de taille et parfaitement conservé.

Région des Burren : une étendue semi-désertique constituée de roches calcaires célèbre pour la variété de sa flore que l'on trouve en plein épanouissement au début de l'été. J'ai découvert les extraordinaires Cliffs de Moher qui s'étendent sur 8 km et surplombent l'océan de près de 250 mètres. Ces falaises constituent un véritable barrage dans l'océan.

Connemara : une région sauvage et splendide, aux sommets hérissés de rochers, aux nombreuses rivières, aux lacs bleus étincelants, des tourbières et aux chaumières pittoresques peintes à la chaux. Une région peu touchée par le temps. Sur le chemin je me suis arrêtée à l'Abbaye de kylemore du 19e siècle, située au bord d'un lac, entouré d'un parc magnifiquement boisé. L'abbaye est aujourd'hui tenue par des sœurs bénédictines qui dirigent un internat pour jeunes filles.

Dublin : le circuit s'est terminé à la capitale. Dublin contraste avec le reste de l'île car le bruit, le stress et la pollution sont malheureusement omniprésents. Le quartier géorgien est plein de charme avec ses maisons élégantes et ses portes multicolores. La cathédrale de Saint Patrick et la rue piétonne valent aussi le détour. La vie nocturne se passe essentiellement dans les pubs, centre de la vie sociale, la Guinness (bière brune et crémeuse) coule à flots. Dans ces établissements, l'ambiance y est chaleureuse avec des musiciens jouant de leur instrument. Suivant le pub, on peut danser les quadrilles (danses folkloriques)..

Irlande du Nord

Durant huit jours bien remplis, je suis allée à la découverte d'une Irlande peu connue, à l'écart des itinéraires classiques. L'essentiel de mon circuit s'est situé au Nord, aux confins des comtés du Mayo, Donegal, Derry et Sligo. J'ai trouvé des paysages les plus sauvages et les plus intacts bien sûr, mais aussi l'accueil les plus chaleureux de l'île, l'Ulster avec sa célèbre Chaussée des Géants et Belfast.

Le trajet s'est effectué le long de la côte du Donegal, près des célèbres falaises des Slives League et à travers l'intérieur des terres où se succèdent de doux paysages avec des régions montagneuses sans arbres, des landes infinies, des paysages rocheux et désertiques, des falaises déchiquetées et des plages de sable doré. L'Irlande du Nord, avec sa fameuse Giant's Causeway, l'idyllique Lough Erne, les neuf vallées d'Antrim ainsi que Bushmills (la plus ancienne distillerie du Monde) sont des musts pour tout visiteur.

En Irlande du Nord, la population est à majorité protestante. Le découpage de l'Ulster a été à l'origine de cette guerre civile anormale qui a duré 25 ans. Si l'antagonisme demeure entre protestants et catholique, les deux communautés acceptent aujourd'hui de parler de paix.

Dublin : accueillante comme un petit village, cosmopolite comme une grande métropole, capitale chaleureuse de l'Irlande, ville moderne, dynamique et pleine de fraîcheur, mais également très attachées à ses traditions, ainsi se présente Dublin au visiteur

- O'Connell Street : il s'agit de l'artère la plus large de la ville et de tout le pays. Juste à côté du pont, la statue de Daniel O'Connell, le libérateur, domine la rue avec, un peu plus loin, la flèche du Millénaire, un sorte d'aiguille argentée de 312 m de hauteur.

- Trinity College : célèbre université fondée en 1591. Le campanile (1853), haut de 30 m est superbe. Ses allées pavées qui serpentent entre ses pelouses m'ont menées à la Old Library. Une bibliothèque (1732) de 64 m de long comprenant 200'000 textes anciens et la plus vieille harpe d'Irlande. Je n'ai pas manqué le livre de Durrow et le livre de Kells qui est le manuscrit enluminé le plus beau du Moyen-Age irlandais.

- Quartier géorgien : alignement de maisons élégantes toutes différentes, de grandes portes multicolores ornées de heurtoirs de bronze et de vitrages dentelés en éventail.

- Half penny Bridge : ce pont réservé aux piétons est l'un des plus photographiés de Dublin Le pont en métal est doté de lampadaires anciens. Il traverse la rivière Liffey.

- Parc Phœnix : un des plus grands parcs d'Europe et lieu de détente préféré des Dublinois. Il y a aussi un grand zoo.

Bunratty Castel : un des châteaux moyenâgeux le plus visités de l'île. Tout proche, le Bunratty Folk Park est une reconstitution d'un village de paysans irlandais du début du XXe siècle.

Site monastique de Clonmacnois : haut lieu monastique médiéval où l'on trouve de superbes exemples du début de la chrétienté en Irlande : une cathédrale, sept églises, deux tours rondes, trois grandes croix et de belles pierres tombales.

Belfast : capital de l'Irlande du Nord depuis 1920, située sur la côte, c'est ici que de grands navires du passé, tels le fameux Titanic, furent construits et lancés. Belfast est une ville animée. La ville est imprégnée d'histoire, comme l'illustre l'architecture de certains des bâtiments du centre-ville, tel le bel hôtel de ville sur Donegal Square. L'université en brique rouge ainsi que le château valent le détour. Même si le conflit entre protestants et catholiques est fini, j'ai encore vu des fresques murales qui affichent clairement leurs opinions politiques

Chaussée des Géants : c'est sur les rives de l'Atlantique que se trouve le spectacle éblouissant appelé la " Chaussées des Géants ". Cette curiosité géologique, produit d'une éruption volcanique, consiste en un amas de 37'000 colonnes de basalte de section hexagonale, sculptées par l'érosion. Le dessus des colonnes est plat et constitue les marches d'un escalier géant qui prend naissance au pied des falaises et finit dans la mer.

Comté du Donegal : journée consacrée à ce comté le moins fréquenté d'Irlande, à la découverte d'un fantastique décor de falaises abruptes et de montagnes désolées. Le parc national de Glenveagh de 10'000 hectares est un havre de tranquillité dans lequel se trouve le lac Beagh. Il possède une végétation très variée composée de landes, de tourbières et de montagnes couvertes de forêts naturelles de chênes et de bouleaux. Le parc renferme un château de style écossais entourés de jardins.

Baie de Donegal : j'ai effectué une agréable croisière avant de rejoindre la ville du même nom, au charme certain, c'est l'image type de la petite ville irlandaise avec ses couleurs et ses pubs.

Comté de Sligo : j'ai admiré les alentours du lac Gill qui a inspiré un des plus grands poètes irlandais, W.B. Yeats. Passage devant sa tombe au cimetière de Crumcliffe. Dans l'après -midi, visite du plus grand cimetière de l'Age de Pierre à Carrowmore. Il comprend dolmens, tumulus et cromlechs datant de 3000 à 2000 avant notre ère.

Connemara : région splendide et sauvage, aux sommets hérissés de rochers, aux nombreuses rivières qui descendent en cascades et aux chaumières pittoresques peintes à la chaux, aux champs séparés par des murets de pierre, aux lacs étincelants… Une région peu touchée par le temps.

Abbaye de kylemore : très bien conservée, construite à la fin du 19e siècle, située au bord d'un lac, entourée d'un parc magnifiquement boisé, l'Abbaye est aujourd'hui tenue par des sœurs bénédictines qui y dirigent un internat pour jeunes filles.

 Danemark

Pays scandinaves : Voyage effectué en juillet 2000 d'une durée de 2 semaines dans les pays scandinaves. Le circuit a débuté du Danemark puis en Norvège, Suède et Finlande. Air, terre et eau, ces 3 éléments façonnent le visage des pays nordiques. C'est en effet dans ces contrées que se répète un phénomène étrange et grandiose, celui du soleil de minuit qui, hésitant, se fixe sur l'horizon avant de reprendre sa trajectoire vers le ciel. C'est aussi une généreuse péninsule qui se partage la Norvège et la Suède. Il ne faut pas oublier le Danemark et la Finlande qui eux aussi, font partie de ce monde Nordique. Tous, à l'exception du Danemark, sont traversés par le cercle polaire arctique

Le Danemark se compose de 483 îles dont 100 environ sont habitées. Aucun endroit au dans ce pays n'est éloigné de la mer de plus de 50 km. Le Danemark est un pays plat ; son point culminant a une hauteur de 173 m. Sa capitale est Copenhague.

Copenhague : capitale du Danemark, principal centre administratif et financier du pays, Copenhague concentre près d'un tiers des 5 millions d'habitants que compte le pays. Elle est aussi le siège de la plus ancienne dynastie d'Europe qui remonte au XVe siècle. Copenhague est aussi la plus grande ville de Scandinavie qui se situe sur l'île d'Amager.

A l'écart des grandes artères qui irriguent la ville moderne subsistent de vieux quartiers bien préservés : rues pavées tortueuses, façades ornées de stuc et boutiques d'antiquaires. Une atmosphère de conte de fées baigne cet ensemble de toits et de dômes vert-de-gris, que le centre doit au plus grand bâtisseur que le pays ait connu : Christian IV, qui régna de 1588 à 1648. C'est une ville que je connais malheureusement mal car je suis restée seulement quelques heures. J'ai eu la chance de voir :

- La Petite Sirène : symbole de la ville qui doit probablement être aussi célèbre que son " père " H.C Andersen. Cette sirène, statufiée, est assise pour toujours sur un rocher, l'air songeur…

- Palais d'Amalienborg : résidence de la famille royale. Ce palais se situe sur une place majestueuse, pavée, composée d'un octogone qu'encadrent quatre palais identiques. Aujourd'hui, le palais passe pour l'un des plus beaux ensembles rococo que l'on puisse admirer en Europe. L'extraordinaire et colossal monument équestre en cuivre de Frederik V en constitue l'élément central. En ce qui me concerne, ce palais aurait vraiment besoin d'une bonne restauration en ce qui concerne ses fenêtres.

- La bourse : édifice des plus ornementés datant du règne de Christian IV. Son toit en cuivre verdi porte une tour composée de quatre queues de dragons entrelacées.

- Le vieux quartier portuaire : endroit vraiment typique qui abrite de superbes façades restaurés multicolores. Le quartier est resté comme autrefois mais aujourd'hui il abrite des restaurants et des appartements de luxe.

 Norvège

 La terre et la mer ne font qu'un en Norvège. Un climat rude et un terrain difficile ont fait que les Norvégiens se sont tournés vers la mer pour vivre. La découverte de pétrole dans les eaux territoriales norvégiennes a contribué à l'augmentation des richesses de ce pays. La Norvège comprend de nombreux bras de mer qui s'enfoncent dans le territoire norvégien et qu'on appelle des fjords. Le littoral, sans compter les fjords et les îles, est long de 3'200 kilomètres.

La Norvège est principalement un pays de montagnes avec des petites zones de plaines. Environ 80 % du pays est situé à plus de 460 mètres d'altitude. Une grande partie des régions méridionales est constituée d'un haut plateau pénétré par des fjords et des vallées. Les fjords ont été créés par les glaciers et sont donc très profonds. Sur le plateau, on trouve des régions de haute montagne. L'on rencontre plus de 1500 glaciers en Norvège.

La Norvège est le pays le moins peuplé d'Europe. On dénombre 13 habitants au kilomètre carré. La majorité des norvégiens sont de descendance nordique et ont généralement les cheveux blonds et les yeux bleus. Le seul groupe minoritaire est celui des lapons qui vivent principalement dans le Nord. Ils élèvent des rennes. Bien que de petite taille et ayant des cheveux noirs, ils sont européens d'origine. On dénombre environ 30'000 lapons en Norvège et un plus petit nombre en Suède et en Finlande.

Il existe 2 langues en Norvège, le bokmål (langue des livres) et le nynorsk (nouveau norvégien), assez proches, il est vrai, pour que les gens se comprennent aisément. L'alphabet comporte 29 lettres, à savoir, dans l'ordre, les 26 habituelles, plus le æ (notre è), le ø (œ) et le å (o).
En car, j'ai longé le superbe pays du Sud jusqu'au Nord :

Oslo : capitale de la Norvège où je n'ai rien trop vu de spectaculaire étant donné que tout a été détruit durant la guerre. Son hôtel de ville laisse à désirer par son architecture lourde qui ressemble à un bloc de briques rouges. A quelques kilomètres de là, j'ai visité le parc de Vigeland orné de 150 sculptures qui représentent l'homme. Vraiment très intéressant et bien fait. J'ai vu aussi l'impressionnant tremplin olympique de Holmenkollen.

Trondheim : petite halte dans cette ville connue principalement pour sa grande cathédrale de Nidoros. Elle est considérée comme l'un des plus beaux édifices gothiques d'Europe du Nord. Il existe d'autres bâtiments tout aussi jolis comme des maisons sur pilotis à leurs façades colorée bordant la rivière.

Stavkirke de Borgund : la seule église de ce type à ne pas avoir été remaniée. Elle fut construite totalement en bois au milieu du XIIe siècle. Son intérieur éclairé seulement par quelques petites ouvertures situées en haut des murs, est d'une grande sobriété. Cette église ce trouve dans un endroits isolé pour renforcer l'effet spectaculaire. Les toits sont revêtus de pin.

Honningsvag : elle représente, avec ses 3'500 âmes, la principale agglomération de l'île Magerøy. Plutôt qu'une vraie ville, c'est un grand et charmant village qui vit de la pêche.

Cap Nord : me voilà à présent presque au sommet du globe puisque la route s'achève de manière saisissante, sur le rebord d'une falaise haute de 307m. Devant moi, plus rien avant le pôle Nord ! Ne suis-je pas une grande aventurière ? C'est à cette période (juillet) de l'année que j'ai pu admirer ce fameux soleil de minuit puisque l'astre ne se couche pas.

 Suède

Vaste, formé surtout de plateaux s'abaissant de la frontière Norvégienne vers le golfe de Botnie, le pays est peu peuplé. La population stagnante, se concentre dans le tiers méridional, région de plaines et des lacs fortement urbanisée et au climat plus clément. L'industrie bénéficie de l'extension de la forêt (industrie du bois), qui couvre environ la moitié du territoire, de la présence du fer et du potentiel hydraulique, l'agriculture satisfait la plupart des besoins nationaux.

Dans un pays qui ne voit le soleil que quatre heures par jour en hiver, deux festivals célèbrent la lumière. Le 24 juin, les Suédois fêtent le plus long jour de l'année. La Ste Lucie, le 13 décembre, est le jour le plus court de l'année et donne aussi lieu à des festivités ; les Suédois honorent alors une reine toute de blanc vêtue et portant une couronne de bougies allumées, symbole du retour du soleil. A l'instar de ses voisins scandinaves, la Finlande et la Norvège, la Suède est la patrie de plusieurs milliers de Lapons ou Sames, qui possèdent des troupeaux de rennes. La Suède peut se prévaloir d'auteurs célèbres tels que Selma Lagerlöf, qui remporta le prix Nobel de Littérature en 1909. Astrid Lindgren est peut-être l'auteur le plus cher aux Suédois. Ses livres de Fifi brin d'acier relatant les aventures d'une petite fille, ont été traduits dans de nombreuses langues.

Stockholm : si je devais décrire cette ville en quelques mots les voici : charmante capitale du Royaume de Suède qui s'étend sur 14 îles reliées par des ponts. Sur l'une d'elle se trouve la pittoresque et sympathique vieille ville et l'imposante résidence du Roi. En parcourant ses rues, il faut être attentif sur l'architecture et à la belle couleur des bâtisses.

Tout le passé de Stockholm se concentre dans Gamla Stan, ce qui signifie la vielle ville. Les gens l'appelle la " cité entre les ponts ", qui sise sur une petite île (4 îlots en fait). Les ruelles pavées épousent le tracé sinueux des rues du Moyen Age, les maisons , les palais, les flèches d'églises qui pointent alentour sont chargés d'histoire. Le Palais Royal passait jadis pour la plus vaste résidence royale du monde, avec ses 600 pièces. Toutefois, le roi et la reine se sont installés à juste quelques kilomètres de la ville., jugeant cette nouvelle demeure mieux adaptée pour une vie de famille.

Les ruelles médiévales de Gamla Stan, essentiellement piétonnes sont bordées d'une grande variété de boutiques et de cafés attrayants. La TVA qui touche tous les produits et les services dépasse 20 %

La boisson nationale, l'aquavit, ou snaps, est une eau-de-vie de grain ou de pommes de terre, parfumée à l'aide d'herbes ou d'épices diverses. Il se sert glacé et en général avec de la nourriture, par exemple du hareng.

Pour les desserts, il faut essayer les väfflor : gaufres à la crème fouettée et les pannkakor med sylt : crêpes à la confiture.

L'hôtel de ville fut terminé en 1923. Il est le plus vaste projet architectural suédois du XXe siècle. Cet édifice est devenu un emblème de Stockholm. Plusieurs artistes suédois contribuèrent à la riche décoration intérieur. Stadshuset abrite la chambre du Conseil et 250 bureaux pour les employés administratifs. Les festivités annuelles du prix Nobel se déroulent dans la salle Bleue. L'hôtel de ville avec sa sobre silhouette en brique rouge contraste avec l'indigo des eaux environnantes. A l'intérieur j'ai visité la salle dorée aux étonnantes mosaïques, la salle bleue (rouge en réalité) sous l'énorme coupole de laquelle on désigne en octobre le lauréat du prix Nobel de littérature; et la galerie du Prince ornée de fresques exécutées par le princes Eugène. Voici les plus belles pièces à ne pas manquer :

- Salle Bleue : cette salle de banquet est la plus vaste de l'édifice. Elle abrite une des plus grandes orgues d'Europe du Nord avec ses 10'000 tuyaux. L'origine de la salle Bleue aurait dû être bleue. Toutefois, Östberg changea d'avis après avoir vu cette teinte rouge brique. Le nom de salle Bleue fut néanmoins conservé car il figurait déjà sur les plans de l'édifice.

- Salle Dorée : Les mosaïques d'inspiration byzantine qui ornent les murs de cette salle fastueuse sont l'œuvre de Einar Forseth.

- Galerie du Prince : la Cité sur l'eau, fresque peinte et offerte par le prince Eugène à Stadshuset, orne cette superbe galerie.

- Chambre du Conseil : les 101 conseillers de Stockholm se réunissent dans cette salle magnifique, aux meubles signés Carl Malmsten.

Musée Vasa : le 10 août 1628, lors de son premier voyage, après avoir parcouru une distance de 1'300 m par temps calme, le Vasa vaisseau royal sombra dans le port de Stockholm. Après le naufrage, seuls les canons furent récupérés. Il fallut attendre 1956 pour qu'un archéologue marin persévérant redécouvre l'épave miraculeusement conservé dans les sédiments marin. Après un sauvetage complexe, suivi de 17 années de restauration, le musée le plus populaire de la ville fut ouvert en juin 1990, à moins d'un mille marin de la scène du désastre.

Ce musée Vasa abrite ce navire de guerre aux dimensions impressionnantes, je suis allée l'admirer. Les ornements du navire furent sculptés dans du bois de chêne, du pin et du tilleul. De style Renaissance et baroque, les motifs sont inspirés de la mythologie grecque, de la Bible, de l'histoire romaine et de l'histoire suédoise. La proue du bateau est superbe Lion. Le constructeur du navire était surnommé le Lion du Nord, ce qui explique le choix de cette figure de 4m de long et pesant 450 kg.

Plus de 200 ornements et 500 effigies sculptés décorent le Vasa, dont vingt empereurs, une poupe très endommagée mais magnifiquement restaurée, révèlent la superbe décoration du bateau.

 Finlande

Dans cette partie de la Scandinavie les paysages sont moins spectaculaire et moins diversifiés que ceux que j'ai rencontrés en Norvège. Elle occupe une superficie de 338'000 km2 dont près d'un tiers se déploie par-delà le cercle polaire arctique. Les forêts couvrent 65 % du territoire, les lacs 10 %, les terres cultivées 8 %. La Finlande compte 5 millions d'habitants. La densité moyenne de la population est faible, soit de l'ordre de 15 hab./km2. Il y a plus de saunas de que voitures en Finlande.

La législation sociale finnoise est particulièrement avant-gardiste. La Finlande a en effet été l'un des premiers pays à limiter le temps de travail à huit heures par jour et à mettre en place un système de retraite et de congés payés. Les lois régissant le travail des femmes et des enfants sont également très anciennes.

Les paroles de l'hymne national finlandais sont une glorification de la nature. Le symbole des couleurs de leur drapeau trouve sa clé dans les vers du poète Topelius : " Le bleu de nos lacs et la neige de nos hivers, voilà les couleurs de la Finlande ". En Laponie, entre les mois de mai et juillet, le soleil de minuit embrase le ciel. En revanche, entre novembre et janvier, il disparaît complètement : c'est la nuit polaire.

Rovaniemi : j'ai visité le village du Père Noël en Laponie. J'ai trouvé que c'était une loupée totale puisque rien ne représente le décor typique de Noël : il manquait la neige, les sapins, les rênes…. Je vais quand même vous donnez l'adresse électronique du Père Noël si vous souhaitez lui écrire un petit mot : santa.claus@santaclausoffice.fi . Comme ce lieu est situé sur la ligne du cercle polaire j'ai obtenu le certificat du passage du cercle polaire. J'ai participé également à un baptême lapon sous une sorte de tipis en bois.

Après être rentrée à la maison, je me suis amusée à écrire au père noël et voici sa réponse :

Greeting from the Arctic Circle!
Thank you for your message.
Guess what, it was snowing here last night.
I know that you have been good this year. Remember to be good
also rest of the year and I will bring you some presents for Christmas.

Christmas is coming soon meanwhile,
visit our webpages, www.santaclauslive.com

Say hello to your family and friends.
Lots of love and Merry Christmas!

Santa Claus

Turku : à l'embouchure de l'Aura, c'est la 3ème ville de Finlande avec 165'000 habitants, elle possède aussi un port important. Malheureusement, la plupart des bâtiments de la plus ancienne cité de Finlande ne remontent guère plus loin qu'au grand incendie de 1827, date à laquelle la ville était pour l'essentiel construite en bois. C'est de cet endroit que j'ai embarqué du luxueux " M/S Silja Europe " pour Stockholm. L'immense navire possédait une grand magasin et de nombreuses boutiques, plusieurs restaurants, un cinéma, un théâtre, une discothèque etc.

 Malte

En ce 20 mai 2002 me voilà pour la première fois à Malte, comme l'île me plaisait j'y suis retournée encore deux autres fois : le 23 mars 2007 et le 31 octobre 2009 mais cette dernière fois avec Françoise. Cet archipel est constitué de 3 îles habituées : Malte, Gozo et Comino. L'île la plus vaste est Malte avec une superficie de 27 km sur 14 km. Il n'existe à Malte ni cours d'eau ni montagne mais des chaînes de collines ondulées dans l'intérieur des terres et une côte rocheuse découpée en de multiples baies et criques. A cheval sur 2 continents, l'architecture maltaise s'inspire souvent de l'une ou l'autre : les sculptures à fort relief rappellent l'art baroque d'Europe du Sud mais les balcons ouverts annoncent l'Afrique du Nord.

J’ai mis à profit mon séjours en effectuant les excursions suivantes :

Valette : capitale de Malte qui se situe sur une presque île entourée de vieux remparts entre deux ports. Le charme indéniable se dégage des rues parfois très pentues, ses placettes et ses maisons avec leur balcon en bois typiques. Elle se caractérise par une topographie inhabituelle : toutes les rues se coupent à angle droit et leur orientation pentue les transforment souvent en escalier. La valette offre de jolis endroits de visites tels que :

- Cathédrale Saint-Jean : bien que sa façade soit très simple, l’intérieur est d’une beauté et d’une richesse à couper le
souffle. Cependant je trouve la décoration extrêmement chargée et pas vraiment à mon goût. Les murs intérieurs sont entièrement sculptés, peint des plus riches couleurs et en de nombreux endroits, rehaussés de dorures. Le sol est pavé de centaines de pierres tombales en mosaïque de marbre. Sa nef verticale de 58 mètres de long est entourée de 8 chapelles latérales. Cette église fut dédiée à Saint-Jean Batiste en 1573.

- Jardins Upper Barraca : de cet endroit, j’ai pu jouir d’une vue admirable sur le Grand Port et les Trois Cités. Sinon, les jardins n’offrent rien à voir de spectaculaire puisqu’ils ne sont pas vraiment fleuris !

- Palais des Grands Maîtres : au rez de chaussez j’ai visité l’armurerie et à l’étage au-dessus se trouve entre autres la
superbe salle des Tapisseries de Gobelins.

Mosta : cette ville possède l’église la plus belle et la plus marquante de Malte. Son intérieur sort de l’ordinaire et il est décoré par la teinte bleu ciel, blanche et dorée. Visible de presque partout, le dôme de Mosta est l’un des plus grands dôme autoportant d’Europe construit en forme d’escalier. De surcroît, cette coupole fut montée sans échafaudage. Cette église fut construite en l’honneur de l’Assomption de Marie.

Rabat : petite ville, dont le nom signifie faubourg, ne possédant pas un grand attrait touristique si ce n’est l’église de Saint-Paul. Au sous-sol de celle-ci s’ouvre la grotte dans laquelle l’apôtre aurait vécu après son naufrage ainsi que des catacombes.

Mdina : s’élevant sur une petite colline au centre de l’île, Mdina est un des plus beaux exemples d’une citadelle médiévale toujours habitée, blottie à l’ombre de ses murailles. Elle est plus connue sous le nom de la « citée du silence ». Une voiture a du mal à circuler dans ses rues étroites et, avec ses demeures, ses églises, sa cathédrale, Mdina donne l’apparence d’un musée en plein air. Un des rares endroit sur l’île qui a su garder son charme d’autrefois en empêchant la construction d’hôtels.

Grotte Bleue : c’est avec une petite barque à moteur que j’ai visité cette grotte. Ses parois sont teintée de rose ou d’orange par les formations coralliennes qui prolifèrent. Les eaux sont si transparentes qu’elles s’illuminent d’un bleu magique lorsque les rayons du soleil y pénètre.

Saint Julian’s bay : villas, hôtels, restaurants et boîtes de nuit ont transformé cet ancien village de pêcheurs en une station animée à la mode. Heureusement que le quartier portuaire a sur garder son charme avec ses anciennes bâtisses et ses charmantes barques.

Marsaxlokk : construit au fond de la baie du même nom, ce joli port particulièrement photogénique est devenu un lieu incontournable de visite. J’ai pu admirer les typiques luzzu (barque aux couleurs chatoyantes, ornée à l’avant d’un oeil qui éloigne le mauvais sort) qui se balançaient sur la mer. Sur la terre ferme, les marins poursuivent le raccommodage de leurs filets et à repeindre leur barque.

Gozo : le bateau reste le seul moyen d’accéder à cette île. L’entrée dans le port de Mgarr offre un superbe panorama où l’on retrouve tout ce qui fait le caractère de l’île : une chapelle, la flèche d’une église, une forteresse, des maisons aux toits plats, des petits rivages et des bateaux de pêche. Voici les quelques endroits à ne pas manquer :

- Temples mégalithiques de Ggantija : on dit que c’est sans doute les mieux préservés de l’archipel maltais mais je trouve que les restaurations effectuées manquent de réalisme. Les gros blocs de pierre âgés de plus de 4'000 ans donnent une idée de ce qu’étaient les lieux de culte en ces temps reculés.

- Dwejra Bay : véritable concentration naturelle de sites. Ici, la mer intérieure communique avec la mer par un tunnel. Je suis allée sur une barque à moteur pour atteindre la fascinante Fenêtre de l’Azur que les vagues ont percée au cours des centaines d’années en se heurtant à la falaise donnant ainsi l’illusion d’une fenêtre ouverte.

- Victoria : ville principale de Gozo. Située sur une petite colline, j’ai visité la citadelle. De ses murailles j’ai pu avoi une jolie vue sur le paysage

 Estonie

 Pays baltes : découverte des ces trois pays : Estonie, Lettonie et la Lituanie du 24 juin au 1er juillet 2002. Il y a plus de 10 ans, les pays baltes se libéraient du joug russe et parvenaient à leur indépendance politique. Cette ouverture, à l’origine d’un essor économique important, m’a permis la découverte de leur capitale entre autres. Les paysages dans ces pays sont très plats, les prairies se succèdent aux forêts et le soleil joue à cache-cache avec la pluie.

Le fait que les Estoniens parlent une langue finno-ougrienne est à l’origine d’un lien plus étroit avec la Finlande, située à 80 km, qu’avec la Lettonie limitrophe, avec laquelle ils ont pourtant partagé une grande partie de leur histoire. On retrouve même quelques maisons en bois d’architecture finlandaise.

Tallin : capitale de l’Estonie et ancienne ville hanséatique. Comptant presque 500'000 habitants, Tallin est aujourd’hui le centre culturel et économique de l’Estonie qui ne comprend que 1,5 million d’habitants au total. Maintenant vous comprenez peut-être mieux pourquoi il y a tant de verdure dans ce pays ! Cette ville est aussi le principal pôle d’attraction pour les touristes. Elle fait partie des sites de la liste du « Patrimoine mondial » nommés par l’Unesco du fait de son passé hanséatique dont le symbole le plus marquant est le centre historique très bien conservé mais aussi grâce à une rénovation faite avec goût et la plupart des bâtiments ont été repeints avec des couleurs éclatantes. Cette capitale est, en Europe septentrionale, l’une des plus belles villes médiévales. La cité de Tallin est classée réserve d'Etat dès 1966 par le gouvernement. La vieille ville constitue l'un des témoignages les plus complets au monde sur l'architecture médiévale.

La vieille ville est à l’écart du reste de la cité dont les vieilles fortifications (remparts datant du XIVe - XVIe siècle) la séparent. C’est dans la ville haute,Toompea, que vivaient les puissances ecclésiastiques et féodales alors que dans la ville basse on trouvait les commerçants et les membres des guildes. La meilleure manière de la visiter est à pied (les voitures y sont interdites) sur les pavés arrondis mais attention à ne pas se tordre une cheville !

Chaque recoin de la vieille ville dissimule une merveille. J’ai pu admirer entre autres le château de Toompea, la cathédrale orthodoxe Alexandre Nevski dont la décoration intérieure et un enchevêtrement de carreaux de couleur rouge, olive et blanc ; un magnifique panorama depuis la colline, l’église luthérienne du Dôme, la porte de la Longue Jambe, la place de l’hôtel de ville qui vit au rythme de ses restaurants et des ses boutiques, la superbe façade de l’ambassade de Russie, les maisons commerçantes du 15e siècle des 3 S½urs, la tour de la Grosse Marguerite, etc. Certaines rues comptent de nombreuses maisons médiévales et commerçantes très typiques pour la plupart dans leur état d’origine.

Juste à la sortie de la vieille ville, je me suis rendue sur la colline de Linda pour admirer la statue qui porte son nom. Ce monument plein de tristesse fut érigé en l’honneur de la veuve du héros légendaire estonien, Kalev.

Dans la banlieue ouest de Tallin, j’ai visité le musée ethnographique de plein air « Roc al Mara. Sur une surface de 71ha
sont réunis 60 fermes aux toits de chaume, moulins à vent et granges représentatifs de l’architecture rurale de chaque région.

En Estonie on a coutume d’accueillir la famille ou les amis qu’on vient chercher à l’aéroport avec un joli bouquet de fleurs. Etant donné que personne ne m’attendait, à l’acception de ma guide, je n’ai pas pu recevoir de fleurs !

 Lettonie

 Après plus d’1h30 d’attente à la frontière de L’Estonie me voilà enfin en Lettonie. Ce pays occupe une position médiane à maints égards. Enclavé entre l’Estonie et la Lituanie, il et le deuxième pays balte part sa superficie (64’600km2) et sa population (2,6 millions d’habitants). Il se divise entre quatre provinces. La Lettonie est coupée en deux par son plus grand fleuve, la Daugava, long de 1'030 km, qui a toujours servi de voie de communication et suscita très tôt la convoitise.

Riga : capitale de la Lettonie, elle est aussi la ville la plus grande des trois pays baltes. Avec 1 million d’habitants,
elle paraît presque trop grande pour le pays puisqu’elle englobe près du tiers de la population. La ville s’étend également sur 300 m2 et aux heures de pointes la circulation est extrêmement difficile.

On considère aussi Riga comme la capitale de l’Art nouveau. J’ai surtout eu le plaisir de découvrir de belles bâtisses d’Art nouveau aux détails soignés construites par l'architecte russe Eisenstein dans les rues St. Elisabeth et Alberta entre autres. L’Art nouveau chercha à associer la fonction et l’ornement (têtes, animaux, bordures), à concilier le beau et l’utile. Dans la vieille ville l’importance architecturale, artistique et traditionnelle et tellement grande que je ne peux vous citer que les principaux centres d’intérêts tels que :

- Le monument de la Liberté : les locaux le surnomment Milda par affection, il date de 1935. Pour les Lettons c’est un lieu de pèlerinage en mémoire aux populations qui furent déportées en Sibérie à l’époque soviétique. Milda symbolise la liberté des Lettons et les trois étoiles d’or dans les mains de la jeune fille correspondent aux trois régions historiques de la Lettonie.

- La Grande et la Petite Guilde : les deux édifices gris assez originales ressemblent à une sorte de château avec leurs bordures crénelées, ils datent du XIVe siècle. La Grande Guilde était la résidence des marchands alors que la Petite Guilde abritait les artisans de la ville. Aujourd’hui la Grande Guilde abrite l’orchestre philharmonique (la Petite Guilde a été quant à elle transformée en discothèque).

- La Maison des Chats : peinte en jaune et de style Art nouveau, elle est ornée de splendides chats noirs qui font face à
la Grande Guilde. La petite histoire raconte qu’il y a 100 ans, le propriétaire de l’édifice fut exclu de la très puissante
Guilde située juste en face. Celui-ci ordonna que les chats (se trouvant sur le toit) soient déplacés de manière à ce que
leurs queues soient tournées vers la maison de la Guilde, tel un affront. Les chats furent retournés après une courte querelle et le propriétaire fut finalement réintégré à la Grande Guilde.

- La maison des Têtes Noires : se fut et l’est toujours l’un des plus beaux bâtiments à pignons de la ville avec son architecture originale. Elle est située en face de l’hôtel de ville et date de 1344. Elle constituait la résidence provisoire des célibataires de la Grande Guilde de passage à Riga. Elle devait son nom au fait que le saint Maurice, l’un de ses trois saints patrons, était noir. Détruite par les Soviétiques lors de la Seconde Guerre mondiale, la maison a été rénovée en 1999.

- Les remparts de la vielle ville et la porte suédoise : ce sont les deux plus vieux ensemble qui rappellent que la ville
fut un jour fortifiée. La porte suédoise fut construite en 1698 pour honorer l’occupation suédoise tandis que les remparts de brique rouge furent édifiés entre le XVIIIe et le XVIe siècle. Juste à côté la tour de la Poudrière est également une curiosité.

- Trois Frères : maisons les plus anciennes de Riga ( XVe siècle), restaurées et repeintes. Elles ressemblent à des maisons collées de poupées. Les familles habitaient les étages inférieurs et les étages supérieurs servaient d’entrepôts. L’une d’entre elle abrite le petit musée municipal de l’architecture.

- L’église St-Pierre : datant du XIIIe siècle, elle est réputée pour sa tour de bois ( qui fut malheureusement remplacée par du métal lors de récentes restaurations), la plus haute d’Europe à ce jour (122 m). Son clocher reste original. Du haut de la tour, l’église offre aux touristes une vue panoramique sur la ville.

- Marché : c’est dans 5 grands hangars qui ont chacun leurs spécialités (viande, produits laitiers, légumes…) qu’est abrité le marché. A l’extérieur, des kiosques en bois et des étals entourent ces lieux.

Palais de Rundale : à environ 100 km de la capitale j’ai visité ce palais de 138 pièces, édifié par l’architecte (Rastrelli) du Palais d’Hiver de St. Petersbourg. Escaliers, galeries, paliers, chambres et salons sont raffinés et richement décorés. Les tableaux sont des Italiens Francesco Martini et Carlo Zucchi. Les Superbes moulures sont du Berlinois H. Graff.

Klaipeda : la ville est le port d’attache d’une flottille de pêche et de ferries qui desservent les ports allemands et baltes. De la vieille ville, il ne subsiste quelques rues pavées parallèles à la rive gauche de la Dane, où l’on trouve des bars ainsi que des constructions en bois.

 Lituanie

 Avec 65'000 km2, la Lituanie est la plus grande des républiques baltes. Elle a des frontières communes avec la Lettonie au nord, la Biélorussie à l’est et au sud, la Pologne et la Russie au sud-ouest. Elle se distingue également des deux autres nations voisines par la religion car elle est catholique. La Lituanie présente un paysage légèrement plus vallonné que l’Estonie et la Lettonie, et de nombreux cours d’eau et lacs la parcourent. Les Lituaniens de souche composent la plus grande partie de la population : 81 %. Les minorités ethniques les plus importantes sont constituées par les Russes, 8 % et les Polonais 7 %, qui vivent pour la plupart dans la partie sud-est du pays.

Siauliai : quatrième ville du pays, elle est célèbre avant tout pour son mont. Symbole de la renaissance de la patrie, le mont Jurgaiciai, au nord de Siauliai, a été baptisé la " colline des croix ". Au XIXe siècle, des Lituaniens de toutes confessions en ont planté des milliers en signe de résistance.Les pèlerins viennent des quatre coins du monde pour y ajouter des croix aux milliers qui sont déjà en place, et le pape Jean-Paul II lui a rendu visite.

Presqu’île de Neringa : parc national à la nature inviolée et protégée sis entre la lagune de Courlande et la mer Baltique.Formé il y a cinq mille ans il n’y a que des lagunes, un chapelet de plages et des dunes aménagées par l’homme. Le cordon littoral de Courlande est un lieu particulier. Il est étroit de 1,5 km à peine et haut de 60 m, et ce sont les vents qui l’ont modelé. Il s’étire sur 98 km (dont 51 km se trouvent en Lituanie). Le sable est une réelle menace pour les villages car il peut les engloutir. Les dunes de sable blanc s’étirent à perte de vue. C’est sur cette presqu’île que vécu le romancier allemand Thomas Mann.

Kaunas : relativement épargnée par la Seconde Guerre mondiale, elle a conservé une partie importante de sa charmante vieille ville dont le tiers des 545 maisons a été rénové.

- Château : premier château en pierre de Lituanie, qui se dresse au bord de la Neris, date au moins du XIIIe siècle.

- Place de l’hôtel de ville : elle est entourée de nombreuses maisons de négociants allemands du XVIe siècle et c’est le centre historique de cette ville.

- Hôtel de ville : surnommé le « Cygne blanc » en raison de la tour de 53 m qui le surmonte mais aussi par sa couleur blanche. Il ressemble étrangement à une église.

Trakai : village touristique situé à 27 km de Vilnius. Le château fort gothique de Trakai construit de brique rouge est le
plus célèbre des châteaux de Lituanie. Il se dresse sur une péninsule, au milieu du lac de Galve que j’ai atteint par deux
ponts en bois. C’est également l’un des premiers châteaux où l’on a installé l’électricité.

Vilnius : c’est la capitale de la Litanie. Elle est située dans le sud-ouest du pays, à quelques dizaines de kilomètres de la Biélorussie. La moitié de cette population est lituanienne, 20 % de russe et 19 % polonaise. Malgré plusieurs décennies de négligence, Vilnius reste une des villes intéressantes à visiter d’Europe orientale. Elle possède peu de musées mais elle présente une grande richesse architecturale que j’ai pu découvrir d’église en église, au hasard des rues pavées qu’agrémentent devantures fleuries, commerces et cafés. Dans cette capitale il est dur de localiser la vieille ville car tout vient d’être superbement rénové !

Les quelques endroits à ne pas manquer :

- La cathédrale : bâtiment néoclassique avec un portique de six colonnes coiffées de statues. L’intérieur compte trois nefs. Les Soviétiques transformèrent la cathédrale en galerie de peinture et en 1989 elle fut la 1er église à être rendue au culte et les expositions de tableaux ont toujours lieu.

- Portes de l’Aurore : uniques portes encore debout et il ne reste que des fragments du mur d’enceinte de la ville. Cette porte permet de rejoindre la rue piétonne où se concentre un grand nombre de bâtiments historiques.

- Eglise du Saint-Esprit : construite par la communauté russe, elle s’apparente par l’architecture à une église catholique.
Sa façade a été peinte de la couleur saumon.

- Eglise Sainte-Anne : l’un des chefs-d’oeuvre gothiques de Lituanie. La façade ouest, émaillée de 33 variétés de briques, est une empreinte d’harmonie. Dans cette église j’ai pu admirer au plafond des voûtes cristallines.

- L’université : construction jaune à quatre étages aux fenêtres rococo que surmonte la tour de l’Observatoire, date de 1569.

- Eglise Saint-Pierre-et-Saint-Paul : malgré sa façade décevante, l’intérieur baroque, d’un blanc immaculé, est surprenant : 2'000 personnages en stuc envahissent les voûtes, reconstituant des scènes mythologiques et bibliques ou des batailles.

La cuisine balte : les deux principaux plats typiques sont entre autres la soupe servie froide à base de betteraves crues râpées et de kéfir. Cela ressemble beaucoup au borsh russe. La 2ème spécialité s’appelle le « cepelinai ». C’est une sorte de grosse boulette faite à base de pâte de pomme de terre fourrée avec de la viande hachée.

 Islande

Glace et neige, gel mordant, maisons isolées perdues dans le paysage hivernal : est-ce cela l’Islande authentique ? L’Islande signifie « pays des glaces » mais ce nom et trompeur. Bien que un dixième de sa superficie soit effectivement recouvert de glaces éternelles, le pays n’est de loin pas aussi glacial que son nom le laisse supposer. En janvier, grâce au courant chaud du Gulf Stream, il fait à peine plus froid à Reykjavik qu’à Genève.

L’Islande, grande île des mers du Nord et trait d’union entre l’Amérique et l’Europe, est riche de sagas et de traditions plus que millénaires. Ses habitants ont su s’allier pour faire face aux conditions naturelles difficiles. L’Islande, deux fois et demie plus grande que la Suisse ne compte que 288'000 habitants 2,5 hab/km2). Elle est le paradis terrestre des amoureux de la nature qui pourront y découvrir à loisir les rivières glaciaires, glaciers, fjords pittoresques, sources d’eau chaude, solfatares, geysers et volcans. Ils pourront également observer des myriades d’oiseaux d’espèces variées et avec un peu de chance suivre le ballet naturel des dauphins et des baleines, spectacle grandiose et inoubliable.

L’Islande ne s’explique pas elle se vit. Alors n’hésitez plus et faite comme moi : venez découvrir ce pays hors du commun ! Il faisait encore jour et pourtant il était déjà 00h30 lorsque je suis arrivée en Islande. Mon séjour au pays des contrastes va durer 7 jours durant lesquelles je vais découvrir les régions du Sud dont le paysage est constitué de couches de lave qui se sont plissées et fissurées sur lesquelles s’est tapissé un épais tapis de mousse. Il y a aussi de longues plages de sable noir. La côte méridionale doit aussi sa célébrité au plus grand glacier d’Europe, le Vatnajökull. A l’Est, la côte est caractérisée par ses nombreux fjords et ses falaises abruptes. Le Nord est surtout connu par le lac Mývatn qui offre une nature attachante. Il compte également des magnifiques formations rocheuses, des crevasses sulfureuses bouillonnantes. Le centre est surtout composés de déserts.

Reykjavik : cela signifie « la baie des fumées », ainsi fut-elle baptisée par le 1er colon islandais en 874 à la vue des vapeurs provenant des sources chaudes. Cette capitale compte environ 100'000 habitants et même 154'000 habitants avec ses localités environnantes (soit 55 % de la population islandaise). Peintes aux couleurs vives, les maisons en bois ou en tôle ajoutent un charme à cette ville. Les petites rues paisibles et les 2 lacs invitent à la promenade. C’est du haut de la tour de l’église Halligrimskirkja que j’ai pu avoir un beau panorama sur Reykjavik. Cette capitale peut se vanter auprès de toutes ses semblables dans le monde d’offrir à respirer l’air le plus propre. Seules les émissions de gaz dues au trafic routier empêchent la pureté de l’air d’atteindre une qualité paradisiaque.

Thingvellir : parc national bordé par le lac Thingvallavatn et la rivière Oxarà, lieu de beauté sauvage verdoyant et de sérénité. J’ai pu voir les multiples failles crées par les mouvements sismiques. En plus, de son intérêt géologique, c’est l’ endroit où se trouve le plus ancien parlement d’Europe et une pittoresque chapelle de bois ainsi que cinq maisonnettes à pignon pointu.

Skogar : visite du musée en plein air de fermes reconstituées. Cela m’a permis de me faire une idée assez précise comment on vivait à la fin du 18e siècle. A défaut de bois, on utilisait la tourbe (brique) et l’herbe pour recouvrir le toit. Skogar abrite surtout la Skogafoss, une magnifique chute d’eau d’une hauteur de 70m intégrée dans un décor de roches recouvertes de végétations.

Skaftafell : arrêt dans ce parc national, véritable oasis de verdure, composée de petits buissons. Sur les hauteurs une chute d’eau m’attendait dans un décor grandiose. Une exposition de colonnes basaltiques impressionnantes, d’une régularité presque parfaite embellissaient la cascade.

Jökulsarlon : ce lac glaciaire constitue un site vraiment fascinant. C’est en bateau que j’ai contemplé les nombreux icebergs blancs et d’un bleu lumineux se détacher du glacier pour venir flotter sur cette lagune d’env. 150 m de profondeur. Cet endroit a exercé sur moi un charme particulier même si durant la visite la grisaille, le vent et la pluie étaient au rendez-vous. Tels des fantômes, les icebergs semblaient errer dans les eaux. Occasionnellement, j’attendais le bruit d’un fragment de glace tomber dans l’eau.

Egilsstadir : petite ville au bord d’un lac. Comme j’avais du temps libre j’en ai profité pour me baigner dans une piscine à l’eau géothermal à la température de 28°C. Lorsqu’on se rend à la piscine en Islande on doit se laver tout nu aux douches collectives avec son shampoing et son savon. Un dessin explique qu’il faut se laver entre les orteils, sous les bras, entre les fesses et se laver les cheveux avant d’entrer dans le bassin.

Námaskardh - Mývatn : une balade à travers le site géothermique très actif m’a enchantée. Il ne fallait pas quitter les chemins balisés car sinon je risquais de m’enfoncer dans des cavités dissimulées par de fines croûtes de lave et de subir des brûlures. J’ai vu d’imposantes marmites de boues, des solfatares et des fumerolles au pied d’une montagne colorée par les minéraux de soufre. Dans toute la région, des colonnes de vapeur blanche surgissaient et donnaient un effet spécial. Une puanteur sulfureuse empoisonne l’atmosphère. Cela donne à penser que madame Nature mitonne une petite soupe aux ½ufs très spéciale ! Dans certaines marmites de boue il y a une masse grise qui laisse éclater des bulles dans un bruit de déglutition et de rot !

Skutustadir - Mývatn : zone occupée par une multitude de petites formations d’aspects volcaniques mais qui ne sont pas des volcans. Il s’agit de « pseudo cratères » résultant d’une coulée de lave. La masse en fusion ayant traversée le sous-sol gorgé d’eau, des bulles se sont formées et explosèrent sous l’effet de la pression. Le lac de Mývatn accueille une grande variété d’oiseaux aquatique et de canards.

Dimmuborgir - Mývatn : promenade dans les « châteaux noirs », d’étranges formations de lave aux formes intrigantes et dont l’origine reste un mystère.

Godafoss : littéralement « chutes des dieux ». Avec une hauteur d’environ 10 m, ces chutes ne sont pas les plus grandes du pays mais leur forme en fer en cheval fait penser à celles du Niagara.

Akureyri : appelée capitale du Nord. Cette ville avec ses jolies petites maisons se situe au bord du fjord le plus long du pays. Ce lieu compte 15'000 âmes et elle est surnommée la ville verte à cause de ses nombreux jardins et de ses arbres.

Hveravellir : site comprenant des sources d’eau chaude. Il constitue l’un des spectacles les plus fascinants. Des sentiers sillonnent le fabuleux labyrinthe de solfatares, de marmites bouillonnantes et de fumerolles. A cet endroit, au milieu du pays, la température était de 2°C.

Gulfoss : “chute d’or”, c’est un nuage de brume blanche qui signale la cascade et sitôt après se présente le spectacle grandiose : gigantesque cascade à 2 niveaux, Gulfoss s’élance d’une hauteur de 32 m avant de se précipiter dans un étroit canyon.

Geysir :”celui qui jaillit”, site géothermique dont les phénomènes résultent du réchauffement des eaux infiltrées dans le sous-sol par les magmas qui remontent tout près de la surface. Au contact de cette chaleur, l’eau se transforme en une vapeur lorsque la pression devient trop forte. Une colonne d’eau bouillonnante et de vapeur est propulsée en un formidable jaillissement. Le Strokkur propulse sa vapeur env. toutes les 10 minutes à 20 m de hauteur.

Le coût de la vie en Islande est assez onéreux, même pour des porte-monnaie suisses. Dans un restaurant une pizza marguerite coûte env. Fr. 28.- , une viande avec légumes et frites coûte entre Fr. 40-80.-, une tranche de tarte Fr. 9.- et un verre de vin Fr. 11.-

La base de la cuisine traditionnelle islandaise se compose de poissons, d’agneau et de mouton Le goût exceptionnel de l’agneau provient de la qualité des pâturages. Le skyr est une spécialité laitière faite par du lait caillé écrémé, battu avec du lait ressemblant à du serré.

La langue islandaise est relativement complexe. Tous les noms communs et les noms propres (il existe 3 genres) se déclinent selon les quatre cas : nominatif, accusatif, datif et génitif. Les chiffres de un à quatre se déclinent également. Il existe d’étranges lettres qui n’existent pas dans notre alphabet.

Les Islandais, contrairement aux touristes, ont coutume de prendre le temps comme il vient et de ne pas en faire un sujet de conversation particulier. « Il n’y a pas de mauvais temps, mais que de mauvais habits » aiment dire les Islandais.

Madère


C’est juste avant minuit, en ce 27 mai 2004, que mon avion atterrit sur l’île de Madère. Mon séjour sur cette charmante île portugaise va durer 7 jours durant lesquelles je vais visiter l’Est, l’Ouest et le centre de Madère.

Madère est une île volcanique perdue au milieu de l’Atlantique à 500 km des côtes marocaines. Sa superficie est de 57 km dans le sens E-O sur 22 km dans l’autre sens. Madère est une sorte d’éden appelé la «perle de l’Atlantique », compte 260'000 âmes. La douceur du climat tout au long de l’année et le relief tourmenté captent l’humidité et favorisent une végétation semi-tropicale d’une folle exubérance. Dans les jardins et les campagnes fleurissent les oiseaux du paradis, hibiscus, agapanthes, genêts, euphorbes, fuchsias et bougainvillées. Sur les terrasses et le long des ravins, bananiers, vigne et canne à sucre complètent ce fantastique tableau.

Les paysages sont aussi variés que les espèces végétales. Les paysages sont grandioses : pics de basalte se dressant à 2'000 m d’altitude, falaises dominant des abîmes insondables, hauts plateaux désertiques évoquant l’Islande… L’homme a colonisé le moindre espace, accrochant grâce aux terrasses, les maisons au creux des falaises en aplomb sur une mer d’un bleu profond ou accumulant les villages sur les couloirs étroits des vallées. Seul le centre, encore sauvage et inhabité, offre d’inépuisables possibilités aux randonneurs. Les routes sont assez étroites, pentues et en contours. On roule en moyenne à 40 km/h.

Madère vit principalement du tourisme. Ensuite vient l’exportation d’objets en osier, de bananes et de fleurs.

Funchal : capitale de l’île avec ses rues pavées de mosaïques blanches et noires. Son front de mer est agréable pour se promener. Elle regroupe presque la moitié de la population de l’île (120'000 habitants) et la plupart des hôtels prennent place sur la colline dominant la ville.

- Parc Santa Catarina : surplombant la baie, il s’étage par paliers au-dessus de la petite chapelle fondée par Zarco (la plus ancienne église de Madère). Les allées bordées de fleurs et d’arbres offrent une promenade agréable.

- Praça do Municipio : elle est bordée par l’ancienne église jésuite et par l’hôtel de ville, installé dans un palais du XVIIIe siècle. Dans ses alentours se trouve l’agréable quartier piétonnier.

- Cathédrale Sé : construite à la fin du XVe siècle, elle est la première cathédrale construite par les Portugais hors d’Europe.

- Avenue Arriaga : belle artère de Funchal pavée de mosaïques noires et blanches, bordée de belles constructions et de jacarandas mauves.

- Le mercacado dos Lavradores : le plus grand marché de la ville où affluent chaque matin les camions chargés de fruits, de légumes et de poissons des paysans de l’île. Les fleurs exotiques sont vendues par des fleuristes en costumes typiques. L’endroit est plein de couleurs et d’odeurs.

- Casino : il a été dessiné par l’architecte Oscar Niemeyer. Sa construction ronde ressemble étrangement à une soucoupe volante.

- Jardin botanique : situé à 3 km à l’est de Funchal, il est aménagé autour d’une quinta, c’est l’un des plus beau et des plus complets de la ville. Depuis ce lieu j’ai eu une belle vue sur la baie.

Monte : un belvédère sur les hauts de Funchal (6 km) où s’élève l’église Nossa Senhora. A contrebas, des hommes attendant les touristes pour une descente vertigineuse de 2 km sur un traditionnel petit traîneau en osier glissant sur des poutres : les fameux carros de cestos.

Camacha : petit village connu pour sa vannerie. L’osier recueilli dans les vallées humides de la côte Nord est tressé en paniers, fauteuils, chaises longues, meubles de jardin et aussi en grandes hottes utilisées pour tous les travaux de la terre.

Santana : village qui a sauvegardé quelques maisons typiques pointues (triangle) en bois, peintes de couleurs vives et couvertes d’un toit de chaume qui tombe jusqu’au sol. Un site particulièrement protégé grâce à la vigilance de l’administration communale et du tourisme local qui veillent à maintenir ce vrai décor pour conte d’Hansel et Gretel.

Vallée des Nonnes : la route qui mène jusqu’au col Eira do Serrado (1'094) est escarpée et les virages sont serrés. La vue sur les montagnes et sur le village de Curral das Freiras est à couper le souffle : comme la montagne est très raide (presque à la verticale) l’homme a construit des terrasses pour y bâtir des maisons. Vraiment très impressionnant !

Serra de Àgua : des paysages surprenants entourent cette vallée verdoyante au plein c½ur de l’île. Le pic do Galo Encumeada, une montagne verdoyante, à la forme très spectaculaire entourée de terrasses, se dresse somptueusement dans ce fabuleux paysage.

São Vincente : la route spectaculaire très étroite qui mène à ce lieu a été audacieusement creusée dans le rocher. Gare au vertige ! Ce n’est ainsi qu’une succession de ravins abrupts dans lesquels se précipitent les eaux descendues de Paul da Serra. A São Vincente une petite chapelle s’est adossée à un rocher pour ne pas être aperçue de la mer par les pirates.

Porto Moniz : les astucieux habitants de l’endroit ont profité de l’architecture capricieuse d’une coulée de lave figée dans la mer, devenue solide comme du roc pour y aménager d’étonnantes piscines naturelles faites par des coulées de lave noire. Leur eau de mer est renouvelée à chaque marée.

Les spécialités de Madère sont :

- Le poisson espada : poisson-épée, vedette des poissons de l’île. Il mesure env. 1 mètre et ressemble à une énorme anguille d’un noir anthracite. Ses yeux énormes et sa large gueule plantée de dents acérées sont proprement terrifiantes. On le pêche entre 800 m et 1'500 m de profondeur, avec de longues lignes.

- L’espadata : brochette de boeuf, installée verticalement sur la table, suspendue pointe en bas.

- Le vin de Madère : c’est un mélange de moût de raisins blancs et de raisins rouges avec une adjonction d’eau-de-vie. Mis en fûts, le vin est ensuite laissé à vieillir pendant un an ou plus.